samedi 28 mars 2009

Retour sur un «cri du choeur»...


Pourquoi souligner la Journée Mondiale du Théâtre? Et surtout, comment? Telles seraient les questions à se poser après l'événement d'hier soir... une initiative - à saluer avec respect! - du Théâtre C.R.I. qui a le mérite de prendre le taureau par les cornes... Mais parfois, ce n'est pas assez...

Avant que de ne poursuivre, j'avise que je suis parfaitement conscient qu'il suffisait de s'impliquer, de donner un coup de main, d'être là... Malgré tout, je crois qu'il faut tout de même être capable de faire les constats qui s'imposent en vue d'autres événements du genre.

Les objectifs de cette manifestation (manifestation qui a, par ailleurs, bénéficié d'une couverture radiophonique sans précédent!) étaient de se rapprocher du public, démontrer le dynamisme de notre milieu et, enfin, faire entendre le texte officiel écrit pour cette occasion (et qui, je le rappelle, devait être lu dans tous les théâtres avant le début des représentations...).

À l'aune de ceux-ci (les objectifs), comment s'est déroulé cette (mini!) soirée?

Le public? Outre les quelques travailleurs culturels (et amis de ceux-ci) présents, peu de badauds. Étrangement, malgré la couverture médiatique mentionnée plus haut et en plein centre du centre d'achat, le désert... Est-ce l'heure? Est-ce le lieu? Est-ce l'atmosphère un peu bizarre de cette bande de personnes qui crient des vivats au théâtre et qui semblent tous se connaître qui répulse les vrais visés? Toujours est-il que malgré les excentricités des Hélène (Dallaire et Bergeron), malgré l'immense banderole qui fit le tour du mail et de François Tremblay qui distribuait des tracts derrière elles, peu (très peu, devrais-je dire) de nouveaux venus... Faut dire que la durée du truc (5 minutes?) ne laissait pas de chances aux retardataires!

Le milieu théâtral d'ici? Quelques logos (inconnus pour la majorité silencieuse) sur une banderole, quelques artisans... et c'est tout... ne permettent malheureusement pas de mesurer le dynamisme de notre milieu. Pas de mise en contexte. Pas de liens entre les gens. Pas de présentation. Du coup, pour les non-initiés, qui sommes-nous? Et pourquoi auraient-ils porté attention à nous et nos déclamations? Journée Mondiale du Théâtre? Encore faut-il que l'on sache qu'il y ait du théâtre ici... n'en déplaise à ceux qui pensent que le théâtre se porte bien.

Qui plus est, le lieu choisi (le même que l'an dernier, avec le même problème acoustique!) ne permet pas (et là c'est presque un euphémisme!) de faire entendre le texte lu... Malgré tout le talent des participants, malgré l'effort, le message ne passe pas. Concrètement. On n'entend rien. Le texte n'est pas audible... Et ici serait ma plus grande réserve: pourquoi avoir privilégié de lire le texte québécois de la Journée Mondiale au lieu du texte officiel traduit pour tous les pays? Pourquoi cet écart? Pourquoi rejeter Boal (voir son texte dans le billet antérieur) pour Lise Vaillancourt (voir son texte magnifique par ailleurs...)? Pourquoi célébrer la mondialisation du théâtre en omettant le principal outil qui devrait unir tous les artisans partout dans le monde? À tout le moins, les deux auraient pu être lus...

En conclusion, qu'a apporté l'événement d'hier? À qui? Les Journées Mondiales du Théâtre demandent une meilleure participation de tous, moi inclus (de un!), un meilleur standing, plus de décorum (pour l'image et la force de celle-ci!), bref, plus de, non pas de préparation, mais plutôt de caractère officiel...

vendredi 27 mars 2009

Journée mondiale du théâtre

En ce jour où, partout dans le monde, le théâtre est mis à l'honneur (voir ici l'historique de la Journée Mondiale du Théâtre, une journée pour tous les praticiens, tous les artisans de la scène!), prenons quelques temps, ici, sur nos scènes régionales, pour célébrer, nous aussi, l'art dramatique.

