mercredi 2 juillet 2014

«Les Comédiens»... saison 2, épisode 1

Voici le premier épisode de la seconde saison de la décapante série web Les Comédiens (les autres épisodes peuvent se retrouver à partir de ce billet) qui se joue des mythes reliés au milieu du théâtre. Cette fois, c'est au tour des profs d'y goûter.

mardi 1 juillet 2014

«La Paix chez soi et autres bêtises humaines»

L'équipe de production... 
En arrière: moi, Clara Girault (assistante), Sophie Châteauvert (régisseure), Marilyne Bédard (costumes). 
En avant: Josée Gagnon, Pierre Tremblay, Patrick Simard et Mélanie Potvin.
Il manque sur la photo le concepteur des éclairages, Alexandre Nadeau... occupé à prendre la dite photo!

Hier soir était soir de générale... qui s'est presque transformée en première médiatique! Nous étions près de vingt personnes assises dans la salle Murdock pour cette première prise de contact avec le public! Une générale assez bien dans l'ensemble... avec tous ses accrocs, ses hésitations, ses stress!
Ce matin, c'est donc le moment de faire un petit retour...

Suite à cet exercice, il m'apparaît quatre trucs à vraiment prendre en considération (et je n'invente rien de bien nouveau):

Du rythme...
D'abord, le sacro-saint rythme. C'est - de tout temps théâtral et de toute comédie! - l'élément capital, l'élément essentiel, l'élément primordial... et c'est aussi l'élément le plus fragile. Un rien peut lui nuire. Et ce rythme, il est de deux ordres: le rythme de la scène (qui diffère nécessairement d'une pièce à l'autre) et le rythme global de l'ensemble. C'est sur ce point précis que la marge de manœuvre des interprètes est la plus réduite.

Du coup, plusieurs écueils sont à éviter:
- les hésitations dans le texte qui agissent comme un grain de sable dans un engrenage;
- des temps d'action-réaction trop lents qui alourdissent vos séquences;
- une précipitation dans les moments tendus qui brouillent la scène;

Pour chaque pièce, il n'y a qu'un rythme: le bon. Et c'est ce bon rythme qui donne une impression de maîtrise parfaite, de plénitude de la scène, de légèreté et de vivacité.

Des entre-scènes...
L'autre point auquel il faudra porter attention concerne les entre-scènes.

L'espace scénographique, dans sa simplicité, est comme un écrin pour présenter des courtes pièces qui, comme des bijoux, cherchent à donner une certaine impression de luxe (dans la pauvreté), de bon goût (dans la frivolité et l'éclat), de style (dans des esthétiques très différentes).

Ce qui vaut pour les scènes vaut donc aussi pour ce qui vient entre elles.

Les changements d'accessoires doivent se faire avec distinction, avec grâce, avec solennité, avec tonus (et aussi avec rythme!). Il faut - sans tomber dans des numéros qui n'en finissent plus! - que ce soit vivant, animant. Il faut que ces moments soutiennent l'ensemble au même titre que les pièces. Sans chercher à faire rire (ce n'est pas le moment), il faut que les comédiens donnent envie aux spectateurs de les suivre dans cette suite de présentations. Il faut des sourires, de l'assurance, du plaisir, de la fébrilité.

De la drôlerie...
À chaque comédie, je crois, la même mise en garde revient toujours: attention de ne pas chercher à faire rire à tout prix.

Ces pièces ont été retenues d'une part parce que je les trouvais comiques... mais aussi et surtout parce qu'elles ont fait leurs preuves amplement au fil des décennies, qu'elles présentent tout un éventail de bêtises humaines, qu'elles sont une matière très riches pour les interprètes  leur proposant de nombreux défis, de nombreux atmosphères, de nombreux terrains de jeux.

