Jour d'Halloween oblige, voici l'épisode 26 de la série Creepie intitulé, bien sûr, Le fantôme du Théâtre!
samedi 31 octobre 2009
vendredi 30 octobre 2009
Voies parallèles
Comment saisir l'unicité des productions théâtrales contemporaines, sans se fourvoyer ni surtout sans appauvrir leur richesse et leur diversité? Comment cerner et décrire ce qui les unifie, alors que le regard contemporain se caractérise par son opacité? En d'autres termes, le plaisir théâtral n'est-il pas la plupart du temps fondé sur un rapport différent à la scène, à la cérémonie théâtrale? Et si c'est bien le cas, qu'est-ce qui produit la fascination du spectateur?
Voilà peut-être le(s) plus grand(s) problème(s) pour quiconque tente de définir les contours de la pratique théâtrale actuelle. Tant de formes. Tant d'essais. Tant de possibilités. En cette ère de mutation technologique et de métissage de l'art avec la technique, les voies sont infinies et leurs nombres continuent pourtant de s'accroître rapidement. Il y a autant de manière d'aborder et de faire le théâtre qu'il y a d'artistes (auteurs, metteurs en scène, concepteurs, comédiens).
Vouloir cerner l'ensemble de ce corpus instable et, par là, variable s'avère être une utopie. Et pourtant, l'exercice ne peut qu'être bénéfique pour comprendre le cheminement de cet art éphémère. On peut sortir quelques éléments (en ce sens, le meilleur ouvrage reste encore le numéro 22 de la revue Études Théâtrales publié en 2001, La Poétique du drame moderne et contemporain dirigé par Jean-Pierre Sarrazac) et tenter de les appliquer tant bien que mal sur différentes productions. On peut s'attarder à un seul aspect (jeu, mise en place, texte)... mais encore...
Le théâtre contemporain pose un immense défi à quiconque s'y attaque... et, bien naïvement, je tenterai le coup dans les prochaines années au doctorat.
Que peut-on attendre, aujourd'hui, de l'esthétique théâtrale, alors même que le paysage scénique semble éclaté et presque comme épuisé? Une prescription, une prise de parti pour tel ou tel aspect théorique ou pratique du théâtre (pour ou contre le drame ou le postdrame, le frontal ou le circulaire, le lieu fermé ou la rue, etc.)? Ou plutôt une observation, jointe à une tentative de pensée, éclairées à la fois par l'histoire des spectacles, des événements et des publications, et par les événements qui ont lieu, maintenant, quitte à buter sur des définitions doxiques, à les remettre en perspective et même en cause, à les discuter sous le double feu de l'histoire et de l'actualité?
Jean-Marie Apostolidès (Stantford University)
Voilà peut-être le(s) plus grand(s) problème(s) pour quiconque tente de définir les contours de la pratique théâtrale actuelle. Tant de formes. Tant d'essais. Tant de possibilités. En cette ère de mutation technologique et de métissage de l'art avec la technique, les voies sont infinies et leurs nombres continuent pourtant de s'accroître rapidement. Il y a autant de manière d'aborder et de faire le théâtre qu'il y a d'artistes (auteurs, metteurs en scène, concepteurs, comédiens).
Vouloir cerner l'ensemble de ce corpus instable et, par là, variable s'avère être une utopie. Et pourtant, l'exercice ne peut qu'être bénéfique pour comprendre le cheminement de cet art éphémère. On peut sortir quelques éléments (en ce sens, le meilleur ouvrage reste encore le numéro 22 de la revue Études Théâtrales publié en 2001, La Poétique du drame moderne et contemporain dirigé par Jean-Pierre Sarrazac) et tenter de les appliquer tant bien que mal sur différentes productions. On peut s'attarder à un seul aspect (jeu, mise en place, texte)... mais encore...
Le théâtre contemporain pose un immense défi à quiconque s'y attaque... et, bien naïvement, je tenterai le coup dans les prochaines années au doctorat.
Que peut-on attendre, aujourd'hui, de l'esthétique théâtrale, alors même que le paysage scénique semble éclaté et presque comme épuisé? Une prescription, une prise de parti pour tel ou tel aspect théorique ou pratique du théâtre (pour ou contre le drame ou le postdrame, le frontal ou le circulaire, le lieu fermé ou la rue, etc.)? Ou plutôt une observation, jointe à une tentative de pensée, éclairées à la fois par l'histoire des spectacles, des événements et des publications, et par les événements qui ont lieu, maintenant, quitte à buter sur des définitions doxiques, à les remettre en perspective et même en cause, à les discuter sous le double feu de l'histoire et de l'actualité?