Qu'il prenne les allures têtesheureusiennes ou rubriquiennes, qu'il se construise entre 100 masques, un faux coffre ou des amis de chiffon, qu'il pousse un cri à Jonquière ou un micmac à Roberval notre théâtre mérite qu'on s'y attache!
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Voici le message international qui sera lu avant chacune des représentations, un peu partout sur la planète, message qui est signé, cette année, par Augusto Boal, éminent metteur en scène brésilien qui a défini le théâtre de l'opprimé:

Image de Boal et de son théâtre de l'opprimé trouvé sur le site Nealo.com

Toutes les sociétés humaines sont spectaculaires dans leur quotidien et produisent des spectacles pour des occasions particulières. Elles sont spectaculaires en tant que mode d’organisation sociale, et produisent des spectacles comme celui que vous êtes venus voir.

Même si nous n’en avons pas conscience, les relations humaines sont structurées de façon théâtrale : l’utilisation de l’espace, le langage du corps, le choix des mots et la modulation de la voix, la confrontation des idées et des passions, tout ce que nous faisons sur les planches, nous le faisons dans notre vie : nous sommes le Théâtre !

Non seulement les noces et les funérailles sont des spectacles, mais le sont aussi les rituels quotidiens si familiers qu’ils n’affleurent pas à notre conscience. Non seulement les grandes pompes, mais aussi le café du matin et les bonjours échangés, les amours timides et les grands conflits passionnels, une séance du sénat ou une réunion diplomatique- tout est théâtre.

L’une des principales fonctions de notre art est de porter à notre conscience les spectacles de la vie quotidienne dont les acteurs sont également les spectateurs, dont la scène et le parterre se confondent. Nous sommes tous des artistes : en faisant du théâtre, nous apprenons à voir ce qui nous saute aux yeux, mais que nous sommes incapables de voir tant nous sommes seulement habitués à regarder. Ce qui nous est familier nous devient invisible : faire du théâtre, c’est éclairer la scène de notre vie quotidienne.

Au mois de septembre dernier, nous avons été surpris par une révélation théâtrale : nous qui pensions vivre dans un monde sûr, malgré les guerres, les génocides, les hécatombes et les tortures qui, certes, se déroulaient mais loin de nous dans des contrées lointaines et sauvages, nous qui vivions en sécurité avec notre argent placé dans une banque respectable ou dans les mains d’un honnête courtier en bourse, on nous a dit que cet argent n’existait pas, qu’il était virtuel, fiction de mauvais goût de quelques économistes qui eux n’étaient pas fictifs, ni sûrs, ni respectables. Tout cela n’était que du mauvais théâtre, une sombre intrigue dans laquelle quelques-uns gagnaient beaucoup et où beaucoup perdaient tout. Des politiciens des pays riches ont tenu des réunions secrètes d’où ils sont sortis avec des solutions magiques. Nous, victimes de leurs décisions, nous sommes restés spectateurs assis au dernier rang du balcon.

Il y a vingt ans, je montais Phèdre de Racine à Rio de Janeiro. Les décors étaient pauvres : des peaux de vache au sol, des bambous autour. Avant chaque représentation, je disais à mes acteurs : « la fiction que nous avons créée au jour le jour est finie. Quand vous aurez franchi ces bambous, aucun de vous n’aura le droit de mentir. Le Théâtre, c’est la Vérité Cachée ».

Quand nous regardons au-delà des apparences, nous voyons des oppresseurs et des opprimés, dans toutes les sociétés, les ethnies, les sexes, les classes et les castes ; nous voyons un monde injuste et cruel. Nous devons inventer un autre monde parce que nous savons qu’un autre monde est possible. Mais il nous appartient de le construire de nos mains en entrant en scène, sur les planches et dans notre vie.

Venez assister au spectacle qui va commencer; de retour chez vous, avec vos amis, jouez vos propres pièces et voyez ce que vous n’avez jamais pu voir : ce qui saute aux yeux. Le théâtre n’est pas seulement un événement, c’est un mode de vie !

