samedi 28 septembre 2013

L'avantage d'une charge de cours...

S'il y a un avantage à donner un cours, c'est bien celui de le préparer! Un cours comme Analyse dramaturgique du théâtre québécois m'oblige, d'une certaine façon, à revoir toutes mes connaissances, à les enrichir par de nombreuses lectures, à les structurer pour leur donner un cadre cohérent. 

Et c'est plutôt intéressant de se promener des premières manifestations sous le Régime Français (très peu nombreuses dues, anecdotiquement parlant, à l'absence d'une émigration de comédiens contrairement à l'installation, dans les colonies britanniques, d'une troupe d'acteurs!) à celles d'aujourd'hui en passant par la Conquête, les grandes tournées américaines et européennes, l'émergence du burlesque et la constitution d'un répertoire national..

La matière est foisonnante. Et une multitude d'ouvrages existe et chacun complète l'autre et ouvre de nouvelles parenthèses! Les grands thèmes se développent: la famille, l'identité, la question nationale... 

Trois bouquins me sont essentiels dans ce travail... trois bouquins de synthèse, très bien faits:
- le meilleur, à mon sens, étant celui de Madeleine Greffard et Jean-Guy Sabourin, Le Théâtre Québécois (une toute petite plaquette de 110 pages publiée dans la collection Boréal Express en 1997); 
- suivi par celui de Nancy Desjardins et Mélanie Fournier, 400 ans de théâtre au Québec (publié en 2008 chez Beauchemin) qui est un bon mélange d'histoire et d'extraits de pièces marquantes;
- enfin, Le Théâtre québécois, écrit par Michel Trépanier et Claude Vaillancourt (publié en 2000 aux Éditions Études Vivantes) boucle bien les deux autres par d'autres analyses thématiques sur quelques 90 pages.

Comme tout cours axé en grande partie sur l'histoire, les lacunes, par manque de recul, surgissent quand il s'agit d'aborder l'époque contemporaine, les années 2000...M'enfin...






D'autres anecdotes...


Voici une suite de ces savoureuses anecdotes ayant ponctué la grande époque théâtrale du XIXième siècle français...





vendredi 27 septembre 2013

Dans les demandes de subventions...

Le passage obligé de l'automne: les différentes demandes de subvention (dans ce cas-ci, pour le Conseil des Arts et Lettre du Québec de même que pour le Conseil des Arts de Saguenay)...

D'une part, malgré le fait que l'exercice soit toujours un peu rébarbatif, il permet de mettre en ordre de priorité les différents projets de la compagnie, tout en donnant un aperçu, plutôt juste, des prochains mois à venir...

D'autre part, c'est le moment rêvé pour justement rêver et développer des projets qui, s'ils sont soutenus, donneront, je l'espère, un nouvel élan...

C'est donc dans les définition de projet en long et en large, dans les budgets préliminaires et la recherche de cohérence dans l'articulation de ceux-ci que je passerai encore les quelques jours qui viennent...

Ces dossiers en main, ce sera l'occasion, par la suite, de retourner auprès des différents partenaires financiers pour présenter les programmations à venir.

jeudi 26 septembre 2013

ManiganSes n'est plus! Vive La Rubrique!

C'est fait. 

ManiganSes - qui produisait le Festival International des Arts de la Marionnette - n'est plus. C'est l'organe administratif qui disparaît. 

Le Festival, lui, s'accroche... et passe maintenant sous la gouverne du Théâtre La Rubrique qui, avec la collaboration des compagnies de théâtre ancrées ici (le Théâtre des Amis de Chiffon, le Théâtre À Bout Portant, le Théâtre de la Tortue Noire et le Théâtre C.R.I.), prend le relais. Il va sans dire que la compagnie jonquiéroise a le soutien du milieu théâtral et qu'il est important de maintenir un tel événement sur le territoire.

Prochain objectif pour ces compagnies: offrir une édition à l'été (un retour vers cette période!) 2015.

