jeudi 23 décembre 2010

Des spectateurs et du bruit...


Alors que je m'occupe à dresser le portrait de l'année qui s'achève (j'ai déjà commencé il y a quelques jours pour l'écriture de cet article dans le Voir paru aujourd'hui) - et temps des Fêtes oblige! -, je laisse de côté les théories et les critiques de tout acabit pour présenter un autre morceau savoureux tiré du Petit lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton qui aura le mérite d'avoir été ma découverte théâtralo-littéraire 2010...

Ce matin donc, place à l'hommage rendu à tous ces spectateurs qu'on a vus (et entendus!) tout au long de l'année dans l'un ou l'autre de nos salles de théâtre!

B comme Bruits

Il faut dire aux spectateurs qu'on entend tout sur scène, parfois même, quand le vent du silence est favorable, des soucis gastriques.

Je suis persuadé qu'il y a des gens qui ne toussent qu'au théâtre, qui ne prennent un abonnement qu'à seule fin de pouvoir éternuer toutes les poussières qu'ils ont emmagasinées pendant la semaine. D'autres doivent se dire qu'un théâtre est un lieu d'expression, mon expectoration en est une aussi, donc allons-y gaiement. [...]

[...] Il est très rare que tous ces gens se réunissent pour aller voir le même spectacle le même soir, mais cela arrive. Chaque acteur garde en mémoire une soirée digne d'une partie de Scrabble au sanatorium. [...]

[...] Il se trouve également des dames qui profitent du spectacle pour réorganiser leur sac à main. Après tout, on est assis tranquillement et on n'a que ça à faire en plus. [...]

[...] Je finirai par un petit conseil, le programme que l'on vous donne ou que vous venez d'acheter à prix d'or, posez-le par terre lorsque le noir mettra fin à votre lecture, car, de toute façon, il tombera de vos genoux pendant la représentation, c'est un loi physique. C'est comme ça on n'y peut rien, et c'est Newton qui en a eu l'intuition géniale alors qu'il croquait une pomme dans un théâtre.

mercredi 22 décembre 2010

De forme et de contenu

Photo anthropométrique de Meyerhold prise en 1939 lors de son arrestation.

Pour reprendre le contrôle de ce blogue après quelques jours d'éparpillement, rien de mieux que de revenir une nouvelle fois sur quelques mots de Meyerhold! Un jour, je tenterai de m'expliquer l'attrait qu'exerce sur moi ce praticien/théoricien... une obsession venue de nulle part... mais une stimulation continue et intense pages après pages, repages après repages.

Lors d'une lecture dans un café de Burlington, je suis tombé sur ce petit passage (Écrits sur le théâtre, tome IV, éditions L'Âge d'Homme, Lausanne, 1992) traitant de la forme et du contenu... par un artiste qui sera condamné (et fusillé!) trois ans plus tard (ce texte a été écrit en 1936) pour formalisme, l'attaque contre le contenu par la forme! Cette question est partout dans ses écrits... La prédominance de l'une sur l'autre...

[...] Forme et fond constituent un tout, une unité qui s'obtient grâce à un processus de cimentage très puissant. Ce ciment est le produit d'une force vivante, la volonté vivante de l'homme (l'artiste). L'homme crée l'oeuvre d'art où l'élément principal est l'homme, et c'est encore à un autre homme que cet homme offre son art.

La forme et le contenu sont inséparables dans une oeuvre d'art authentique, et c'est cette union qui leur est propre qui est si séduisante pour l'artiste qui crée! La joie visite l'artiste quand, créant une oeuvre d'art, se consacrant à son contenu, il découvre facilement la forme que celui-ci exige. Alors, quand cet artiste admire la forme, il la sent respirer, elle palpite grâce à la profondeur de son contenu.

mardi 21 décembre 2010

Disparu et retrouvé!

Quelques mots juste pour signifier que non, je n'ai pas mis fin à ce blogue.

Je me suis retrouvé, depuis jeudi dernier, au Vermont, sans ordinateur (enfin, avec un appareil qui ne réussissait pas à se brancher à Internet). Voilà la raison de mon silence. Mais c'est fait. Je suis de retour. Reprise à compter de demain!!!

jeudi 16 décembre 2010

Sonorisation antique...

Résonateurs dans un théâtre romain (au premier siècle avant Jésus-Christ).
Pour plus de détails, consulter ce site.