Nous sommes tous des acteurs : être citoyen, ce n’est pas vivre en société, c’est la changer.

Augusto Boal
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Dans le même ordre d'idée, rendez-vous ce soir, à 19h, près de la fontaine à Place du Royaume pour entendre une dizaine de comédiens lire des extraits de pièces aux badauds... une initiative du Théâtre C.R.I..

jeudi 26 mars 2009

Une bonne pièce...

Une bonne pièce, comme un bon roman,
ça doit se raconter en trois minutes.
Une minute pour le sujet.
Une minute pour l'action et l'intrigue.
Une minute pour le dénouement.

Toy theater

Du théâtre dans une boîte!

Un cours de théâtre

Petit film documentaire tourné en 1943 au Conservatoire de Paris... Petite mise en contexte: à cette époque, Stanislawski n'est encore qu'un murmure, Brecht un lointain écho... et n'ont pas encore régné les Ionesco, Giraudoux et autres grands auteurs d'après-guerre... Il s'agit d'une classe (probablement de diction...) de Georges Le Roy, auteur, entres autres, d'un Traité pratique de la diction française.

mercredi 25 mars 2009

Le théâtre, droit de cité?


Dans l'imaginaire un peu surfait du monde occidental, le théâtre antique était résolument lié à la cité duquel il émergeait. Ces représentations qu'on dit avoir été données deux fois par an (en l'honneur de Dionysos) réunissaient tous les citoyens venus chercher au théâtre l'écho des questions politiques ou métaphysiques qu'ils se posaient (M.-C. Hubert, Le Théâtre).

Quelques années plus tard (un peu moins d'un millénaire plus tard), dans le tout aussi surfait Moyen Âge, le théâtre était encore et toujours affaire de cités entières qui mettaient à profit tous leurs corps de métiers pour présenter les grands mystères religieux qui se jouaient parfois sur plusieurs jours: Plus que le roman, la poésie, le théâtre est la chose du peuple. Il est oeuvre collective (Robert Pignarre, Histoire du théâtre) Son oeuvre était didactique et constituait (un peu comme lors de la révolution russe du début du XXième siècle), le principal médium de masse...

Puis le théâtre devint aux époques renaissante, classique et moderne, affaire de classe, affaire de philosophie, affaire de combats et d'affirmation, affaire enfin de tous les ismes qui se sont succédés (réalisme, naturalisme, surréalisme, etc.) à la recherche (et pour la dispersion) d'un public toujours plus absent, tout occupé qu'il était par les diverses et nouvelles sollicitations (cinéma, internet, etc.) qu'il subissait.

Encore quelques années plus tard et cet art aboutit ici, sur les rives du Saguenay (et du fleuve Saint-Laurent)... tributaire d'une tradition nord-américaine axée davantage sur le loisir et le divertissement. Pire! Axée sur la rentabilité et l'économie. D'où le malaise ressenti lorsque ces questions se bousculent entre deux créations: pourquoi le théâtre? pour qui?

Si dans cette ville (et cette province) c'est par la culture que ça se passe, nous sommes pourtant loin du théâtre service public tel que préconisé par Vilar dans les années 50 en France. Ici, le théâtre n'est pas service public... mais produit culturel... et produit économique quand avec une piasse, les artistes en font dix! Ici, on ne s'adresse pas tant à une masse populaire mais à une jauge de salle qu'il ferait bon remplir pour le plaisir des subventionnaires. Ici, le théâtre n'a d'autres ambitions qu'être. D'où le retour de ce malaise lorsque ces questions se bousculent entre deux créations: pourquoi le théâtre? pour qui? À laquelle s'ajoute celle-ci: et que doit y tirer la Ville (ou la province, ou le pays)?

mardi 24 mars 2009

Nouveau théâtre saguenéen

Émerge de la masse et de la nouveauté le Théâtre À Bout Portant, animé par Vicky Côté, qui roule sa bosse un peu partout dans le monde... Petite vidéo de présentation:

