jeudi 18 septembre 2008

Attention... dérapages!



Ce matin, j'ai écrit sur la liberté de créer et son engagement économique... pour affirmer que les créateurs savaient ce qu'ils faisaient, ce que ça impliquait de travail et que l'argent ne tombait pas du ciel mais était attribué selon des critères précis. Que bref, le tollé anti-culture qui s'élève est biaisé et mal interprété...

Pour preuve, j'ai donné en exemple les commentaires reçus sur le blogue de Richard Martineau. Sébastien Bouchard, artisan du SarCabaret y a inscrit son opinion (dans les derniers...) et se fait littéralement ramassé... jusqu'à recevoir des insultes sur le blogue du Théâtre de la Sarbacane.

Attention aux dérapages... Le débat se teinte soudainement d'une subjectivité malsaine, de mauvaise foi et les ponts sont foutument coupés entre le public et son milieu culturel. Des deux côtés, les couteaux volent bas...

La succession des commentaires sur le blogue cité plus haut donne froid dans le dos... autant pour les pro- que les anti-artistes...

Il faut un débat intelligent. Calme. Posé. Les perceptions sont faussées de partout avec la personnalisation de la problématique, les plaintes des uns et la fermeture des autres... Les compressions peuvent se justifier (si elles sortent de l'obscurantisme... ce qui n'est malheureusement pas le cas!) et les subventions ne sont pas une façon de se faire entretenir, obligation de résultats et justifications sont à la ligne...

Voici un extrait du rapport publié par le Conference Board of Canada en août dernier:

Le rapport Valoriser notre culture : mesurer et comprendre l'économie créative du Canada présente le secteur culturel comme une pierre angulaire de l'économie créative.

Les industries artistique et culturelle jouent un rôle crucial, celui d'attirer des personnes, des entreprises et des investissements, et de faire connaître le Canada comme un pays dynamique et stimulant où il fait bon vivre et travailler.

Le Conference Board estime que l'empreinte économique du secteur culturel canadien s'élevait à 84,6 milliards de dollars en 2007, soit 7,4 p. 100 du PIB réel total du pays, en tenant compte des contributions directes, indirectes et induites. Plus de 1,1 million d'emplois étaient attribuables au secteur culturel en 2007.

Pour la suite, allez sur ce site.

Comment en sommes-nous venus là? Battons-nous pour les bonnes choses!

mercredi 17 septembre 2008

Le pouvoir de création rime-t-il avec liberté?

Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, 1830
Huile sur toile 260 cm x 325 cm

Les coupures fédérales - et les récriminations des artistes et artisans sur la place publique - sont la source d'une vague d'opinion assez généralisée venant de la population: les artistes sont des enfants gâtés qui se permettent des voyages sur le bras des contribuables, qui gaspillent l'argent public pour des oeuvres qui ne sont ni compréhensibles, ni accessibles, ni jolies, qui n'ont qu'à faire comme tout le monde et travailler. Du moins, c'est ce qu'on peut lire ad nauseam dans sur les blogues journalistiques (voir celui-ci du Quotidien), dans les lettres ouvertes et les billets d'opinions (voir celui de Richard Martineau).

C'est assez désolant... et c'est nier aussi un fait indéniable: les montants accordés à chaque artiste et organisme ne sont pas dû au hasard - et encore moins sont-ils une manne tombée du ciel! Ils sont étudiés, validés par un jury de pairs. C'est un processus long (qui, de la demande de subvention à la réponse, peut s'étaler sur plusieurs mois) et complexe (pour la dite demande de subvention même) qui s'appuie sur une démarche artistique soutenue, un projet cohérent et original, des objectifs précis, un montage financier sans faille, un nom et, oui, un barème de statistiques parfois contraignantes (parlez-en aux Têtes Heureuses pour qui se dernier point fut un écueil imparable au cours de leur dernière évaluation!).

