mardi 15 octobre 2013

«La Fille du Tambour-Major»... [Carnet de mise en scène]


Le ton général de La Fille du Tambour-Major me plaît beaucoup. Un ton dans lequel je me retrouve avec enthousiasme... et aussi, avec naturel!
Un ton mélodramatique... alors que cette histoire réunit les plus grands thèmes du genre avec les amours contrariées, les amants séparées, les enfants abandonnés...

Un ton de vaudevillesque... avec un récit à la limite de l'invraisemblance, des personnages tout aussi grandiloquents que bêtes, des revirements de situation (tous plus prévisibles les uns que les autres!)...

Un ton caricatural... parce qu'au fond, avec cette pièce, nous nous trouvons à un carrefour intéressant où nous pourrions convoquer les absurdités des grandes séries américaines comme Dallas ou mieux, encore, Dynastie... de même que les dégoulinantes histoires des soaps comme Aimer ou mieux encore, Les Feux de l'Amour

Lentement pourrait se profiler un univers proche de celui élaboré par Marc Labrèche et son complice dans Le Coeur a ses raisons. Voici une histoire légère... et terriblement pompeuse! Drôle... parce qu'affreusement sérieuse! Hyper-dynamique... avec du mouvement, de l'ampleur dans le geste. Un mot pour décrire le spectacle à venir: TROP!

jeudi 10 octobre 2013

Le choix.


À partir du moment où un acteur est devant moi, 
où il est décidé que c'est lui qui joue, 
le degré de perfection ne m'intéresse plus. 
Je ne trouve jamais, durant le travail, 
que ça n'est pas assez bien, 
je joue avec la personne qui est devant moi.

J'aime bien cette vision d'Antoine Vitez à propos de l'acteur... et de son intérêt à travailler à partir de celui-ci et non pas d'essayer de trouver ou d'imposer quelque chose hors de lui.

mercredi 9 octobre 2013

Choisir.


Voici une grille (apportée par l'éclairagiste Denis Guérette pour les uns... et par le scénographe Michel Gauthier pour les autres) pour évaluer une participation (ou non!) à un projet... quel qu'il soit. 

Trois éléments sont à considérer: 
  • Ce projet m'apporte-t-il de l'expérience? 
  • Ce projet me procure-t-il du plaisir? 
  • Ce projet est-il intéressant, du point de vue financier? 
Si ces trois questions se répondent par la positive, rien ne sert d'attendre, il faut plonger. Si deux questions trouvent une réponse convaincante, il faut aussi se lancer. Si on acquiesce qu'à une seule question, il y a un risque que le projet devienne un boulet avec le temps. Si ces questions sont toutes rejetées, mieux vaut passer son tour.

Intéressant comme théorie... surtout quand vient le temps de départager les projets et les agendas...

mardi 8 octobre 2013

Et vlan.


À trop courir après le public
on risque de ne voir que son cul.

J'aurais bien aimé que cette citation soit de moi... mais ce n'est pas le cas... et le pire, c'est que je ne retrouve plus la note prise sur un bout de papier qui me redonnerais le crédit d'une si belle parole. Tant pis! Je l'écris tout de même parce qu'elle recèle une grande vérité de La Palice!

Patrice Chéreau

Quel dommage.

Patrice Chéreau est décédé... L'un des grands metteurs en scène (et comédien... et réalisateur) français contemporain. Et je n'aurai pas eu le temps de le voir travailler...

dimanche 6 octobre 2013

Au théâtre, cette semaine! [Du 6 au 12 octobre 2013...]

Voici les quelques points théâtraux à inscrire à l'agenda pour les sept jours à venir...


Aujourd'hui, dimanche - 6 octobre 2013
Salle Marguerite-Tellier (Centre des arts de Chicoutimi), 14h

C'est la reprise de L'Heure du théâtre au Théâtre 100 Masques. Voici donc la première rencontre consacrée au théâtre latin... par le biais de La Marmite de Plaute. Pour participer à cette atelier de lecture, il en coûte 10$ (incluant le texte et le thé!) ou 75$ pour l'ensemble des rencontres (il y en aura dix d'ici le mois de mars). 


Jeudi à samedi - 10 au 12 octobre 2013
Petit Théâtre (UQAC), 20h

La Tortue Noire, nouvelle résidente de l'UQAC, redonne son Daïdalos - théâtres d'un labyrinthe. Trois curieux explorateurs s’introduisent dans l’espace de jeu. La scène devient rapidement un lieu magique où tout se transforme. Petit à petit un dédale se dessine et le labyrinthe se construit dans votre imaginaire si vous acceptez d’y perdre vos repères. Les aventuriers franchissent de nombreuses portes, découvrent des univers labyrinthiques et se confondent à des créatures mythologiques. Guidés par un héros, ils franchiront les murs pour trouver le Minotaure, une bête monstrueuse mi-homme mi-taureau, et l’affronter. S’ils retrouvent enfin la sortie, ils accéderont à la déroutante euphorie de la liberté. Il en coûte 20$ +txs pour assister à ces présentations.


Samedi -12 octobre 2013
Théâtre Banque Nationale (Chicoutimi), 20h

Diffusion Saguenay reçoit (encore une fois... je serais curieux de compter le nombre de fois que la production suivante aura été présenté ici...) Douze hommes en colère. Un jury de 12 hommes doit décider du sort d’un jeune homme accusé d’homicide. La preuve et les faits réunis contre lui sont accablants. Le verdict semble évident. Pourtant, un membre du jury n’est pas convaincu et a le courage et la détermination de prendre position, d’aller au-delà des apparences et des préjugés. Une pièce remplie d’humanité, profondément actuelle, où les travers de la bêtise humaine sont omniprésents. Un suspense enlevant qui vous tiendra en haleine du début à la fin. Il en coûte 44$ pour assister à ce spectacle.

Ce sont là les points que j'ai relevé. Il se peut qu'il m'en manque... en quel cas il est possible de me le faire savoir par courriel.

samedi 5 octobre 2013

«Au Champs de Mars»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin, je me dirige (de très bonne heure!), vers Roberval où se dérouleront les auditions pour la prochaine production que je mettrai en scène, pour le Théâtre Mic Mac, Au Champs de Mars de Pierre-Michel Tremblay.

Il me faut cinq comédiens pour tout autant de personnages:

  • Éric, un jeune (peut-il l'être un peu moins?) soldat, de retour de l'Afghanistan en plein choc post-traumatique;
  • Rachel, sa psy, qui tente de l'aider mais qui elle-même est plongée dans une «fatigue par compassion» et qui se cherche ailleurs, dans la musique klezmer ;
  • Marco, un cinéaste quelque peu déprimé qui tente de relancer sa carrière par un film de guerre;
  • Antoine (qui peut, avec l'accord de l'auteur, devenir Annabelle au besoin...), un professeur de musique radicalement pacifiste;
  • et enfin, «Soldat de film» qui est un personnage «souvenir».
Des scènes ont été sélectionnées, mettant en valeur ses figures. 

Après la sélection, il y aura une première lecture pour lancer le chantier.


vendredi 4 octobre 2013

«Les Journalistes» Jean-Pierre Ferland

Sur ce blogue, depuis 2007, il a souvent été question - en long et en large - de la critique et du métier journalistique. Alors, en clin-d'oeil avec tous ces billets, voici le point de vue (bon... qui date quand même de 1965!) de Jean-Pierre Ferland... Pas spécifiquement théâtral... mais quand même...

mercredi 2 octobre 2013

Ça bouge à l'UQAC

La Tortue Noire dépose sa carapace le temps d'une résidence (le protocole est pour deux ans) au Petit Théâtre de l'UQAC. 

Pendant les deux années qui viennent, donc, la compagnie sera partie intégrante de la formation théâtrale qui se donne entre les murs du Pavillon des arts, que ce soit par des représentations, des répétitions ouvertes, des laboratoires, des formations ou toute autre collaboration du genre. 

Pendant ce temps, Les Têtes Heureuses reprennent la route après un arrêt prolongé dans ce même lieu. Cette transhumance n'est pourtant pas nouveau pour elles... Si l'association avec l'UQAC semblait évidente, elle masquait toute une part de l'existence de cette troupe qui s'est faite de lieux en lieux, elle qui a été sans domicile fixe pendant de nombreuses (et belles!) années. C'est, en quelques sortes, un retour à une certaine liberté.

mardi 1 octobre 2013

«Le flou artistique» - Gilbert David


J'ai fait mention de ce dossier spécial, Horizon incertain du théâtre québécois, paru dans le numéro 245 de la revue Spirale (été 2013). Ce dossier qui dresse un portrait plutôt morose du milieu théâtral et qui est symptomatique d'un grondement qui se fait entendre depuis déjà quelques années, notamment dans les grands centres, et qui réclame ni plus ni moins qu'une mise à jour - voire une révolution! - en profondeur des façon de faire, en ce qui touche les subventions, la gouvernance, les directions artistiques, la diffusion et la formation.

