dimanche 11 mars 2012

Au théâtre, cette semaine! (du 11 au 17 mars 2012)


Que se passera-t-il de beau, dans ce petit milieu théâtral saguenéen, au cours des prochains jours (les derniers avant que l'ensemble des compagnies traverseront l'océan pour se donner une vitrine toute lyonnaise!)...


Mardi - 13 mars 2012
Auditorium de la polyvalente Odyssée/Lafontaine, 19h30

Le Théâtre du Faux Coffre donne, en représentation scolaire (mais ouverte au public) une nouvelle fois, le solo Les lectures de Diogène. Pour ceux qui veulent le revoir ou qui ne l'auraient jamais vu...

Mercredi - 14 mars 2012
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), 20h

Le Théâtre La Rubrique reçoit le Il Campiello du Théâtre de l'Opsis. Ce texte de Goldoni, mis en scène par Serge Denoncourt la saison dernière, a permis là une production qui s'est faite remarquée dans la métropole. Quatre familles voisines se côtoient depuis toujours dans ce campiello. Tout y est : amour, jalousie, envie, ragots, batailles, jeux, rires et pleurs. Trois jeunes filles sont à marier, deux jeunes hommes sont prêts à prendre épouse. La vie suit son cours au rythme des querelles quotidiennes. À la fin du carnaval de Venise, arrive le cavaliere, un jeune bourgeois napolitain qui cherche une femme. Il s’installe à l’auberge du coin et se mêle à la vie des habitants du quartier. Laquelle des trois jeunes filles choisira-t-il? Les mères sont prêtes à tout pour que ce soit la leur... Apparemment, un chef-d'oeuvre à voir... s'il reste de la place (selon mes infos, il en reste!... mais on ne sait jamais!).


À confirmer (parce que je n'ai pas vraiment de certitudes à ce sujet)...

Vendredi - 16 mars 2012
UQAC (?), 5 à 7 (?)

J'ai ouï-dire que les Têtes Heureuses présenteraient les deux solos qui partiront vers la France la semaine suivante... soit Notes sur la mélodie des choses d'après Rilke (interprété par Rodrigue Villeneuve) et La mi-temps de (texte et mise en scène) Jean-Paul Quéinnec (interprétée par Hélène Bergeron)... dans une formule proche du 5 à 7. Est-ce que c'est le cas? Est-ce que c'est sur invitation seulement? Je l'ignore. Je reviendrai sûrement là-dessus au cours des prochains jours...

Voilà... ça fait pas mal le tour, je pense... à moins qu'il y ait quelques rendez-vous que je n'ai pas à mon calendrier...

samedi 10 mars 2012

À toi, public!

Mlle Duclos dans le rôle d'Ariane, par Nicolas de Largillière , 1712

Qui n'a pas eu envie, un mauvais soir de représentation attribuable à un public bruyant (avec son programme, ses bonbons, son fauteuil, etc.) et impoli (avec ses conversations de salon, ses commentaires, son rire, etc.), de faire comme cette grande comédienne que fut la Duclos et de tancer de belle façon les spectateurs?


Ce doit être fichtrement libérateur... mais de tels éclats ne se font plus. On endure et on maugrée dans la coulisse, à la sortie du théâtre. 

Ce beau petit morceau de littérature théâtrale est tiré de l'ouvrage (vive Google Books!) Galerie historique des acteurs du théâtre français depuis 1600, paru en 1810 par Pierre David Lemazurier... ouvrage qui contient de dizaines d'autres trucs du genre: épîtres, épigrammes, satyres, mots d'esprit, etc.

vendredi 9 mars 2012

«Réminiscence» de la compagnie Nuages en Pantalon


Hier soir, sous une petite pluie quasi printanière, je me suis rendu au Théâtre Périscope (à Québec), pour assister à une représentation de Réminiscence: En eaux profondes de la compagnie Nuages en pantalon (qui célèbre ses 10 ans d'existence - voir leur site web - par un immense triptyque, le Projet Eaux, dont Réminiscence est le dernier volet).

