samedi 11 décembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Quelques commentaires à chaud!

La dernière représentation de Boules stock! vient de se conclure avec beaucoup de succès. En tout, ce seront quelque 200 spectateurs qui y auront assister... Une légère augmentation par rapport aux assistances des années antérieures.

Le plus étrange, c'est que de ces 200 spectateurs, nous n'avons reçu que fort peu de commentaires, peu d'échanges... étant donné le contexte où notre public restait assis dans la salle, attendant Les lectures de Diogène qui prenait le relais.

Cette représentation de ce soir -dernière oblige!- a été marqué par le plaisir manifeste des comédiens et leur aisance. C'est à partir de cette représentation qu'aurait dû se poursuivre d'autres présentations. Malheureusement, ce sera partie remise.

Les numéros se sont enchaînés dans la gaieté. Les rires ont fusé régulièrement. Le contact s'est établi. Les cinq comédiens -Marilyne Renaud, Mélanie Potvin, Patrick Simard (le pauvre qui a dû se taper, en trois jours, 18 changements de costumes rapides!), Pierre Tremblay et Louison Renaud- ont pu démontrer leur savoir-faire. Voilà ce que j'appelle une belle représentation.

Maintenant c'est fini. Les décorations de Noël reprennent la direction du costumier (décidément, nous restons collés avec la tradition des magasins à grande surface!). L'an nouveau peut arriver.

Y aura-t-il un nouveau spectacle l'an prochain? Seul l'avenir nous le dira...


Boules en stock! [Carnet de notes...]


Retour sur la seconde représentation.

Peut-être plus assurée que la première... mais la barre que je me suis intérieurement fixée est beaucoup plus haute encore! Intransigeance de metteur en scène? Lubie de l'artiste angoissé? Peut-être. N'empêche que je voudrais tant et tant que tout se passe à merveille et qu'opère la magie (bon, je peux pratiquement parler en général) que je me fais extrêmement dur et critique envers les comédiens qui font pourtant du bon boulot.

Donc... hier soir, moins d'erreur, moins de cafouillages, plus de précision... Il semble toutefois manquer, à ce spectacle, un ingrédient essentiel: le plaisir de la complicité avec le public... une relation franche et directe. Boules en stock! fonctionne encore trop à mon goût en quasi vase clos... Il y a la scène, il y a la salle... la jonction entre les deux -sur laquelle devrait se construire ce spectacle- fait parfois défaut au gré des numéros... Rien de catastrophique. Heureusement... et après tout, ce n'est pas grave, joyeux Noël!

Faut dire, à la décharge de mes obsessions, que dès le départ, la représentation d'hier partait mal alors qu'à l'entrée même des spectateurs il me fallait courir pour trouver un élastique et des ciseaux pour réparer un morceau d'accessoire, sacrer intérieurement après la cafetière (!) servant à faire bouillir l'eau pour le chocolat chaud rendait l'âme...


vendredi 10 décembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes...]


Ça y est, c'est parti pour la production de Noël 2010 du Théâtre 100 Masques, Boules en stock!

Une petite salle pleine et beaucoup de nervosité sur scène. Cette nervosité qui a fait tourner carré certains numéros, qui a fragilisé des textes déjà précaires, qui a faussé le rythme et le ton de quelques chansons. La fébrilité de la première peut être magique mais peut aussi -et à mon avis ce fut le cas hier soir- avoir des répercussions négatives sur l'ensemble de la représentation.

Malgré tout, le travail se fait bien... et encore une fois, maintenant que la glace est cassée, il faut revenir avec la rigueur et analysé ce qui n'a pas marché (trouver le pourquoi et le comment améliorer...). Le contact avec le public demande nécessairement des ajustements.

Des introductions se perdent dans les détails futiles. Les enchaînements sont comme des engrenages dans lesquels tombent quelques grains de sable... Les rires -pourtant objet de la quête de ce type de spectacle- brise l'élan des comédiens qui en perdent leur concentration. Ceux-ci se sont laissés porter par la vague de ce public -subissant du coup les aléas des longueurs ressenties, des silences, des attentes manifestes,- alors qu'ils devraient avoir assez de contrôle pour tenir fermement le public dans leur jeu.

Je l'ai dit et le répète, cette production de Noël (bénéfice pour le fonctionnement de la compagnie et activité de fin de saison) n'a, de but artistique, que l'exercice de style sur l'humour... tant pour le metteur en scène que pour l'interprète.



mercredi 8 décembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes...]


À quelques heures de la générale, je dois admettre que je suis assez satisfait de cette petite production, avec ses forces et ses faiblesses.

5 comédiens. 12 personnages. 10 numéros. 1 heure de spectacle (enfin... 55 minutes encore hier soir...).

Il semble que ce quatrième Noël sera plus rythmé que les autres années. Les transitions sont plus fluides, peut-être dû au fait que le côté succession des numéros est beaucoup plus assumé. Les personnages et les textes se consolident (bien que les deux peuvent encore faire place à l'amélioration). Un va-et-vient entre l'ironique et le moqueur, entre le salace et le naïf, entre les aubaines de fin d'année, le conte, les farces usées, les cantiques et les monologues.

