dimanche 13 décembre 2009

La semaine théâtrale (du 13 au 19 décembre 2009)

Petite semaine assez chargée pour qui aime le théâtre... et qui veut en voir, surtout! Parce qu'on peut vouloir voir du théâtre sans nécessairement l'aimer. C'est possible... j'imagine.

Mardi - 15 décembre 2009
Côté-Cour (Jonquière), 19h

Le Théâtre C.R.I. et le Théâtre 100 Masques présente leur troisième Rendez-Vous Théâtre (une initiative née au début de 2009) portant, cette fois-ci (après un se penchant sur les directions artistiques et un autre sur le comédien), sur la critique. Autour et au tour de la critique réunira Paule Therrien, Philippe Belley, Denise Pelletier, Michel Lemelin (et d'autres confirmations sont attendues) pour répondre à quelques questions: Qu'est-ce que la critique? Quelle définition peut-on lui donner? Quel rôle joue-t-elle ou quel rôle devrait-elle jouer? Existe-elle, ici, dans la région? Qui peut jouer le rôle de critique? Et enfin, le milieu est-il seulement capable de prendre la critique? C'est gratuit... et plus nous serons de gens, plus les débats pourront être soutenus et efficaces! C'est un Rendez-Vous!

Mardi et mercredi - 15 et 16 décembre 2009
Salle de répétition (UQAC), 14h

La fin de la session scolaire automnale ramène, encore une fois, la présentation des exercices des cours Techniques de jeu théâtral. Mardi, ce sont les étudiants du B.I.A. sous la direction de Jean-Paul Quéinnec qui se prête au jeu... et mercredi, place aux étudiants du B.E.A. sous la direction de Christian Ouellet. Selon les informations, toutefois, il n'y a guère de places...

Jeudi et vendredi (dimanche) - 17 et 18 (20) décembre 2009
Salle Murdock (Chicoutimi), 13h40 (14h)

En ce temps des Fêtes, Les Amis de Chiffon ressortent de leurs cartons l'un des plus grands succès de la compagnie, Les trois cheveux d'or, dont la création remonte à 1997 (je crois...) et qui, depuis, se promène un peu partout en province!

Samedi (dimanche) - 19 (20) décembre 2009
Petit Théâtre (UQAC), 19h30 (14h)


Johanna Lochon présente son projet de fin de maîtrise, J'ai toujours voulu être une hirondelle... un spectacle pour enfant (et pour adultes!). Une jeune fille dont le seul rêve est de s’envoler derrière les océans et de découvrir ce qui se cache derrière l’horizon nous fait vivre ses premiers pas hors du cocon familial. À la maison, reste la mère nous racontant son difficile travail de maman devant laisser son petit papillon s’envoler. À travers un dialogue mère et fille, nous découvrons l’histoire d’une jeune fille téméraire à la conquête du monde, affrontant l’inconnu et arpentant la jungle, la folie de la ville et la démesure des montagnes pour découvrir ce qui se cache vraiment au fond de son coeur. J ’ai toujours voulu être une fille hirondelle c’est l’aventure initiatique d’une jeune fille qui cherche son chemin dans une véritable explosion de paysages, de couleurs, de rencontres et de vie.

Voilà... c'est à peu près ce qui se passera cette semaine... Peut-être oublie-je quelques trucs... Faites-le moi savoir!

samedi 12 décembre 2009

«L'image de ce qui n'est pas / L'image de ce qui est»

Ce titre est tiré directement d'un article publié en 1977 (dans le 96ième Cahier Renaud Barrault) par Marie-Claire Pasquier.

Dans cet article, on trace fort judicieusement les différences entre le cinéma et le théâtre... différences qui, bien qu'évidentes de prime abord, posent de sérieuses questions sur le théâtre même, sur la quête de la vraisemblance (l'horrible mot traîné comme un boulet), sur les multiples mutations qui l'ont marqué depuis l'apparition du genre cinématographique et qui, par extension, pourraient poser encore des questions sur les assauts de la nouvelle technologie.