Les problèmes acoustiques ne sont pas que le lot de l'Auditorium-Dufour... Non. Voici comment, dans l'Antiquité romaine, le problème se réglait au coeur de ces grands amphithéâtres qui réunissaient des milliers de personnes. Le détail nous ait donné par Vitruve (cité dans L'Art du Théâtre d'O. Aslan) un architecte romain (88-26 av. J.-C.):

Des vases au théâtre

On fait des vases d'airain selon la grandeur du théâtre; et on leur donne une telle proportion, que quand on les frappe, ils sonnent à la quarte ou à la quinte l'un de l'autre, et font ainsi toutes les consonances, jusqu'à la double octave.

Ces vases doivent être placés par une proportion musicale entre les sièges du théâtre, dans de petites chambres, en sorte qu'ils ne touchent point au mur, mais qu'ils aient tout autour et par-dessus un espace vide; il faut qu'ils soient renversés, et que du côté qu'ils regardent la scène, ils soient élevés à la hauteur de demi-pied par des coins.

Cette disposition de vases d'airain fera que la voix qui viendra de la scène comme d'un centre, s'étendant en rond, frappera dans les cavités des vases, et en sera rendue plus forte et plus claire, selon la consonance et le rapport que son tour aura avec quelqu'un des vases.

Voilà. Où sont nos vases???




mercredi 15 décembre 2010

Théâtralité vs performativité

Si l'on prend pour base le fait qu'au centre du théâtre se trouve l'acteur, on peut peut-être définir le théâtre comme étant un art qui met deux forces en présences: la THÉÂTRALITÉ et la PERFORMATIVITÉ.

Gardant en tête la première prémisse énoncée en début de billet, la THÉÂTRALITÉ serait le fait du corps esthétique. C'est par elle que se crée les codes... donc, elle fait, en quelques sortes, office de référent, de déterminé.

Dans la même veine, la PERFORMATIVITÉ serait le fait du corps spatio-temporel (ici et maintenant). Ses deux caractéristiques principales seraient son événementialité (et par là, la liberté inhérente à celle-ci) et l'engagement requis (en 4 opérations: être, faire, montrer le faire, expliquer). Alors que la théâtralité crée le code, la performativité crée le(s) sens, ouvre le potentiel d'actions.

C'est dans le va-et-vient entre ces deux notions (couplé aux notions meyerholdiennes) que se construit mon projet de recherche et que se posent désormais les nombreux défis qui émailleront le travail de laboratoire... J'y reviendrai assurément!

mardi 14 décembre 2010

Auto-réflexion sur les répétitions... II


Suite du billet d'hier... donc suite de ce long questionnaire (de Georges Banu) portant sur les répétitions...

Première répétition
Présentation d'une conception dramaturgique ou non? Présentation de l'espace du spectacle: maquette ou non?
Lecture intégrale du texte?
Discussions?
Les comédiens savent-ils ou non leur texte avant le début du travail?
Le metteur en scène l'exige-t-il ou non?
Quelles sont les incidences d'une option ou d'une autre sur le travail des répétitions?

Début des répétitions
Exercices ou non? Dans l'affirmative, sont-ils les mêmes ou sont-ils élaborés pour une mise en scène particulière?
Lectures à la table? Durée des lectures à la table? Ébauche, dès le début, de mise en place avec ou sans le texte à la main? Improvisations?
À partir des situations du texte ou extérieures au texte?
Travail dans la continuité du texte ou par ruptures, comme au cinéma?
Existence d'un souffleur ou non?
Utilise-t-on des éléments vestimentaires ou des costumes déjà élaborés?

Accompagnement du metteur en scène
A-t-il un ou plusieurs assistants?
Ont-ils des fonctions spécifiques?
Le scénographe assiste-t-il ou non aux répétitions? Intervient-il ou non? Modifie-t-il ou non les solutions initialement avancées?
L'auteur, s'il s'agit d'un contemporain, se trouve-t-il ou non dans la salle?
Y a-t-il un dramaturge? Participe-t-il ou non aux répétitions? Comment intervient-il dans le processus de travail?
Y a-t-il un régisseur de plateau, un accessoiriste, des habilleuses ou maquilleuses? À quel moment arrivent-ils? Y a-t-il ou non des stagiaires? Des invités?
Le metteur en scène accepte-t-il de faire des répétitions publiques?

