Raison de plus pour se battre? On verra demain. Pour l'instant, ça fait plus mal qu'autre chose.
mercredi 2 mai 2012
Eh merde...
Raison de plus pour se battre? On verra demain. Pour l'instant, ça fait plus mal qu'autre chose.
jeudi 3 février 2011
Des sens uniques (Voir, 3 février 2011)
dans le tableau Touchez-moi de Jean-Rock Gaudreault.
photo: Jean Briand
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Ce qui frappe le plus dans Les sens, c'est cette diversité d'écritures que d'aucuns appelleraient le style. Six auteurs, six visions du monde... mais aussi, six visions du théâtre, de la façon de construire une histoire, de l'art du dialogue. On y retrouve ce qui fait la singularité de l'oeuvre de chacun: la place de la famille et le souci du détail de Michel Marc Bouchard; les accents politiques et l'humour caustique de Pierre-Michel Tremblay; le formalisme et la précision maniaque de Larry Tremblay; l'apparence de légèreté de Sylvie Bouchard; le réalisme et la profondeur existentielle de Jean-Rock Gaudreault; et, enfin, la quête quasi mystique de soi et de l'autre de Daniel Danis.
Six auteurs qui manient le verbe et qui abordent leur sens au propre comme au figuré.
L'ensemble de ces textes donne une production riche en propositions qui, toutefois, se révèle quelque peu inégale pour le spectateur avide de sensations. Certains tableaux atteignent facilement leur cible (notamment ceux sur le toucher, l'ouïe et le goût), alors que d'autres demandent plus d'attention. Mais nonobstant quelques réserves littéraires, les rires fusent... et bien que certains passages n'aient pas résisté au moralisme sociopsychologique, on sort de ce spectacle mis en scène par Benoît Lagrandeur avec le plaisir d'y avoir vu et entendu de bons artistes.
Car outre la (re)découverte de ces écritures, Les sens, de par sa forme éclatée, permet aussi et surtout de faire la rencontre d'une équipe d'interprètes solides dans des saynètes savoureuses.
Qu'ils soient aux prises avec des kiwis à goûter, dans un parc à se défier de confidences en confessions, au téléphone dans un échevelé chassé-croisé, dans une cour de chalet la tête ailleurs, dans un monologue entre l'aéroport et la famille ou au chevet d'une fille perdue dans le néant, les comédiens ont le beau jeu de créer des personnages loufoques, sensibles, caricaturaux, bêtes et, évidemment, sensuels. À ce chapitre, il faut souligner les performances notables de Lagrandeur, Guillaume Ouellet et Émilie Gilbert-Gagnon, en pleine possession de leurs moyens.
Un spectacle qui plaira assurément aux amateurs de textes québécois!
mercredi 19 janvier 2011
Un édito tout théâtral dans le VOIR de demain...
D'ailleurs, c'est là une des illusions les plus frappantes auxquelles nous nous laissons prendre en tant que public. Trop souvent, on croit à tort que le travail d'un artiste se limite aux instants où il se trouve sur scène. Naturellement, en adoptant cette ligne de pensée plutôt erronée, nul besoin d'être un as des mathématiques pour voir là l'horaire idéal. À raison de quatre spectacles de deux heures par semaine, c'est une vraie mine d'or de temps libre.
Toutefois, la réalité est tout autre. D'abord, bien que vous l'ayez vu sur des centaines d'affiches disséminées un peu partout dans la ville, le comédien qui est devant vous ne mène pas le train de vie de Brad Pitt. Certes, c'est probablement l'un des comédiens les plus hallucinants que vous ayez eu la chance de voir performer, mais le théâtre, ce n'est pas comme les garages. Même le pire des mécaniciens peut travailler à longueur d'année car il y aura toujours des gens qui seront prêts à obtenir un service de moindre qualité pour épargner quelques dollars. Mais ironiquement, dans un monde comme le théâtre en région, même le meilleur des comédiens peut ne pas se trouver de travail pendant toute une année. C'est que les facteurs pouvant jouer en sa défaveur ne manquent pas du tout.
Avec les moyens financiers qui se font de plus en plus rares pour le domaine du théâtre, le nombre de productions locales souffre énormément. Pourtant - et au plus grand bonheur des dirigeants de ce monde, qui excellent en matière de compressions -, les artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne baissent jamais la tête et contre-attaquent habilement en faisant toujours plus avec moins. Seulement, il arrive souvent que des comédiens, des auteurs ou même des metteurs en scène sacrifient une grande partie de leur cachet afin de pouvoir donner vie à leur production.
Imaginez que vous deviez remettre la moitié de votre salaire à votre employeur afin de pouvoir continuer à travailler. Je suppose que vous seriez nombreux à quitter rapidement le navire dans de telles conditions.
Ce que bien des gens ignorent, c'est que la majorité des artisans de l'univers théâtral ne vivent pas de leur art. En d'autres mots, ils ont des jobs. Ils travaillent dans des épiceries, des restaurants, des boîtes de sondage ou des écoles. Pendant 30 ou 40 heures par semaine, ils font ce boulot qu'ils n'aiment pas vraiment et, à la fin de la semaine, tout comme vous, ils sont crevés. Et le comble dans tout ça, c'est que lorsqu'ils travaillent sur une production théâtrale, ils mettent parfois en péril cet emploi purement alimentaire afin d'avoir quelques soirs de libres dans le but de répéter et de jouer.