Pour d'autres informations, il est possible de consulter:
- le reportage de Radio-Canada diffusé le 25 septembre, ici;
- l'article publié ce matin dans le Quotidien, La Rubrique prend la relève.


mercredi 25 septembre 2013

Quand Fiona Shaw se réchauffe...

Voici une petite vidéo (à moins que ce ne soit «un petit vidéo»...?) présentant la (très!) grande actrice irlandaise, Fiona Shaw, dans une très grande simplicité, se préparant à prendre le rôle de Mère Courage...
Sublime.

mardi 24 septembre 2013

Photographies du «Mariage forcé» et de «La jalousie du Barbouillé»

Voici une série de photographies de la toute dernière production du Théâtre 100 Masques, Le Mariage forcé suivi de La Jalousie du Barbouillé, de Molière. Sur ces photographies (prises à la générale, par Alexandre Nadeau) se retrouveront donc Mélanie Potvin, Isabelle Boivin, Patrick Simard et Pierre Tremblay. (En cliquant sur l'image, celle-ci devrait apparaître en plus grand format, dans une nouvelle fenêtre.)


    

 


 

lundi 23 septembre 2013

«Au champ de Mars»... [Carnet de mise en scène]

Pierre-Michel Tremblay (photo: Rolline Laporte)

À travers tous les dossiers qui m'occuperont cette année, je suis présentement plongé, depuis quelques semaines, dans la pièce Au champ de Mars, de Pierre-Michel Tremblay que je mettrai en scène à l'hiver pour le compte du Théâtre Mic Mac, à Roberval.

Ce sera ma seconde incursion dans l'oeuvre de cet auteur... après avoir monté, en 2008, Le rire de la mer. D'ailleurs, les deux pièces partagent généralement le même ton, le même esprit. 

J'en suis donc à ma ixième lecture, pour décortiquer le propos et pour trouver un moyen de l'aborder scéniquement. C'est, d'une certaine façon, une pièce stoboscopique. La structure de ce texte - composé de brefs fragments qui se télescopent - posera sans doute d'innombrables défis, tant pour la compréhension de l'histoire que pour la continuité sur la scène. Il faut qu'à partir de cette analyse en profondeur je sois capable d'en dresser les grandes lignes dramaturgiques et le cadre esthétique.

Le cheminement se fait. Et c'est là une partie du travail de metteur en scène - seul avec la pièce entre les mains et les possibilités dans la tête - que j'aime particulièrement...

Bientôt - très bientôt! - il me faudra faire les choix définitifs quand viendra le moment des auditions et des premières rencontres avec les différents concepteurs. 



dimanche 22 septembre 2013

Au théâtre, cette semaine! [Du 22 au 28 septembre 2013...]


Trois rendez-vous sont à retenir, pour la semaine à venir... et plus les semaines vont avancer, et plus il y aura des activités à inscrire dans les agendas! Qu'on se le tienne pour dit!


Aujourd'hui, dimanche - 22 septembre 2013
À la Pulperie de Chicoutimi (dehors s'il fait beau, dans le bâtiment 1912 s'il pleut), 15h

Le Théâtre C.R.I. tient une nouvelle activité de financement, à Chicoutimi, qui prend la forme d'une épluchette de blé-d'inde! Il en coûte 25$ pour y participer. On nous promet une rencontre festive, agrémentée de numéros, de karaoké et d'autres plaisirs.


Mercredi - 25 septembre 2013
Salle Lionel-Villeneuve, 19h30

Le Théâtre Mic Mac présente la première de ses quatre lectures publiques de la saison (gratuites et ouvertes à tous). Place à La Corneille, de Lise Vaillancourt. Entre son travail d’informaticienne et ses cours de yoga, Julie, quarante-huit ans, mène une vie bien rangée. Elle s’alimente bio, fait de l’exercice et combat le stress à coup de tisanes et d’antioxydants. Un soir, en rentrant chez elle, elle trouve une corneille volant frénétiquement dans son loft. Au même moment, sa mère, une femme verbomotrice, impulsive et culpabilisante, débarque avec ses valises. Au fil des jours qui suivent, la mère s’installe et une série d’événements curieux se produisent. Julie, étouffée par cette femme exubérante et troublée par les cris incessants de la corneille, essaie tant bien que mal de réapprendre à respirer. Un texte à la fois drôle et profond qui expose une relation mère-fille où la dépendance et l’affranchissement se côtoient de près. La mise en lecture a été confiée à Céline Gagnon. 
 

Dernière semaine de représentations
De mercredi à samedi - du 25 au 28 septembre 2013
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Le Théâtre du Faux Coffre ressort cette dernière grande aventure des Clowns Noirs (voici ce que j'en ai pensé), Le Clown Noir au Masque de fer. Une chevauchée guerrière et idéologique qui plaira aux amateurs d’Histoire, de philosophie, de politique, de téléréalité, d’alchimie, d’économie, de spiritualité amérindienne, de romans de cape et d’épée et de théâtre. Les amateurs de sport n’y trouveraient pas leur compte, si ce n’était de l’énergie déployée par les six comédiens pour raconter, en quatre-vingt-dix minutes, cette aventure nécessitant trente-et-un personnages, soixante-quinze scènes et une poupée gonflable. Il en coûte 21$ par adulte (16$ par étudiant). Pour réserver (et c'est toujours mieux de le faire!), il y a le téléphone, 418-698-3000 poste 6561 ou l'événement Facebook, ici.

Peut-être se passera-t-il autre chose que je n'ai pas vu sur mon écran radar... en quel cas, il sera toujours possible de me le faire savoir par le biais des commentaires!






samedi 21 septembre 2013

Le théâtre anecdotique...


En ce petit samedi matin qui appelle de plus en plus l'automne, je reviens une nouvelle fois dans le magnifique monde anecdotique du théâtre français du XIXième siècle pour présenter quelques autres mots d'esprits... Quelle fabuleuse époque du théâtre que cette époque or et rouge! 

Pour mener à bien ce billet, je puiserai dans l'ouvrage illustré plus haut.





vendredi 20 septembre 2013

Les principes généraux du maquillage

Sacha Guitry, dans le film Le Comédien

Voici quelques principes généraux du maquillage (eh oui, ça se trouve!) glanés dans un petit ouvrage tout simple, Comment se maquiller (dans la collection Jeux, Tréteaux et Personnages), publié en mai 1937 sous les plumes avisées de Suzanne et Albert Savry... 

Donc...

Principes généraux:

  • On «en met» toujours trop: plus grand est l'art de l'acteur, plus réduite est sa palette.
  • Étudier son visage pour ne pas appliquer de lignes ni de volumes arbitraires, mais toujours selon la conformation naturelle.
  • Le rouge grossit.
  • Plus on le met bas plus il vieillit.
  • Le gris-bleu, le bleu et le bistre, creusent.
  • Le noir fait trou.
  • Le bleu voisinant avec le jaune = vert.
  • Le gras ne prend pas sur le sec.
  • Assortir la nuance de la poudre à la couleur du fond de teint.
  • Des sourcils noirs rapprochés et placés bas près de l'oeil, durcissent la physionomie.
  • Amincir les lèvres, c'est enlever à la physionomie de la générosité.
Viennent ensuite, pour clarifier et donner plus de profondeur à ces quelques constats (!), tout une série de recommandation pour atteindre une certaine perfection:
  • NE PAS cacher le jeu des muscles du visage sous une trop grande épaisseur de fond de teint.
  • NE PAS arrêter le maquillage au bas du visage comme un masque.
  • NE PAS oublier d'étendre légèrement la couleur jusque sur le lobe de l'oreille, ni de la fondre à partir du masque avec la poudre du cou.
  • NE PAS maquiller le cou au fond de teint ni au blanc gras, la poudre suffit.
  • NE PAS poudrer clair sur foncé [...], ni foncé sur clair.
  • NE PAS poudrer isolément le nez plus clair que l'ensemble du visage.
  • NE PAS poudrer avant d'avoir achevé le maquillage aux fards gras.
  • NE PAS écraser la poudre de riz par la brosse douce qui sert seulement à enlever le surplus.
  • NE PAS se servir de la patte-de-lapin pour appliquer le fard sec, c'est le rôle de la houpette.
  • NE PAS étendre le rouge des lèvres jusqu'aux commissures.
  • NE PAS entièrement cercler l'oeil avec le crayon: effet de lunettes à éviter.
  • NE PAS chercher le vieillissement par un grillage de raies qui prétendent en vain figurer les rides.
  • NE PAS confondre le comique, même très poussé, d'une comédie, avec celui d'une farce.
  • NE PAS, si l'on joue une silhouette ou un petit rôle d'utilité, essayer d'attirer l'attention ou de faire rire par une exagération de maquillage ou autre.