Intervention des autres éléments
Les costumes sont-ils prédéterminés ou sont-ils le fruit du travail des répétitions?
S'ils sont conçus à priori, à quel moment arrivent-ils?
Et les maquillages?
À quel moment, par rapport à la première, si elle est strictement prévue, les décors arrivent-ils? Et les accessoires?
À quel moment intervient la lumière?
Le son? Répète-t-on dès le début avec des micros lorsqu'une mise en scène le demande?
Quelles sont les incidences d'une option ou d'une autre? Quelles sont les retombées de l'inapplication d'une des exigences habituelles du metteur en scène?
Y a-t-il des effets spéciaux?
À quel moment interviennent-ils?

Protocoles personnels de répétition du metteur en scène
Propose-t-il ou non une conception dramaturgique?
Travaille-t-il sur la base du texte seulement ou suscite-t-il des improvisations? Entretiennent-elles ou non un rapport direct avec le texte?
Quel type d'indications donne-t-il? Strictement pratiques ou non?
Fait-il des références à des domaines extérieurs: la politique, l'art?
Intègre-t-il des observations sur le quotidien et l'histoire actuelle?
Quelle place occupe la psychologie?
Propose-t-il ou sollicite-t-il les propositions des comédiens?
Montre-t-il ou non des solutions de jeu? Joue-t-il ou non? Fait-il appel à des assistants qui montrent à sa place?
Est-il à l'écoute ou est-il directif?
Est-ce que l'attitude change pendant le cours des répétitions?
Fait-il noter les indications par les assistants? Souhaite-t-il ou non qu'on les lui rappelle? Se sert-il de la vidéo pour enregistrer les répétitions?
Où se trouve-t-il? Loin du plateau, au bord du plateau? Passe-t-il fréquemment de la salle à la scène?
Parle-t-il fort ou bas? S'adresse-t-il à l'ensemble de la distribution ou préfère-t-il engager des dialogues personnalisés? Délègue-t-il certains travaux de répétitions à d'autres: conseillers, dramaturges, assistants?
Quelles exigences formelles formule-t-il? Par rapport aux corps, aux postures, à la gestuelle? Donne-t-il des indications «physiques»?
Quelles sont les exigences vocales formulées? La voix est-elle théâtralisée ou cherche-t-il à la rapprocher de la voix quotidienne? Quel est le rapport avec la langue?
Privilégie-t-il la situation, le personnage, la fable? Cherche-t-il à assurer une narration ou à construire un langage autonome? Quel rapport y a-t-il entre ces deux termes?
Entre la parole et l'image, que choisit-il?
Que refuse-t-il? Quels sont ses rejets sur l'ensemble du jeu: relations, voix, gestes, rythme?
Quels rapports entretient-il avec les comédiens? D'intimité, de familiarité, d'amitié? Les voit-il en dehors des répétitions? Après les répétitions? Cherche-t-il à les connaître autrement que dans le travail?
Quel climat fait-il régner? Confiance, tension, alternance entre les deux?
Quel est le rythme adopté dans le travail? Avance-t-il vite ou non?
Fixe-t-il au fur et à mesure ou efface-t-il aisément pour recommencer?
Travaille-t-il scène après scène ou préfère-t-il une exploration dans la discontinuité?
À quel moment les décisions sont-elles prises? Tôt ou tard, lentement ou vite?
Change-t-il à la dernière minute ou non?
Joue-t-il lui-même?
Que consomme-t-il pendant les répétitions?

Rapport avec le spectacle public
Le metteur en scène l'abandonne-t-il ou cherche-t-il à le revoir?
Donne-t-il des notes aux comédiens pendant l'exploitation?

lundi 13 décembre 2010

Auto-réflexion sur les répétitions... I


Voici une série de questions portant sur les répétitions, ce moment essentiel qui aboutit au théâtre... Ces questions sont le fait de Georges Banu dans une édition spéciale de la revue Alternatives théâtrales (no. 52-53 et 54) parue en 1996. Ces questions brossent donc un portrait de cette étape cruciale pour chaque metteur en scène, donnent une idée du parcours en cours (!), d'une certaine méthode de travail...

La décision
Qui met en scène? L'auteur, le metteur en scène/écrivain, le metteur en scène/scénographe?
La décision est-elle prise par l'artiste ou s'agit-il d'une commande?
Qui décide des collaborateurs artistiques (décors, costumes, son...)?