Les constats sont durs. Brusques. Sans fard. Comme ceux-ci, de Gilbert David, dans son article Le flou artistique:

[...] La situation de blocage actuel découle du sous-financement généralisé de la part des conseil des arts (fédéral, provincial, municipal) dont les budgets sont gelés depuis dix ans, mais aussi du fait de l'afflux constant de nouveaux joueurs dans le champ de la production théâtrale - sans oublier le fait que les (trop) nombreuses écoles professionnelles lancent chaque année, dans un marché d'emploi déjà saturé, entre 50 et 70 nouveaux aspirants à la carrière d'acteurs. [...] Tout ou presque trouve grâce auprès des comités de pairs, retranchés derrière un souci d'équité envers tous les types de création. [...]

[...] Le résultat est qu'à partir des années 2000, ce sont des considérations essentiellement managériales et de «rentabilisation» (revenus de vente, commandites, collectes de fonds) qui ont pris le pas sur les objectifs à poursuivre dans le développement de l'art théâtral. Est-ce en multipliant le nombre de compagnies soutenues par des fonds publics, même si cela contribue à affamer tout le monde, que la vie théâtrale s'en trouve consolidée? Poser la question, c'est y répondre. À force de ne réclamer qu'une hausse des fonds consacrés au théâtre par les gouvernements, sans s'interroger vraiment sur l'écologie du système, sur ses faux-fuyants, ses petites complaisances et autres copinages, le monde du théâtre, dominé par une inculture crasse et un anti-intellectualisme à vomir, s'est pour ainsi dire tiré dans le pied. [...]

[...] On peut le déplorer, mais il faut se résoudre à accepter le principe de réalité selon lequel il y a des limites à la capacité de l'État à soutenir l'ensemble de ses créateurs.

Ça fait mal. Et pendant ce temps, qu'en est-il, ici, au Saguenay? La vague de fond qui perdure ne nous épargne pas davantage... Les questions qui se posent présentement dans la métropole et dans la capitale se poseront, tôt ou tard (si ce n'est déjà commencé...), dans notre milieu. 

lundi 30 septembre 2013

Sarah Bernhardt sur TV5...


L'émission Secrets d'Histoire, avec Stéphane Bern, présentée sur TV5, présente ce soir - à 20h - la Belle époque parisienne du début du XXième siècle et du monstre sacré qui la représente: Sarah Bernhardt. En voici le synopsis: Muse des plus grands artistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, la comédienne Sarah Bernhardt est aussi une mythomane extravagante et excentrique qui collectionne les liaisons. Ne reculant devant aucun défi, elle parcourt le monde, de l'Australie à l'Ouest américain, devenant une véritable ambassadrice de la culture française. Elle est aussi la première star d'un art en train de naître, le cinématographe, et se trouve à l'origine de l'un des plus grands studios hollywoodien : la Paramount. Amputée d'une jambe en raison d'une tuberculose osseuse du genou, Sarah Bernhadt n'hésite pas à partir en Lorraine en 1916 auprès des poilus pour remonter le moral des troupes et faire triompher la liberté. Une liberté qu'elle a toujours mise au-dessus de tout et qui transforme son existence en un théâtre permanent. À ne pas manquer.

dimanche 29 septembre 2013

Au théâtre, cette semaine! [Du 29 septembre au 5 octobre 2013]

Voici, en quelques points, ce qui devrait se passer dans le merveilleux monde du théâtre saguenéen (et jeannois) pour les sept jours à venir...


Jeudi - 3 octobre 2013
Salle Michel-Côté (Alma), 20h

Alma Spectacles reçoit Moi, dans les ruines rouges du siècle, un texte et une mise en scène d'Olivier Keimed (produit par les Trois Tristes Tigres). Inspirée de la vie du comédien Sasha Samar, un Montréalais d’origine ukrainienne, Moi, dans les ruines rouges du siècle est une véritable épopée à échelle humaine. Samar incarne avec brio son propre rôle, celui d’un garçon élevé par son père et qui cherche à devenir célèbre pour que sa mère le retrouve. L’acteur joue sa petite histoire, laquelle est superposée à la grande Histoire, celle d’une Union soviétique en profonde mutation. Et tout y passe : la mission lunaire de Gagarine, l’Armée rouge et le service miliaire, l’explosion de Tchernobyl, la Glasnost et la Perestroïka, l’effondrement du régime soviétique et… la Série du siècle au hockey! Le coût d'entrée est fixé à 30$ (adulte) et 15$ (étudiant).

Samedi - 5 octobre 2013
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), 20h

C'est au tour du Théâtre La Rubrique de recevoir Moi, dans les ruines rouges du siècle d'Olivier Keimed (et des Trois Tristes Tigres). Le prix d'entrée est fixé à 31$ (adulte) et à 18$ (étudiant).

Ça ressemble à ça, je crois... à moins que j'aie oublié quelque chose...