D'emblée, le metteur en scène, Jean-Philippe Joubert, sort des coulisses pour accueillir les spectateurs (petit discours d'usage) puis, peu à peu, il se dirige sur la scène et, presque kantorien, introduit lui-même ses comparses (dont la fort excellente Valérie Laroche). Une entrée en matière intéressante. Étrange. Les acteurs se joueront, et joueront (enfin... seront) un homme et une femme en fin de vie. Des figures interchangeables. Singulières et plurielles tout à la fois. Confondantes.

Le synopsis établit le cadre. Nous sommes là. Avec nos corps qui portent les souvenirs qui nous constituent. Avec nos corps qui portent ce que nous sommes. Nous sommes un homme; nous sommes une femme. Tous, nous sommes cet homme et cette femme. Ils sont ce que nous pourrions avoir été. 

La vie de cette femme s’efface. Il ne reste qu’à laisser la mer l’engloutir. Il ne lui reste qu’un désir : être avalé par la mer à son tour. Mais pourquoi sommes-nous attirés par ce qui nous détruit? Dans cet océan de désir qui le dissout, il se retrouve face à lui-même, à ses monstres, à ce qu’il porte d’elle. Ils se confondent l’un et l’autre. Ils en viennent à se détruire dans le désir, à n’être plus qu’un, à n’être plus. Silence.Dans son agitation, la mer rejette un corps. Mais la vie ne s’arrête pas. Elle se transmet. Elle est toujours en changement. Et restent les traces des vies dissoutes.

Dans un espace plus performatif que mimétique, composé d'un mur de planches sur lequel les comédiens se hisseront et de deux trottoirs en bois qui encadrent le plancher recouvert d'eau, la représentation prendra vite des allures un peu convenues de contemporanéité et de multidisciplinarité  en faisait s'allier ensemble du texte (des souvenirs personnels), de la danse, de la musique en direct (de l'excellent Mathieu Campagna), de la projection. L'ensemble, hétéroclite, fait aussi une large part à la nudité. Forme oblige un peu.

Beaucoup de travail. Oui. De forts bons moments. Oui. Comme cette personnification de vieilles personnes sans aucun artifice. Comme tous ces flashs qui s'enchaînent, pendant une dizaine de minutes, à un rythme effréné pour créer une succession d'images qui surprennent par leur (si rapide!) composition. Comme ce moments chorégraphiques où tous les corps nus sont chacun dans un rayon lumineux. Organique. Oui. Avec l'eau, ses clapotis; les vêtements trempés qui moulent les corps, qui flottent; l'aspect instable et mouvant de cette aire de jeu. Une recherche conséquente et ambitieuse.

Pourtant, l'impression de flotter en surface (oh, malgré la sensibilité manifeste de cette équipe et sa compétence) sur les traditions - voire les clichés - demeure tenace: l'eau qui lave; l'eau qui  emporte les mauvais souvenirs; l'eau qui dilue; l'eau qui purifie; l'eau source de vie.  La matière aqueuse demeure, plus souvent qu'autrement, prétexte à la construction d'effets (sentimentaux...) plutôt que de participer concrètement au discours de l’œuvre. L'eau reste un accessoire.

Mais bon. Ça reste mon opinion et ça vaut ce que ça vaut. Réminiscence plaira sans doute à beaucoup de gens, amateurs du genre. Ça se poursuit au Périscope, jusqu'au 24 mars (à noter qu'il y aura présentation de toute la trilogie les samedis 17 et 24 mars, à compter de 19h).

Voici ce qu'en disent d'autres sources:

Réminiscence: eau de vie - Éric Moreault, Le Soleil, 7 mars 2012
Réminiscence: le grand plongeon - Billy, Culturils, 8 mars 2012
En eaux profondes - Simon Lambert, Voir Québec, 8 mars 2012
Réminiscence, projet Eau - Magali Paquin, Mon(Théâtre).qc.ca, 8 mars 2012

jeudi 8 mars 2012

Le Malade Imaginaire en ombre chinoise...