Les artistes et organismes deviennent, en quelques sortes, une micro-entreprise qui, bien que subventionnée (parfois!) par les gouvernements, n'en demeure pas moins une structure encadrée (et transparente) par un projet déjà fixé à l'avance, qui fournit de l'emploi à des concepteurs, des techniciens, des comédiens, des diffuseurs, etc. L'argent reçu n'est pas un cadeau, mais bien un outil de création... et participe à l'économie de marché. Outil qui souvent, malheureusement, entrave pourtant le travail:

La société a changé. Elle a profondément modifié son système de fonctionnement en s'appuyant sur la seule économie de marché comme référent. Avoir le pouvoir artistique impose désormais des exigences de bonne gouvernance, donc de gestion financière, ainsi qu'une justification de l'utilisation des fonds alloués. Ce qui est tout à fait normal, mais l'économie de marché attend d'autres résultats que ceux non-quantifiables, de l'éducation des populations, de l'avancée de la pensée, du plaisir de côtoyer une oeuvre d'art. Elle préfère s'atteler à soutenir les loisirs rémunérateurs, calculer la quantité de personnes touchées, et elle s'appuie sur des critères commerciaux de marketing et d'images dont les gens de culture sont bien loin.
(François Campana, Pouvoir de création ou pouvoir de production)

Le pouvoir de création que revendique les artistes et les organismes subventionnés n'est pas carte blanche... C'est une liberté qui se gagne et qui se mérite...

En retard... empêtré dans mes fils!


Bon... je suis en retard, je sais... je n'ai pas encore enfilé les parfaits habits du festivalier amoureux de la puppet! Ils sont sur mon lit et attendent... Mon horaire ne me l'a pas encore permis (ni l'argent... mais ça, c'est une autre histoire!), mais je compte bien me reprendre dans les jours qui suivent! Si vous voyez de bons trucs, faites-le moi savoir!

Un comédien errant... ?

Claude Gillot (1673-1722)
Quatre études de costumes de la Commedia dell'arte
avec une esquisse du troisième
Plume et encre noire, lavis - 15,2 x 20,1 cm
Genève, collection Jean Bonna

Glané dans Arts du spectacle, métiers et industries culturelles, essai publié sous la direction conjointe de Laurent Creton, Michael Palmer et Jean-Pierre Sarrazac, aux Presses Sorbonnes Nouvelles en 2005.

L'extrait qui suit concerne nommément les comédiens/interprètes... mais peut fort bien s'adapter à tous les artisans "indépendants" de la scène: Dans le monde du spectacle, l'absence d'intégration de l'immense majorité des artistes interprètes dans des organisations stables conduit à s'interroger sur les mécanismes régulateurs d'un système de production artistique structuré par des interdépendances éphémères. Si, pour les comédies qui, au gré des engagements, contractent avec de multiples employeurs, l'activité ne se situe en effet pas au sein d'une unique forme, elle ne s'apparente pas non plus à des tribulations errantes sur un marché atomisé de transactions anonymes et non-répétées, mais à l'intersection des deux: les comédiens qui réussissent sont des bâtisseurs de réseaux professionnels qui accumulent les engagements en gérant la multiplicité de leurs liens avec les metteurs en scène et les professionnels.
(Pierre-Michel Menger, p.103)

mardi 16 septembre 2008

L'actualisation des classiques...

Actualiser un classique... Donner une résonnance contemporaine à un texte daté...

C'est, en quelques sortes, ce que les Têtes Heureuses feront de La Cerisaie de Tcheckov (à un niveau moindre...).

Ce ne sera rien, pourtant, comparé au parti pris radical de la Schaübhune de Berlin (LE lieu mondial du théâtre contemporain, du postdramatique) sous la direction éclatée de la sensation européenne, Thomas Ostermeier, pour cette mise en scène du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare:

Thomas Ostermeier © Linus Lintner / TIP Billdarchiv

lundi 15 septembre 2008

Les Ateliers du 100 Masques

Les Ateliers du Théâtre 100 Masques débutent ce soir... deux groupes Éveil (entre 8 et 12 ans), composés de 8 et 10 participants, travailleront le personnage et l'écoute, à partir de deux extraits des Fridolinades de Gratien Gélinas, véritables petites fresques quotidiennes qui renferment beaucoup de matière pour remplir les objectifs: Le magasin général et Les bingomanes...

