mardi 11 février 2014

Après «La Fille du Tambour Major»...

Je reviens à ce blogue après près d'un mois d'arrêt... Un mois intense qui s'est passé principalement dans le sous-sol de l'église où niche la SALR et au Théâtre Banque Nationale. Un mois intense et pourtant fantastique qui m'a permis de faire de nouvelles rencontres artistiques mémorables.

(photographie: Rocket Lavoie, Le Quotidien)

Il est de ces productions où, tout à coup, tout semble être réuni pour cheminer vers un projet amusant, drôle... et terriblement facile dans le travail! Si des regrets subsistent, c'est beaucoup plus sur le peu de temps mis à ma disposition pour mener à bien ce projet et pousser encore plus loin les réalisations scéniques...

Le retour à la réalité se passe bien... d'autant plus que d'autres projets sont présentement en attente et/ou débuteront dans quelques jours!  De retour au  boulot!
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Voici quelques commentaires sur cette production...
Avec tambours et trompettes (Denise Pelletier, Spécial du jour)
La fille du Tambour-Major, pur délice! (Christiane Laforge, Orage sur océan)
On s'amourache dès la première note (Roger Blackburn... et non Daniel Côté, Le Quotidien)

vendredi 17 janvier 2014

Écho d'une crispation estivale...

Tout à l'heure, je suis allé enregistré deux publicités radiophoniques pour La Fille du Tambour Major.

Pendant que j'attendais dans le hall, je suis tombé - par hasard! - sur le plus récent dépliant promotionnel de la Dam-en-terre Centre de villégiature à Alma... avec, à l'intérieur, ce magnifique passage (écrit en 2013... eh oui... et pas en 1980...) qui démontre bien comment ce producteur/diffuseur est complètement déconnecté du milieu théâtral d'ici (pour ne pas dire qu'il  le méprise...). Je le cite au texte (et dans sa quasi intégralité):

THÉÂTRE D'ÉTÉ DAM-EN-TERRE
présente la pièce «Le Dîner de cons»

Seul théâtre d'été au Saguenay-Lac-Saint-Jean à présenter une production avec comédiens professionnels, le théâtre d'été de la Dam-en-terre vous garantit une soirée où le divertissement où le rire est à l'honneur.

Du 2 juillet au 24 août 2013, le Théâtre Voix d'Accès (NDR: compagnie de Québec dont le site est ) au Théâtre Dam-en-terre «Le Dîner de cons», ce classique moderne de la comédie.

Etc.

Pendant ce temps, au Saguenay, il y a eu le Collectif À Tour de Rôles, le Théâtre 100 Masques et le Théâtre du Faux Coffre... Mais bon. Il faut savoir tenir son rang. 

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Voici, tiré de cette éclectique vidéothèque qu'est Youtube, une version longue (mais pas la meilleure!) de La Fille du Tambour Major d'Offenbach... Des airs que j'apprends à apprécier de plus en plus! Il faut dire qu'il y a une grande différence entre les écouter par le biais d'un média et les voir chanter...

D'ailleurs, je serai plongé, dans les prochains jours (et pour les semaines à venir!), du soir au matin, dans cette oeuvre... alors que s'amorcent les répétitions intensives.

Ce soir, ce sera la première rencontre avec tous les solistes et demain, le début de ce sprint qui nous mènera à la première du 7 février!

jeudi 16 janvier 2014

Le 100 Masques s'expose.

C'est aujourd'hui le vernissage de l'exposition Théâtre 100 Masques - 15 ans à l'affiche! qui regroupe les affiches des 28 productions de la compagnies... de même que 85 photographies, des anecdotes, trois costumes et les logos qui ont ponctué son existence.

15 ans... dont 14 qui se mêlent aux miens (surtout les 8 derniers)...

Sur les murs, donc, 15 ans de production... avec de bons et de moins bons spectacles... des souvenirs de comédiens, de jeu, de décors... une certaine nostalgie. Il y a aussi tous ces moments de crises, de brouilles, ces moments difficiles où l'argent manque, ces questionnements incessants sur l'utilité de ce travail... 

Ce n'est, au fond, qu'une pause... le temps de jeter un oeil sur cette vue d'ensemble... parce que le véritable intérêt est devant et non derrière. 




mardi 7 janvier 2014

Ah, Courteline!


Pendant mes toutes dernières vacances, je me suis replongé dans l'oeuvre entière de Courteline pour rassembler les textes (il y en aura finalement 13!) qui constitueront la prochaine production estivale du Théâtre 100 Masques

Je l'ai dit et redit sur ce blogue, cet auteur fait partie de mon panthéon personnel des grands dramaturges par son acuité, son regard dur et acerbe, son esprit.

