mercredi 14 avril 2021
Une histoire de perruque
mardi 13 avril 2021
Ce que je comprends des principes meyerholdiens ou comment je les applique
- le mot, la phrase, la sonorité;
- le rythme sur lequel s'élaborera la dynamique des personnages;
- les silences et les envolées;
- les points et les contrepoints... de même que les ruptures;
- le volume et le débit vocal.
- par sa posture, sa tenue, il donne un corps, une forme au personnage qu'il moule sur lui-même;
- par son déploiement dans l'espace, il est élément rythmique qu'il est possible de moduler à l'infini;
- par son geste et son mouvement, il précède la réplique dans une variation dynamique qui l'accentue;
- par son utilisation de l'objet, de l'accessoire, il se prolonge dans l'espace et augmente le potentiel scénique de celui-ci;
- par sa recherche de précision, de maîtrise, de virtuosité, il se surpasse.
- dès la première rencontre (après une première lecture), je commence à ébaucher une première mise en place brute, avec une découpe rapide du personnage pour en arriver rapidement, dans le premier tiers des répétitions, à un premier enchaînement complet qui donnera une idée générale de l'énergie demandée et de l'utilisation faite de la scène et de ces composantes;
- les répétitions reprennent du début, scène par scène, avec en tête l'ensemble général de la mise en scène, pour préciser, ajuster, refaire, peaufiner, corriger le rythme, etc. jusqu'à faire un autre enchaînement complet pour cibler les passages qui traînent encore;
- le processus est alors repris, avec une concentration sur les scènes qui demandent d'autres efforts;
- puis vient la série d'enchaînements (il y en aura quatre, six, huit... selon le temps restant) qui précède les générales et la première représentation.
lundi 12 avril 2021
Visée existentielle du théâtre
dimanche 11 avril 2021
Les choses ont-elles vraiment changé?
En février 1960, Chicoutimi reçoit, à l'Auditorium Beauchamp (qui était situé - existe-t-il encore? - à l'hôpital) le Théâtre du Vieux Colombier (de Paris, créé par Jacques Copeau en 1913) qui y présente alors Le Misanthrope de Molière, dans une mise en scène contemporaine alignant une distribution de vedettes de qualité.
Bien sûr, tout Chicoutimi (et la région) s'y presse. Le Progrès du Saguenay du 13 février 1960 en fait un long compte-rendu sous la plume de Magella Soucy (ici, en page 7).
Mais ce qui m'intéresse le plus, ce sont les encadrés qui parsèment le texte et surtout celui-ci... et plus encore sa conclusion:
Les choses ont-elles changé depuis?
En lisant ce petit encadré, je me suis rappelé ce texte que j'ai commis il y a quelques années (le 16 janvier 2015, pour être plus précis), À l'ombre du vedettariat.
Au théâtre, cette semaine! [Du 11 au 16 avril 2021]
Je manque un peu de constance dans la tenue d'un calendrier théâtral hebdomadaire... en fait, depuis la reprise des activités après l'arrêt de novembre, je l'ai tout simplement oublié.
Mais le voici de retour... encore!
samedi 10 avril 2021
«Le Roi des oubliettes» aux oubliettes!
Au détour d'une soirée de vagabondage sur le site de BaNQ, dans les journaux d'époque, je suis tombé sur cette réclame d'un spectacle publiée le 27 mai 1909 dans le Progrès du Saguenay:
Le descriptif de la pièce était assez accrocheur (et détaillé!) pour que je m'intéresse à celle-ci. L'auteur en est le Père Camille, du moins si je me fie à cette couverture (de la seizième édition, paru en 1912):
mercredi 7 avril 2021
Scandale anonyme
Le Courrier de Saint-Hyacinthe du 23 décembre 1886 publie ce beau petit encadré, suite au passage d'une troupe dans la cité:
mardi 6 avril 2021
Un organe de censure tentaculaire
lundi 5 avril 2021
Quand Mutt et Jeff scandalisent...
La tradition théâtrale au Québec a pour racine, bien entendu, celle de la France (le classicisme, le drame et le mélodrame) mais aussi, pour une part non négligeable, de celle des États-Unis.
Car de fait, au milieu du XIXe siècle, Montréal est rapidement intégré aux grands circuits des tournées américaines et donnera le coup d'envoi à l'incontournable vague du burlesque qui déferlera et qui trouvera, chez-nous, un terreau fertile pour se développer.
Cabotinages, cabrioles, sketchs, comiques de situations, stand-up, etc. Le genre sera fort apprécié par la population qui, même s'il ne comprend pas la langue, se ruera dans les salles pour passer un bon moment... au grand dam de plusieurs, comme ce chroniqueur du journal Le Franc Parleur, le 5 février 1916, qui s'étouffe de rage devant le succès d'un spectacle de Mutt et Jeff:
dimanche 4 avril 2021
Quand même la Passion est refusée si elle est au théâtre...
Aujourd'hui, c'est Pâques. Bien que j'aie déjà publié un billet ce matin sur le nô, en voici un autre de circonstances.
Il s'agit d'une lettre pastorale de sa Grandeur, l'Archevêque de Montréal, Paul Bruchési. Ici, il s'élève (et, bien en verve, il s'est élevé de très nombreuses fois, comme en font preuve ces publications), contre un groupe qui souhaite représenter sur un théâtre, à l'approche de Pâques, la Passion du Christ. Inutile de dire que ça ne passe pas!
Donc, le 3 mars 1921, il fait paraître ceci, notamment dans Le Devoir:
La naissance du nô
samedi 3 avril 2021
Du Grand Guignol en théâtre-web - À la recherche d'efficacité
Nous poursuivons toujours les répétitions dans le cours de Création théâtrale, à l'UQAC, où, je le rappelle (et ici, ici, ici), nous travaillons à la mise en place d'une plateforme de diffusion d'une représentation en direct de Grand Guignol: Le Système du Dr. Goudron et du Pr. Plume d'André de Lorde. L'interprétation et la mise en scène doivent se conjuguer avec un important élément: le cadrage subjectif.
Pendant ce temps, l'espace est confié à Sophie Châteauvert. La partie du théâtre que nous utilisons se transforme peu à peu en plateau de tournage.
Ici aussi, plusieurs enjeux se posent dans ce grand espace. D'une part, il faut qu'il soit esthétique. Avec un souci de la précision étant donné qu'avec les déplacements des comédiens et de leurs caméras, tous les angles et les points de vue doivent être réfléchis. Il faut ensuite que le tout soit dynamique et permettent différents jeux de scène.
Et sur ce plateau - Grand Guignol oblige! - nous mettons à l'épreuve bien des éléments du mobilier et des accessoires! Pour preuve, nous en sommes à notre troisième table... C'est un genre qui demande un fort engagement sur le mode de l'impulsivité, de la cruauté, de la folie. Comment rendre tout cela crédible ou efficace? Que de coups reçus, d'accidents, de bris, d'entailles ponctuent les répétitions!
Dans les prochains jours, ce sera au tour de la technique (sons, lumières, projections) d'entrer en scène pour créer l'atmosphère nécessaire.
Sinon, cette semaine, nous avons pu avoir un premier aperçu de la plateforme. Les tests (d'ailleurs, fort étrange de se dire que l'équipe de programmation qui était avec nous était dispersée entre Montréal et Toronto!) se sont montrés fort convaincants, même s'il s'agissait plus de vérifier le synchronisme des caméras, des micros:
