On sait que la peinture a changé de statut du jour où a existé la photographie, qu'elle a acquis par là une nouvelle autonomie, et des pouvoirs de représentations jusqu'alors insoupçonnés. Il ne faut pas s'étonner que le théâtre se soit modifié d'avoir à coexister avec le cinéma. Peut-il exister un théâtre non-figuratif? Dans un premier temps - pas nécessairement chronologique - le théâtre a pu abandonner au cinéma l'obligation d'être spectaculaire. Se faisant anti-théâtre, ou théâtre de l'absurde (nda.: bon... l'article date un peu...), l'acte théâtral s'est dégagé du trompe-l'oeil, de l'illusionisme, et de la vraisemblance. Dans un deuxième temps est venue la nostalgie de ce trompe-l'oeil, et le plaisir de le reconstituer au deuxième degré: théâtre sur le théâtre, dans le théâtre, jeux avec la théâtralité. Troisième temps: le théâtre sort du théâtre, ce qui peut vouloir dire deux choses: soit changer effectivement de lieu, investir les hangars, les églises, les entrepôts ou la rue, soit importer sur scène les éléments qui en étaient, par convention, bannis, effacer le salon au profit de la cuisine et de la salle de bains (école anglaise), le costume au profit de la nudité (école américaine), le stuc et les colonnades au profit du sable, de l'eau, de la terre meuble, du foin, de la paille, du crottin de cheval, voire du cheval lui-même (école franco-italienne).

[...] Artaud disait: Le cinéma nous assassine de reflets. Il disait aussi: À la visualisation grossière de ce qui est, le théâtre par la poésie oppose les images de ce qui n'est pas.


Qu'en serait-il aujourd'hui?

vendredi 11 décembre 2009

«Le Revizor» de Gogol

Magnifique (!) trouvailles: images en mouvement du fameux Revizor de Gogol mis en scène par Meyerhold en 1926... l'un des spectacles marquants de l'histoire du théâtre... Je ne connais pas la source de ce document (sinon que c'est tiré d'un film de Galina Evtusenko). On y voit Garine en Klestakhov et Maria Babanova, considérée comme l'une des grandes actrices du maître (qu'elle quitta ou plutôt qu'elle fut obligée de quitter). On y aperçoit aussi, la dame pulpeuse qui parsème ces images, Zinaïda Reich... la seconde épouse de Meyerhold qui sera également assassinée à la fin des années 30.



Devant ces images, je suis comme un enfant devant un film de Walt Disney!

jeudi 10 décembre 2009

De biomécanique...


Un des éléments du théâtre de Meyerhold le plus fascinant est, sans contredit, sa biomécanique. Mystérieuse et étrange. Entre le moule, le code et la chorégraphie. Les images (voir le petit film un peu plus bas) parlent. Mais disent-elles quelque chose?

On ne le dira jamais assez: la biomécanique de Meyerhold n'est pas un style de jeu mais un entraînement de l'acteur. Une philosophie de la scène. Comme le dit Odette Aslan dans un autre recueil important, L'Acteur au XXième siècle (paru aux Éditions l'EntreTemps en 2005... mais il s'agit, en fait, d'une réédition d'un ouvrage paru en 1974): elle est basée sur une solide connaissance du corps.

L'acteur doit entraîner son principal outil, son corps, pour en faire un outil efficace et scéniquement construit... et apte à créer les émotions et les sentiments. La forme pour le contenu: Acquérant des réflexes vifs, ils peuvent réaliser sans peine les actions les plus rudes [...]. Conscients de leurs mécanismes corporels, ils savent décomposer, calculer et coordonner leurs mouvements, se vérifier dans leur corps, s'éprouver, dépasser la peur [...]. Ils calculent dans le calme leurs trajets et leurs efforts; ils ont acquis la justesse du coup d'oeil, ils se «voient» dans l'espace et s'inscrivent aisément dans un carré, un cercle ou un triangle, leurs regards ponctuent leurs gestes. Ils opèrent des mouvements à contresens ou en opposition, déplacent leur centre de gravité et perturbent leur équilibre, ils agissent, réagissent et freinent, ralentissent, transforment le mouvement en danse, jouent sur les rythmes.



J'aime ce besoin d'entraînement... Cette philosophie qui veut que l'acteur doit développer, entretenir, exploiter son corps (et sa voix!). Et il est évident que, marquer par son entraînement, son jeu se verra modifié et exécuté sur des bases sinon plus solides, du moins plus conscientes.

Je suis fort heureux d'être, ces temps-ci (au nom du C.R.I. et du 100 Masques), en contact avec Monsieur Robert Reid, de Concordia, spécialiste de la question biomécanique (ayant étudié avec Bogdanov, disciple d'un disciple direct de Meyerhold), en vue d'une éventuelle formation. Que ce mystère devienne concret!

mercredi 9 décembre 2009

Autour de la critique...

Honoré Daumier

En vue du prochain Rendez-Vous Théâtre (à lequel il sera fort intéressant d'assister!), je retourne dans mes billets antérieurs portant sur la critique... Parmi les plus intéressants, à mon avis:

15 septembre 09 - La critique et internet
9 juin 08 - Le loup dans la bergerie
5 mai 08 - Euh
11 février 08 - L'expérience de l'égarement (le plus intéressant...)

Parler de critique dramatique passe nécessairement par sa définition. Qu'est-ce qu'une critique? Voici ce qu'en dit Michel Corvin dans son monumental Dictionnaire encyclopédique du théâtre:

Activité qui consiste principalement à rendre compte dans la presse quotidienne et périodique des nouvelles représentations théâtrales (créations d'oeuvres ou mises en scène nouvelles d'oeuvres anciennes), mais qui englobe aussi la chronique de la vie théâtrale. Dans un sens plus large, elle s'étend à toute forme d'étude et de réflexion portant sur l'art et la pratique du théâtre: son lieu d'intervention est alors la revue spécialisée. [...]

Aujourd'hui que l'importance du théâtre dans la société a considérablement diminué, [...] elle n'a plus le pouvoir de remplir ou de vider une salle. [...] Lorsqu'elle subsiste, c'est de plus en plus sous forme d'«avant-première», article purement informatif qui se contente d'être le porte-parole des créateurs plutôt que des critiques à proprement dite.

[...] La critique journalistique et celle des revues ne remplissent pas les mêmes fonctions. Celle-là a comme rôle d'informer le public et de guider ses choix, celle-ci d'approfondir sa connaissance et sa compréhensions des faits théâtraux dans leur ensemble. À celle-là conviennent l'impression subjective, l'évocation rapide, le trait brillant, voire l'«humeur» (ce qui ne signifie pas l'«éreintement»); celle-ci exige le recul et le sérieux de l'analyse (ce qui n'exclut pas le «style») et, à défaut d'inaccessibles critères de jugement, la définition de ses propres critères de jugements. [...]

La rencontre de mardi prochain sera l'occasion de discuter de ces questions.


mardi 8 décembre 2009

Passage(s) obligé(s)

J'ai terminé, hier (si j'exclus les quelques 20 pages qui me restent à écrire) ma première session doctorale...

C'est fait. Après deux exposés et quelques ateliers, le tout se précise de plus en plus. Et bientôt - au cours des prochains mois, en fait! - je pourrai déposer mon projet de thèse. Je passerai donc, bientôt, en vitesse supérieure... et pleins de projets se rattacheront à ce processus.

Maintenant, je décante. Et j'en ai besoin.

Pour faire le point sur mon avenir. Pour faire le point sur ma session (tant comme doctorant que comme directeur du Théâtre 100 Masques). Pour faire le point sur le spectacle de Noël et sur les autres activités (les ateliers réguliers, les ateliers scolaires, le Festival des Mets et des Mots, le travail avec la Banque Nationale). Pour donner un dernier coup avant les Fêtes afin de mettre en place le cadre pour l'hiver qui arrive à grands pas.

dimanche 6 décembre 2009

La semaine théâtrale (du 6 au 12 décembre 2009)

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas... Voici donc quelques dates à retenir en ce qui a trait au théâtre.

Dimanche - 6 décembre 2009
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Dernière du Clown noir au masque de fer du Théâtre du Faux Coffre... que je n'aurai pas vu. Je me croise les doigts pour une reprise éventuelle. Probablement est-ce complet... Pour prendre une chance: 418.698-3000 poste 6561.

Samedi - 12 décembre 2009
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 13h30

Le Théâtre La Rubrique présente Les Parfaits inconnus. Pour plus de détails, suivre le lien.

C'est, en gros, ce que j'ai sur mon babillard. S'il me manque des trucs, faites-le moi savoir!

samedi 5 décembre 2009

Le gouffre sans fond.


J'y reviens encore et encore et encore...

Il y a quelque chose de malsain dans le milieu théâtral, quelque chose de troublant et de déprimant: le manque de discussion autour des différents projets qui sont présentés. Comme si chaque production était complète et terminée, réfractaire aux questionnements et aux commentaires. Personne n'ose rien dire...

Ce constat me marque encore plus depuis deux ou trois jours... depuis, en fait, la présentation du spectacle de Noël du 100 Masques... alors que, personnellement, j'aurais plein de questions... Parce que outre le fait d'aimer ou non, il y a là matière (comme dans tout spectacle) à débattre: de la forme et du fond: l'intérêt du collage, les choix retenus pour les numéros et la façon de faire, les limites (ou non) du grotesque, l'énergie déployée à établir une relation salle-scène, la recherche du rire, la définition des personnages, l'ensemble esthétique, etc.

À qui appartient ce rôle? À tous, je crois. Aux journalistes, critiques et chroniqueurs d'une part qui, par leur métier, leur vue d'ensemble, devraient être à même de tirer des conclusions argumentées, des liens, de relever les manquements. Aux praticiens (surtout!) qui, même sans diplôme, ont une connaissance intime du médium, de ses obstacles, de ses failles et devraient savoir parler de théâtre. Enfin, aux spectateurs, les (pardonnez-moi le mot) consommateurs, les passionnés, les passants qui garderont pour eux leurs opinions de peur de se tromper.

La discussion n'existe pas. Et non seulement cela me décourage-t-il mais me fait douter également de ma longévité théâtrale. Il y a cette belle image - cette désolante image! - qui s'applique bien à, je dirais, la grande majorité des oeuvres offertes... celle de ces pierres que l'on jette dans un gouffre sans fond. De ces pierres qui, au final, ne pourront jamais faire de bruit. L'inutile.


vendredi 4 décembre 2009

Pour une définition du metteur en scène...


Après quelques jours de billets de production, je retourne à mon recueil favori, L'Art du Théâtre d'Odette Aslan, et y trouve une fort belle description du travail du metteur en scène. Elle est de Morvan-Lebesque (1911-1970), journaliste, essayiste, critique, auteur dramatique:

Avoir quelque chose à dire

Que demande-t-on à un metteur en scène? Beaucoup de choses, certes: la connaissance parfaite du métier, la capacité de se faire entendre des comédiens, du goût, de l'imagination, du style - sans oublier le «déchiffrage de la partition», c'est-à-dire la compréhension intime de l'oeuvre qu'il doit servir. Tout cela - qui est déjà énorme - ne constitue qu'une branche du travail de l'animateur. Celui-ci doit en outre posséder ce que j'appelerais une «doctrine», c'est-à-dire la vision précise du théâtre qu'il veut faire, de la place que ce théâtre doit tenir dans l'art dramatique et dans son temps, des rapports que ce théâtre aura avec les hommes de ce siècle, du public auquel il s'adressera, voire qu'il refusera.
[...] L'animateur digne de ce nom doit avoir non seulement un style esthétique, mais un style de vie. Il doit être à la fois critique, inventeur, réalisateur, administrateur et même homme d'affaires.

[...] Vous rêvez, dites-vous, de faire du théâtre? Eh bien, cessez d'abord de rêver. Demandez-vous: Qui suis-je? Ai-je des choses à dire, et quelles sont ces choses? Ma venue au théâtre lui est-elle indispensable et dans vingt ans dira-t-on de moi: «il fut nécessaire au théâtre», ou bien: «il aurait pu tout aussi bien ne pas exister». En bref, au lieu de penser au théâtre, pensez d'abord à vous. Et si vraiment vous sentez en vous ces «choses à dire», alors, interrogez-vous sur vos moyens.

Voilà.

jeudi 3 décembre 2009

Le Singulier Noël de Mme Weiss... Quelques notes...