En guise de préface à l'édition que je possède, Courteline lui-même définit son écriture et le résultat de celle-ci: Il faut voir en ces pages... - Comment dirais-je, au juste? - ... une suite d'orchestre pour musique légère, un prétexte à faire évoluer, conformément à la logique de leur petite psychologie et autour de petites historiettes ayant de tout petits commencements, de tout petits milieux et de toutes petites fins, de tout petits personnages reflétant de leur mieux la philosophie où je m'efforce de prendre gaiement les choses...

Donc, 13 textes seront réunis - sous le titre La Paix chez soi et autres bêtises humaines - en une suite de tableaux (presque des sketchs!) dynamiques et concis et très drôles, où le personnage principale sera l'absurdité de ces êtres futiles. Les maris cocus, les épouses légères, les barbons suffisants, les fonctionnaires, les ingénues... tous passeront à la moulinette de ce maître du théâtre du boulevard!

vendredi 3 janvier 2014

Au château d'Hamlet...

J'arrive tout juste de Copenhague... et de là, je suis aussi allé à Helsingor (ou Elseneur)... ville connue principalement pour son château, Kronborg... plus connu sous le nom de château d'Elseneur grâce à Shakespeare qui en a fait - sans l'avoir pourtant visité - le lieu central de Hamlet (à partir de la légende d'Amleth).





Je ne sais trop s'il y a véritablement quelque chose de pourri au Royaume du Danemark... mais je sais maintenant que ce château - intégré au patrimoine mondial de l'Unesco - est magnifique!


Sur nos scènes en 2013


Au cours de l'année 2013, plusieurs productions ont pris l'affiche sur les différentes scènes du Saguenay-Lac-Saint-Jean... En voici, d'ailleurs (nouvelle année oblige!) une liste... la plus exhaustive possible... bien qu'il se puisse que j'en oublie... en quel cas on me le fera savoir par le biais des commentaires.

Pour que la lecture soit plus facile, une petite légende est nécessaire: les productions professionnelles, les productions de recherches (notamment universitaires), les productions de loisir d'importance et autres événements à caractère théâtral.

La Liberté (La Rubrique)
Orphée aux enfers (SALR)
Avoir 15 ans (CRI et Poulpes)
Strict Minimum (À Bout Portant)
Adieu beauté, la comédie des horreurs (Mic Mac)
Production étudiante dont j'ignore le titre (UQAC)
Le mariage forcé suivi de La Jalousie du Barbouillé (100 Masques)
La Commission Cabaret (À tour d'rôle)
La Fabuleuse histoire d'un Royaume (Ville Saguenay)
Le Secret des Pères (Routes des Milles et une histoires)
Bienvenu à Cayo Banana (Jimmy Doucet)
Le Clown Noir au masque de fer (Faux Coffre)
Une parade avec Gille - troisième épisode (Faux Coffre)
Revif pour ma soeur Ginette (Chaire de recherche)
Daïdalos - théâtres d'un labyrinthe (Tortue Noire)
Hivers - passage du numéro 6 dans les mineures (CRI)
Rosépine (Amis de Chiffon)
Sous le gui - 175 bonnes raisons de fêter la Noël - spectacle non-gratuit (100 Masques)
Trou Noir (prod. ind. - Dario Larouche)

Par ailleurs, tout au cours de cette année, plusieurs de ces productions (et quelques autres!) ont également pris la route. Ainsi,  le Faux Coffre, le Théâtre À Bout Portant, La Tortue Noire, le Théâtre Mic Mac, le Théâtre des Amis de Chiffon ont fait rayonner la pratique théâtrale à l'extérieur de la région.

Bien entendu, cette liste ne comprend pas les productions présentées en diffusion par le Théâtre La Rubrique ou les autres diffuseurs multidisciplinaires...

Ce qu'on peut constater, d'un tel exercice recensant 19 productions (mais encore une fois, la liste n'est probablement pas exhaustive!), c'est, justement, la diminution du nombre de productions par rapport aux autres années (qui en comptait, bon an mal an, autour de 25)... d'abord due à la baisse d'inscription au volet théâtre du BIA (et au BIA dans son ensemble... c'est cyclique...) qui diminue, de facto, le nombre de productions éudiantes... puis due également à l'absence des Têtes Heureuses et de la disparition de ManiganSes.

jeudi 2 janvier 2014

«Au champ de Mars»... [Carnet de mise en scène]


Photographies: Christian Roberge

Voici les premières images de l'espace (il s'agit, en fait de la plantation) d'Au champ de Mars du Théâtre Mic Mac. Ce couloir fait, en tout, 60 pieds de long (éventuellement en ardoise) par 6 pieds de large avec du public de chaque côté. Une scène de duels... de passages éphémères. 