Maintenant, il  faut, aux acteurs, avoir confiance en Courteline (Sa bouffonnerie apparente, son rire constamment jaillissant [...], toute cette verve aux multiples facettes cachent la profonde tristesse de Courteline devant l'homme, sa bêtise infinie et sa méchanceté foncière. M. Corvin), en ce qu'ils font, en ce qui leur a été demandé de faire, en ce que le spectateur verra. Leur rôle est d'amuser ce spectateur... ce qui ne se manifestera pas obligatoirement en rires (ce n'est pas un spectacle d'humour où les farces surgissent à chaque ligne et, en ce sens, les sourires sont tout aussi significatifs et valables)... mais pour cela, ils doivent aborder chacune des scènes avec engagement, avec plaisir... sans chercher à mesurer son plaisir. Il n'y a rien de plus encombrant, sur les planches, qu'un comédien qui a l'impression d'être long et ennuyant.

Par ailleurs, sur onze pièces, il va sans dire que les éléments comiques ne sont pas tous au même endroit. Ça fluctue d'une scène à l'autre. Parfois, c'est le personnage qui fait rire. D'autres fois, pourtant, ce seront plutôt ou le dialogue et les échanges de répliques ou encore la situation en elle-même ou la mise en scène comme telle (les mécanismes que vous exécutez). Enfin, ce pourra aussi être différentes conjugaisons de ces items.

De la préparation...
Je n'inciterai jamais assez (!) les comédiens à bien se préparer avant les représentations: réchauffements (vocaux et physiques), étirements, italiennes efficaces, allemandes, concentration. Un spectacle comme celui-ci, ils en font l'expérience à chaque enchaînement, est terriblement exigeant. Cette préparation (qui leur appartient en propre et qui leur est, bien sûr, personnelle) est la meilleure façon de soutenir leurs efforts de la première note jusqu'aux saluts.

Sur scène, ce qui a été répété maintes et maintes fois doit apparaître comme spontané, nouveau, sur le moment. Il ne faut jamais prendre pour acquis (surtout au fil des représentations) ces morceaux scéniques. L'assurance qui se manifestera sans doute avec le temps doit servir à rester à l'affût, à rester rigoureux, à rester précis.
______________________________________

Il est possible de voir quelques photos des comédiens et de leurs personnages en cliquant sur le lien suivant qui mène au blogue Je M'Habille Chez-Nous de Marilyne Bédard, conceptrice des costumes. 

dimanche 29 juin 2014

«La Paix chez soi et autres bêtises humaines»... [Carnet de mise en scène]


Ce soir, nous donnerons la première des deux générales de la production estivale 2014 du Théâtre 100 Masques. Une générale qui devrait être une générale technique... mais qui, compte-tenu de la dite technique plutôt simpliste, sera plutôt un filage en bonne et due forme. D'ailleurs, celui-ci - dans un cadre de comédie comme celui-là où le rythme de chaque pièce, le rythme de chaque changement de scène et le rythme global devient primordial - sera toujours plus profitable qu'un enchaînement aux multiples arrêts.

S'il reste encore quelques détails à peaufiner, l'ensemble a atteint sa forme et sa durée (un peu plus d'une heure trente minutes) définitives. Il faut poursuivre dans une consolidation qui ne demande pas mieux que de s'approfondir... surtout que la véritable rencontre - celle avec le public - n'aura pas lieu avant encore quelques jours. 

Rien n'est plus difficile, en comédie, que de jouer devant une salle vide. Qu'importe, nous avons encore la chance de travailler.

À ce stade, c'est maintenant au tour des comédiens d'y mettre toute la gomme. Comme metteur en scène, c'est le moment du (faux) lâcher-prise. Je peux toujours encore pointer des failles dans le jeu, modifier des indications, donner un feedback sur ce qu'ils font... mais le tout repose désormais sur leurs épaules. À eux de se préparer comme il se doit, avec rigueur et professionnalisme. À eux de s'engager physiquement, mentalement, vocalement sur la scène. À eux de gérer l'arrière-scène et tout ce qui vient avec (dont le trac) de la façon la plus efficace possible. À eux d'avoir du plaisir (ce qui ne signifiera jamais d'oublier que ce jeu se fait non pas pour soi mais pour le spectateur).

samedi 28 juin 2014

De la rigueur de la répétition...


