mercredi 23 octobre 2013

15 ans.


Le Théâtre 100 Masques célébrera, en 2014, sa quinzième année d'existence. Fondé en 1999 pour soutenir un premier projet, Les Veuves Sauce moutarde (qui seront présentée au disparu Manoir L'Oasis de Laterrière), la compagnie a perduré à travers le temps... avec, bien sûr, des hauts et bien des bas. 

Dans les faits, je suis arrivé dans le portrait l'année suivant l'acte de naissance et j'ai participé (avec des poses plus ou moins longues), à la plupart des productions. Depuis 2007, j'en suis aussi le directeur général et artistique. Bien que je ne fais partie de l'équipe fondatrice, je n'en suis pas très éloigné...

En 15 ans, ce seront Tchechkhov, Racine, Beckett, Hitchcock, Molière, Goldoni, Feydeau, Courteline, Dostoïevsky, Arrabal, Guitry, Aristophane, Sophocle, Labiche, Plaute qui seront convoqués sur nos planches... en plus, bien sûr, des créations de Sophie Larouche, de Martin Giguère, de Dany Lefrançois et de moi.

2014 sera donc une année de festivités. 

Pour marquer le début de celles-ci, il y aura la présentation, du 6 janvier au 7 février, d'une exposition rétrospective mettant en valeur le travail artistique de la compagnie, avec l'ensemble des affiches et de nombreuses photographies de production.

Faire la récolte de ces images ramène d'innombrables souvenirs: des décors intéressants, des collaborateurs surprenants, des têtes qui ne font plus partie du paysage  théâtral saguenéen... et une foule d'anecdotes tant sur des moments de plaisir que de tension... tant sur des bons coups que sur des plus douteux. 



mardi 22 octobre 2013

Avoir du temps.


L'une des choses que je trouve les plus éprouvante, dans le milieu théâtral, est d'avoir à composer avec des horaires strictes... ne serait-ce que pour s'assurer que tout le monde soit disponible en même temps! Des horaires qui se font parfois longtemps à l'avance... Des horaires qui bloquent des parties entières dans les agendas... sans laisser de marge de manœuvre pour répondre aux aléas de la vie (ou pire! de la création!).

Il serait parfois si bien de pouvoir entamer un projet sans avoir d'échéance. Juste entrer en salle de répétition quand l'inspiration et l'envie l'exige... et laisser le temps, entre deux séances, de décanter, prendre du recul, réfléchir.

Ne pas avoir la pression d'arriver à un produit fini en un nombre pré-déterminé de rencontres. Travailler jusqu'à la pleine satisfaction... et n'attendre que celle-ci pour donner une série de représentations...

Avoir une troupe. Un lieu. Une salle. Et des moyens financiers le permettant... 

Ah, la belle utopie.

vendredi 18 octobre 2013

«Être comédien»

Bon. Les passages du vidéo suivant ne sont peut-être pas tous très édifiants... mais dans l'ensemble, voici une autre vision (encore une fois caricaturale... mais tout de même réaliste sous ses allures de parodies) du métier d'acteur...


Dans la même suite, voici le même comédien... dans une vidéo de plus d'une heure... le montrant en attente d'un appel...

mardi 15 octobre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Le ton général de La Fille du Tambour-Major me plaît beaucoup. Un ton dans lequel je me retrouve avec enthousiasme... et aussi, avec naturel!
Un ton mélodramatique... alors que cette histoire réunit les plus grands thèmes du genre avec les amours contrariées, les amants séparées, les enfants abandonnés...

Un ton de vaudevillesque... avec un récit à la limite de l'invraisemblance, des personnages tout aussi grandiloquents que bêtes, des revirements de situation (tous plus prévisibles les uns que les autres!)...

Un ton caricatural... parce qu'au fond, avec cette pièce, nous nous trouvons à un carrefour intéressant où nous pourrions convoquer les absurdités des grandes séries américaines comme Dallas ou mieux, encore, Dynastie... de même que les dégoulinantes histoires des soaps comme Aimer ou mieux encore, Les Feux de l'Amour. 

Lentement pourrait se profiler un univers proche de celui élaboré par Marc Labrèche et son complice dans Le Coeur a ses raisons. Voici une histoire légère... et terriblement pompeuse! Drôle... parce qu'affreusement sérieuse! Hyper-dynamique... avec du mouvement, de l'ampleur dans le geste. Un mot pour décrire le spectacle à venir: TROP!

jeudi 10 octobre 2013

Le choix.


À partir du moment où un acteur est devant moi, 
où il est décidé que c'est lui qui joue, 
le degré de perfection ne m'intéresse plus. 
Je ne trouve jamais, durant le travail, 
que ça n'est pas assez bien, 
je joue avec la personne qui est devant moi.

J'aime bien cette vision d'Antoine Vitez à propos de l'acteur... et de son intérêt à travailler à partir de celui-ci et non pas d'essayer de trouver ou d'imposer quelque chose hors de lui.

mercredi 9 octobre 2013

Choisir.


Voici une grille (apportée par l'éclairagiste Denis Guérette pour les uns... et par le scénographe Michel Gauthier pour les autres) pour évaluer une participation (ou non!) à un projet... quel qu'il soit. 

Trois éléments sont à considérer: 
  • Ce projet m'apporte-t-il de l'expérience? 
  • Ce projet me procure-t-il du plaisir? 
  • Ce projet est-il intéressant, du point de vue financier? 
Si ces trois questions se répondent par la positive, rien ne sert d'attendre, il faut plonger. Si deux questions trouvent une réponse convaincante, il faut aussi se lancer. Si on acquiesce qu'à une seule question, il y a un risque que le projet devienne un boulet avec le temps. Si ces questions sont toutes rejetées, mieux vaut passer son tour.