Le mythe du comédien qui se la coule douce au rythme de quelques représentations par semaine se doit d'être déboulonné. Il est temps que le public sache ce qu'il en est vraiment. Ainsi, la prochaine fois que vous verrez des politiciens se forger un capital de sympathie en médiatisant une aide financière versée au milieu, vous saurez que cet argent est bien loin d'être une forme de BS de luxe. Ne perdez jamais de vue que la plupart du temps, c'est le minimum syndical qui est versé.
C'est quand même drôle car, bien que le théâtre professionnel soit loin d'être profitable du point de vue financier pour ses artisans, il s'agit là d'un domaine qui nous enrichit tous en tant que collectivité. Nous avons besoin de ces histoires qui nous font réfléchir, rire, et qui parfois nous déstabilisent tout simplement.
Alors la prochaine fois que vous serez prisonnier d'une discussion "radio-ixienne" à propos des "zartisses" qui sont gras durs, ne partez pas en courant, les mains sur les oreilles. Au contraire, profitez-en pour rappeler que lorsqu'un homme de théâtre est au volant d'une Cadillac, un cigare en or dans la bouche et un chapeau du bonhomme de Monopoly sur la tête, c'est qu'il est sur scène.
Dans la vraie vie, il marche.
Je suis fatigué...
jeudi 7 octobre 2010
D'icônes et d'espaces... (PARUTION VOIR 7-10-2010)
Photographie: Annie Perron
D’un espace à l’autre
jeudi 2 septembre 2010
Rentrée théâtrale - automne 2010
Si la santé d'une ville ou d'une région se mesurait à l'aune de la quantité de productions théâtrales présentées sur son territoire, qu'il ferait bon vivre chez nous!
L'automne sera décidément chargé pour qui voudra suivre tout ce qui se trame en théâtre.
Juste la 11e édition du Festival international des arts de la marionnette offre une saison en soi! Des conférences, des expositions, des ateliers, des stages, des explorations et, bien entendu, des dizaines de spectacles d'ici et d'un peu partout dans le monde sont réunis sous le thème "La marionnette au cœur de l'adaptation théâtrale". Du 14 au 19 septembre. www.maniganses.com
DANS NOS COMPAGNIES
Les Têtes Heureuses plongeront, avec toute la passion qu'on leur connaît, dans le répertoire américain avec Soudain l'été dernier de Tennessee Williams. Du 21 octobre au 7 novembre au Petit théâtre de l'UQAC (et à Alma le 12 novembre). À noter que plusieurs activités de médiation culturelle à partir de cette production se tiendront au cours de l'automne, notamment à Alma et Roberval.
La création ne sera pas en reste avec cinq productions inédites qui prendront l'affiche d'ici les Fêtes.
Alors que le C.R.I. a réuni l'auteure Marie-Christine Bernard, la metteure en scène Émilie Gilbert-Gagnon ainsi que les comédiennes Marilyne Renaud et Guylaine Rivard pour raconter les Petites Histoires avec une mère et une fille dedans (du 3 au 21 novembre, salle de répétition du Mont-Jacob), le Théâtre À bout portant reviendra en force, du 18 novembre au 4 décembre (Salle Murdock), avec un tout nouveau spectacle de Vicky Côté au titre fort poétique: Le Déclin de l'empire de glace. Connaissant le talent de ces femmes, il va sans dire que ce seront d'incontournables rendez-vous.
Le Côté-Cour s'inscrira dans le programme Saguenay, Capitale culturelle avec Traces, une création théâtrale multiforme "traitant de l'influence de l'industrialisation dans l'aménagement urbain des différents secteurs de l'arrondissement de Jonquière". Du 24 novembre au 4 décembre.
Enfin, il faudra aussi surveiller le Théâtre du Faux Coffre, qui présentera le dernier de ses quatre solos, Pendant ce temps dans la tête de Grossomodo, et le Théâtre 100 Masques, qui fermera le bal du 9 au 11 décembre avec sa nouvelle production de Noël, Boules en stock!
DU COTE DE LA DIFFUSION
La Rubrique offrira aux enfants, adolescents et adultes qui remplissent la salle Pierrette-Gaudreault une audacieuse programmation qui fait honneur à son titre de diffuseur spécialisé. Encore une fois, tous trouveront leur compte dans les six rendez-vous au calendrier, dont le fameux Kiwi de La Tortue noire. www.theatrelarubrique.com
D'AUTRES PRODUCTIONS A SURVEILLER /
Les Palmes de Mr. Schutz
14 octobre, Auditorium d'Alma
Piaf
27 octobre, salle François-Brassard (Diffusion Saguenay)
19 novembre, Auditorium d'Alma
Cabaret Bio dégradable
5 novembre, Ménestrel (Diffusion Saguenay)
6 novembre, La Boîte à bleuets
Cibler (Danse K par K)
18 novembre, Auditorium d'Alma
19 novembre, salle Pierrette-Gaudreault (Rubrique)
mercredi 25 août 2010
Une autre corde à mon arc...
Le contrat est signé...
Depuis 2007, j'écris sans cesse sur le théâtre dans cet espace. C'est un fait...
Par un concours de circonstances, je passe à autre chose (façon de parler...) puisque je serai, à partir de maintenant, pigiste pour le Voir Saguenay-Lac-Saint-Jean pour la section arts de la scène... quasi une extension de mon propre blogue!
La promotion et la mise en valeur du théâtre d'ici sera donc mon nouveau (enfin... ) credo.
Premier article: la rentrée théâtrale...