C'est fait. La première est passée... devant une 52aine de spectateurs qui occupent tant bien que mal la petite Salle Marguerite-Tellier...

Une représentation qui, du point de vue du metteur en scène, s'est bien déroulée... du point de vue des comédiens, l'effort était là... du point de vue des spectateurs, peut-être quelques réserves... il y en a toujours (je sais de quoi je parle!). Des rires, il y en eu... moins que ce que je croyais... mais rires malgré tout. Qu'est-ce qui fonctionne et qu'est-ce qui est questionnable, tels sont maintenant les deux axes qui nous guideront pour la suite des choses. Le metteur en scène est content... bien que le directeur artistique planche déjà sur les améliorations possibles.

À partir de ces rires, des réactions connues, il nous revient (mais ce soir, je me dépare de mon regard critique!) de faire le point avec le plus d'intégrité possible, de revenir sur des passages pour en resserrer quelques uns, en mettre d'autres en valeur, en enlever aussi s'il le faut. C'est, en d'autres termes, le travail grisant de la représentation! Les idées qui, dans la salle de répétition, nous amusaient tant seront dès ce soir revue avec le filtre du spectateur...

Le canevas existe désormais en soi. Le texte peut se raffermir, se peaufiner, se triturer de nouveau. Les performances peuvent et doivent se nourrir de ce qu'on entend... Si le spectacle théâtral est d'essence mouvante, celui-ci l'est particulièrement!

Bref, nous prendrons en compte ce qui doit l'être pour augmenter le niveau de réception du public. Mais demain...

Juste pour donner une idée du type de travail qui nous incombe, voici (sans obligation de tout lire!) la série de notes données ce soir d'après la générale de la veille...

  • Ne précipitez rien. Le rire viendra de votre maîtrise de la situation, de vos personnages, du rythme. Le mot-clé: précision! Il faut assumer ce que vous faites et bien le faire. Sinon, vous précipiterez tout et le spectateur aura l'impression que vous courez après votre souffle... et il y a risque de perdre le fil du texte et le fil de l'histoire...
  • Vos personnages sont tous cinglés... N'en ayez pas peur. Et profitez-en. Si vous essayez de trop les psychologisez, vous passez à côté de beaux moments...
  • Ayez confiance, c'est drôle... Mais ne tentez pas de forcer les rires. Je vous donne une bonne marge de manoeuvre, mais celle-ci ne doit pas servir à vous perdre dans le cabotinage mais plutôt à vous servir de tout ce qui peut arriver. Car ne nous le cachons pas: tout peut arriver...
  • Général: Mme Weiss doit avoir plus d'envergure et réactions plus marquées: pleurs (plus extrêmes, plus raideur), odeurs (plus lentes), dépacements aves les mains, découvertes des mains, bout des cartes (réflexions avec le crayon dans les airs). Il te faut une drive sans faille... Il manque un peu de chat... Et dire «Ce n'est pas grave, joyeux noël»...
  • Général: Beatrice être convaincu, dans le discours, ne signifie pas nécessairement d'être à bout de souffle. La conviction est un état et non pas un souffle...
  • Général: Pauvre... essaie de fixer les répliques... ne pas avoir de texte peut être confondant et tu peux te perdre. Arrête ce que tu dois dire et tente de t'y tenir...
  • Pendant décoration de l'arbre, revoir les réponses de Mme Weiss si le public répond aux questions...
  • Quand on cherche crèche dans la robe de chambre, plus caché...
  • Description de la crèche, prend le temps de bien te placer...
  • Conte des allumettes --> bout de bois à intégrer, et, idéalement, il ne faudrait pas tirer les objets, contrairement à ce qu'on a dit, parce qu'il ne faut pas briser le plancher (le 100 Masques l'a déjà fait.........), ni le rideau...etc.
  • Entrée de Beatrice, bon moment... mais il faut entendre le «Quelle saloperie».
  • Mari, enlever, quqand tu vas chercher le cadeau de Beatrice, juste avant de sortir, le «et j'ai nommé»... et essaie de rentrer dès que Beatrice dit «Je suis à bout de mon texte».
  • Beatrice, chanson, essaie d'être moins dans le souffle et de plus faire comprendre le texte... et attention aux commentaires pendant celle-ci afin qu'ils ne brisent pas le tempo...
  • Même bout, les anges, faites des mouvements un peu plus petits et concertez-vous pour revoir les gestes effectués...
  • Les cartes, assumez... Il faudrait, malgré tout, revenir à une certaine simplicité... Je veux dire, les échanges entre les filles devraient se faire de façon plus spontanée comme lorsque nous le répétions... tout en gardant la folie des personnages.
  • Patrick, il faut comprendre ce que tu dis... parfois, tu as tendance à ne parler que pour vous deux...
  • Patrick, chanson... attention... même si je suis fort conscient qu'elle est difficile vue sa lenteur...
  • Pendant celle-ci, Marilyne, te bercer avec plus de plaisir et de tentations...
  • Blague de la joie, Jess, prends le temps de bien la dire, de bien faire les petits personnages, parce que cette blague, en plus d'être plate, est de très mauvais goût... et c'est ce qui est drôle! Revois un peu ce que tu dis, juste avant de débuter (soit ton entrée!), au petit pauvre.
  • Annoncer bout noir avant «PN est une ordure». Ex.: au lieu du TOULOULOU dans l'arbre, Mme Weiss pourrait dire: «Je sens que nous basculerons bientôt dans le drame, joyeux noël». Ça devrait jutifier le changement de ton de cette partie...
  • Le «PN est une ordure», embarques là-dedans, les filles, avec plaisir... et précision!
  • Charlotte, ça me va...
  • Revoir ce que vous faite pour le Falalalala...
  • On revoit le salut.

Le Singulier noël de Mme Weiss - Quelques notes

Lors d'une répétition... en octobre...
Sur la photo: Jessyka Maltais-Jean (Beatrice) et une demie Marilyne Renaud (Mme Weiss)

Course finale...

Parce que malgré toute la bonne volonté et une bonne préparation, il reste toujours, en ce jour de première, une multitude d'emplettes à faire, une liste d'accessoires à réparer, un tas de costumes qui n'ont pas survécu aux derniers enchaînements.

N'empêche que je profite de ce petit matin encore tranquille pour souhaiter, à toute l'équipe qui m'entoure - Marilyne, Jessyka, Patrick, Sarah, Carol -

MERDE!!! ET AMUSEZ-VOUS!!!

Et tout ce qui peut advenir sur scène... eh bien... ce n'est pas grave, joyeux Noël.

mercredi 2 décembre 2009

Le Singulier noël de Mme Weiss - Quelques notes

Autre photographie impressionniste en répétition... (défaut d'appareil!)

Bon. La générale est passée.

Dans l'ensemble, le résultat est assez probant. Dans l'ensemble... car il est difficile de bien juger de celui-ci avec un public composé de trois personnes... ce qui, du coup, fausse la perception des comédiens qui se mettent littéralement à courir après les réactions quand ils ne tentent pas carrément d'accélérer pour mettre fin à ce qu'ils considèrent comme un supplice.

Mais, dans l'ensemble, le tout me semble (!) prêt (après quelques correctifs...) à prendre son envol.

Cette générale ressemble à beaucoup d'autres. Avec sa fragilité. Avec ses accents nerveux et abrupts. Avec ses accrocs, ses erreurs, ses décrochages. Avec ses rythmes changeants... Cette générale ressemble à beaucoup d'autres avec aussi et surtout l'impression qu'elle dégage: celle de voir des comédiens faire des choses pour la première fois! Comme si aucune répétition n'avait précédé. La toile vierge. Le regard neuf. L'anxiété!

Cette générale me rappelle également un élément important que je demande à mes comédiens dans mes différents projets: la confiance. La confiance tout d'abord en eux pour maximiser leur aisance. La confiance en moi par la suite, en ma qualité de metteur en scène. La confiance au projet en lui même qui devrait se nourrir de leur conviction... Cette confiance est nécessaire et dynamique. Et ma crainte, c'est qu'une générale comme ce soir (c'est-à-dire sans public donc sans réaction) mine la leur...

Les rires s'en viennent... et ils doivent y croire!