vendredi 20 novembre 2020
Quand Lactance s'emporte contre le théâtre...
jeudi 19 novembre 2020
À l'intérieur du Grand-Guignol...
Petite virée Pinterest à l'intérieur du Grand Guignol... à l'intérieur du bâtiment (ancienne chapelle et ancien atelier de peintre), impasse Chaptal, à Paris et non pas à l'intérieur du répertoire!
C'est l'oeuf ou la poule: qui a donné naissance à l'autre...
Le Grand Guignol... théâtre des excès! Et voici, en ce sens, une description rapportée par Agniès Pierron dans la préface de l'ouvrage dont il est question depuis quelques billets, Le Grand Guignol - Théâtre des peurs de la Belle Époque (p. IX):
Si le Grand Guignol est un théâtre populaire, au plein sens du terme - les gens du quartier comme les habitués de la Comédie-Française le fréquentent -, il n'est pas grand public. Aller au Grand Guignol, c'est moins un acte social qu'un acte privé, même si la salle est divisée: orchestre, loges, baignoires; c'est une jouissance dont il s'agit; le spectateur préfère venir accompagné. Non pas pour se montrer «avec sa légitime», mais pour s'encanailler. Aussi certains spectateurs préfèrent-ils ne pas être vus. L'espace comble les uns et les autres, ceux qui se cachent et ceux qui se montrent: «Un escalier de bois d'un joli dessin conduit à la galerie - bizarrerie à la mode: il n'est pas chic d'y monter. Le public, fort sélect - monde et demi-monde -, préfère se presser aux fauteuils du rez-de-chaussée dont les bras sont de chêne...» Des témoins disent que les loges grillées au fond autorisaient un jusqu'au-boutisme dans la jouissance, surtout pendant les séances du lundi après-midi. Les femmes de ménage retrouvaient, témoignent-elles, des sièges maculés... Mais ne nous égarons pas (bien que le Grand Guignol, ce soit ça aussi) et disons que la salle avait une géographie codée; mystérieuse, elle est propice aux sensations fortes: «... elle est étrange, cette salle toute en longueur, avec ses murs tendus d'étoffes sombres, ses boiseries sévères, avec des deux portes mystérieuses et toujours fermées, qui sont de chaque côté de la scène, et ces deux anges inattendus qui, du haut du plafond, nous adressent leur énigmatique sourire.» Plus rien ne subsiste de tout cela; la rage de M. Lupovici [l'un des derniers propriétaires du théâtre, en 1963] contre les sièges maculés a eu raison de l'insolite du décor.
Ça donne le ton!
mercredi 18 novembre 2020
Incident grandguignolesque
Pourquoi j'aime le Grand Guignol? Parce que c'est un théâtre de l'extrême, adepte des effets spéciaux... un théâtre qui cherche à effrayer mais qui, en même temps, flirte toujours - consciemment ou pas! - avec la caricature, le parodique.
À preuve cette anecdote, rapportée par Agniès Pierron dans Le Grand Guignol - Théâtre des peurs de la Belle Époque (p.101):
mardi 17 novembre 2020
La bible du Grand Guignol
Je viens tout juste de recevoir ce bouquin...
dimanche 8 novembre 2020
Au théâtre, cette semaine! [Du 8 au 14 novembre 2020]
Il n'y a rien de prévu, rien de prévisible à court terme dans ce monde théâtral (et culturel) qui se voit confiné à nouveau.
Alors au lieu de poser ici les affiches des représentations à venir, voici une autre ghost light - la lumière laissée sur une scène entre deux représentations tant pour éclairer la scène dans un souci de sécurité que pour éloigner les esprits qui hanteraient les théâtre. En fait, il s'agit d'une chanson... qui m'intéresse moins que les fort belles images qu'elle présente.
Est-ce que je pratique cette tradition? Non. Mais je devrais car c'est la superstition théâtrale que je trouve le plus poétique.
dimanche 1 novembre 2020
Au théâtre, cette semaine! [Du 1er au 7 novembre 2020]
Un calendrier hebdomadaire plutôt simple à dresser: le milieu théâtral passe de nouveau en zone rouge et, du coup, j'imagine que la plupart des représentations sont annulées.
À moins de faire erreur, la tournée du spectacle Bang! de Denis Bouchard qui devait se produire à Alma, à Dolbeau et au Saguenay passera à la trappe pandémique... tout comme l'accueil du Macbeth muet au Théâtre La Rubrique...
Le monde de la scène va rallumer la ghost light dans l'attente de jours meilleurs...
samedi 31 octobre 2020
Dans le bestiaire obscur des anciens géants
Soir d'Halloween... enfin presque (c'était hier soir, dans mon cas). Presque minuit au moment du départ. 23h20 pour être plus précis. Nous étions dans la voiture depuis déjà un bout, à écouter une radio complice, jeter les bases d'un parcours à venir pendant que tout autour s'activaient de nombreuses personnes, des ombres et des marionnettes. Une contextualisation à grand déploiement qui laisse présumer un colossal travail de mise en scène et de coordination.
Puis quelques coups toqués à la fenêtre nous intime l'ordre de sortir et de commencer: un moine nous attend... Ils seront plusieurs tout au long du chemin, guidant le spectateur toujours sans un mot, dans une atmosphère lourde de mystère. Ils se feront passeurs entre les mondes et les personnages fantastiques, tant réels que marionnettiques.
Et les univers se succèderont dans tout autant de conceptions esthétiques, toutes plus magnifiques les unes que les autres. Ils dématérialisent littéralement le Centre culturel du mont Jacob, recréent un labyrinthe déboussolant où il est impossible de rebrousser chemin. Chaque détour, chaque porte, chaque corridor, chaque escalier devient source d'attente, de curiosité. Le potentiel événementiel s'accroît à chaque pas alors que la trame narrative laisse, finalement, toute la place à la magie visuelle qui opère.
Parmi mes coups de coeur il y a ce joueur d'orgue troublant, ce scientifique obnubilé par sa connaissance, cette concierge furtive, ce Gorla et sa maîtresse... et tant d'autres tableaux! Avec des incarnations intenses et hypnotisantes, avec des manipulations sensibles... avec du théâtre qui sait, encore une fois, se faire spectaculaire!
Mais au sortir de ce déambulatoire à sensations, l'angoisse change de forme alors que pointe une empathique pensée pour tous les artistes et artisans de cet événement qui de leur zone sinistrée fictionnelle passeront sous peu dans l'inquiétante zone rouge bien réelle...
dimanche 25 octobre 2020
Au théâtre, cette semaine! [Du 25 au 31 octobre 2020]
samedi 24 octobre 2020
Le péril moral du théâtre... eh oui, encore!
mercredi 21 octobre 2020
Du rapport aux textes...
Une oeuvre dramatique, même celle d'un génie comme Shakespeare, n'est pas encore une oeuvre théâtrale.
dimanche 18 octobre 2020
Au théâtre, cette semaine! [Du 18 au 24 octobre 2020]
Je reprends après une première publication où il n'y avait rien d'annoncé! Comme quoi je ne peux pas tout savoir!
- sites web des compagnies d'ici: Théâtre Mic Mac, Théâtre des Amis de Chiffon, Théâtre La Rubrique, Théâtre CRI, Théâtre 100 Masques, Théâtre du Faux Coffre, Théâtre À Bout Portant, Théâtre de la Tortue Noire, Théâtre du Mortier;
- sites web et des programmations des diffuseurs: Diffusion Saguenay, Côté-Cour, Théâtre La Rubrique, Ville d'Alma Spectacles, Ville de Roberval, Vieux Couvent de Saint-Prime, Comité des spectacles de Dolbeau-Mistassini;
- informations des cégeps et de l'UQAC;
- réseaux sociaux;
- Vitrine culturelle du Saguenay.
vendredi 16 octobre 2020
L'économie du théâtre
Souvent, sur ce blogue, je reviens avec des billets sur les embûches qui se sont élevées devant le théâtre et je reviens très souvent aussi avec des personnages dont la verve n'existe que pour conspuer cet art. La fin du dix-neuvième et le début du vingtième siècle en regorgent!
Pourtant, certains le défendront, ce théâtre. Comme Etienne Henriot, dans l'Annuaire théâtral (p.26) publié en 1908 et qui y attaque sous un angle inattendu: l'économie!
Les bienfaits du théâtre sont nombreux!















