mardi 27 août 2013

Lancement de la saison de La Rubrique...


L'été se termine et fait véritablement place à l'automne quand resurgit le Théâtre La Rubrique...

Et le voilà qui s'active, qui célèbre cette année son trente-cinquième anniversaire de fondation, et qui invite, demain soir, mercredi 28 août, toute la population pour le lancement de sa saison 2013-2014.

Ce sera là l'occasion, au cours d'un 5 à 7, de rencontrer ses artisans, de prendre connaissance des différents spectacles qui s'arrêteront à la Salle Pierrette-Gaudreault au cours des prochains mois en plus d'avoir de plus amples détails sur les activités spéciales qui ne manqueront pas de ponctuer cette année de festivités.

dimanche 25 août 2013

Au théâtre, cette semaine! [Du 25 au 31 août 2013...]

Je reprends (du moins, je vais essayer!) la tenue du calendrier théâtral hebdomadaire... et je recommence en même temps que la rentrée où se retrouveront les étudiants en théâtre de l'UQAC dès demain (et où je débuterai aussi mon cours).

Donc, à l'agenda, cette semaine, bien peu de choses (bien que ça fourmille dans les diverses coulisses un peu partout sur le territoire!)...

Mardi et mercredi, 27 et 28 août 2013, 20h30
Jardin des Vestiges (Pulperie), Bâtiment 1912


DERNIÈRE CHANCE! Ce sont les deux dernières représentations de cette autre production de Jimmy Doucet à la Pulperie de Chicoutimi, Bienvenue à Cayo Banano! Du théâtre d'été dans sa plus pure tradition. Les informations supplémentaires (avec extraits vidéos) se retrouvent ici. 

Si j'oublie un truc, on peut me le faire savoir par le biais des commentaires.

samedi 24 août 2013

«Mandement au sujet des comédies» par Mgr de Saint-Vallier

 
Dès le départ de la colonie (la Nouvelle-France), le théâtre a dû combattre l'intransigeance du clergé... comme en fait foi cette lettre de Mgr de Saint-Vallier, évêque de Québec de 1687 à 1727, datée de 1694, à la suite de l'affaire Tartuffe (pièce autorisée en France en 1669 après une longue cabale) qui a provoqué, ici, des remous entre les pouvoirs politiques et religieux (ces-derniers ayant le dessus... pendant au moins les deux siècles et demi qui suivirent!). Ce mandement (dont j'ai souligné les passages les plus instructifs!) aurait donc force loi morale sur la non-émergeance d'un théâtre français au Nouveau-Monde...

MANDEMENT AU SUJET DES COMÉDIES

JEAN, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège Apostolique, Evêque de Québec.

A tous les fidèles de notre diocèse, Salut en Notre Seigneur.

L'instruction qui fut faite, le dimanche dix de ce mois, dans l'église de la Basse-Ville pour l'éclaircissement des consciences touchant les comédies qui se jouent dans le monde, nous a donné lieu par les discours qu'elle a fait naître dans les conversations, de découvrir le besoin qu'il y a d'appuyer de notre autorité pour l'affermissement des mêmes consciences les choses qui furent dites, dans cette même instruction que nous nous sommes fait apporter.

Et comme il est de notre devoir pastoral de détourner par tous les moyens qui peuvent dépendre de nous les occasions de péchés qui pourraient perdre les âmes que Dieu nous a confiées, et de les soutenir dans le bien, nous nous croyons obligé de vous publier par un mandement exprès nos sentiments et nos intentions touchant les spectacles et les comédies qui se font dans le monde. C'est pourquoi après avoir approuvé comme nous faisons par le présent Mandement l'Instruction ci-dessus, dont nous avons jugé qu'on pourrait utilement faire distribuer des copies, nous exhortons tous les fidèles de notre Diocèse de faire une sérieuse attention sur le sentiment unanime de tant de personnes illustres en doctrine et en sainteté, qui parlent des comédies qui se jouent dans le monde selon qu'elles sont à présent en usage, enseignent tous que celles mêmes qui sont honnêtes de leur nature ne laissent pas que d'être très dangereuses par les circonstances du temps ou du lieu, ou des personnes, ou de la fin, ou des manières qui ont accoutumé de précéder, d'accompagner et de suivre ces sortes de divertissements, et s'efforcent d'en imprimer à toutes sortes de personnes l'aversion, et tout l'éloignement possible. Nous les conjurons de tout notre cœur pour l'amour de Notre Seigneur de déférer plutôt en ce point par un acquiescement docile aux sentiments des Saints qu'à leur propre lumière et à leur inclination naturelle dont ils doivent se défier.