En répétition, une plaisanterie, une diversion soudaine, une histoire amusante, l'entrée inopinée de quelqu'un sont très utiles. Elles soulignent l'essentiel et peut-être même remettent les choses en place. Mais il ne faut pas que la diversion dure, que le plaisantin s'incruste, que l'intrus fasse perdre l'idée directrice de la répétition. On s'efforce d'ordinaire de chasser l'ennui, mais une bonne plaisanterie, nécessaire, très utile, ne doit pas nuire au travail.

Telle est la pensée du Russe Anatoli Efros (1925-1987), citée dans la revue Alternatives théâtrales, no.52-54. Une pensée qui ramène, en avant-plan, un élément essentiel de toute bonne répétition: la rigueur. La concentration. L'engagement entier, de corps et d'esprit. 

Et c'est souvent là que le bât blesse. Encore plus après la répétition, lors de la séance de notes où la fatigue et le moindre dérangement casse cette rigueur et dissipent les énergies. 


jeudi 26 juin 2014

La paix chez soi et autres bêtises humaines

«Répéter, c'est s'engager dans le combat du même et du différent.» G. Banu


Je me suis replongé dans le numéro spécial (datant déjà d'il y a près de vingt ans!) d'Alternatives théâtrales consacré aux répétitions. Tous les grands metteurs en scène, tous les grands sémiologues, tous les grands acteurs y vont de considérations sur ces moments parfois enrichissants, parfois pénibles et ardues que sont les répétitions. 

Pour la plupart, ces répétitions ont un but précis: passer du divertissement à l'art.

Voici d'autres extraits disparates de Georges Banu (qui a fait l'objet d'un autre billet hier soir) sur ce sujet:

Le metteur en scène parle, mais sans jamais disposer d'indices précis pour lui confirmer l'efficacité de ses mots. Il reste suspendu à l'écoute de l'acteur et à sa sélection subjective: nul signe autre que le jeu en guise de réponse réelle.

J'aime bien aussi ces passages:

C'est la raison (l'oralité du metteur en scène et sa compréhension par l'acteur) pour laquelle une bonne distribution ne concerne pas seulement la compatibilité avec les rôles, mais aussi avec les indications pratiquées par le metteur en scène. [...] Ce type d'indication trouve sa pertinence seulement dans le contexte d'une parfaite communication entre le metteur en scène et les comédiens. [...] Il est souhaitable que chaque artiste, avant de constituer une équipe ou une distribution, teste l'impact de ses indications sur les comédiens retenus. Autrement, il y a risque d'improductivité et de naufrage car l'oralité déployée n'intervient pas efficacement dans l'élaboration du faire.


mercredi 25 juin 2014

De la répétition comme d'une «activité physique»...


L'activité physique de la répétition consiste à organiser l'espace par la disposition des corps dans l'espace, tâche première. Elle remonte à l'époque des chefs de troupe soucieux d'abord de cet aspect topographique: baliser la scène par des entrées et des sorties. À cette mission, toujours décisive, le metteur en scène ajoute le désir de sculpter des corps à partir de références plastiques [...], ou à faire ressortir des énergies collectives [...], ou à dessiner des contours précis qui renvoient au design et à la modernité visuelle [...], ou de faire apparaître des corps dans leur liberté organique [...]. Le metteur en scène pétrit des corps et accompagne le comédien vers la réalité physique dont il cherche à obtenir l'expression sur scène. Mais il n'est pas seulement habité par un modèle mental du corps, il est aussi artisan et, pour certains, ses dons se mesurent à cette aune-là. [...] Le regard porté sur le corps de l'acteur est un test de vocation. Parce que seul le metteur en scène remarquable surprend et retient des accidents corporels qui passent inaperçus ou sont évincés par les autres, accidents qui enrichissent le jeu et font le bonheur d'un spectateur attentif. Une main inexperte dans la tendresse, une tête penchée, des pas effleurés... bref toutes ces vibrations non programmées du corps qui ne parasitent pas le projet, mais le troublent seulement à peine en l'entourant d'ombre.

Voilà, à mon avis, une belle définition de la répétition... et elle est donnée par le grand Georges Banu dans le numéro spécial d'Alternatives théâtrales (no. 52-53-54 de décembre 1996 et janvier 1997) consacré à ce sujet... une véritable bible dans le genre.