Cherchant une image pour illustrer le billet précédent, je suis tombé sur ce truc... soit une version écourtée du Malade Imaginaire du Théâtre Séraphin, un petit théâtre d'ombres chinoises qui officiait à Versailles sous Louis XIV comme le dit le site web.

Avis aux intéressés! Voici les ombres...



Et le texte est .


Les maladies de la mise en scène

Le titre de ce billet est également le titre d'un sous-chapitre de La mise en scène contemporaine de Patrice Pavis (paru en 2007). Dans celui-ci, le brillant théoricien (bon, je l'avoue, je suis un fan inconditionnel), fait la nomenclature des maux qui affligent la mise en scène de nos jours... et dans lequel on peut se reconnaître... et ça fait mal...

Voici quelques exemples de cette recension de problèmes récurrents:
  • Lorsque la mise en scène n'est plus guère qu'un style, une marque de fabrique, un label qui réapparaissent quels que soient les auteurs ou les spectacles, elle a tôt fait de se dégrader en un exercice de style [...].
  • Les jeunes metteurs en scène en passe d'être reconnus [...] se sentent parfois contraints d'imposer une particularité, de se faire remarquer [...].
  • La tentation décorativiste provient du désir d'être remarqué pour le luxe des matériaux (décors et costumes). [...].
  • [...] La mise en scène actuelle des textes contemporains est fréquemment conceptuelle, et pas seulement pour des raisons d'économie [...], mais par une sorte de terrorisme du postmoderne ou du postdramatique. [...]
  • La festivalisation des spectacles se traduit par une certaine standardisation, une peur de l'expérimentation. Ces spectacles sont conçus dans la perspective d'un festival [...] où ils seront rodés, achetés et éventuellement distribués. [...]
 Et il y en a d'autres... et les explications sont claires.

À la lecture de ces problèmes actuels, les doutes et les questionnements ne manquent pas de surgir: et mon travail de metteur en scène, lui, comment est-il? Et les réponses peuvent décevoir!

mercredi 7 mars 2012

Retour à mon clavier...


Je me suis remis à l'écriture dramatique. Après une longue pause (mon dernier véritable texte joué, L'Ordre du monde, remonte à mars 2009 et son écriture à 2007) entrecoupée de quelques griffonnages sans conséquence. Par besoin soudain. Envie de revenir à un travail plus personnel... avec mes propres écrits. Et parce que j'ai enfin mon filon, ma veine dramatique. Comme ça. Un déblocage. Presque.

Donc, j'écris. À partir d'un truc écrit l'an dernier. Sans conséquence. Un texte qui change encore de titre presque à chaque fois que j'ouvre le dossier!

La matière textuelle prend forme peu à peu (sur mon écran au lieu de mes habituelles feuilles mobiles). En un long monologue (que je qualifierais, pour le moment, de théâtro-poético-dogmatique) pour une figure. Seule. Tout en construction syntaxique. Tout en musicalité. Tout en rythme. Presque un aria. Pour l'instant.

Un manifeste artistique, en quelque sorte, en une longue mélopée. Pour l'instant.

Si le style s'éloigne de mes premiers textes où la prolixité règne et où des personnages peuplent mes récits, il demeure cependant quelque chose du ton général plutôt noir avec une ironie sous-jacente... Pour l'instant.

mardi 6 mars 2012

La répétition comme un affrontement




Petit débat intéressant...

Personnellement, j'ai les oreilles qui frisent lorsque j'entends - notamment mes étudiants - «aujourd'hui on va pratiquer» en parlant du travail de création. Je m'acharne à reprendre quiconque s'échappe devant moi. On ne pratique pas le théâtre; on le répète.

On pratique un instrument; on développe une technique. On pratique un sport; on développe une technique. Mais le théâtre, lui, se fait par répétition (à moins qu'il s'agisse de séances de laboratoire pour développer une technique du corps... en quel sens le théâtre pourrait se pratiquer aussi).