Nature de l'institution
Théâtre public ou privé?
Théâtre de répertoire ou non?
Compagnie indépendante?
Le financement: subventions, mécènes, privé?
Incidences sur le mode d'exploitation: les spectacles seront-ils donnés par séries groupées ou en alternance?
Longévité prédeterminée ou non définie a priori?

Travail préliminaire du metteur en scène et de l'équipe de collaborateurs
S'il s'agit d'un classique, traduction nouvelle ou non?
Travail dramaturgique? De quelle nature? Dramaturgie systématique ou dramaturgie associative?
Documentation et information: films, voyages, rencontres?
Travail préliminaire sur l'espace?
Préparation d'une maquette ou élaboration pendant les répétitions?
Costumes élaborés avant les répétitions ou non? Préparation par des exercices physiques ou non?

Nature de la distribution
Une troupe, une famille ou des acteurs disparates?
La distribution des rôles est-elle faite avant ou après le début des répétitions?
À quel moment intervient-elle?
Ensemble hiérarchisé ou non? Présence ou non des stars? Dans l'affirmative: quelles incidences sur le planning des répétitions? L'ensemble de l'équipe est-il convié à toutes les répétitions ou y a-t-il répartition des scènes selon les exigences du metteur en scène, les obligations extérieures des comédiens, les impératifs du théâtre?
Fait-on appel à des spécialistes d'autres domaines: chorégraphes, musiciens, acrobates?
Y a-t-il une figuration: nombreuse et/ou spécialisée?

Le temps des répétitions
Période unique ou divisée?
Durée des répétitions? Déterminée par l'institution, par l'artiste ou par la compagnie?
Déterminée par le matériau utilisé?
Texte théâtral ou non théâtral?
Texte d'une grande étendue ou non?
L'horaire des répétitions?
Décidé par l'artiste ou par le mode de fonctionnement de l'institution?
Déterminé par les impératifs syndicaux?
Quels sont les moments de la journée choisis? Plusieurs services ou un seul service par jour?
Entre les répétitions et la pause, les frontières sont-elles nettes? Et entre le temps des répétitions et le temps d'après les répétitions? Le metteur en scène le prolonge-t-il avec les comédiens ou non?
À quel moment commence-t-on à faire des filages et des «italiennes»?

L'espace des répétitions
Dans le théâtre ou en dehors du théâtre?
Dans une salle de répétitions ou non?
Les dimensions de la salle coïncident-elles avec les dimensions de la scène?
L'équipement technique coïncide-t-il avec celui du lieu de représentation?
Dans la ville où le spectacle sera représenté ou non?
Y a-t-il une mise en place du travail en dehors des lieux habituels: à la campagne, dans des espaces marginaux ou dans des lieux privilégiés?
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Demain, je poursuivrai avec le déroulement des répétitions comme tel.



Au théâtre, cette semaine! (du 12 au 18 décembre 2010)

Petite semaine tranquille...

De lundi au vendredi - du 13 au 17 décembre 2010
Salle Murdock, représentations scolaires
et dimanche, 19 décembre 2010, 14h grand public

Le Théâtre des Amis de Chiffon présente Carton rouge sur carré vert... spectacle qui se promène un peu partout dans la province depuis déjà quelques années.

Et c'est à peu près tout...

samedi 11 décembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Quelques commentaires à chaud!

La dernière représentation de Boules stock! vient de se conclure avec beaucoup de succès. En tout, ce seront quelque 200 spectateurs qui y auront assister... Une légère augmentation par rapport aux assistances des années antérieures.

Le plus étrange, c'est que de ces 200 spectateurs, nous n'avons reçu que fort peu de commentaires, peu d'échanges... étant donné le contexte où notre public restait assis dans la salle, attendant Les lectures de Diogène qui prenait le relais.

Cette représentation de ce soir -dernière oblige!- a été marqué par le plaisir manifeste des comédiens et leur aisance. C'est à partir de cette représentation qu'aurait dû se poursuivre d'autres présentations. Malheureusement, ce sera partie remise.

Les numéros se sont enchaînés dans la gaieté. Les rires ont fusé régulièrement. Le contact s'est établi. Les cinq comédiens -Marilyne Renaud, Mélanie Potvin, Patrick Simard (le pauvre qui a dû se taper, en trois jours, 18 changements de costumes rapides!), Pierre Tremblay et Louison Renaud- ont pu démontrer leur savoir-faire. Voilà ce que j'appelle une belle représentation.