Christian Biet et Christophe Triau
Edmond Rostand par Sacha Guitry
Petit retour dans l'Histoire... avec cette présentation d'Edmond Rostand (l'auteur français par excellence de la fin du XIXième siècle qui a écrit le chef-d'oeuvre Cyrano de Bergerac) par un autre grand monument (parfois contesté mais toujours admiré) du théâtre français de la première moitié du XXième siècle, Sacha Guitry... que j'adore.
J'aime son ironie, sa moquerie perpétuelle... son esprit! Une grandeur amusée (du moins, en apparence) face aux obstacles de la vie... et Dieu seul sait combien il en a vu! Mais il est vrai que Guitry n'est pas le sujet de ce document!
jeudi 29 octobre 2009
Première!
À toute l'équipe - la direction, les concepteurs, les comédiens, les régisseurs - je souhaite un retentissant, pataphysicien et ubuesque
MERDRE !
Merdre à Rodrigue, Hélène, Alexandre, Michel, Yasmina, Patrice, Christian, Martin, Éric, Guillaume, Marc-André, Simon-Pier, Jean-François et les trois autres garçons, Jessyka et tous ceux que j'oublie!
«S'il n'y avait pas de Pologne, il n'y aurait pas de Polonais!»
Publicité conçue et réalisée par Guillaume Langlois
Merdre à Rodrigue, Hélène, Alexandre, Michel, Yasmina, Patrice, Christian, Martin, Éric, Guillaume, Marc-André, Simon-Pier, Jean-François et les trois autres garçons, Jessyka et tous ceux que j'oublie!
«S'il n'y avait pas de Pologne, il n'y aurait pas de Polonais!»
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mardi 27 octobre 2009
Du perfectionnement...
À chaque nouveau projet, je me dis qu'à un moment donné, je serai face à un mur insurmontable: jusqu'à quel point est-il possible de se renouveler, de se perfectionner en art? Le danger de se perdre dans un style, dans une forme n'est-il pas omniprésent? N'y a-t-il pas un risque de se figer dans une forme morte? Voici ce qu'en dit Kantor, Tadeus Kantor, dans son recueil Le théâtre de la mort:
L'évolution de l'artiste, si importante pour qu'il puisse garder sa vitalité, n'est pas un PERFECTIONNEMENT de la forme. Le perfectionnement, si apprécié et adoré par l'opinion conventionnel, devient avec le temps, une APPARENCE de création et un moyen qui apporte l'approbation, l'acceptation, et à l'artiste lui-même
un abri
une paix paresseuse
mais aussi le prestige.
L'évolution est une adaptation constante de l'artiste à son époque, jusqu'à la fin de ses forces intellectuelles (hélas!).
un abri
une paix paresseuse
mais aussi le prestige.
L'évolution est une adaptation constante de l'artiste à son époque, jusqu'à la fin de ses forces intellectuelles (hélas!).
En ce sens, l'artiste peut-il se permettre une quête - disons... - formaliste sans se dénaturer?
lundi 26 octobre 2009
À quelques pas d'un espace
L'espace est peut-être la question la plus préoccupante quand débute un projet. Où se joue le drame? Dans quel lieu? Pourquoi? Comment le représenter? Qu'est-ce que ce lieu?
L'espace est l'une des question primordiale pour le metteur en scène... la pierre angulaire de la création...
Présentement, c'est l'une des questions qui me tourmente dans le cadre d'un projet qui aura lieu après les Fêtes. Une pièce difficile à situer. Un spectacle qui, malgré les nombreuses lectures et l'analyse et les nombreuses pistes, refusent encore de se matérialiser... L'espace nébuleux...
... Il y a un espace de l'intrigue, espace géométrique où les hommes et les choses prennent leurs figures et leur dimensions; il y a un espace de l'action où certaines formes trouvent une signification; dans Macbeth, un escalier découpe et ordonne un lieu intensément tragique; en permettant au jeu de se déployer dans la hauteur, il joue lui-même; il isole et surélève le petit morceau d'étendue où s'accomplit le destin du couple maudit. C'est là que le roi fera ses derniers pas, là que le crime cessera d'hésiter, là qu'une apparition horrible et pourtant pitoyable découvrira la grandeur du châtiment. Il y a un espace de l'intrigue, espace géographique où les hommes se déplacent, où les choses occupent un lieu; il y a un espace de l'action qui n'est plus seulement celui des atlas, où la géographie est gonflée d'histoire et d'une histoire éclairée de l'intérieur par la poésie des souvenirs ou la foi créatrice d'un avenir, c'est l'espace du Soulier de Satin où l'espagne catholique, la France, l'Afrique, l'Amérique reçoivent une réalité surcatographique dans la géographie mystique que dessine l'histoire sainte selon Paul Claudel. Ainsi l'action détermine un espace dramatiquement qualifié qui est, à sa manière, ce que Gaston Bachelard nomme un «espace poétique».