Odette Aslan disait*: Répéter, c'est avoir l'air d'être dans l'instant immédiat, et surtout pas dans la reproduction servile de la chose répétée.

Car c'est là que rebute le terme répétition pour certains: avoir l'impression de refaire quelque chose de figé. Moi, je le vois comme étant la remise constante du travail en cours sur le métier. De reprendre dans le but de construire. Avec une ouverture constante aux modifications, aux ajouts, aux retranchements, aux refontes, etc.

Aslan va plus loin. Pour elle, répéter c'est véritablement faire preuve de création, de corps à corps avec l'œuvre: Répéter c'est s'affronter à l'œuvre, au metteur en scène, au partenaire ou à un dispositif hostile. C'est lutter contre les bruits, les éclairages crus et toutes les tracasseries de la technique. C'est essentiellement s'aventurer sur des terres nouvelles, se colleter avec des pourquoi, des comment. S'interroger sur soi et sur le monde. C'est se fondre dans une activité de groupe et protéger sa liberté. Partager, donner, s'épuiser. Recueillir, accueillir des idées, des matériaux. Progresser, passer au stade de la maturité et redevenir enfant.

C'est bien dit... au point de donner fortement envie de se retrouver dans une salle de répétition!

lundi 5 mars 2012

Les prochains camps d'été du Théâtre 100 Masques


Bien que nous soyons encore en plein coeur de l'hiver, le Théâtre 100 Masques profite de l'occasion pour annoncer les thèmes qui seront mis de l'avant lors des prochains camps d'été (en juillet 2012). À noter que pour répondre à la demande et équilibrer le nombre et l'âge des participants, un nouveau groupe a été ajouté. Ainsi donc, il y aura le groupe de 7-9 ans, celui des 10-13 ans et enfin, celui des 14-16 ans (et le nombre de places par groupe est limité à 12).

Donc...
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Première semaine - 9 au 13 juillet 2012

7-9 ans - Du personnage comique au «stand-up»
Exploration du comique... de la blague au conte, du clown à l'humour... dans un cadre théâtral.
10-13 ans - De l'impro... et de la vraie!
 Travail d'improvisation à partir des règles établies par la Ligue Nationale d'Improvisation.
14-16 ans - Théâtre d'ombres (entre l'ombre et la lumière)
Création, à partir de fables de Lafontaine, de théâtres d'ombres.

Seconde semaine - 16 au 20 juillet 2012
7-9 ans - Du mime comme un théâtre du corps
 Développement d'histoires drôles par le corps. Du théâtre acrobatique!
10-13 ans - Un orchestre de comédiens
Exploration du jeu choral (tous ensemble) à partir du texte La goutte de miel.
14-16 ans - Du théâtre éclaté
Création d'un spectacle collectif à partir de différentes contraintes. Du théâtre fou. Du théâtre surprenant.
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Les tarifs restent les mêmes, à savoir 160$ pour une semaine et 260$ pour les deux. Les ateliers se tiendront toujours au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi et seront animés par des professionnels de la scène saguenéenne (les équipes et les cours restent encore à déterminer) pour aboutir, à chaque vendredi, à une représentation publique (avec un coût d'entrée minime).
Les dîners et collations sont à la charge des parents (lunchs seulement).
Pour informations supplémentaires ou réservations, vous pouvez nous rejoindre par téléphone au 418-698-3895 ou par courriel à les100masques@hotmail.com.
À bientôt!

samedi 3 mars 2012

Mademoiselle Dumesnil: pompeux éloges (!?)


 Certaines grandes actrices de la grande histoire du théâtre ont su devenir de véritables icônes de leur vivant et voir, à leurs pieds, tout ce que Paris comptait d'auteurs, de philosophes, de mécènes, de protecteurs et d'amants. Une époque révolue...