Maintenant c'est fini. Les décorations de Noël reprennent la direction du costumier (décidément, nous restons collés avec la tradition des magasins à grande surface!). L'an nouveau peut arriver.

Y aura-t-il un nouveau spectacle l'an prochain? Seul l'avenir nous le dira...


Boules en stock! [Carnet de notes...]


Retour sur la seconde représentation.

Peut-être plus assurée que la première... mais la barre que je me suis intérieurement fixée est beaucoup plus haute encore! Intransigeance de metteur en scène? Lubie de l'artiste angoissé? Peut-être. N'empêche que je voudrais tant et tant que tout se passe à merveille et qu'opère la magie (bon, je peux pratiquement parler en général) que je me fais extrêmement dur et critique envers les comédiens qui font pourtant du bon boulot.

Donc... hier soir, moins d'erreur, moins de cafouillages, plus de précision... Il semble toutefois manquer, à ce spectacle, un ingrédient essentiel: le plaisir de la complicité avec le public... une relation franche et directe. Boules en stock! fonctionne encore trop à mon goût en quasi vase clos... Il y a la scène, il y a la salle... la jonction entre les deux -sur laquelle devrait se construire ce spectacle- fait parfois défaut au gré des numéros... Rien de catastrophique. Heureusement... et après tout, ce n'est pas grave, joyeux Noël!

Faut dire, à la décharge de mes obsessions, que dès le départ, la représentation d'hier partait mal alors qu'à l'entrée même des spectateurs il me fallait courir pour trouver un élastique et des ciseaux pour réparer un morceau d'accessoire, sacrer intérieurement après la cafetière (!) servant à faire bouillir l'eau pour le chocolat chaud rendait l'âme...


vendredi 10 décembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes...]


Ça y est, c'est parti pour la production de Noël 2010 du Théâtre 100 Masques, Boules en stock!

Une petite salle pleine et beaucoup de nervosité sur scène. Cette nervosité qui a fait tourner carré certains numéros, qui a fragilisé des textes déjà précaires, qui a faussé le rythme et le ton de quelques chansons. La fébrilité de la première peut être magique mais peut aussi -et à mon avis ce fut le cas hier soir- avoir des répercussions négatives sur l'ensemble de la représentation.

Malgré tout, le travail se fait bien... et encore une fois, maintenant que la glace est cassée, il faut revenir avec la rigueur et analysé ce qui n'a pas marché (trouver le pourquoi et le comment améliorer...). Le contact avec le public demande nécessairement des ajustements.

Des introductions se perdent dans les détails futiles. Les enchaînements sont comme des engrenages dans lesquels tombent quelques grains de sable... Les rires -pourtant objet de la quête de ce type de spectacle- brise l'élan des comédiens qui en perdent leur concentration. Ceux-ci se sont laissés porter par la vague de ce public -subissant du coup les aléas des longueurs ressenties, des silences, des attentes manifestes,- alors qu'ils devraient avoir assez de contrôle pour tenir fermement le public dans leur jeu.

Je l'ai dit et le répète, cette production de Noël (bénéfice pour le fonctionnement de la compagnie et activité de fin de saison) n'a, de but artistique, que l'exercice de style sur l'humour... tant pour le metteur en scène que pour l'interprète.



mercredi 8 décembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes...]


À quelques heures de la générale, je dois admettre que je suis assez satisfait de cette petite production, avec ses forces et ses faiblesses.

5 comédiens. 12 personnages. 10 numéros. 1 heure de spectacle (enfin... 55 minutes encore hier soir...).

Il semble que ce quatrième Noël sera plus rythmé que les autres années. Les transitions sont plus fluides, peut-être dû au fait que le côté succession des numéros est beaucoup plus assumé. Les personnages et les textes se consolident (bien que les deux peuvent encore faire place à l'amélioration). Un va-et-vient entre l'ironique et le moqueur, entre le salace et le naïf, entre les aubaines de fin d'année, le conte, les farces usées, les cantiques et les monologues.

Esthétiquement parlant, cette production se promène entre le costume enfantin (les Mères-Noël) et les costumes trashs (notamment celui de la boule de Noël!)...

Il reste pourtant encore beaucoup de boulot à abattre d'ici la première de demain!