Intéressant comme théorie... surtout quand vient le temps de départager les projets et les agendas...

mardi 8 octobre 2013

Et vlan.


À trop courir après le public
on risque de ne voir que son cul.

J'aurais bien aimé que cette citation soit de moi... mais ce n'est pas le cas... et le pire, c'est que je ne retrouve plus la note prise sur un bout de papier qui me redonnerais le crédit d'une si belle parole. Tant pis! Je l'écris tout de même parce qu'elle recèle une grande vérité de La Palice!

Patrice Chéreau

Quel dommage.

Patrice Chéreau est décédé... L'un des grands metteurs en scène (et comédien... et réalisateur) français contemporain. Et je n'aurai pas eu le temps de le voir travailler...

dimanche 6 octobre 2013

Au théâtre, cette semaine! [Du 6 au 12 octobre 2013...]

Voici les quelques points théâtraux à inscrire à l'agenda pour les sept jours à venir...


Aujourd'hui, dimanche - 6 octobre 2013
Salle Marguerite-Tellier (Centre des arts de Chicoutimi), 14h

C'est la reprise de L'Heure du théâtre au Théâtre 100 Masques. Voici donc la première rencontre consacrée au théâtre latin... par le biais de La Marmite de Plaute. Pour participer à cette atelier de lecture, il en coûte 10$ (incluant le texte et le thé!) ou 75$ pour l'ensemble des rencontres (il y en aura dix d'ici le mois de mars). 


Jeudi à samedi - 10 au 12 octobre 2013
Petit Théâtre (UQAC), 20h

La Tortue Noire, nouvelle résidente de l'UQAC, redonne son Daïdalos - théâtres d'un labyrinthe. Trois curieux explorateurs s’introduisent dans l’espace de jeu. La scène devient rapidement un lieu magique où tout se transforme. Petit à petit un dédale se dessine et le labyrinthe se construit dans votre imaginaire si vous acceptez d’y perdre vos repères. Les aventuriers franchissent de nombreuses portes, découvrent des univers labyrinthiques et se confondent à des créatures mythologiques. Guidés par un héros, ils franchiront les murs pour trouver le Minotaure, une bête monstrueuse mi-homme mi-taureau, et l’affronter. S’ils retrouvent enfin la sortie, ils accéderont à la déroutante euphorie de la liberté. Il en coûte 20$ +txs pour assister à ces présentations.


Samedi -12 octobre 2013
Théâtre Banque Nationale (Chicoutimi), 20h

Diffusion Saguenay reçoit (encore une fois... je serais curieux de compter le nombre de fois que la production suivante aura été présenté ici...) Douze hommes en colère. Un jury de 12 hommes doit décider du sort d’un jeune homme accusé d’homicide. La preuve et les faits réunis contre lui sont accablants. Le verdict semble évident. Pourtant, un membre du jury n’est pas convaincu et a le courage et la détermination de prendre position, d’aller au-delà des apparences et des préjugés. Une pièce remplie d’humanité, profondément actuelle, où les travers de la bêtise humaine sont omniprésents. Un suspense enlevant qui vous tiendra en haleine du début à la fin. Il en coûte 44$ pour assister à ce spectacle.

Ce sont là les points que j'ai relevé. Il se peut qu'il m'en manque... en quel cas il est possible de me le faire savoir par courriel.

samedi 5 octobre 2013

«Au Champs de Mars»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin, je me dirige (de très bonne heure!), vers Roberval où se dérouleront les auditions pour la prochaine production que je mettrai en scène, pour le Théâtre Mic Mac, Au Champs de Mars de Pierre-Michel Tremblay.

Il me faut cinq comédiens pour tout autant de personnages:

  • Éric, un jeune (peut-il l'être un peu moins?) soldat, de retour de l'Afghanistan en plein choc post-traumatique;
  • Rachel, sa psy, qui tente de l'aider mais qui elle-même est plongée dans une «fatigue par compassion» et qui se cherche ailleurs, dans la musique klezmer ;
  • Marco, un cinéaste quelque peu déprimé qui tente de relancer sa carrière par un film de guerre;
  • Antoine (qui peut, avec l'accord de l'auteur, devenir Annabelle au besoin...), un professeur de musique radicalement pacifiste;
  • et enfin, «Soldat de film» qui est un personnage «souvenir».
Des scènes ont été sélectionnées, mettant en valeur ses figures. 

Après la sélection, il y aura une première lecture pour lancer le chantier.


vendredi 4 octobre 2013

«Les Journalistes» Jean-Pierre Ferland

Sur ce blogue, depuis 2007, il a souvent été question - en long et en large - de la critique et du métier journalistique. Alors, en clin-d'oeil avec tous ces billets, voici le point de vue (bon... qui date quand même de 1965!) de Jean-Pierre Ferland... Pas spécifiquement théâtral... mais quand même...

mercredi 2 octobre 2013

Ça bouge à l'UQAC

La Tortue Noire dépose sa carapace le temps d'une résidence (le protocole est pour deux ans) au Petit Théâtre de l'UQAC. 

Pendant les deux années qui viennent, donc, la compagnie sera partie intégrante de la formation théâtrale qui se donne entre les murs du Pavillon des arts, que ce soit par des représentations, des répétitions ouvertes, des laboratoires, des formations ou toute autre collaboration du genre. 

Pendant ce temps, Les Têtes Heureuses reprennent la route après un arrêt prolongé dans ce même lieu. Cette transhumance n'est pourtant pas nouveau pour elles... Si l'association avec l'UQAC semblait évidente, elle masquait toute une part de l'existence de cette troupe qui s'est faite de lieux en lieux, elle qui a été sans domicile fixe pendant de nombreuses (et belles!) années. C'est, en quelques sortes, un retour à une certaine liberté.