Ce week end  nous en serons à notre seconde séance (sur huit) de répétitions.

mardi 17 décembre 2013

Du texte

Parmi les théoriciens qui font partie de ma constellation, il y a Anne Ubersfeld (dont la plaquette Termes clé de l'analyse du théâtre est citée abondamment sur ce blogue). Une sémiologue qui vulgarise bien la pratique théâtrale sans faire de compromis sur la rigueur intellectuelle:

D'où il suit que le sens au théâtre, non seulement ne préexiste pas à la représentation, à ce qui est concrètement dit, montré, mais qu'il ne se fait pas sans le spectateur. De là les insolubles difficultés de toute herméneutique au théâtre: comment décrypter un sens qui n'est pas encore produit? Le texte est de l'ordre de l'indécidable; c'est la pratique qui constitue, construit le sens. Lire le théâtre, c'est préparer simplement les conditions de production de ce sens. C'est la tâche du «dramaturge», du sémiologue, du metteur en scène, du lecteur, la vôtre, la nôtre. 

lundi 16 décembre 2013

«Au champ de Mars»... [Carnet de mise en scène]


La production Au champ de Mars, du Théâtre Mic Mac est maintenant lancée. Après un week-end de répétition, plusieurs scènes sont grossièrement placées, nous donnant, du coup, un aperçu du spectacle à venir.
 
D'abord, il faut dire que l'espace scénique/dramatique n'est composé que d'un long plancher en ardoise (comme la tuile qui illustre ce billet) de 60 pieds de long par 6 pieds de large. Ce corridor étroit séparera l'espace public en deux, pour une bi-frontalité toute aussi riche qu'exigeante. (Par ailleurs tout l'ensemble esthétique sera de cette couleur anthracite...)
 
Donc, nous voici déjà avec un premier squelette qui nous fait réaliser rapidement à quel point chacune des scènes se télescope à la suivante... Ce texte est construit selon un mode cinématographique assumé qui pose de bons défis d'interprétation et de mise en scène.
 
Lors de la prochaine fin de semaine (au début de janvier), je compte bien terminer cette première ébauche pour l'ensemble de la pièce... ébauche qui reposera par la suite 5 semaines avant une reprise intensive du travail de création qui se poursuivra, en février et mars, jusqu'à la première.

vendredi 13 décembre 2013

«Trou Noir»... un premier bilan

Les représentations spéciales de Trou Noir sont maintenant faites. Deux représentations pour ajuster le concept de l'espace (et le rendre autonome en vue de sorties). Voici quelques photographies prises par Alexandre Nadeau:










Pour la prochaine série, il y aura assurément quelques ajustements à apporter.

Notamment, au chapitre des lumières. Dans un souci d'autonomie, il a été convenu, dès le départ, qu'il n'y aurait pas de modifications à l'éclairage pendant la représentation (les cues). Toutefois, après le montage et les différents essais en vue de concevoir l'ambiance, plusieurs possibilités nous sont apparues et nous ont donné l'envie de pousser plus loin cet aspect.

Par ailleurs, ce monologue ayant toujours été répété dans un cadre très intimiste (la comédienne et le metteur en scène), la présence de spectateurs jouent beaucoup (de manière positive) sur le ton de même que sur la présence de l'interprète.

Enfin, il reste un point en suspens: la présence effective du texte à la scène alors que celui-ci s'incarne dans le papier... Béquille ou symbole? Un peu des deux... Il faudra songer sérieusement à le réintégrer d'une autre façon ou à s'en débarrasser. 

mercredi 11 décembre 2013

Du travail à la table...


Je ne suis pas, comme metteur en scène, un grand partisan de ce qu'on appelle le travail à la table (cette période où tous les artistes sont réunis autour du texte pour des lectures, des questionnements, du travail dramaturgique). Même si je reconnais que cet exercice peut être enrichissant, je n'arrive pas à m'y consacrer sans avoir l'impression de travailler dans le vide. Peut-être ai-je trop lu les écrits de Meyerhold qui affirme, avec conviction: Je n'aime pas le travail à la table. Je ne l'aime pas, c'est tout!

Derrière cette radicalité meyerholdienne se cache tout un raisonnement que je partage ici (tiré du petit fascicule Vsevolod Meyerhold publié en 2005 chez Actes Sud-Papiers... dans la collection Mettre en scène):

Pendant le travail à la table ne peut se produire qu'une entente entre le metteur en scène et les interprètes. Il est impossible d'entrer en scène avec assurance sur la simple base de ce qu'on a trouvé autour de la table. De toute façon, il faut presque tout reprendre depuis le début. Mais il reste souvent peu de temps pour cela: la direction vous presse. On a alors des spectacles bourrés d'erreurs sur le plan du rythme et de la psychologie. Et tout cela seulement pour être resté trop longtemps autour d'une table et s'être solidement habitué à ce qu'on a trouvé au cours de ce type de travail. Avec des metteurs en scène comme Sakhnovski, les acteurs, au fond, travaillent deux fois leur rôle: autour de la table et en scène, et ces deux méthodes se heurtent et se gênent l'une l'autre. Je conseille aux jeunes metteurs en scène de tâcher, dès le début, de répéter dans des conditions qui se rapprochent de celles du futur spectacle.