Mais au regard des spectacles et comédies impies, ou impures, ou injurieuses au prochain, qui ne tendent d'elles-mêmes qu'à inspirer des pensées et des affections tout-à-fait contraires à la Religion, à la pureté des mœurs, et à la charité du prochain, comme sont certaines pièces de théâtre qui tournent la piété et la dévotion en ridicule, qui portent les flammes de l'impureté dans le cœur, qui vont à noircir et à déchirer la réputation, ou qui sous le prétexte apparent de réformer les mœurs ne servent qu'à les corrompre et sous couleur de reprendre le vice l'insinuent adroitement et avec artifice dans l'âme des spectateurs, comme pourrait être la comédie du Tartuffe, ou de l'imposteur, et autres semblables, Nous déclarons que ces sortes de spectacles et de comédies ne sont pas seulement dangereuses, mais qu'elles sont absolument mauvaises et criminelles d'elles-mêmes et qu'on ne peut y assister sans péché, et comme telles nous les condamnons et faisons défenses très expresses à toutes les personnes de notre Diocèse de quelque qualité et condition qu'elles soient de s'y trouver. 


Et à ce que personne ne puisse prétendre cause d'ignorance, nous voulons que notre présent mandement soit lu et publié dans Québec et ailleurs ou besoin sera au prône de la messe et dans les autres assemblées de dévotion qui se tiennent rêglément au dit Québec. En foi de quoi nous l'avons signé de notre main et fait contresigner par notre secrétaire et y apposer le sceau de nos armes.

Donné à Québec le 16 de janvier mil six cent quatre vingt quatorze.

JEAN, Evêque de Québec.
Par Monseigneur,
Levallet.

vendredi 23 août 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Parmi les nombreux projets qui m'occuperont au cours de la présente année, il y a cette seconde expérience de mise en scène au sein de la Société d'Art Lyrique du Royaume qui proposera, en février prochain, La Fille du Tambour-Major d'Offenbach, une opérette historique (franco-italienne!) fort intéressante... heureux mélange d'invraisemblances et d'imbroglios dignes des romans Harlequin et des soaps américains! Mais j'y reviendrai subséquemment.

Pour le moment, nous en sommes (l'équipe de direction qui accueille sa nouvelle directrice artistique - présentée dans cet article du Progrès-Dimanche - et l'équipe de création) encore à définir les grandes lignes esthétiques de cette production à venir. 

Et c'est la raison pour laquelle, ce matin, je me rends à Roberval pour rencontrer Christian Roberge qui reprendra, lui aussi pour la seconde fois, le rôle de scénographe pour la compagnie!

jeudi 22 août 2013

Nouvelles acquisitions...

L'avantage de donner un cours comme Analyse dramaturgique du théâtre au Québec est qu'il me donne ce coup de fouet nécessaire à l'achat d'ouvrages de référence qui faisaient défaut à ma bibliothèque (plus européenne que québécoise...). Ouvrages toujours utiles pour rafraîchir les connaissances, rappeler les événements, donner d'autres pistes de réflexion...

Je pourrais les trouver dans les étagères de l'UQAC, mais je préfère les avoir en ma possession et en faire un usage comme je le veux... écornant les coin ou prenant des notes à l'intérieur...

Ainsi, au gré de mes pérégrinations de ce matin, dans la capitale, je me suis procuré:









mercredi 21 août 2013

Encore un produit d'appel


Ce matin était publié un article, dans Le Quotidien, à propos de la (décevante....) saison 2013 de La Route des mille et unes histoires (projet de Jimmy Doucet... qui s'est retiré cet hiver) réduite à un seul spectacle (l'article est en lien, ici), Le secret des Pères. 

Ce spectacle de 400 000$ (!) a accueilli 2500 spectateurs en 14 représentations (ce qui n'est quand même pas mal)... sauf que le comité en attendait le double! Le déficit guette, mais le président du conseil d'administration affirme «que la présentation d'un seul gros spectacle dans le cadre de la Route des mille et une histoires sera en vigueur pendant trois ans» selon les orientations touristiques de la MRC Maria-Chapdeleine qui finance en grande partie le projet.

Ce financement et ce support à tout crin des projets touristiques qui occultent toute vie culturelle d'une ville, d'une région (dans ce cas-ci, à hauteur de 165 000$ de la part du fédéral), me laisse toujours un goût amer alors qu'on peine (que dire! qu'on n'arrive pas!) à recevoir, dans le milieu professionnel, un soutien si minime soit-il, à comparer à ces budgets. (Je fais volontairement abstraction de l'omniprésente Fabuleuse saguenéenne!)

Et l'amertume ne fait que décupler lorsque malgré des résultats navrants (et une gestion déficitaire!), le soutien demeure auprès de ces sempiternels produits d'appel... 

L'avantage qu'avait la formule originale de La Route était justement sa diversité (tant de projets que de lieux et de municipalités)... Mais cette diversité ne semble pas plaire aux dirigeants. Elle dérange. Elle n'est pas prise en compte... sauf quand vient le temps de déposer des projets d'accueil d'événements (comme tout dernièrement...) où tout à coup elle devient un net avantage!

