lundi 23 septembre 2013

«Au champ de Mars»... [Carnet de mise en scène]

Pierre-Michel Tremblay (photo: Rolline Laporte)

À travers tous les dossiers qui m'occuperont cette année, je suis présentement plongé, depuis quelques semaines, dans la pièce Au champ de Mars, de Pierre-Michel Tremblay que je mettrai en scène à l'hiver pour le compte du Théâtre Mic Mac, à Roberval.

Ce sera ma seconde incursion dans l'oeuvre de cet auteur... après avoir monté, en 2008, Le rire de la mer. D'ailleurs, les deux pièces partagent généralement le même ton, le même esprit. 

J'en suis donc à ma ixième lecture, pour décortiquer le propos et pour trouver un moyen de l'aborder scéniquement. C'est, d'une certaine façon, une pièce stoboscopique. La structure de ce texte - composé de brefs fragments qui se télescopent - posera sans doute d'innombrables défis, tant pour la compréhension de l'histoire que pour la continuité sur la scène. Il faut qu'à partir de cette analyse en profondeur je sois capable d'en dresser les grandes lignes dramaturgiques et le cadre esthétique.

Le cheminement se fait. Et c'est là une partie du travail de metteur en scène - seul avec la pièce entre les mains et les possibilités dans la tête - que j'aime particulièrement...

Bientôt - très bientôt! - il me faudra faire les choix définitifs quand viendra le moment des auditions et des premières rencontres avec les différents concepteurs. 



dimanche 22 septembre 2013

Au théâtre, cette semaine! [Du 22 au 28 septembre 2013...]


Trois rendez-vous sont à retenir, pour la semaine à venir... et plus les semaines vont avancer, et plus il y aura des activités à inscrire dans les agendas! Qu'on se le tienne pour dit!


Aujourd'hui, dimanche - 22 septembre 2013
À la Pulperie de Chicoutimi (dehors s'il fait beau, dans le bâtiment 1912 s'il pleut), 15h

Le Théâtre C.R.I. tient une nouvelle activité de financement, à Chicoutimi, qui prend la forme d'une épluchette de blé-d'inde! Il en coûte 25$ pour y participer. On nous promet une rencontre festive, agrémentée de numéros, de karaoké et d'autres plaisirs.


Mercredi - 25 septembre 2013
Salle Lionel-Villeneuve, 19h30

Le Théâtre Mic Mac présente la première de ses quatre lectures publiques de la saison (gratuites et ouvertes à tous). Place à La Corneille, de Lise Vaillancourt. Entre son travail d’informaticienne et ses cours de yoga, Julie, quarante-huit ans, mène une vie bien rangée. Elle s’alimente bio, fait de l’exercice et combat le stress à coup de tisanes et d’antioxydants. Un soir, en rentrant chez elle, elle trouve une corneille volant frénétiquement dans son loft. Au même moment, sa mère, une femme verbomotrice, impulsive et culpabilisante, débarque avec ses valises. Au fil des jours qui suivent, la mère s’installe et une série d’événements curieux se produisent. Julie, étouffée par cette femme exubérante et troublée par les cris incessants de la corneille, essaie tant bien que mal de réapprendre à respirer. Un texte à la fois drôle et profond qui expose une relation mère-fille où la dépendance et l’affranchissement se côtoient de près. La mise en lecture a été confiée à Céline Gagnon. 
 

Dernière semaine de représentations
De mercredi à samedi - du 25 au 28 septembre 2013
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Le Théâtre du Faux Coffre ressort cette dernière grande aventure des Clowns Noirs (voici ce que j'en ai pensé), Le Clown Noir au Masque de fer. Une chevauchée guerrière et idéologique qui plaira aux amateurs d’Histoire, de philosophie, de politique, de téléréalité, d’alchimie, d’économie, de spiritualité amérindienne, de romans de cape et d’épée et de théâtre. Les amateurs de sport n’y trouveraient pas leur compte, si ce n’était de l’énergie déployée par les six comédiens pour raconter, en quatre-vingt-dix minutes, cette aventure nécessitant trente-et-un personnages, soixante-quinze scènes et une poupée gonflable. Il en coûte 21$ par adulte (16$ par étudiant). Pour réserver (et c'est toujours mieux de le faire!), il y a le téléphone, 418-698-3000 poste 6561 ou l'événement Facebook, ici.

Peut-être se passera-t-il autre chose que je n'ai pas vu sur mon écran radar... en quel cas, il sera toujours possible de me le faire savoir par le biais des commentaires!






samedi 21 septembre 2013

Le théâtre anecdotique...