L'espace est l'une des question primordiale pour le metteur en scène... la pierre angulaire de la création...
Présentement, c'est l'une des questions qui me tourmente dans le cadre d'un projet qui aura lieu après les Fêtes. Une pièce difficile à situer. Un spectacle qui, malgré les nombreuses lectures et l'analyse et les nombreuses pistes, refusent encore de se matérialiser... L'espace nébuleux...
... Il y a un espace de l'intrigue, espace géométrique où les hommes et les choses prennent leurs figures et leur dimensions; il y a un espace de l'action où certaines formes trouvent une signification; dans Macbeth, un escalier découpe et ordonne un lieu intensément tragique; en permettant au jeu de se déployer dans la hauteur, il joue lui-même; il isole et surélève le petit morceau d'étendue où s'accomplit le destin du couple maudit. C'est là que le roi fera ses derniers pas, là que le crime cessera d'hésiter, là qu'une apparition horrible et pourtant pitoyable découvrira la grandeur du châtiment. Il y a un espace de l'intrigue, espace géographique où les hommes se déplacent, où les choses occupent un lieu; il y a un espace de l'action qui n'est plus seulement celui des atlas, où la géographie est gonflée d'histoire et d'une histoire éclairée de l'intérieur par la poésie des souvenirs ou la foi créatrice d'un avenir, c'est l'espace du Soulier de Satin où l'espagne catholique, la France, l'Afrique, l'Amérique reçoivent une réalité surcatographique dans la géographie mystique que dessine l'histoire sainte selon Paul Claudel. Ainsi l'action détermine un espace dramatiquement qualifié qui est, à sa manière, ce que Gaston Bachelard nomme un «espace poétique».
Henri Gouhier, L'Oeuvre théâtrale (milieu du XXième siècle)
dimanche 25 octobre 2009
La semaine théâtrale (du 25 au 31 octobre 2009)
Deux événements à noter:


De jeudi à (dimanche) - du 29 oct. au 1er nov. 2009
Petit Théâtre (UQAC), 20h (14h)
Petit Théâtre (UQAC), 20h (14h)
Les Têtes Heureuses lancent leur nouvelle production, Ubu Roi d'Alfred Jarry dans une mise en scène de Rodrigue Villeneuve. Pour plus de détails, suivre ce lien.
Vendredi - 30 octobre 2009
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 20h
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 20h
Le Théâtre La Rubrique présente Le Boxeur de, par et avec Patric Saucier (qui a fait, pour cette compagnie, la mise en scène, entre autres, de Toilette de Soirée et Il pleut des vies), une production du Théâtre du Transport en commun (Québec). L'histoire du Boxeur commence en prison, mais n'avait-elle pas commencé bien des années auparavant? Et bien loin de guérir sa violence jusque là refoulée, les barreaux vont l'exacerber. L'homme, l'ours, le gros si longtemps méprisé devient, en cellule, un boxeur adulé autant que détesté. Son poids fait pencher la balance vers une descente dont on ne se relève pas. Pour plus de détail, suivre ce lien.
samedi 24 octobre 2009
L'équilibriste...
L'équilibre du plateau...
L'équilibre est, pour moi, une impression que tout se tient, que tout est cohérent, que tout est imbriqué afin de se maintenir.
C'est aussi l'impression qu'il n'y a aucun «trou» sur scène pendant la représentation, que tout y est habité, que d'un seul regard le spectateur puisse y ressentir une plénitude scénique, un épanouissement architectural.
C'est l'impression qu'en changeant un seul paramètre, l'unicité serait brisée, modifiée, bref que tout y est par nécessité... que ça ne pouvait finalement être autrement.
C'est l'impression d'une justesse dans la construction, d'une rigueur: tout répond effectivement à des critères de placement invisibles et efficaces, à des règles concrètes, et que rien ne peut et ne semble y déroger.
Et cet équilibre, à quoi tient-il? Au rythme, à la précision, au dessin de la scène, à la mise en place, aux groupements humains et d'objets dans l'espace.
