dimanche 8 février 2009
Une semaine de théâtre
vendredi 6 février 2009
L'entraînement du comédien
Si l'on prend le bassin de comédiens du Saguenay...
jeudi 5 février 2009
Toujours aussi encourageant...
(Mario Cloutier, La Presse, 5 février 2009) Dur, dur d'être des artistes en 2009. Avant même le début de la récession, l'écart entre leurs revenus moyens et ceux de l'ensemble de la population active s'était creusé pour atteindre 37 % au Canada, révèle une nouvelle étude.
Une nouvelle étude de Hill Strategies, basée sur les données du recensement de 2006, démontre que les conditions de vie des artistes au Canada sont très loin de s'améliorer. Même si l'on trouve désormais 140 000 artistes au Canada, leur revenu moyen annuel s'élève à 22 700 $, comparativement à 36 300 $ pour l'ensemble des travailleurs canadiens.
«Le portrait est plutôt sombre, convient le président de Hill Strategies, Kelly Hill. J'ai été surpris de constater à quel point les revenus des artistes avaient chuté depuis 2001 et le dernier recensement. Il faudrait que les artistes gagnent près de 2 milliards de plus afin de rejoindre la moyenne canadienne.»
En 2001, on comptait 131 000 artistes au pays dont le revenu moyen était légèrement supérieur, soit 23 500 $, à celui de 2006. L'écart des revenus entre les travailleurs, artistiques et autres, n'était alors que de 23 %.
«On ne peut pas expliquer la hausse de l'écart entre 2001 et 2006 que par l'augmentation du nombre d'artistes, souligne M. Hill. Entre 1991 et 2001, il y a eu une très forte croissance du nombre d'artistes, mais les revenus avaient aussi grimpé.»
Personne ne sera surpris d'apprendre que c'est dans les arts que l'on retrouve le plus grand nombre de travailleurs autonomes. Près des deux tiers d'entre eux, 62%, gagnent en moyenne moins de 20 000 $ par an. En fait, en 2006, le revenu moyen des artistes dépassait à peine le seuil de faible revenu au Canada en 2006 pour une personne célibataire vivant en ville.
Plus instruits, moins payés
Mais les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent malheureusement pas là. Les artistes sont de plus en plus âgés, instruits, tout en étant moins bien payés. On retrouve deux fois plus de bacheliers dans les arts que dans le reste de la population active, mais l'écart entre leur revenu moyen et celui de la population active ayant la même éducation atteint 53 %.
«En plus, note Kelly Hill, les artistes restent beaucoup plus longtemps en emploi que le reste des travailleurs. Une partie d'entre eux le fait par choix, mais c'est surtout une autre indication de la faiblesse de leurs revenus.»
Parmi neuf professions artistiques recensées, ce sont les danseurs qui gagnent le revenu moyen le moins élevé, 13 167 $, suivi des artistes en arts visuels, 13 976 $, et des musiciens, 14 439 $. À l'autre bout du spectre, les producteurs et réalisateurs gagnent en moyenne 43 776 $ par an et les auteurs et écrivains, 32 045 $.
Par ailleurs, l'équité salariale est loin d'être acquise dans le domaine des arts. Plus de la moitié des artistes sont des femmes, 53 %, alors qu'elles représentent 48 % de la population active totale. Et elles gagnent en moyenne 19 200 $, soit 28 % de moins que le revenu moyen des hommes artistes.
Le grand malentendu théâtral!
mercredi 4 février 2009
L'ère du soupçon
C'est le règne de ce théâtre qui se fait pourtant de plus en plus pour de initiés.
C'est le règne de ce théâtre duquel s'éloigne pourtant de plus en plus la masse.
mardi 3 février 2009
Une maison face au Nord... une expérience auditive!!!
Le vendredi 6 février dès 20h, le spectacle sera décrit sur la fréquence radiophonique de la salle Pierrette-Gaudreault, le 105,9 FM, afin de bonifier leur sortie au théâtre. La Rubrique invite donc toutes les personnes handicapées visuelles à assister à cette représentation toute particulière du spectacle, alors que tous les sens seront mis à profit !