En ce petit samedi matin qui appelle de plus en plus l'automne, je reviens une nouvelle fois dans le magnifique monde anecdotique du théâtre français du XIXième siècle pour présenter quelques autres mots d'esprits... Quelle fabuleuse époque du théâtre que cette époque or et rouge! 

Pour mener à bien ce billet, je puiserai dans l'ouvrage illustré plus haut.





vendredi 20 septembre 2013

Les principes généraux du maquillage

Sacha Guitry, dans le film Le Comédien

Voici quelques principes généraux du maquillage (eh oui, ça se trouve!) glanés dans un petit ouvrage tout simple, Comment se maquiller (dans la collection Jeux, Tréteaux et Personnages), publié en mai 1937 sous les plumes avisées de Suzanne et Albert Savry... 

Donc...

Principes généraux:

  • On «en met» toujours trop: plus grand est l'art de l'acteur, plus réduite est sa palette.
  • Étudier son visage pour ne pas appliquer de lignes ni de volumes arbitraires, mais toujours selon la conformation naturelle.
  • Le rouge grossit.
  • Plus on le met bas plus il vieillit.
  • Le gris-bleu, le bleu et le bistre, creusent.
  • Le noir fait trou.
  • Le bleu voisinant avec le jaune = vert.
  • Le gras ne prend pas sur le sec.
  • Assortir la nuance de la poudre à la couleur du fond de teint.
  • Des sourcils noirs rapprochés et placés bas près de l'oeil, durcissent la physionomie.
  • Amincir les lèvres, c'est enlever à la physionomie de la générosité.
Viennent ensuite, pour clarifier et donner plus de profondeur à ces quelques constats (!), tout une série de recommandation pour atteindre une certaine perfection:
  • NE PAS cacher le jeu des muscles du visage sous une trop grande épaisseur de fond de teint.
  • NE PAS arrêter le maquillage au bas du visage comme un masque.
  • NE PAS oublier d'étendre légèrement la couleur jusque sur le lobe de l'oreille, ni de la fondre à partir du masque avec la poudre du cou.
  • NE PAS maquiller le cou au fond de teint ni au blanc gras, la poudre suffit.
  • NE PAS poudrer clair sur foncé [...], ni foncé sur clair.
  • NE PAS poudrer isolément le nez plus clair que l'ensemble du visage.
  • NE PAS poudrer avant d'avoir achevé le maquillage aux fards gras.
  • NE PAS écraser la poudre de riz par la brosse douce qui sert seulement à enlever le surplus.
  • NE PAS se servir de la patte-de-lapin pour appliquer le fard sec, c'est le rôle de la houpette.
  • NE PAS étendre le rouge des lèvres jusqu'aux commissures.
  • NE PAS entièrement cercler l'oeil avec le crayon: effet de lunettes à éviter.
  • NE PAS chercher le vieillissement par un grillage de raies qui prétendent en vain figurer les rides.
  • NE PAS confondre le comique, même très poussé, d'une comédie, avec celui d'une farce.
  • NE PAS, si l'on joue une silhouette ou un petit rôle d'utilité, essayer d'attirer l'attention ou de faire rire par une exagération de maquillage ou autre.

jeudi 19 septembre 2013

De temps.


Au moment même où je suis dans une période consacrée à la construction des horaires de répétition de La Fille du Tambour Major de la Société d'art lyrique du Royaume - trois semaines très intensives incluant l'entrée en salle et tout ce qui vient avec! - je tombe sur ce numéro d'Alternatives Théâtrales, Le théâtre à l'opéra, la voix au théâtre (no. 113-114 - été 2012) où il est question, notamment, des arts lyriques... et plus particulièrement, dans cet entretien avec Jean-François Sivadier, metteur en scène, qui parle de ce rapport au temps très différent de celui au théâtre (et qu'on vit comme une très grande source d'angoisse!):

La grande différence entre l'opéra et le théâtre, c'est le temps. Au théâtre, il n'y a pas de contraintes en-dehors de celles que l'on se crée soi-même. À l'opéra, l'oeuvre pose des défis, la durée de la partition aussi, de même que les chanteurs, les horaires, etc. On a l'impression de relever des défis du premier au dernier jour, alors qu'au théâtre on peut prendre le temps d'inventer des choses et de les défaire si elles ne fonctionnent pas. Et puis à l'opéra, on s'inscrit directement dans l'histoire de la réception de l'oeuvre que l'on monte - c'est encore un sacré défi! Pour ma première mise en scène lyrique, j'avais peur de mal employer le temps qui m'était imparti. Or, je me suis rendu compte qu'il n'y avait jamais de temps perdu parce que les chanteurs sont extrêmement rigoureux et qu'ils travaillent beaucoup plus vite que les acteurs. Par ailleurs, les contraintes ne sont pas forcément pénibles. J'aime beaucoup la contrainte du corps du chanteur qui ne peut pas faire tout ce qu'on lui demande. Dans la contrainte, on trouve des libertés extraordinaires.

mercredi 18 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin, il faut s'astreindre à établir le calendrier de répétitions pour La Fille du Tambour Major, la prochaine production de la Société d'art lyrique du Royaume. Un exercice fastidieux alors que quelques rencontres avec le chœur se feront avant Noël et au retour des Fêtes avant que d'entreprendre, à compter de la mi-janvier, des répétitions très intensives, sur trois semaines, pour l'ensemble du spectacle. 