C'est aussi l'impression qu'il n'y a aucun «trou» sur scène pendant la représentation, que tout y est habité, que d'un seul regard le spectateur puisse y ressentir une plénitude scénique, un épanouissement architectural.
C'est l'impression qu'en changeant un seul paramètre, l'unicité serait brisée, modifiée, bref que tout y est par nécessité... que ça ne pouvait finalement être autrement.
C'est l'impression d'une justesse dans la construction, d'une rigueur: tout répond effectivement à des critères de placement invisibles et efficaces, à des règles concrètes, et que rien ne peut et ne semble y déroger.
Et cet équilibre, à quoi tient-il? Au rythme, à la précision, au dessin de la scène, à la mise en place, aux groupements humains et d'objets dans l'espace.
vendredi 23 octobre 2009
Un pied dans le gouffre...
Petite citation d'un auteur dramatique anglais, Edward Bond, qui pose de belle façon le paroxysme du cynisme... l'inversion du paradigme social depuis quelques années (pour ne pas dire décennies):
Dans le passé
nous nous sommes créés
à travers la comédie
de la tragédie humaine,
maintenant
il se peut que nous nous anéantissions
dans la tragédie
de la comédie humaine.
nous nous sommes créés
à travers la comédie
de la tragédie humaine,
maintenant
il se peut que nous nous anéantissions
dans la tragédie
de la comédie humaine.
jeudi 22 octobre 2009
... !
par Octave-Henri JULIEN (1852-1908),
reproduction à l'aquarelle sur crayon
d'un dessin de Charles William JEFFREYS,
Archives nationales du Canada, Ottawa (C-073725)
On a coutume de dire: tout est politique.
Non. Tout est théâtre.
Surtout la politique.
Michel Galabru
Non. Tout est théâtre.
Surtout la politique.
Michel Galabru
Alors que les chiffres sortent d'un peu partout en cette (sombre) période d'élections (et particulièrement du Quotidien...) et donnent un aperçu parfois un peu biaisé de la réelle situation (du moins, j'ose le croire!), il faut parfois se rabattre sur ce que l'on fait de mieux... dans le cas présent, le théâtre.
La vie [et j'ajouterais la politique!],
c'est une pièce de théâtre: ce qui compte,
ce n'est pas qu'elle soit longue
mais qu'elle soit bien jouée.
Sénèque, Lettres à Lucilius
c'est une pièce de théâtre: ce qui compte,
ce n'est pas qu'elle soit longue
mais qu'elle soit bien jouée.
Sénèque, Lettres à Lucilius
mercredi 21 octobre 2009
Non
Ce billet n'a rien de théâtral. Quoique...
Est paru un sondage ce matin, qui «couronne» Jean Tremblay avec 86% des intentions de votes pour les élections qui approchent (avec un taux de satisfaction qui frise le 90% à Jonquière!). Il faut donc croire que je fais partie (et tout mon entourage!) des 14% qui ne voteront pas pour lui.
Je refuse de cautionner ses visions de la culture (plusieurs exemples récents pourraient être données... dont son tout dernier discours au Salon du Livre...). Je refuse de cautionner la culture comme «produit d'appel». Je refuse de cautionner les produits culturels «touristiques» comme la Fabuleuse en anglais. Je refuse de jouer la comédie de «Saguenay, capitale culturelle 2010» dans laquelle la Ville tiendra un beau rôle... qu'elle peine si souvent à esquisser. Je refuse aussi pour tout le reste: cafouillis dans la salle de spectacle, choix économiques, débat coûteux sur la prière à l'hôtel de ville, les jugements de la cour dans l'affaire B.T.F. et j'en passe.
Je ne voterai donc pas pour Jean Tremblay. Reste Michel Potvin...
À quand un véritable deus ex machina dans la vie municipale?
_____________________________________
AJOUT: Quelle Ville... Ce matin, jeudi 22 octobre, paraissent les résultats de 3 sondages sur les appuis au Maire dans différents dossiers... dont ces deux-ci qui retiennent l'attention.
Le premier concerne la préférence pour la salle de spectacle: au total, 65% des répondants préfèrent la rénovation de l'Auditorium Dufour...
Le second se penche sur la gestion du Maire dans le dossier BTF: au total, 52% des gens estiments qu'il a agi dans l'intérêt de ses citoyens.
mardi 20 octobre 2009
Les Fridolinades
Petit document réalisé en 1945 par l'ONF pour garder quatre scènes de cette revue populaire écrite et mise en scène par Gratien Gélinas, le fondateur de la dramaturgie québécoise...
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