Voici comment (Louis de?) Boissy* salua avec une emphase pompeuse les débuts à la Comédie-Française d'une jeune comédienne qui deviendrait une véritable vedette, Mademoiselle Dumesnil:

Dans son brillant essai qu'applaudit tout Paris
Le suprême talent se développe en elle,
Et prenant un essor dont les yeux sont surpris,
Elle ne suit personne et promet un modèle.

L'on rapporte aussi de belle et imagée façon* comment l'un de ses contemporains, le comédien anglais Garrick, parlait d'elle:

- Comment est-il possible, disait-il, qu'un être, à qui la nature semble avoir refusé tout ce qui est nécessaire aux charmes de la scène, soit si parfait et si sublime? Non, la nature a tant fait pour elle qu'elle a méprisé tous les secours d'un art étranger; ses yeux, sans être beaux, disaient tout ce que les passions voulaient leur faire dire; une voix presque voilée, mais qui se ployait à l'expression des grands sentiments et qui étaient toujours au diapason des passions, une diction brûlante et sans étude, des transitions sublimes, un débit rapide, des gestes éloquents sans principes, et ce cri déchirant de la nature que l'art s'efforce en vain de vouloir imiter, et qui portait dans l'âme du spectateur l'effroi, l'épouvante, la douleur et l'admiration; tant de beautés réunies m'ont frappé d'admiration et de respect...

Enfin, ces descriptions ne peuvent faire oublier que ce monde passé était également en proie aux cabales et aux tractations de coulisses de toutes sortes... ce qui mène la Clairon, elle aussi grande comédienne (dont j'ai abondamment parlé et ) et surtout la plus imposante rivale (qu'elle jalousait de façon quasi maladive!) de Dumesnil, à en dresser un portrait cruel et terriblement sarcastique... qui est font peut-être une description plus juste... qui sait...:

Mademoiselle Dumesnil n'était ni belle no jolie; sa physionomie, sa taille, son ensemble, quoique sans aucune défectuosité de la nature, n'offraient aux yeux qu'une bourgeoisie sans grâces, sans élégance, et souvent au niveau de la dernière classe du peuple. [...]

Sa voix sans flexibilité n'était jamais touchante, mais elle était forte, sonore, suffisante aux plus grands éclairs de l'emportement. [...] Ses gestes étaient souvent trop forts pour une femme, ils n'avaient ni rondeur ni moelleux, mais ils étaient au moins peu fréquents.

[...] L'amour, la politique, le simple intérêt de grandeur ne trouvaient en elle qu'une intelligence médiocre, mais, jeune encore, jalouse, ambitieuse, on devait tout espérer de son émulation et de ses études. Telle était Mlle Dumesnil quand je me présentai au théâtre.

L'étude à laquelle je me vouai dès les premiers moments, en m'éclairant sur tous mes défauts, m'apprit, après quelques années de réflexion, à connaître aussi ceux des autres! je m'aperçus que Mlle Dumesnil cherchait plus à séduire la multitude qu'à plaire aux connaisseurs. Des criailleries, des transitions singulières, un débit comique, des gestes bas prenaient souvent la place de ces beautés terribles et touchantes dont elle avait donné de si grandes leçons.

Les sots criaient: bravo! la nature! bravo! mais adorant le talent jusque dans mes rivales, je ne pus m'empêcher de gémir de ce changement, et j'osai lui en demander la cause...

On n'en fait plus. Maintenant, les acteurs et les comédiens sont définis, portraiturés en un ou deux qualificatifs...
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* L'anecdote est tirée de Grandes actrices, leur vie, leurs amours de Marcel Pollitzer, paru en 1958 aux éditions La Colombe.

vendredi 2 mars 2012

«Impromptu scénique VI» [Carnet de notes]


C'est maintenant au tour d'Anick Martel (investie en tant que maître de jeu) de prendre la place de la Salle Murdock en compagnie de ses comédiens: Andrée-Anne Giguère, Sophie Larouche, Patrick Simard et Marilyne Renaud.