Mercredi, ce sera au tour du groupe Élite (les 18 ans et plus) de commencer un entraînement d'acteur (voix, expression corporelle et travail dramaturgique).

Pendant ce temps, le restant d'Ike frappent à nos porte, l'automne s'installe et je me perds dans un mucus cervical...

dimanche 14 septembre 2008

D'après Courteline [Journal d'une mise en scène]

Le Théâtre Mine de Rien, la troupe de théâtre amateur de l'UQAC, entame sa troisième production, après La Cantatrice Chauve de Ionesco (2006) et Cinémassacre de Vian (2007). Encore une fois cette année (en fait, depuis la fondation de cette troupe), j'agirai à titre de metteur en scène et directeur artistique.


Donc, après l'absurde, retour au mode vaudevillesque, avec un travail à partir de la pièce de Courteline, Les Boulingrin (vu la composition de la distribution, la pièce demande à être ajustée).

Courteline... mon écrivain favori... mon répertoire de prédilection... L'auteur d'innombrables pièces en un acte - véritables petits morceaux dépeignant la bêtise humaine -, l'observateur caustique de la méchanceté et des ridicules humains qui n'écrit que des oeuvres brèves car il affirme être dépourvu de talent. (M. Corvin)

Le texte matriciel a été choisi pour son côté grand-guignolesque (divertissements basés sur un spectacle d'horreurs macabres et sanguinolentes, sur une multitude d'effets spectaculaires) tout autant que pour sa qualité de pièce bien faite qui crée dès lors une mécanique textuelle appuyée: si elle va au-devant des spectateurs par ses procédures insistantes d'étroites RATIONALITÉ (tout doit s'expliquer et s'expliciter au Boulevard), de PROGRESSIVITÉ (le conflit linéaire une fois posé en termes nets et simples est emporté dans un mouvement régulier ou accéléré mais toujours perceptible et qui achemine les personnages vers une fin imparable), de CLARTÉ (les personnages sont des types aux traits marqués sinon génériques qui permettent immédiatement de savoir «à qui on a affaire»). Le tout est surindiqué à coup de redondance et de procédés rhétoriques (gradation et concentration des effets, antithèses et hyperboles). Le «clou» résidant dans la (ou les) scène(s) à faire, sorte de climax de la tension dramatique ou de l'explosion comique. (M. Corvin, Dictionnaire encyclopédique du théâtre)

Bien que le vaudeville (et tout le théâtre de boulevard) est réputé pour être difficile à jouer vu sa mécanique forte, son rythme et son style, je crois profondément, pour tous ceux qui s'initient à l'art dramatique, en sa qualité de démonstrateur de ce qu'est le théâtre, ce qu'est un texte, ce qu'est une mise en scène... Sans compter qu'il est drôle, concis, et souvent très court!

La semaine théâtrale... 5

La semaine qui débute aujourd'hui sera profondément marquée par la 10ième édition du Festival International des Arts de la Marionnettes (événement organisé par ManiGanses), sous la direction artistique d'Éric Chalifour. En fait, le Festival commence le 16 pour se terminer le 21 septembre.

Lyrisme et marionnette... La thématique de cette 10ième biennale fera voyager les festivaliers à travers une programmation officielle de 16 spectacles, construite à l'image d'une partition musicale, avec ses harmonies, ses envolées, ses couleurs. (Dépliant de présentation)

Parmi ces spectacles, ne manquez pas les présentations du projet Transity (Kiwi et I Testimoni), impliquant un collectif saguenéen composé de Guylaine Rivard, Dany Lefrançois (qui présente également son nouveau spectacle, Le Grand Oeuvre) et Sara Moisan et un collectif italien...

Pour la programmation complète, cliquez sur l'icône de ManiGanses dans la colonne de gauche... ou visitez leur site internet.