Esthétiquement parlant, cette production se promène entre le costume enfantin (les Mères-Noël) et les costumes trashs (notamment celui de la boule de Noël!)...

Il reste pourtant encore beaucoup de boulot à abattre d'ici la première de demain!

lundi 6 décembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Hier, nous nous sommes astreints à un exercice essentiel: un filage de tout le spectacle... Primo, pour s'assurer de la fluidité de l'enchaînement des numéros; secundo, pour constater la durée de ceux-ci; tertio, pour voir à fignoler les transitions et les accessoires.

À mon sens, ce quatrième Noël du 100 Masques est peut-être le plus drôle... et ce, tout au cours de ses 55 minutes.

Bon. Il manque encore cependant de bons petits ingrédients... comme la folie des personnages (apportée beaucoup, malheureusement, par la seule présence du public), l'interaction et la vivacité entre eux (difficile à atteindre par moment... Manque d'écoute? d'assurance? de direction?), l'aisance de se promener sur ce canevas...

Ils auront au moins le plaisir de jouer devant trois salles pleines!

dimanche 5 décembre 2010

Au théâtre, cette semaine! (du 5 au 11 décembre 2010)


Aujourd'hui - 5 décembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 14h

DERNIÈRE CHANCE! Dernière représentation de Le déclin des soleils de glace de Vicky Côté, du Théâtre À Bout Portant.

À partir de jeudi - à partir du 9 décembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi)

Les Amis de Chiffon donnent une série de représentations scolaires (jusqu'au 17) de Carton rouge sur carré vert. Ce sera l'occasion également (les 11 et 12 décembre, 14h) de tenir la campagne de financement (100$ pour un enfant et un adulte, avec tirages, cadeaux et surprise... en collaboration spéciale avec l'Impact de Montréal).

Vendredi - 10 décembre 2010
Bar UQAC (Chicoutimi), 12h et 20h

Le troupe de théâtre Mine de rien (troupe amateure de l'UQAC pour les étudiants hors du programme en théâtre) présente des extraits du Cabaret Neiges Noires de Dominique Champagne, dans une mise en scène d'Erika Brisson.

Jeudi à samedi - 9 au 11 décembre 2010
Salle Marguerite-Tellier (Chicoutimi), 19h et 20h

Le Théâtre 100 Masques présente son 4ième spectacle de Noël, Boules en stock! alors qu'à 20h, le Théâtre du Faux Coffre redonne le premier des quatres solos des Clowns noirs, Les lectures de Diogène. Pour réserver (et c'est nécessaire parce qu'il ne reste de la place, pour l'instant, que le vendredi) il faut téléphoner au 418.698.3895

samedi 4 décembre 2010

Le théâtre des Barbapapa

Comme au temps de ma prime jeunesse, le samedi matin est consacré aux dessins animés. Sortis tout droit d'un passé révolu (dans la ligne et l'esthétique), voici Les Barbapapa... avec un épisode où ces choses rondes polymorphes jouent au théâtre!


vendredi 3 décembre 2010

Question sémantique

Des états généraux (qui constitue une vaste réflexion sur des problématiques actuelles du théâtre pour identifer les grandes orientations d'une pratique future*) ou un forum (qui représente un espace thématique où l'on échange des points de vue sur une question**)?

Le premier est chargé d'histoire (et d'Histoire) et vient avec des obligations de résultats, un devoir de responsabilités.

Le second est plus flexible, plus informel (bien qu'il puisse aboutir aussi à des idées de concertation).

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* tiré de la définition des Seconds états généraux du théâtre organisés en 2007 par le CQT.
** définition du dictionnaire Médiaco.

«Les problèmes du théâtre sont éternels» (L. Jouvet)


Pour faire suite à mes deux ou trois derniers billets (portant sur d'éventuels États généraux du théâtre au Saguenay), voici un court texte de Louis Jouvet, tiré de ses Réflexions du comédien publiées en 1941, qui a de quoi faire réfléchir...

Les problèmes, au théâtre, sont éternels, comme dans la vie; ils ne sont ni d'aujourd'hui, ni d'hier, ni de demain. Les problèmes du théâtre d'aujourd'hui, ça ne fait pas question, ce sont ceux d'hier et de demain, c'est celui de toujours, c'est le «succès». [...] Il faut convenir que les questions sont, en général, mal posées, et que les points de vue sont d'incidence.