Leur mandat - comme toutes les autres équipes! - est d'offrir aux spectateurs qui se réuniront ce soir, à 20h, à la Salle Murdock, une représentation complète (décors, costumes, éclairages, etc.) et cohérente (avec un discours clair et précis) d'au moins une heure (donc, chronométrée).

Cette représentation se construira durant les onze prochaines heures... une création sous pression et aussi, avec contraintes!

Je reviens dans quelques minutes pour compléter ce billet évolutif...
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Après un avant-midi de travail intensif, je reviens avec quelques nouvelles de l'équipe du jour...

D'abord, il faut savoir que le maître de jeu, Anick Martel, est arrivé avec un concept proche de l'OuLiPo... où les comédiens auront, au hasard, des dizaines de scènes de théâtre à faire avec de nombreuses contraintes. Des exercices de style, en quelques sortes... sous forme d'auditions.

Pour faciliter les choses, trois contraintes de départ (et pour l'ensemble du travail) ont été données par divers individus: tous les comédiens en talons hauts, tous les éléments esthétiques bleus et tous les comédiens liés ensemble en permanence.

Une nouvelle contrainte vient de leur être imposée par le grand maître: tout au cours de l'heure, il doit y avoir des rimes de façon ponctuelle, régulière.

Beaucoup de plaisirs en perspectives! Et le spectacle s'intitulera Une couleur (bleu).

jeudi 1 mars 2012

L'approche néo-meyerholdienne

Je sors d'une rencontre synthèse avec ma directrice de recherche au doctorat. Une rencontre qui permet de remettre en place les bases actuelles de mon travail. 

Ainsi donc (ce billet peut ressembler à d'autres publiés antérieurement... mais l'exercice m'est nécessaire pour élaborer un discours clair), en lieu et place d'une recherche en trois volets distincts - soit le rapport au texte, le rapport au corps et le rapport à la scène - je reforme les assises théoriques qui me guident pour prendre l'ensemble du projet sur de nouvelles bases. Exit le néo-maniérisme meyerholdien (qui peut subir un glissement sémantique défavorable) au profit de l'approche néo-meyerholdienne.


Dans cette approche, chacun des pôles est abordé en fonction des deux autres et la mise en scène correspond, au fond, au tissage constant entre ces trois éléments fondamentaux du théâtre. Sous l'apparente évidence du schéma s'ouvre toute une évolution logique de la pensée et de la pratique artistique.

Ce schéma vient également du travail effectué présentement sur Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée qui est revenu à l'avant-plan dans les derniers mois. En lieu et place du travail (parce que je suis tout de même en recherche-création) sur de nouveaux textes, repartir à zéro, il devient plus intéressant de reprendre là où je l'avais laissé en 2005 avec une œuvre déjà construite à partir de laquelle je peux déjà valider si non des trucs concrets, du moins une pensée structurée comme l'arrimage de la théorie à la pratique.

Le choix est donc de poursuivre dans cette voie, avec cette mise en scène revue et bonifiée pour encore quelques temps... Puis l'automne reprendra avec mon examen de synthèse et les crédits académiques qu'il me manque.

Et commencera enfin l'écriture de ma thèse sur L'approche néo-meyerholdienne: redéfinition d’une vision des écritures scéniques actuelles dans une réactualisation des écrits de Meyerhold. Échéance prévue: automne 2013 ou, plus vraisemblablement, hiver 2014.



mercredi 29 février 2012

Michel Tremblay en émission de radio!



Voici, en suivant ce lien (en espérant qu'il soit le plus longtemps fonctionnel...), la série radiophonique - une réalisation de Radio-Canada signée Jacques Bouchard - consacrée à  Michel Tremblay et justement nommée Une rue autour du monde... en cinq épisodes d'une heure. Une vraie belle série!

Bientôt, dans quelques jours (à compter de la mi-mars), Tremblay aura également son exposition - sur son oeuvre, ses personnages, etc. - au Musée de la Civilisation de Québec jusqu'en 2018.