Bonne Semaine!

samedi 13 septembre 2008

Ombres en scène


Petit samedi matin... Comme à l'époque de la prime enfance, voici un magnifique petit dessin animé pour débuter la journée:

vendredi 12 septembre 2008

Quand le cabaret fait du sarcasme...


Un cabaret populaire...

Il y avait foule à la Salle Marguerite-Tellier pour cette première représentation. Les rires fusaient de partout. Les réactions étaient spontanées. Et le public en redemandait. Faut dire que les comédiens sont très bons, drôles, et partagent une chimie que peu de distributions ont. Leurs numéros (particulièrement les chansons!) prouvent une belle imagination collective.

On y passe réellement une très agréable soirée!

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Mais la présence du spectateur à ce spectacle est requise dans un but précis et annoncé dès le départ: être cobaye, commenter... Wouhou!

Suite à la première représentation du Sarcabaret à laquelle j'assistai, je me posai donc quelques questions... après tout, dans le programme, il est spécifié que [ce que nous avons vu, ce n'est pas un spectacle. Appelons cela plutôt une mise à l'épreuve de leur recherche].

La formule cabaret...

Le contenant de présentation, si je puis m'exprimer de la sorte, est le cabaret... formule idéalisée depuis toujours par ce collectif, teintée de la vision Broadway, du music-hall.

Le résultat, quoique bien présenté, demeure très collé à cette forme, avec le Emcee extravagant, le ton, la musique, l'esthétique des costumes. Trop? Peut-être. À trop utiliser une forme convenue, ça atténue la personnalisation. Trouver leur propre forme serait encore plus convaincant...

Par ailleurs, le music-hall substitue, au théâtre traditionnel, la scène en liberté où dominent l'imprévu et l'improvisation, éléments vitalisant le spectacle (Giovanni Lista), ce qui doit provoquer des échanges constant avec le public. Dans le Sarcabaret, ce point manque encore beaucoup. Le côté appris, construit des textes et de l'interprétation, contraignent un peu l'atmosphère à une réception conventionnelle du spectateur... La spontanéité dans l'échange salle-scène, la mise en éveil des comédiens prêts à tout recevoir et tout utiliser (à l'instar de l'utilisation de la sirène d'alarme déclenchée à côté par Jérémie Desbiens et les fous rires occasionnés tant sur scène que dans la salle), bref l'inconnu, donneraient, à mon avis beaucoup plus de force et de piquant à ce spectacle.

Quant à l'esthétique... Outre les (beaux) costumes (un tantinet liza-minellien... en référence au film de Bob Fosse), le reste laisse un peu à désirer. Bien sûr, la salle impose d'innombrables contraintes... n'empêche qu'il revient au théâtre de justement théâtraliser, donner un peu plus de clinquant, de lumière, d'intérêt dans l'accessoire (d'autant plus qu'il n'y a que deux chaises), afin de rehausser la qualité de l'image scénique, de l'ambiance. Bien entendu, c'est un laboratoire. Mais toute présentation publique mérite d'être un peu plus soignée. Le bar à l'arrière - avec la lampe, l'écran au-dessus et son installation - est plus intéressant, visuellement parlant, que la scène elle-même!

Oui, c'est un détail... mais ô combien essentiel de l'art scénique...

Le sarcasme*...

Le sarcasme (du grec ancien σαρκασμός "sarkasmos") désigne une moquerie ironique, une raillerie tournant en dérision une personne ou une situation. Il est mordant, souvent même amer et blessant. Il peut être considéré comme une forme d'ironie piquante ou belliqueuse. Tandis que le cynisme relève d'une bravade contre les valeurs, les convenances et les principes de la société, le sarcasme est plutot une réaction à une situation plus piquante et amère. Il se rapproche de l'humour noir, mais est plus acerbe là où l'humour noir cherche plutot à faire rire. Le sarcasme n'est généralement pas considéré comme une forme d'humour. (Wikipédia)

Ici, une question de fond: pourquoi le sarcasme? Quelle est sa justification? Et toujours l'autre réflexion: est-ce du sarcasme? Admettons que oui... bien que je penche personnellement plus du côté de l'humour noir... particulièrement quand il se confond avec l'obscénité, la vulgarité. Il pourrait, devrait (et probablement, est-ce le cas...) être le moteur scénique de ce spectacle. Mais encore là, pourquoi? Provoquer?