jeudi 19 septembre 2013

De temps.


Au moment même où je suis dans une période consacrée à la construction des horaires de répétition de La Fille du Tambour Major de la Société d'art lyrique du Royaume - trois semaines très intensives incluant l'entrée en salle et tout ce qui vient avec! - je tombe sur ce numéro d'Alternatives Théâtrales, Le théâtre à l'opéra, la voix au théâtre (no. 113-114 - été 2012) où il est question, notamment, des arts lyriques... et plus particulièrement, dans cet entretien avec Jean-François Sivadier, metteur en scène, qui parle de ce rapport au temps très différent de celui au théâtre (et qu'on vit comme une très grande source d'angoisse!):

La grande différence entre l'opéra et le théâtre, c'est le temps. Au théâtre, il n'y a pas de contraintes en-dehors de celles que l'on se crée soi-même. À l'opéra, l'oeuvre pose des défis, la durée de la partition aussi, de même que les chanteurs, les horaires, etc. On a l'impression de relever des défis du premier au dernier jour, alors qu'au théâtre on peut prendre le temps d'inventer des choses et de les défaire si elles ne fonctionnent pas. Et puis à l'opéra, on s'inscrit directement dans l'histoire de la réception de l'oeuvre que l'on monte - c'est encore un sacré défi! Pour ma première mise en scène lyrique, j'avais peur de mal employer le temps qui m'était imparti. Or, je me suis rendu compte qu'il n'y avait jamais de temps perdu parce que les chanteurs sont extrêmement rigoureux et qu'ils travaillent beaucoup plus vite que les acteurs. Par ailleurs, les contraintes ne sont pas forcément pénibles. J'aime beaucoup la contrainte du corps du chanteur qui ne peut pas faire tout ce qu'on lui demande. Dans la contrainte, on trouve des libertés extraordinaires.

mercredi 18 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]


Ce matin, il faut s'astreindre à établir le calendrier de répétitions pour La Fille du Tambour Major, la prochaine production de la Société d'art lyrique du Royaume. Un exercice fastidieux alors que quelques rencontres avec le chœur se feront avant Noël et au retour des Fêtes avant que d'entreprendre, à compter de la mi-janvier, des répétitions très intensives, sur trois semaines, pour l'ensemble du spectacle. 

Faire cet exercice sur papier est un peu audacieux, car il suppose que nous estimions très bien le temps nécessaire pour chaque scène pour maximiser la présence des solistes et des choristes. Si ça va trop vite (ça arrivait l'an dernier...), nous devons parfois attendre l'arrivée des prochains interprètes... Si ça va trop lentement, nous sommes soudain en retard et il faut mettre les bouchées doubles...

Idéalement, il faudrait réussir à planifier une première mise en place complète dans la première semaine... Un ou deux enchaînements... Puis une révision de l'ensemble au cours de la seconde semaine. Les deux ou trois derniers jours avant l'entrée en salle, il nous faudrait encore là un ou deux enchaînements. 

À voir.