Le rôle de l'acteur

Marcel Moore, Portrait of Georges et Ludmilla Pitoëff, Paris
(Extrait du site Acting Out, Claude Cahun and Marcel Moore)

Décidément, ce recueil de textes sur le théâtre colligé par Odette Aslan (L'Art du théâtre, éditions Seghers, 1963, Paris) est une fort belle trouvaille qui devrait se trouver dans toute bonne bibliothèques... par la quantité de textes divers provenant de tout autant d'auteurs différents (auteurs, théoriciens, philosophes, comédiens, metteurs en scène, etc.), de toutes les époques de l'histoire dramatique, de tous les styles possibles et de tous les courants... Un tour d'horizon théâtral condensé qui ratisse très large en quelques chapitres:

- Définition du théâtre, esthétique, moralité
- Arts poétiques, témoignages d'auteurs
- Les interprètes
- Techniques, décor, mise en scène...

Autre exemple de ce qu'on y trouve d'intéressant (après avoir y avoir fait référence à de nombreuses reprises au cours des derniers billets!)... concernant cette fois Georges Pitoeff, metteur en scène né en Russie mais dont la carrière s'est développée en France, et sa conception du rôle de l'acteur. Une conception - sur papier! - qui me semble proche de la mienne...

Dénué de tout accessoire et abandonné à lui-même, l'acteur jouera quand même et il y aura interprétation scénique, imparfaite; supprimez l'acteur et gardez le reste et il n'y aura pas d'interprétation scénique du tout.

Transposer, dépasser la vie, c'est pour notre art la grande question.

Dans un décor épuré, l'acteur supportant le texte devient roi. Il rejette le décor à son rôle de décor: écran placé derrière l'acteur pour le faire valoir, et à travers lui, faire valoir le mot. Le monarque du théâtre est l'acteur, ce porteur des paroles de l'auteur, c'est lui seul qui replace les paroles écrites en ce lieu où elles sont nées, c'est-à-dire la personne, l'âme, l'inconscient, le corps, qui les font renaître. C'est une grande tâche qui n'a que faire des éléments inférieurs, parasites du théâtre.

(Notre théâtre)

Je retourne à ce volume...

lundi 23 mars 2009

Quelques livres...


Bon. Je donne ma liste (non-exhaustive...) de livres, d'essais, de biographies qui me servent continuellement dans ce monde théorique et théâtral... la plupart étant relativement facile à aborder...

OUVRAGES DE RÉFÉRENCES
Dictionnaire encyclopédique du théâtre, (Michel Corvin, éd. Larousse, 1998)
Dictionnaire du théâtre (Patrice Pavis, éd. Dunod, 1996)

OUVRAGES GÉNÉRAUX
Meyerhold ou l'invention de la mise en scène (Gérald Abensour, éd. Fayard, 1998)
Écrits sur le théâtre (Roland Barthes, éd. Points, 2002)
Le Théâtre (dirigé par Daniel Couty, éd. Bordas, 1996)
L'analyse de spectacles (Patrice Pavis, éd. Nathan, 1996)
Les termes clés de l'analyse du théâtre (Anne Ubersfeld, éd. Le Seuil, 1996)
Poétique du drame moderne et contemporain (dirigé par Jean-Pierre Sarrazac, 2002)
L'Art du théâtre (Odette Aslan, éd. Seghers, 1963)
L'Acteur au XXième siècle (Odette Aslans, éd. L'Entretemps, 1974-2005)
Mise en scène et jeu de l'Acteur (Josette Féral, éd. Jeu, 2001)
Le personnage théâtral contemporain (Jean-Pierre Ryngaert, éd. Théâtrales, 2006)
Vsevolod Meyerhold (dirigé par Béatrice Picon-Vallin, éd. Actes Sud, 2005)

OUVRAGES SPÉCIFIQUES
Le théatre et son double (Antonin Artaud)
Écrits sur le théâtre (Bertolt Brecht)
Petit organon pour le théâtre (Bertolt Brecht)
Le diable c'est l'ennui (Peter Brook)
L'espace vide (Peter Brook)
Points de suspension (Peter Brook)
Les pélerins de la matière (Romeo Castelluci)
Registres (I à IV) (Jacques Copeau)
De l'inutilité du théâtre au théâtre (Alfred Jarry)
Le théâtre de la mort (Tadeusz Kantor)
Sur le théâtre de marionnette (Heinrich Von Kleist)
Le théâtre post-dramatique (Hans-Thies Lehmann)
L'éternel éphémère (Daniel Mesguish)
Écrits sur le théâtre (vol. 1 à 3) (Vsevolod Meyerhold)
Le théâtre théâtral (Vsevolod Meyerhold)
Théâtre au Bauhaus (Éric Michaud)
Espaces perdus (Claude Régy)
Théâtre et abstraction (Oskar Schlemmer)
La formation de l'acteur (Constantin Stanislawski)
Le théâtre libéré (Alxandre Taïrov)
Écrits sur le théâtre (vol. I à IV) (Antoine Vitez)
Le théâtre des idées (Antoine Vitez)

Mes Mémoires minuscules... 10


2005... fin d'une étape!

Les premiers mois de 2005 me servent essentiellement à terminer l'écriture de mon mémoire qui définit le concept de néo-maniérisme meyerholdien à travers l'articulation et la mise en scène d'Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée d'Alfred de Musset. Cette définition se fait principalement selon trois axes: 1- le texte comme structure, base matérielle de l'univers théâtral, 2- le corps en tant que médium artistique, comment le corps devient sculpture sur la scène, 3- la scène comme support physique. Après plusieurs versions, ratures, corrections, remaniements, lectures critiques de mon directeur de recherche, Rodrigue Villeneuve, j'en arrive à une version dite finale que l'on peut lire grâce à ce lien.

Au même moment, je termine la mise en scène définitive de mon projet (nommé plus haut) avec Marc-André Perrier et Isabelle Boivin devant être présenté les 16, 17 et 18 mars 2005... le jury devant se réunir le soir de la deuxième représentation, après qu'une première ait permis d'ajuster quelques trucs. Malheureusement, cette première est annulée le 15, suite à la décision de l'Asso-Art de tenir une journée de débrayage le lendemain pour protester contre les coupures libérales dans le programme de prêts et bourses (débrayage qui préludera la grande grève quelques semaines plus tard).

Le jury se tient donc sous le double signe du stress (première représentation et soutenance). Rodrigue Villeneuve et Denis Bellemare de l'UQAC ainsi que Madame Irène Roy de l'Université Laval forment celui-ci et posent questions sur questions pour vérifier la cohérence de mon propos, de mes écrits, de ma création... avec le résultat que je suis reçu avec excellence, sans modification... et suis, par le fait même, le premier diplômé de la Maîtrise en art de l'UQAC avec un profil théâtre.

Première expérience avec le C.R.I.

C'est aussi en 2005 que je suis embauché (je ne me souviens plus dans le cadre de quel programme, ni de la période de l'année à laquelle je fais ici référence) par le Théâtre C.R.I. pour mettre en place sa soirée bénéfice. Ainsi naît le Casino-Théâtre: divers jeux de hasard qui permettent, aux gagnants, de tirer au sort pour savoir quel comédien parmi la douzaine présente, leur livrera, dans l'intimité, quelque part dans le C.N.E., un monologue théâtral issue d'une production antérieure... Projet intéressant qu'il serait bien de peaufiner dans un cadre encore plus précis...

Second sortie du TCM

Quelques mots sur le Théâtre 100 Masques... depuis quelques semaines, nous travaillons, avec Dany Lefrançois, à l'établissement d'un nouveau projet: un spectacle cirquesque érotico-théâtral... un spectacle d'ambiance à lequel je dois participer. Mais vite le projet prend, malgré mes réserves, la tangente cabaret, avec une suite de numéros disparates qui deviendra la première version des Soirées du Grand Écart, pour lequel, finalement, je ferai les costumes des garçons et qui voyagera de l'Hôtel Chicoutimi, au défunt Bistrot des Anges, au Côté-Cour.

Pendant ce temps, un projet ambitieux, utopique et franchement casse-gueule est sur la table et devient source de tensions perpétuelles et au sein de l'équipe et au sein d'une bonne frange du milieu: créer un Festival de théâtre émergent avec une subvention aux Projets novateurs (obtenue en concertation avec les autres compagnies)... qui servira finalement à produire un événement dans le cadre du premier Entre-Deux Maniganses... C'est donc sur se fond quelque peu embrouillé que je quitte pour la seconde fois cette compagnie (compagnie qui bifurquera de sa mission première au cours des mois qui suivent en se fusionnant avec l'Atelier de Théâtre L'Eau Vive qui lui permettra désormais d'offrir des ateliers de formation).

Tentative collective


L'été pointant rapidement, avec quelques amis, il nous prend envie de se constituer un collectif pour créer un spectacle ambulant, un théâtre de rue autour des textes de Courteline, auteur de pièces en un acte incisives. Le Collectif de la Courtepointe (Alexandre Larouche, Isabelle Boivin et Marc-André Perrier avec qui je voulais faire autre chose que mon projet de maîtrise, Carolyne Tremblay et moi) présente donc Courteline ou les pétunias de la bêtise. Répertoire que je connais et que j'explore de plus en plus...Une première représentation a lieu au Café Cambio deChicoutimi... avec un certain succès. La seconde se tient dans un restaurant d'Hébertville (pour ne pas dire une cave de restaurant!) devant huit personnes - ma famille! - qui assistent à un condensé de tout ce qui peut arriver sur scène: explosion d'une ampoule, noyade d'un comédien, fous rires, décors qui tombent, etc. Deux autres représentations sont prévues dans le cadre de l'événement Médium:Marge (?) où nous jouons dehors, dans un vent d'ouragan qui, outre le fait d'assourdir nos voix, menace à tout instant d'emporter notre toile de fond et à l'intérieur où personne n'écoute. Enfin, la dernière a lieu au Studio-Théâtre pour l'ouverture de la session de l'automne... et met aussi un terme au Collectif.. qui s'avère être dans les faits, un duo qui doit prendre toutes les responsabilités...

Petit automne peinard...

L'automne apparaît dès lors relativement tranquille.

Encore une fois (et depuis quelques années et de plus en plus), je travaille sur la production des Têtes Heureuses, Le Misanthrope, comme homme à tout faire.

Enfin, c'est à cette période que débute l'écriture d'une nouvelle pièce qui deviendra, en quelques sortes, un manifeste théâtral: Madame...
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Cette année-là, en 2005, La Rubrique présente Toilette de soirée, le C.R.I. présente L'Opération de Martin Giguère, le Théâtre Mic Mac fête les 150 ans de Roberval en présentant L'Île de la demoiselle d'Anne Hébert, Les Têtes Heureuses présentent Le Misanthrope de Molière, le Théâtre 100 Masques présente Les soirées du Grand Écart II et le 24h-Théâtre et le Faux Coffre naît avec La Farce de Maître Pathelin.

dimanche 22 mars 2009

Ennio Marchetto au Royal Variety (1998)

Petite vidéo d'Ennio Marchetto et de son Living Cartoon... dont l'intérêt réside dans les costumes en carton de ce personnificateur...



Bon dimanche!

La semaine théâtrale

Bon, bon, bon... Quoi de neuf sur nos scènes saguenéennes en cette première semaine du printemps...

Vendredi - 27 mars 2009
Place du Royaume (près de la fontaine), 19h


En ce jour de la Journée Mondiale du Théâtre, le Théâtre C.R.I. vous convie (de même que toute la population) à venir célébrer le théâtre en assistant, à une lecture de textes par une équipe de 10 comédiens: Guylaine Rivard, Patrice Leblanc, Josée Gagnon, Josée Laporte, Marie-Noelle Lapointe, Mélanie Potvin, Serge Potvin, Patrick Simard, Sara Moisan et Maryline Renaud.

Et c'est tout... ?!