Rien dans le Sarcabaret (peut-être l'ouverture... mais ce n'est pas clair) nous explique pourquoi le sarcasme fut mis au coeur de ce projet. Son rôle. Sa présence. Le sarcasme n'est pas contextualisé (par rapport aux objectifs initiaux). Il ne crée pas de ligne directrice. Il ne donne pas assez, à mon avis, d'assises solides aux différents numéros qui se succèdent.

Il demeure malheureusement trop souvent un effet, une gratuité, au lieu d'être une mécanique.

Le contenu...

Si le sarcasme n'atteint pas nécessairement son but, le Sarcabaret pourrait avoir, en quelques sortes, une ligne éditoriale. En d'autres termes, il pourrait, sans y avoir une thématique précise, fonctionner à partir d'une vision de la société, d'un questionnement, etc. Et de le marquer clairement! Présentement, les numéros (parfois un peu longs), s'éparpillent en tout sens, s'étirent et se perdent un peu pour tenter de raccrocher l'actualité en leur sein.

À ce propos, la facilité n'est parfois pas évitée... de même que le côté convenu ou déja vu de certaines répliques, de certains numéros. Je pense particulièrement ici au discours sur le «comédien en région»... sujet qui était au centre d'En attendant le dégât d'eau du Théâtre du Faux Coffre...

D'autres parts, les interventions du Emcee, ses blagues, jeux de mots et autres jeux de l'esprit sont appuyés avec un peu trop de force. Il faut faire un peu plus confiance au spectateur, à sa compréhension.

Enfin, la musique demanderait une meilleure balance de son...

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Voilà. Le Sarcabaret a vraiment beaucoup de potentiel... et cette mise à l'épreuve ne peut qu'être bénéfique pour lui. Bravo encore à toute l'équipe!

*Comme référence au sarcasme/provocation, deux oeuvres me semblent intéressantes: Outrage au public de Peter Handke, pour le ton, le style, la forme... et l'intégral de RBO... pour la systématisation de la méchanceté, du «sarcasme».

mercredi 10 septembre 2008

En général...

Ce soir, le Théâtre de la Sarbacane tiendra, pour la première fois de sa très courte existence, une générale (pour le Sarcabaret)...

La soirée du test ultime... avant le risque conscient et total que sont les représentations publiques...

Alfred Jarry

Alfred Jarry, ce précurseur du théâtre contemporain, ce féroce auteur d'Ubu-Roi, cet avant-gardiste de la pensée théâtrale, disait ceci à propos de ces fébriles soirées (dans Réponses à un questionnaire sur l'art dramatique): Les répétitions générales ont cet avantage d'être un théâtre gratuit pour quelques artistes et les amis de l'auteur, où pour une soirée on soit presque expurgé de mufles.

Non... je ne veux pas être invité...

Mais il est vrai que c'est la seule soirée où tous ceux qui sont dans la salle ont été conviés personnellement...

Merde à vous...

mardi 9 septembre 2008

Chien qui aboie


Pour tous les comédiens qui, enfermés dans les loges, tentent vainement de gérer le stress et la fébrilité (panique) de celui qui entre en scène... sachez que l'être qui passe pour augmenter la pression au rythme inéluctable des stand-by se nomme aboyeur : Jusqu'à l'installation de l'interphone (quand les théâtres sont bien équipés!), c'est le régisseur chargé de faire la navette entre les coulisses et les loges des acteurs pour leur annoncer les différents moments du spectacle afin qu'ils ne manquent pas leur entrée en scène (et encore...). L'image sonore d'aboyeur correspond à sa manière ed faire le compte à rebours: vingt minutes, quinze minutes... Cinq minutes! En scène!