Hélas! que, le coeur serré, on constate le chômage des comédiens et leur misère; que l'on considère la désuétude du Conservatoire, ou la caducité des théâtres subventionnés; qu'on soit pris de vertige ou de honte en songeant au théâtre d'Orange; qu'on cherche à démêler les liens qui pourraient unir le théâtre et le cinéma; qu'on étudie le théâtre radiophonique ou les mesures de protection de l'enfance à la scène, ou bien encore celles de sécurité contre l'incendie des théâtres; qu'on mette en question le port des chapeaux à l'orchestre ou le droit au sifflet, le contingentement des pièces ou l'imposition du filet aux acrobates, ou les congés des Sociétaires de la Comédie-Française; que l'on pérore sur la décadence de la mise en scène, sur les décors transparents, sur la scène tournante, sur l'architecture théâtrale ou sur les entr'actes; que l'on mette à l'ordre du jour l'abaissement de la production ou celle des taxes d'État; que l'on se tourne vers l'horaire des spectacles, le cachet des vedettes, le port obligatoire du smoking, le prix du programme, la suppression du billet à prix réduit; que l'on organise l'extermination des marchants de billets, l'anéantissement des ouvreuses ou la gratuité du vestiaire, tous ces problèmes qui, tel le phénix, renaissent périodiquement de leurs cendres, n'ont guère progressé depuis nos devanciers - j'allais dire depuis toujours - et nous avons chance de les léguer intacts à nos successeurs. Tous ces prétendus problèmes n'en sont pas; tous ces maux appartiennent depuis toujours à notre profession. Le fait de leur attacher de l'importance témoigne d'une myopie certaine: ces rébus, ces devinettes, s'enflent, grossissent et s'enveniment du fait des journaux et de l'oisiveté des conversations. Dès qu'ils préoccupent le public, on peut être assuré qu'il y a, par ailleurs, malaise plus grave, et que le patient a des troubles organiques importants.

jeudi 2 décembre 2010

Des états généraux sur le théâtre saguenéen? suite...

Des états généraux disais-je il y a deux jours... L'idée fait son chemin, et j'ai reçu quelques échos par rapport à cette proposition (et je continue à vérifier l'intérêt des gens du milieu)...

Des états généraux pour faire un temps d'arrêt sur le théâtre. Une journée de réflexion réunissant praticiens de tous ordres (concepteurs, acteurs, metteurs en scène), directeurs des compagnies, administrateurs, professeurs... et, pourquoi pas, des spectateurs s'il s'en présentent...

Ces états généraux pourraient se tenir autour de la mi-mai... et être chapeautés par ou le CRC, ou la Ville ou, mieux encore, ces deux instances!

Un comité au contenu pourrait être formé de même qu'un comité d'organisation (à moins que ça ne soit le même qui prenne tout à sa charge!)... Le groupe de compétence théâtre du CRC pourrait servir à former ceux(celui)-ci.

Au cours d'un groupe de compétence subséquent (à la fin mars ou au début d'avril), le programme (entendre ici le contenu) pourrait être présenté et bonifié... en vu de la rencontre officielle.

Lors de ces états généraux, un comité de suivi pourrait alors être formé pour mettre en application les idées reçues, les solutions envisagées...

Voilà, en gros, ce que j'entendais par états généraux...

mercredi 1 décembre 2010

Divinité scénique


Au théâtre,
il y a deux sortes de metteurs en scène:
ceux qui croient qu'ils sont Dieu
et ceux qui en sont sûrs.

Rhetta Hugher

Cette belle petite phrase ironique (qui semble parfois se concrétiser!) provient de Mme Hugher, actrice américaine de son état...


mardi 30 novembre 2010

Des états généraux sur le théâtre saguenéen?

Le milieu théâtral saguenéen grandit, évolue et peut-être serait-il temps de prendre un temps d'arrêt pour brosser un état des lieux...

Devant l'augmentation des productions régionales (juste celles présentées durant le mois de novembre en donnent une bonne preuve), devant l'augmentation du nombre de praticiens qui entrent sur le milieu professionnel ou qui y sont depuis déjà quelques temps, devant les contextes financiers qui vont comme ils peuvent, il serait intéressant de convoquer (je ne sais pas comment ni quel organisme pourrait chapeauter ceci) des États généraux sur la pratique théâtrale au Saguenay qui réuniraient les différents organismes, artistes, artisans et travailleurs culturels qui gravitent autour de cette forme d'art pour une journée d'ateliers, de plénières qui pourraient avoir comme problématiques (pas en ordre d'importance):

1- les calendrier de présentations
2- la concertation
3- les modes de financements publics/privés
4- la place de la relève
5- la pérennité (et la continuité) des organismes
6- la formation (académique, continue)
7- la promotion
8- les différentes pratiques sur le territoire
9-
(rajouté sur recommandation de É. Potvin) la tournée (mise en commun des expériences, embauche d'un chargé de diffusion, un agent, etc.)

Ce ne sont, bien entendu, que des propositions de base... Une meilleure déclinaison des problématiques seraient à envisager...

Une journée consacrée à la réflexion, à l'exploration d'idées... Pour se donner une idée claire des buts et objectifs poursuivis par tous... Pour améliorer ce qui peut l'être, dynamiser l'espace de la pratique... Se donner des outils et un plan d'action pour maintenir une évolution...

Bon, le travail exigé par une telle organisation en vaudrait-elle la peine? Probablement... et peut-être un jour faudra-t-il y arriver.