samedi 10 mai 2014

«Roméo Rock et Juliette Pierre»

C'est samedi matin... et comme tous les bons vieux samedis matin d'antan (enfin, de ma jeunesse), c'est le moment de la semaine consacré aux dessins animés! Pour rester dans le thème théâtral - essence de ce blogue - voici un grand classique de la série Les Pierrafeu, où Délima entraîne toute sa bande sur une scène pour y donner une représentation de Roméo Rock et Juliette Pierre


Les Pierrafeu - Roméo Rock 02 par CamDoTv

Oh... Si les metteurs en scène pouvaient aussi faire appel à Gazou pour que leurs comédiens sachent rapidement leurs textes!

vendredi 9 mai 2014

«La Paix chez soi et autres bêtises humaines»... [Carnet de mise en scène]



Voici d'autres photos en répétition (cette fois avec Mélanie Potvin et Patrick Simard), prises cet après-midi, alors que nous travaillions sur Avant et après... avec les très langoureux René et Marthe!

«La Paix chez soi et autres bêtises humaines»... [Carnet de mise en scène]



Voici, en primeur, les premières photographies (avec Patrick Simard et Josée Gagnon) prises ce matin, en pleine répétition de la prochaine production estivale du Théâtre 100 Masques. Oui, ils ont leur texte en main... mais il ne s'agissait là que de l'italienne (cette récitation rapide du texte sans interprétation) de la très drôle pièce L'honneur des Brossarbourg! Quand vient le temps d'un enchaînement, ils peuvent fort bien s'en débarrasser!

jeudi 8 mai 2014

L'Ordre du Bleuet 2014


La Société de l'Ordre du Bleuet (cet ordre honorifique mis en place, il y a cinq ans, pour mettre en valeur les éléments forts de la culture au SLSJ et dont le site se retrouve ici) annonce ses dix nouveaux intronisés pour 2014 (la liste est ici).

Au chapitre des arts de la scène, ils seront cinq! Ainsi donc, la moitié de ces nouveaux membres viennent du monde du théâtre!

Deux sont de la diaspora saguenéenne (ces artistes de la région... et qui restent de la région même après des décennies...): Michel Dumont (comédien et voix de L'Esprit du Fjord de La Fabuleuse histoire d'un Royaume) et Michel-Marc Bouchard (l'un des grands dramaturges québécois).

Deux autres sont ici, sur le territoire, à avoir porté et porter encore un milieu culturel qui s'est construit au prix d'engagement et de persévérance: Madeleine Gauthier (qui a mis en scène de nombreuses opérettes et qui reste toujours impliquée dans différents organismes, dont la SALR) et Gervais Arcand (comédien du Théâtre Mic Mac, à Roberval, qui était encore, il y a quelques jours, de la distribution d'Au Champ de Mars). 

Un autre prix - posthume - reconnaît l'apport de Stan D'Haese (époux de Madeleine Gauthier) dans le milieu culturel alors qu'il a notamment signé de nombreuses scénographies et a collaboré a de nombreux projets avec son comparse, Ghislain Bouchard, en plus d'être enseignant. 

mercredi 7 mai 2014

Du son...


Encore une fois, lors de ma dernière mise en scène ( la dernière production du Théâtre Mic Mac, Au Champ de Mars), je me suis dit qu'il me fallait réfléchir au son, à la trame sonore de cette pièce... et finalement, rien. 

J'ai quand même écrit, dans mon cahier de notes, différentes possibilités: de bruitages, d'effets sonores, de pièces musicales. J'ai même préparé un  CD avec des pistes à tester en répétition. Mais rien.

Je n'arrive pas à m'intéresser au travail de conception sonore... non pas que je trouve cela inutile - loin s'en faut... il y a de véritables artistes de la conception sonore! - mais son côté artificiel, tout porteur d'émotion soit-il, n'arrive pas à m'accrocher. 

En bout de ligne, je termine toujours par n'assumer que le son concret, le bruit intrinsèquement lié à la scène: les pas sur le plancher (d'où peut-être mon intérêt pour les dits planchers!), le mobilier, les accessoires... ou encore - ô plaisir suprême! - la musique jouée directement par un musicien et/ou un orchestre.

J'aime que le rapport au son en soit un de cause à effet. J'aime le son induit (voire même conduit!) par l'interprète. J'aime le son vivant. 

mardi 6 mai 2014

«La Paix chez soi et autres bêtises humaines»... [Carnet de mise en scène]

Depuis le 16 avril dernier, les répétitions vont bon train... à raison d'un ou deux blocs par jour, du lundi au vendredi: sur les onze textes à mettre en scène, sept ont maintenant une ébauche pour guider le travail à venir.


Le rythme - cet élément capital! - est le plus grand défi à relever d'une pièce à l'autre... mais aussi à l'intérieur même de chaque petite oeuvre. Axées, pour la plupart, sur la conversation, ces textes sont d'abord des partitions rythmiques. Et dans les interstices du verbe (dans l'optique d'un jeu séquentiel parole-action-parole) se déploient tout un canevas de gestes, de mouvements, de déplacements. Du coup, c'est bel et bien une machine qui est créée. Un système dynamique. Un système qui n'admet - ô horreur! - ni retard, ni précipitation. 

D'où l'exigence tyrannique d'apprendre les textes en amont pour qu'en salle de répétition, le corps, les bras et les yeux (j'admets que l'esprit, lui, ne comptent pas dans cette énumération!) soient libérés de toutes entraves imposés par le livret. Exigence terrible pour qui préfère apprendre en faisant... Exigence qui, pourtant, au final, ouvre la palette de possibilités scéniques parce qu'alors, le théâtre se fait sur ses véritables motivations: les relations à l'autre, à soi, à l'espace. 