Cette initiative a été rendue possible grâce à l’implication des intervenants du Centre Hospitalier de Jonquière et de l’Association des non-voyants du Saguenay Lac-St-Jean.
Pour ceux et celles qui désirent entendre la description visuelle du spectacle sur les ondes du 105,9 FM, nous vous demandons d’apporter votre propre émetteur FM muni d’écouteurs personnels.
Une soirée perdue
Ou presque seul ; l'auteur n'avait pas grand succès.
Ce n'était que Molière, et nous savons de reste
Que ce grand maladroit, qui fit un jour Alceste,
Ignora le bel art de chatouiller l'esprit
Et de servir à point un dénouement bien cuit.
Grâce à Dieu, nos auteurs ont changé de méthode,
Et nous aimons bien mieux quelque drame à la mode
Où l'intrigue, enlacée et roulée en feston,
Tourne comme un rébus autour d'un mirliton.
J'écoutais cependant cette simple harmonie,
Et comme le bon sens fait parler le génie.
J'admirais quel amour pour l'âpre vérité
Eut cet homme si fier en sa naïveté,
Quel grand et vrai savoir des choses de ce monde,
Quelle mâle gaieté, si triste et si profonde
Que, lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer !
Et je me demandais : Est-ce assez d'admirer ?
Est-ce assez de venir, un soir, par aventure,
D'entendre au fond de l'âme un cri de la nature,
D'essuyer une larme, et de partir ainsi,
Quoi qu'on fasse d'ailleurs, sans en prendre souci ?
Enfoncé que j'étais dans cette rêverie,
Çà et là, toutefois, lorgnant la galerie,
Je vis que, devant moi, se balançait gaiement
Sous une tresse noire un cou svelte et charmant ;
Et, voyant cet ébène enchâssé dans l'ivoire,
Un vers d'André Chénier chanta dans ma mémoire,
Un vers presque inconnu, refrain inachevé,
Frais comme le hasard, moins écrit que rêvé.
J'osai m'en souvenir, même devant Molière ;
Sa grande ombre, à coup sûr, ne s'en offensa pas ;
Et, tout en écoutant, je murmurais tout bas,
Regardant cette enfant, qui ne s'en doutait guère :
" Sous votre aimable tête, un cou blanc, délicat,
Se plie, et de la neige effacerait l'éclat."
Puis je songeais encore (ainsi va la pensée)
Que l'antique franchise, à ce point délaissée,
Avec notre finesse et notre esprit moqueur,
Ferait croire, après tout, que nous manquons de coeur ;
Que c'était une triste et honteuse misère
Que cette solitude à l'entour de Molière,
Et qu'il est pourtant temps, comme dit la chanson,
De sortir de ce siècle ou d'en avoir raison ;
Car à quoi comparer cette scène embourbée,
Et l'effroyable honte où la muse est tombée ?
La lâcheté nous bride, et les sots vont disant
Que, sous ce vieux soleil, tout est fait à présent ;
Comme si les travers de la famille humaine
Ne rajeunissaient pas chaque an, chaque semaine.
Notre siècle a ses moeurs, partant, sa vérité ;
Celui qui l'ose dire est toujours écouté.
Ah ! j'oserais parler, si je croyais bien dire,
J'oserais ramasser le fouet de la satire,
Et l'habiller de noir, cet homme aux rubans verts,
Qui se fâchait jadis pour quelques mauvais vers.
S'il rentrait aujourd'hui dans Paris, la grand'ville,
Il y trouverait mieux pour émouvoir sa bile
Qu'une méchante femme et qu'un méchant sonnet ;
Nous avons autre chose à mettre au cabinet.
Ô notre maître à tous, si ta tombe est fermée,
Laisse-moi dans ta cendre, un instant ranimée,
Trouver une étincelle, et je vais t'imiter !
J'en aurai fait assez si je puis le tenter.
Apprends-moi de quel ton, dans ta bouche hardie,
Parlait la vérité, ta seule passion,
Et, pour me faire entendre, à défaut du génie,
J'en aurai le courage et l'indignation !