Maintenant, qu'il y ait des produits touristiques soutenus par les ministères du Tourisme est une chose. À quand alors un soutien culturel adéquat des paliers gouvernementaux et des ministères concernés (qui font plus souvent qu'à leur tour office de parents pauvres des portefeuilles ministériels) pour les autres organismes qui bossent aussi au bien d'une offre événementielle dynamique et variée?

L'acoustique des théâtres antiques!


Voici, en lien, un documentaire fort intéressant sur l'acoustique des théâtres antiques... produit par le CÉRIMÈS il y a quelques années...


mardi 20 août 2013

Analyse dramaturgique du théâtre au Québec


La rentrée scolaire 2013... je ne l'attendais pas, celle là.

Voilà pourtant que j'en serai de nouveau, du côté enseignement, alors que je serai de retour en poste, à l'UQAC, comme chargé de cours pour Analyse dramaturgique du théâtre au Québec (qui regroupe, d'une certaine façon, une partie des cours Dramaturgie et mise en scène et Théâtre au Québec, le cours d'histoire). Le descriptif de celui-ci se retrouve là.

Mon plan de cours est maintenant construit, et ça me semble stimulant (l'exercice l'est toujours, du reste!). Reste à voir maintenant la réception qu'en feront les étudiants. 

D'un autre côté, il y a aussi l'angoisse du premier cours théorique (puisque je n'ai dispensé, jusqu'à maintenant, que des cours pratiques). Par chance, voilà une matière avec laquelle je suis plutôt à l'aise: l'histoire, l'analyse, la recherche...

L'automne - et l'année complète! - continue de se charger...

lundi 19 août 2013

Nouvelle acquisition!


Comme lecture de vacances (si on peut appeler ça comme ça), je me suis tapé La scène et les tréteaux - Le théâtre de la farce au Moyen Âge (ouvrage publié chez Paradigme en 2004) qui réunit divers articles de fond  sur le sujet écrit par Michel Rousse, médiéviste réputé pour ses recherches sur le théâtre de cette époque.

Si le sujet peut être parfois un peu ardu (il s'agit là, après tout, du travail d'un éminent spécialiste), il est fort intéressant de lire son opinion (très différente) sur l'idée généralement admise du théâtre médiéval (les fameuses mansions) et sur l'émergence de la farce en occident. Il revient aussi sur ce qui apparaît, entre le théâtre romain et La farce de Maître Pathelin, comme un trou de près de huit siècle dans l'histoire du théâtre... 

Outre cette dimension socio-historique, un large pan de cet ouvrage (et c'est le plus intéressant!) se penche sur la construction de l'espace théâtral... principalement du tréteau. De sa constitution et de son mode de fonctionnement tout de conventions, de son rapport au public et de son rapport à l'objet. 

Comme j'aime beaucoup ces espaces simples (dont l'espace de la dernière production du Théâtre 100 Masques... raison, d'ailleurs, pour laquelle j'avais commandé ce bouquin...) il est fort à parier que ce sera là une sources non négligeables de billets pour les semaines à venir!

Les vacances sont finies!


Ça y est! Je suis de retour! Et en forme!

Après trois semaines de relâche, je reprends maintenant du collier pour une nouvelle saison théâtrale qui sera - ma foi! - plus occupée que je ne l'aurais cru! Les choses sont encore en branle, mais déjà je peux entrevoir de nombreux projets sur la table. J'y reviendrai très bientôt.

Pour le moment, il me faut reprendre les rênes du Théâtre 100 Masques pour que se poursuivent ses activités régulières puis remettre de l'ordre (enfin, des mises à jour!) dans ses différents dossiers pour la préparation de différentes demandes de subvention et pour le lancement de notre programmation.

Encore quelques jours et ce sera la rentrée... alors bonne saison 2013-2014 à tous!

mardi 30 juillet 2013

En vacances!


Je n'ai pas été le plus assidu, cette année, dans cet espace... accaparé que je fus par différents projets d'envergure... Le temps est maintenant venu de faire relâche. À bientôt.

vendredi 26 juillet 2013

De la dernière...


C'est ce soir la dernière représentation de notre doublé moliéresque, Le Mariage forcé suivi de La Jalousie du Barbouillé après douze tours de piste (avec leurs hauts et leurs bas).

Les dernières
ont souvent un caractère assez déchirant:
on voit la pièce défiler,
les mots qui s'envolent pour une ultime fois,
les répliques que l'on ne prononcera plus.

Ces mots sont de François Périer (un comédien français) son bouquin dans Profession: menteur.

Pour ma part, ce que je trouve déchirant, c'est que c'est là peut-être la seule fois où je vois vraiment un spectacle, où je m'y abandonne comme un simple spectateur... sans chercher de failles, de modifications, de nuances. C'est la seule fois où je le regarde l'esprit libéré du chapeau de metteur en scène (même si...).

Je nous souhaite une très belle soirée!

Après viendrons les bilans (d'emblée, ils seront positifs!).