À ces considérations rythmiques se joint un autre défi: celui de l'interprétation, de l'incarnation de différents personnages par le même comédien. Trouver le bon caractère, le bon corps, la bonne intonation... et refaire le même exercice selon le texte qui est en chantier. 

Il n'y a pas à dire: la suite promet!

jeudi 1 mai 2014

Fin de semaine d'auditions...

Cet après-midi, à 15h, auront lieu les secondes auditions publiques professionnelles pour le théâtre et le cinéma, à la Salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. Une initiative qui découle du premier Forum sur le théâtre au SLSJ de 2011.

Six personnes (des finissants de l'UQAC, des comédiens de retour dans la région, des acteurs d'ici mais qui veulent se rappeler à notre bon souvenir) se prévaudront de l'offre et feront montre, devant des metteurs en scène et des réalisateurs (en plus de leurs pairs curieux) de leur talent sur la scène et - ô nouveauté de cette année! - à l'écran (dans de courtes scènes qui ont été tournées plus tôt par la Bande Sonimage).

Tout de suite après cet événement, je quitterai pour Montréal où m'attendent (en compagnie de Louise Bouchard, directrice artistique de la SALR et d'Aline Kutan) les auditions en vue de la prochaine production de la SALR (une autre audition au SLSJ devrait se tenir un peu plus tard dans le mois, j'imagine). Ce seront près de soixante solistes qui passeront devant nous, en deux jours.


mercredi 30 avril 2014

Retour sur le Grand Bal Masqué


Le 19 avril dernier, le Théâtre 100 Masques a donné son premier (y en aura-t-il d'autres?) Grand Bal Masqué pour souligner ses quinze ans d'existence. Près d'une centaine de personnes ont répondu à l'invitation et se sont présentées à la Marina de Chicoutimi.

Pour l'occasion, l'équipe de la compagnie s'est adjoint les services de Marilyne Bédard, blogueuse (pour le très suivi blogue Je m'habille chez nous!) et styliste (qui signera la conception des costumes de la prochaine production estivale en cours de répétition), qui a photographié, tout au cours de la soirée, les participants. 

Alors, plutôt que de décrire cet événement, laissons parler les images! Voici le lien pour voir quelques photos.

mardi 29 avril 2014

«La Paix chez soi et autres bêtises humaines»... [Carnet de mise en scène]

Portrait de Courteline jouant avec son théâtre de marionnettes, par Charles Léandre

Dans cette mise en scène (compte-tenu du nombre de textes, je devrais parler au pluriel!), deux  éléments sont particulièrement importants dans l'élaboration des jeux scéniques:

1- l'utilisation des accessoires au point de les rendre essentiels; 
2- l'agrandissement du plateau (plutôt réduit!) par la convention des personnages (gestes, déplacements, interrelations).

Ce sont là, en quelques sortes, les lignes directrices de l'ensemble de la production. 

À cela s'ajoute, bien entendu, toutes les questions de rythme (à ne pas confondre avec la précipitation) inhérentes à toutes bonnes comédies de boulevard!


lundi 28 avril 2014

«La Paix chez soi et autres bêtises humaines»... [Carnet de mise en scène]


Pour la mise en scène de cette quinzième production estivale du Théâtre 100 Masques, il fallait un espace qui puisse accueillir non pas un, deux ou trois textes différents... mais bien onze! Un espace neutre (sans pour autant être banal) mais dynamique agissant plus comme un écrin de présentation que d'univers scénographique. 

Le plateau sera donc constitué - comme la maquette préliminaire le montre - d'un aire de jeu directement au sol, encadré par un mur de portes utilisables - théâtre de boulevard oblige! - qui seront sur-utilisées! 

Pour chacune des petites pièces, un seul élément accessoire marquera le lieu et conférera, par convention, une fonction précise au lieu ci-haut mentionné.  

Esthétiquement parlant, l'ensemble reste encore à déterminer. Quelle en sera la (ou les) couleur(s) dominante(s)? Quel style sera développé (quoique sur cette question, les idées commencent à se préciser!)? Comment se succéderont les différentes propositions?

Pendant ce temps, nous entamerons, cette semaine, notre troisième semaine de répétitions... et termineront, sous peu, la première mise en place de l'ensemble des projets. 

jeudi 10 avril 2014

La mise en scène selon Copeau


Le rôle du metteur en scène, à la fois son droit et son privilège est d'être présent partout et cependant invisible, sans opprimer la pensée de l'acteur ni froisser la pensée du poète, et ne dépensant son génie qu'à servir l'un et l'autre. Tous ses efforts tendent à composer et à édifier un objet parfaitement cohérent et proportionné, solide et harmonieux, comparable à ces petites cathédrales que le «donateur» à genoux présente devant lui dans les retables.

[...]

Le metteur en scène invente et fat régner entre les personnages ce lien secret et visible, cette sensibilité réciproque, cette mystérieuse correspondance des rapports, faute de quoi le drame, même interprété par d'excellents acteurs, perd la meilleure part de son expression.

Ce sont là deux belles définition de ce qu'est le metteur en scène... et elles viennent de Jacques Copeau, lui-même metteur en scène quasi ascétique. Elles sont consignées dans le premier tome de ses écrits théâtraux réunis sous le vocable Registres.

mercredi 9 avril 2014

Quand Brassens parle de Courteline...

À quelques jours de débuter les répétitions de la prochaine production estivale du Théâtre 100 Masques, La Paix chez soi et autres bêtises humaines, qui présentera un florilège d'oeuvres de Courteline, reportons-nous quelques années en arrière (quelque part à la fin des années 50 ou au début des années 60) où le grand Georges Brassens donne son avis sur les qualités comiques de Courteline: