samedi 5 septembre 2009

Meierhold... un documentaire (en espagnol?)

Voici, l'intégral en 5 parties d'un documentaire sur Meyerhold... malheureusement en espagnol (du moins, je pense...). Malgré la langue et le fait que les images soient mauvaises, on y voit une succession fascinante de photographies et d'images vidéos de cette période intense russe (entre 1900 et 1938):





vendredi 4 septembre 2009

Frilosité culturelle

Je transcris ici des extraits d'une critique théâtrale parue hier (jeudi, le 3 septembre) dans Le Devoir, sous la plume d'Alexandre Cadieux. Pas tant pour le spectacle dont il est question, Letter two/Lettre No 2 de et avec Tony Nardi (qui, vu son caractère apparemment expérimental, ne se promènera guère en province...), mais plutôt pour le sujet abordé qui trouvera écho à plusieurs de mes billets antérieurs de même qu'à plusieurs réflexions déjà faites dans d'autres médias:


Selon Tony Nardi, il y a quelque chose de pourri au royaume du théâtre en ce pays. Devant l'ignorance crasse de certains critiques et la complaisance d'un milieu souvent plus motivé par la protection de ses acquis et l'obtention de prix prestigieux que par la création artistique et la rencontre d'un public, l'acteur canadien d'origine calabraise a pris la plume, tel Martin Luther devant les vendeurs d'indulgences.
[...]

Le bouillant interprète offre aux spectateurs une grinçante plongée dans les coulisses, où règne souvent la frilosité et où subsiste un bon vieux fond d'asservissement culturel face à l'Angleterre (NdA: on parle ici de Toronto... mais ça s'applique bien ici...). [...]

Le propos de la production va bien au-delà du théâtre: le comédien dénonce avec l'énergie du désespoir tout consensus paralysant qui masque une situation que nul n'ose dénoncer, par paresse ou par crainte de représailles. Les insatisfactions et doutes fondés ne viennent pas nourrir les échanges, mais plutôt les messes basses, les petites condamnations privées, le silence gêné.

[...] Le coup de gueule de Nardi [...] peut rappeler les tentatives récentes des dramaturges Évelyne de la Chenelière et Olivier Choinière de susciter un tel débat dans l'espace public, par un article pour l'une et par une lettre ouverte pour l'autre. Deux essais courageux qui ont récolté de nombreux mais discrets hochements de tête approbateurs, mais un maigre nombre de réponses articulées. [...]

Voilà. Que de redites, il me semble... et pourtant, rien ne change vraiment...

N.B.: On peut aussi lire la critique (et du contenu de cette pièce) de Yves Rousseau sur son blogue, Le Quatrième...)

Question de choix...


Je ferai, pour la quatrième année d'affilée, la mise en scène pour Mine de Rien, la troupe de théâtre amateure de l'UQAC... soit depuis la fondation de cette entité par le Services aux Étudiants. Encore une nouvelle aventure avec ces étudiants venus d'autres concentrations (et où il y a parfois de belles rencontres) après La Cantatrice Chauve de Ionesco (2006), Cinémassacre de Boris Vian (2007) et De l'amour et des griffes à partir des Boulingrin Courteline (2008).

Les répétitions débutent le samedi, 20 septembre... Mais voilà... Que monterons-nous? Là est la question. Quel répertoire? Pour l'instant, il y a 4 inscriptions... et un vide dans mes idées.

jeudi 3 septembre 2009

Pourvu que l'on suive le courant des règles de l'art...

Tiens...

Hydro-Québec aura, à compter du 8 septembre, une nouvelle politique d'octroi de dons et commandites... Qu'est-ce que ça signifiera pour nous (le milieu culturel)? Nous l'ignorons... pour le moment, rien ne semble bouger.

Acteurocentrisme

Pour faire suite au billet du 1er septembre (Passage de mon mémoire...) portant sur l'importance du corps au théâtre et, par conséquent, de l'acteur, voici une description du travail, de la pensée de Jacques Copeau par le même Henri Ghéon (qui en soit ne me plaît guère par son essai, L'art du théâtre qui est quelque peu biaisé et faussé par le temps...) dans l'oeuvre précédemment cité, à la page 169. Cette conception du théâtre peut fort bien se rapprocher de celle que j'aimerais bien mettre en pratique:


Une évidence se posait à lui (NdA: à Copeau): la primauté essentielle de l'acteur, cheville ouvrière du drame, délégué vivant de l'auteur, instrument et incarnation de son dessein. Tout par l'acteur, tout pour l'acteur; le reste est superfluité, mensonge. Il dépouilla de ses oripeaux le théâtre et, sur fond de rideaux gris, demanda au jeu de tout dire, de tout exprimer, de tout suggérer.

Voilà, en grandes lignes, ce que mon néo-maniérisme meyerholdien devraît prêcher!

mercredi 2 septembre 2009

De la scène à la littérature...

