- concevoir l'interface (ou plutôt l'esthétique) de la plateforme pour qu'elle soit conviviale, invitante, tout en étant sobre pour ne pas interférer sur les six points de vue simultanés;
- corriger les positionnements des cellulaires des interprètes dans le costume afin d'avoir des prises de vues intéressantes... qui ne coupent pas les têtes (le défi étant que les étudiants doivent agir en conséquence d'une caméra dont ils n'ont pas le résultat);
- paramétrer tous les appareils pour que l'atmosphère créée notamment par la lumière ne soit pas gâchée par des ajustements automatiques qui rendent l'image trop clair et flou pour compenser la faible intensité de l'éclairage;
- revoir certains points de vues... parce qu'il se peut qu'on en échappe en diffractant la mise en scène en six;
- répéter, et répéter, et répéter pour approfondir le jeu;
- et bien sûr - et ce n'est pas notre partie - régler les problèmes techniques de la plateforme pour qu'aucun pépin ne survienne en représentation.
jeudi 15 avril 2021
Du Grand Guignol en théâtre web - À la recherche de la fluidité
mercredi 14 avril 2021
Une histoire de perruque
mardi 13 avril 2021
Ce que je comprends des principes meyerholdiens ou comment je les applique
- le mot, la phrase, la sonorité;
- le rythme sur lequel s'élaborera la dynamique des personnages;
- les silences et les envolées;
- les points et les contrepoints... de même que les ruptures;
- le volume et le débit vocal.
- par sa posture, sa tenue, il donne un corps, une forme au personnage qu'il moule sur lui-même;
- par son déploiement dans l'espace, il est élément rythmique qu'il est possible de moduler à l'infini;
- par son geste et son mouvement, il précède la réplique dans une variation dynamique qui l'accentue;
- par son utilisation de l'objet, de l'accessoire, il se prolonge dans l'espace et augmente le potentiel scénique de celui-ci;
- par sa recherche de précision, de maîtrise, de virtuosité, il se surpasse.
- dès la première rencontre (après une première lecture), je commence à ébaucher une première mise en place brute, avec une découpe rapide du personnage pour en arriver rapidement, dans le premier tiers des répétitions, à un premier enchaînement complet qui donnera une idée générale de l'énergie demandée et de l'utilisation faite de la scène et de ces composantes;
- les répétitions reprennent du début, scène par scène, avec en tête l'ensemble général de la mise en scène, pour préciser, ajuster, refaire, peaufiner, corriger le rythme, etc. jusqu'à faire un autre enchaînement complet pour cibler les passages qui traînent encore;
- le processus est alors repris, avec une concentration sur les scènes qui demandent d'autres efforts;
- puis vient la série d'enchaînements (il y en aura quatre, six, huit... selon le temps restant) qui précède les générales et la première représentation.
lundi 12 avril 2021
Visée existentielle du théâtre
dimanche 11 avril 2021
Les choses ont-elles vraiment changé?
En février 1960, Chicoutimi reçoit, à l'Auditorium Beauchamp (qui était situé - existe-t-il encore? - à l'hôpital) le Théâtre du Vieux Colombier (de Paris, créé par Jacques Copeau en 1913) qui y présente alors Le Misanthrope de Molière, dans une mise en scène contemporaine alignant une distribution de vedettes de qualité.
Bien sûr, tout Chicoutimi (et la région) s'y presse. Le Progrès du Saguenay du 13 février 1960 en fait un long compte-rendu sous la plume de Magella Soucy (ici, en page 7).
Mais ce qui m'intéresse le plus, ce sont les encadrés qui parsèment le texte et surtout celui-ci... et plus encore sa conclusion:
Les choses ont-elles changé depuis?
En lisant ce petit encadré, je me suis rappelé ce texte que j'ai commis il y a quelques années (le 16 janvier 2015, pour être plus précis), À l'ombre du vedettariat.
Au théâtre, cette semaine! [Du 11 au 16 avril 2021]
Je manque un peu de constance dans la tenue d'un calendrier théâtral hebdomadaire... en fait, depuis la reprise des activités après l'arrêt de novembre, je l'ai tout simplement oublié.
Mais le voici de retour... encore!
samedi 10 avril 2021
«Le Roi des oubliettes» aux oubliettes!
Au détour d'une soirée de vagabondage sur le site de BaNQ, dans les journaux d'époque, je suis tombé sur cette réclame d'un spectacle publiée le 27 mai 1909 dans le Progrès du Saguenay:
Le descriptif de la pièce était assez accrocheur (et détaillé!) pour que je m'intéresse à celle-ci. L'auteur en est le Père Camille, du moins si je me fie à cette couverture (de la seizième édition, paru en 1912):
mercredi 7 avril 2021
Scandale anonyme
Le Courrier de Saint-Hyacinthe du 23 décembre 1886 publie ce beau petit encadré, suite au passage d'une troupe dans la cité:
mardi 6 avril 2021
Un organe de censure tentaculaire
lundi 5 avril 2021
Quand Mutt et Jeff scandalisent...
La tradition théâtrale au Québec a pour racine, bien entendu, celle de la France (le classicisme, le drame et le mélodrame) mais aussi, pour une part non négligeable, de celle des États-Unis.
Car de fait, au milieu du XIXe siècle, Montréal est rapidement intégré aux grands circuits des tournées américaines et donnera le coup d'envoi à l'incontournable vague du burlesque qui déferlera et qui trouvera, chez-nous, un terreau fertile pour se développer.
Cabotinages, cabrioles, sketchs, comiques de situations, stand-up, etc. Le genre sera fort apprécié par la population qui, même s'il ne comprend pas la langue, se ruera dans les salles pour passer un bon moment... au grand dam de plusieurs, comme ce chroniqueur du journal Le Franc Parleur, le 5 février 1916, qui s'étouffe de rage devant le succès d'un spectacle de Mutt et Jeff:
dimanche 4 avril 2021
Quand même la Passion est refusée si elle est au théâtre...
Aujourd'hui, c'est Pâques. Bien que j'aie déjà publié un billet ce matin sur le nô, en voici un autre de circonstances.
Il s'agit d'une lettre pastorale de sa Grandeur, l'Archevêque de Montréal, Paul Bruchési. Ici, il s'élève (et, bien en verve, il s'est élevé de très nombreuses fois, comme en font preuve ces publications), contre un groupe qui souhaite représenter sur un théâtre, à l'approche de Pâques, la Passion du Christ. Inutile de dire que ça ne passe pas!
Donc, le 3 mars 1921, il fait paraître ceci, notamment dans Le Devoir:
La naissance du nô



