Faire cet exercice sur papier est un peu audacieux, car il suppose que nous estimions très bien le temps nécessaire pour chaque scène pour maximiser la présence des solistes et des choristes. Si ça va trop vite (ça arrivait l'an dernier...), nous devons parfois attendre l'arrivée des prochains interprètes... Si ça va trop lentement, nous sommes soudain en retard et il faut mettre les bouchées doubles...

Idéalement, il faudrait réussir à planifier une première mise en place complète dans la première semaine... Un ou deux enchaînements... Puis une révision de l'ensemble au cours de la seconde semaine. Les deux ou trois derniers jours avant l'entrée en salle, il nous faudrait encore là un ou deux enchaînements. 

À voir.




mardi 17 septembre 2013

«Sous le gui - 175 bonnes raisons de fêter la Noël - Spectacle non-gratuit»... [Carnet de mise en scène]


Bien qu'officiellement, ce soit toujours l'été et que dans les faits, le gui est toujours vert, le moment est maintenant venu, au Théâtre 100 Masques, de réunir son équipe de production en vue de son septième spectacle de Noël: Sous le gui - 175 bonnes raisons de fêter la Noël - Spectacle non-gratuit. Cet après-midi, ce sera chose faite alors que le trio de comédiens (Mélanie Potvin, Patrick Simard et Marilyne Renaud) et moi en jetterons sur papier le canevas général et en définissant déjà quelques numéros. 

Il ne devait plus avoir de ce type de projets... mais les événements de cette année - notamment le 175ième de la région - m'ont donné quelques idées... et j'avoue avoir du plaisir à ce type de travail!

Donc...

En cette année de réjouissances (hum… hum…), nous profiterons aussi de l'occasion pour revisiter quelques Noëls marquants de notre histoire. Que ce soit le premier passé au poste de traite de Chicoutimi ou un autre chez Maria Chapdelaine... qu'il se passe à Val-Jalbert ou dans le bois sous le joug de William Price, rien ne sera épargné. 

Cette année, que du nouveau matériel... et quel matériel!

dimanche 15 septembre 2013

«Le Clown noir au masque de fer»

Cette photographie a été prise sur le site de la compagnie... et s'il n'y a pas de crédits ici, c'est qu'il n'y en n'avait pas là!

J'avais manqué la première série de représentations du Clown Noir au masque de fer du Théâtre du Faux Coffre lors de sa création, en 2009 (alors que j'étais en pleine création intensive de mon côté). C'est donc, en quelque sorte, une nouvelle production que j'ai découverte il y a quelques jours...  un Clown noir nouveau qui porte candidement la comparaison avec les productions antérieures (même si cette aventure, un peu comme Barabbas dans la Passion, trouve son centre ailleurs que sur le noir quintet).

Une production intéressante à trois niveaux...

D'abord une histoire échevelée qui situe, dans une époque de pacotille (et une esthétique propre à cette troupe), les mousquetaires, le Roi Soleil et les Clowns noirs (avec leur quête de célébrité et leur état de comédiens) afin de dénoncer la plus grande imposture du Classicisme: Molière. Une fracassante saga qui ébranle les colonnes du temps à grands coups de pieds et d'insolences!

Puis un texte de Martin Giguère. Solide. Amalgamant l'histoire anecdotique à la grande Histoire (sur un canevas digne d'Alexandre Dumas), il atteint un certain sommet dans le plaisir du mot, du verbe et de la tournure syntaxique efficace. Un texte bien ficelé. Drôle (très drôle même, par moment!). Avec une construction qui, bien que dans la même lignée et le même ton que l'ensemble de l'oeuvre giguérienne (avec ses récurrences et son style littéraire), surprend et démontre un art bien maîtrisé.

Enfin, des comédiens rompus à cette écriture, qui endossent tous ces personnages pour le plus grand bonheur du spectateur... de ceux qui s'inscrivent dans la durée (et qui, du coup, trouve une profondeur sans cesse renouvelée) comme les Clowns noirs aux personnages épisodiques qui amènent de l'éclat aux différentes scènes. Une grande performance de comédiens dans des numéros punchés (comme la présentation des mousquetaire ou - mon préféré! - celui des retrouvailles entre Grossomodo et un chaman en transe) qui fait une bonne contrepartie à la longueur des entre-scènes.

Bref, tout ce qu'il faut pour exciter, en moi, la jalousie de l'auteur, du metteur en scène, du producteur!

Au théâtre, cette semaine! [Du 15 au 21 septembre 2013...]

Deux rendez-vous devraient être inscrits dans les agendas pour la semaine à venir... Enfin, un rendez-vous public... et un autre destiné plus spécifiquement au milieu théâtral. D'ailleurs, c'est le premier, en ordre chronologique!

Mardi - 17 septembre 2013
CRC (Chicoutimi), 9h

Reprise du Groupe de compétence en théâtre, outil de concertation piloté par le Conseil Régional de la Culture du SLSJ (et Véronique Villeneuve). Ouvert à tous les artistes et artisans du théâtre d'ici (et l'invitation est lancée pour tous!), ce groupe de compétence trouve son efficacité dans l'implication de chacun. Pour ce premier rendez-vous, il sera notamment question des suivis des différents dossiers en cours en plus de mettre en branle les grandes orientations prises au cours du dernier Forum. Il faut confirmer sa présence en téléphonant au 418-543-4941 poste 233.


Seconde semaine de représentations
De mercredi à samedi - du 18 au 21 septembre 2013
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Le Théâtre du Faux Coffre ressort cette dernière grande aventure des Clowns Noirs (la seule que je n'ai pas encore vue, d'ailleurs...), Le Clown Noir au Masque de fer. Une chevauchée guerrière et idéologique qui plaira aux amateurs d’Histoire, de philosophie, de politique, de téléréalité, d’alchimie, d’économie, de spiritualité amérindienne, de romans de cape et d’épée et de théâtre. Les amateurs de sport n’y trouveraient pas leur compte, si ce n’était de l’énergie déployée par les six comédiens pour raconter, en quatre-vingt-dix minutes, cette aventure nécessitant trente-et-un personnages, soixante-quinze scènes et une poupée gonflable. Il en coûte 21$ par adulte (16$ par étudiant). Pour réserver (et c'est toujours mieux de le faire!), il y a le téléphone, 418-698-3000 poste 6561 ou l'événement Facebook, ici.

C'est pas mal ce que j'ai réussi à trouver dans mes papiers... Si jamais j'oublie quelque chose, on peut me le faire savoir en m'écrivant (dans les commentaires ou par courriel) et je le rajouterai.


samedi 14 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin a lieu la première véritable réunion de production de La Fille du Tambour Major de la Société d'Arts Lyriques du Royaume. Tous y seront: le président du conseil d'administration, la directrice générale (qui fait aussi office de directrice de production), la directrice artistique, la chef de chœur, le scénographe, la costumière, l'éclairagiste... et moi.

Ce sera l'occasion de mettre à jour les différents dossiers... ce qui permettra à tous les concepteurs d'avoir une bonne idée des demandes qui ont été faites. Ce sera, en quelque sorte, la réunion d'unification... le moment de consolider les grandes orientations que je veux prendre dans la mise en scène avec les différents éléments scéniques. 

Cette production doit se construire sur un ton particulier... donnant un jeu à mi-chemin entre un réalisme outrancier et une caricature quotidienne.

À histoire extravagante, esthétique extravagante!

vendredi 13 septembre 2013

Qui a écrit pour Molière?

Dans la même lignée que le billet présenté il y a quelques jours, voici un autre documentaire (cette fois, dans le cadre de l'émission Secrets d'Histoire) qui remet en question la paternité de Molière envers ses oeuvres...




D'autres honneurs pour le Théâtre Mic Mac


Décidément, le Théâtre Mic Mac a misé juste en présentant, en avril 2012, son Albertine en cinq temps...  une production qui fait du chemin depuis alors qu'elle se méritait, en juin, deux prix au Gala des Arlequins, Meilleure production 2012 et Meilleure comédienne 2012 (pour Jocelyne Simard qui interprétait Albertine à 60 ans).

C'est cette même production qui vient tout juste de se mériter, lors du Festival International de Théâtre de Mont-Laurier qui se tenait la semaine dernière (et où la troupe représentait le Québec parmi les propositions d'une vingtaine d'autres compagnies d'un peu partout dans le monde), le prix de la Meilleure production... en plus de se voir nommer dans les catégories de Meilleure mise en scène (pour Réjean Gauthier) et Meilleure comédienne (pour Jocelyne Simard).