Lu dans L'Art du théâtre (p.23) de Henri Ghéon publié en 1944... ce petit extrait assez concis et explicite sur la nature même du théâtre:


Ni Eschyle, ni Shakespeare, ni Sophocle, ni Calderon n'ont écrit leurs drames pour la lecture, mais pour la scène et une certaine scène, pour le public et un cerain public, pour une réalisation immédiate et, avouons-le, passagère. À quelques siècles de distance, en dépit de la plus sûre tradition et des documents les moins contestables, nous n'imaginons même pas la façon dont la Champmeslé ou la Du Parc interprétait Racine. Les plus habiles reconstitutions qu'on nous propose sur la scène ne sont, ne peuvent être que transpositions. Quel rapport, dites-moi, entre l'Antigone authentique du théâtre de Dionysos et l'Antigone académique de la Comédie Française, même au temps où Mounet-Sully et Julia Bartet l'animaient de leur génie propre? Le «dessin au crayon noir» d'après Sophocle que nous présente Jean Cocteau en dépouillant le drame original de son vêtement lyrique ne transpose pas davantage. Ce que fut la vraie Antigone, nous ne le saurons donc jamais, ni la Passion de Gréban, ni Othello, ni Phèdre, ni le Misanthrope. Du dessein concerté de ceux qui les conçurent et les animèrent, il nous reste le texte, le squelette, l'épure admirable sans doute, que le livre nous a transmis. Devenu matière classique, matière d'explication dans les manuels, dans les classes, et plaisir secret de quelques lettrés, le théâtre est entré dans la «littérature»... Or, si le théâtre a sa place, considéré dans ses plus hautes formes, parmi les genres littéraires et les genres littéraires supérieurs, il est, je le répète, un genre littéraire à part et il déborde étrangement de l'écrit. S'il ne le déborde, il n'est point, ayant perdu sa principale raison d'être, ou, si l'on veut, il n'est plus qu'à demi. Car, seul de son espèce - avec l'éloquence peut-être - il mène en fait deux existences, et dans le livre, et hors du livre. Il renoncerait plutôt à celle-là qu'à celle-ci et plutôt cesserait d'être littéraire que d'être scénique. Nous l'étudions sur des textes: eh bien! le texte n'est pas tout.

mardi 1 septembre 2009

Passage de mon mémoire...


Le mot latin corpus, déjà définit la dimension physique du
corps humain, en opposition avec l'âme, principe vital: le
corps est donc d'abord matière.
M. Corvin, Dictionnaire encyclopédique du théâtre

Si tous les éléments constituant le théâtre servent la théâtralité, il en est un, pourtant, qui lui est fondamental...

Le théâtre se veut un art vivant. Qui dit vivant dit homme (utilisé ici, bien sûr, à titre épicène) et qui dit homme finit inéluctablement par dire corps. Sans corps (acteur ou marionnette), il ne reste qu'une scène, une installation.

Le corps instaure le souffle et le dynamisme qui font vivre le monde engendré par les divers éléments scéniques. Il est, comme l'affirme Patrice Pavis, au centre de la mise en scène et il tend à ramener à lui le reste de la représentation (L'Analyse du spectacle, p.53). C'est lui qui devra assumer, qui devra porter l'esthétique choisie; c'est lui qui prendra en main l'essor de la mise en scène et sa cohérence. C'est dire aussi qu'il devra s'y soumettre, se théâtraliser lui-même, quitter le quotidien pour entrer dans le champ de l'Art.

D'où mon intérêt pour le corps marqué, le corps chorégraphié, le corps mécanique.

Les ateliers de l'automne du Théâtre 100 Masques

Le Théâtre 100 Masques reprendra bientôt ses ateliers réguliers de formation théâtrale. La session d'automne 2009 se déroulera du 14 septembre au 16 décembre. Trois groupes seront composés selon les paramètres suivants: groupe Éveil (7 à 9 ans), groupe Expression (10 à 14 ans) et groupe Élite (15 ans et plus). Les thèmes de la session sont:

· Le groupe Éveil découvrira différents métiers reliés au théâtre (auteur, metteur en scène, costumier, accessoiriste, scénographe) par la production d'un petit spectacle sous forme de création collective sous la direction de Johanna Lochon, étudiante à la maîtrise en art de l’UQAC et comédienne professionnelle.
Lundis soirs, de 18h30 à 20h00, 150,00$/session

· Le groupe Expression aura l’opportunité de créer un spectacle théâtral inspiré du gumboot (danse percussive) sous la direction de Jonathan Boies, comédien, danseur et directeur de la compagnie de danse percussive Racines.
Mercredis soirs, de 18h30 à 20h30, 175,00$/session

· Le groupe Élite explorera les différentes possibilités d’expression du corps du comédien par le biais du mime et de l’expression corporelle sous la direction de Jean-Sébastien Savard, spécialiste de l’improvisation.
Mardis soirs, de 18h30 à 21h, 200,00$/session
(Noter que cette session s’étend sur dix semaines au lieu de treize)

Les ateliers ont lieu au Centre des Arts et de la Culture (Salle Marguerite-Tellier), situé au 200, rue Hôtel-de-Ville, Saguenay (arrondissement Chicoutimi).

lundi 31 août 2009

Un séminaire de thèse?


Je suis sorti indemne de ma première journée de doctorant... sauf avec peut-être un peu de complexe d'infériorité envers mes propres connaissances. Faut dire qu'entendre parler les littéraires qui composent le groupe (nous sommes 12) à plus de 90%, je me sens loin de la mise en scène et du théâtre concret! Que de termes que je ne sais utiliser. Que de sujets qui me semblent si loin... Que de précisions dans les sujets... Oui, je me sens un peu loin du cadre artistique. Mais bon. Ce n'est qu'un séminaire de thèse et non pas le programme en entier... Mes antécédents comme étudiant interdisciplinaire devraient me venir en aide...

Ce séminaire (dirigé par Sabrina Vervacke... fort sympathique) a, selon le syllabus, comme objectifs généraux, la prétention d'examiner, dans la perspective de la rédaction d'une thèse, la démarche scientifique, la formulation d'hypothèses, les méthodes de vérification et le développement des conclusions; d'amener les étudiants à concevoir et à développer leur projet de thèse (ce qui constitue, en soit, le mandat du cours); de constituer un lieu d'échanges réunissant tous les étudiants inscrits au doctorat ainsi que les professeurs du Département. Ça donne un peu froid dans le dos en ce premier jour!

Mais je tiens à rassurer tout le monde, je tiens bon et ça me rend plutôt enthousiaste! C'est juste que je me demande un peu comment je ferai ma place là-bas...

De retour sur les bancs d'école...

Une partie du campus de l'Université Laval (Ste-Foy): au fond (l'église), le LANTISS... le pavillon Charles-de-Koninck, la bibliothèque et, dans l'une des deux tours, le pavillon Félix-Antoine Savard dans lequel est mon premier cours...

Ça y est... c'est aussi pour moi jour de Rentrée...

Je délaisse, après tant d'années, l'UQAC (qui l'eût cru...) pour me diriger vers l'Université Laval pour entreprendre des études au troisième cycle dans le programme Littérature et arts de la scène et de l'écran. Pour la session, outre 12 crédits de recherche, je dois être présent, tous les lundis, pour un séminaire de thèse.

Il est toujours un peu grisant (pour ne pas dire angoissant) de recommencer, de reprendre le fil des recherches ou de mettre en ordre celles faites depuis la fin de la maîtrise (ce qui, dans mon cas, remonte à 2005...).

En ce jour donc, après quelques gorgées de café, la nervosité s'emmêle avec l'anxiété... la hâte avec la fébrilité... le découragement avec l'ambition. Dans quoi me suis-je embarqué?

Bon. Ça y est... c'est aussi pour moi jour de Rentrée! Enfin!!!

dimanche 30 août 2009

Entre les feuilles de l'automne...

Photo dont la source m'échappe (tirée du site Neomansland)

La Rentrée scolaire s'accompagne également de la grande Rentrée culturelle 2009-2010... Alors, à quoi peut-on s'attendre dans le milieu théâtral:

- ManiGanses lancera les festivités de son Entre-Deux, du 11 au 13 septembre... Au menu, plusieurs activités en plusieurs lieux: spectacles, animations, tables rondes, laboratoires, etc.

- les Têtes Heureuses poursuivront avec leur production annuelle à compter du 29 octobre...

- si je ne m'abuse, le Théâtre C.R.I. devrait prendre le relais avec une nouvelle création...

- puis viendra, fin novembre-début décembre le cinquième opus du Théâtre du Faux-Coffre et des Clowns noirs que nous avons attendu en vain cet été...

- enfin, le Théâtre 100 Masques présentera, comme je le mentionnais dans l'avant-dernier billet, son troisième spectacle de Noël les 3, 4 et 5 décembre prochain...

- le Théâtre des Amis de Chiffon qui fête cette année son 35ième anniversaire présentera également quelques spectacles au cours de la saison.

Entre temps, le Théâtre La Rubrique offrira, par son rôle de diffuseur spécialisé, moult productions venues d'un peu partout au Québec... L'Auditorium d'Alma fera de même alors que le vide (théâtral) se fera au Théâtre du Saguenay.

C'est donc ce à quoi on peut s'attendre.

La semaine théâtrale (du 30 août au 5 septembre 2009)

Caricature prise sur le site de www.philippetastet.com/rentree-kalcif.aspx

Petite semaine, et pourtant... C'est également une semaine marquée principalement par la rentrée universitaire (celle collégiale étant faite depuis déjà quelques jours...), le retour des anciens et l'arrivée des nouveaux venus... de même que la sortie du placard estival des professeurs, techniciens et chargés de cours! Bonne session à tous!

Lundi - 31 août 2010
Bureaux du CRC (Chicoutimi) - 9h

Première rencontre du «groupe de compétence théâtre» organisée par le CRC où il y est discuté toutes sortes de sujets, de problématiques théâtrales, d'informations. Il est donc important d'y assister (cette première réunion se tient au 194, rue Price Ouest... la grosse bâtisse en briques rouges dans le Bassin).

Je crois que c'est tout pour la semaine... à moins qu'il n'y ait divers spectacles de la Rentrée...