Ainsi je caressais une folle chimère.
Devant moi cependant, à côté de sa mère,
L'enfant restait toujours, et le cou svelte et blanc
Sous les longs cheveux noirs se berçait mollement.
Le spectacle fini, la charmante inconnue
Se leva. Le beau cou, l'épaule à demi nue,
Se voilèrent ; la main glissa dans le manchon ;
Et, lorsque je la vis au seuil de sa maison
S'enfuir, je m'aperçus que je l'avais suivie.
Hélas ! mon cher ami, c'est là toute ma vie.
Pendant que mon esprit cherchait sa volonté,
Mon corps savait la sienne et suivait la beauté ;
Et, quand je m'éveillai de cette rêverie,
Il ne m'en restait plus que l'image chérie :
" Sous votre aimable tête, un cou blanc, délicat,
Se plie, et de la neige effacerait l'éclat. "
Vugarisation?
Soit...
D'une part, je n'ai pas l'ambition d'être un vulgarisateur, un spécialiste d'un domaine qui tente de rendre sa discipline accessible au grand public (Encarta)... du moins, pas dans l'acception du terme signifiant simplification. Je me fie fondamentalement à l'intelligence du lecteur et surtout à sa curiosité qui le poussera à chercher plus loin pour approfondir certaines des notions apportées ici. Je crois, par ailleurs, que tout spectateur peut, s'il se donne la peine, se mesurer avec les plus brillants des théoriciens.
Cet espace, tout médiateur culturel qu'il soit, correspond d'abord et avant tout à un besoin personnel de noter des idées qui me sont propres... et, peut-être égocentriquement (!), de croire que ce qui m'intéresse peut intéresser quelqu'un d'autre.
Que tous ne comprennent pas la même chose mais que tous comprennent quelque chose, pour paraphraser Mesguish, serait, en quelques sortes, mon leitmotiv... Les clarifications viendront en temps et lieux.
D'autre part, comme le disait Luchini dans cette phrase que j'ai notée il y a quelques semaines, si je fais du théâtre, c'est pour passer un moment de pure exigence d'intelligence, de drôlerie et de vérité.
Je ne suis pas un vibrant passionné qui parle ou écrit avec ses tripes en puisant profondément dans les sentiments et l'expression. Non. Je me définirais plus comme un intellectuel, un rationnel qui cherche à comprendre les mécanismes du théâtre, à définir les cadres de la pratique actuelle (principalement saguenéenne), à faire des liens entre spectacles et abstractions littéraires. J'aime la stimulation théorique et m'en nourris grandement.
C'est donc dans cette optique que j'aborde la plupart de mes billets... et advienne que pourra. De toute façon, je demeure ouvert en tout temps pour éclairer, au besoin, quiconque en fait le souhait.
lundi 2 février 2009
Exposition virtuelle
Dans cette maison face au nord...
Une belle production... avec peu de réserves...
dimanche 1 février 2009
Une semaine de théâtre
Quelques rendez-vous théâtraux:
Mercredi à samedi, 4 au 7 février 2009
La Rubrique entreprend la seconde semaine de représentations de sa toute dernière production, Une maison face au nord, à la Salle Pierrette-Gaudreault, 20h.
Mercredi, 4 février 2009
Le Théâtre C.R.I. poursuit ses activités exploratoires sur le choeur, le CRI du Choeur, de 18h30 à 21h30, au CEGEP de Chicoutimi au Local H3006 (local de théâtre). Les objectifs visés sont : la rencontre entre praticiens (en dehors de la production), le travail d’équipe, l’interprétation parlé, la choralité gestuelle et narrative, l’approfondissement et la découverte de texte dramatiques, poétiques, lyriques, etc.).
samedi 31 janvier 2009
Théâtre Capitol
Haut lieu de culture chicoutimien qui n'a su résister au temps... ni à l'homme...
Pour les néo-saguenéens - dont je suis malgré tout! - le Théâtre Capitol était situé sur la rue Racine, à l'endroit où aujourd'hui se trouve un magnifique stationnement. Décidément, les élus municipaux de toutes les époques savent où mettre les priorités!