Le 4ième «Forum sur le théâtre au SLSJ» en images...

Voici quelques photographies croquées sur le vif (je ne place ici que des photos assez générales... mais il y a là de nombreuses magnifiques photos!) par Patrick Simard, photographe officiel du quatrième Forum sur le théâtre au SLSJ:











mardi 24 juin 2014

L'Église contre «Les Fées ont soif»


Le dernier grand coup de censure qu'a connu le Québec date de 1978, lors de la présentation de la pièce Les Fées ont soif de Denise Boucher, au T.N.M. À l'époque, manifestations de grenouilles de bénitier, pétitions, ordonnances de la cour et, bien sûr, Église, condamnent cette scandaleuse production (par ailleurs fortement applaudie!) où la femme est présentée en trois figures: la mère, la prostituée et la Vierge. (Cette petite histoire a fait l'objet d'une émission de Tout le monde en parlait qu'on peut visionner ici.)

Voici ce qu'en dit, à l'époque (le 29 novembre1978!... dans des mots qui pourrait avoir été écrits par Mgr Saint-Vallier en 1694 ou encore par Mgr Bourget en 1868 ou ces autres prédécesseurs), dans les pages du Devoir, Monseigneur Grégoire, archevêque de Montréal:

Des femmes et des hommes de tous âges et de toutes conditions éprouvent présentement une gêne, une souffrance même, devant la présentation d'une pièce de théâtre qui les atteint dans leur dignité de personnes et dans leur fois religieuse. Ils sont blessés par des propos et des tableaux qui heurtent profondément leur conscience humaine et chrétienne. Assuré d'être bien informé, grâce aux appréciations qui me parviennent de la part de membres du Conseil diocésain de pastorale et d'autres personnes tout à fait dignes de confiance, je veux m'adresser ici à ceux et à celles que cette pièce offense et leur dire la part que je prends à leur tristesse, à leur déception ou à leur indignation. 

Au témoignage de personnes consultées, il est pénible de constater que, sous prétexte de soutenir la cause de la promotion de la femme, on ait recours à des procédés qui misent sur la vulgarité, le mépris et la dérision en présentant une pièce où l'on aborde un thème religieux sans le moindre égard pour la croyance des gens. Il est particulièrement pénible pour des chrétiens de constater que l'on donne une présentation loufoque de la Vierge dont fait un pantin, une invention de la domination masculine, une fiction responsable de l'aliénation des femmes. Il y a bien autre chose ici qu'une entreprise visant à éliminer un stéréotype de la Vierge qui la présenterait sous des traits désincarnés. Il y a, plus radicalement, une négation du personnage historique de Marie, une parodie d'un culte que des siècles de foi ont élaboré, à partir de l'Orient mystique jusqu'à nos jours. Il y a une moquerie, qui devient cynique et intolérable, de l'action de l'Esprit dans le monde. Il y a enfin une volonté de nier toute valeur à la virginité et de saper tout fondement spirituel à l'existence humaine.

Les catholiques  veulent respecter le droit des autres à leurs croyances. Mais ils gardent le droit de ne pas accepter les affronts et celui de protester, au nom de l'élémentaire respect dû à la culture humaine et religieuse de notre société, contre le mépris et le ridicule dont on voudrait le couvrir.

[...] À tous ceux et à toutes celles qui, devant la présentation de ce spectacle, se sentent blessés dans leur dignité et dans leur foi, je veux donc dire que je participe à leur peine ou à leur irritation. Je veux les inviter, en ces circonstances, à approfondir leurs convictions touchant la dignité de la femme et le rôle magnifique que Dieu lui a confié dans le monde. Seul le respect exigeant qu'on aura de la femme dans son être total, corps et âme, coeur et esprit, sera source, pour elle, de véritable libération.

À noter que la pièce Les Fées ont soif sera remontée durant la saison 2014-2015, du 16 septembre au 11 octobre, au Théâtre La Bordée par Alexandre Fecteau. 

samedi 21 juin 2014

Lendemain de forum...


Le quatrième Forum sur le théâtre au Saguenay-Lac-Saint-Jean s'est tenu hier, à la Salle Pierrette-Gaudreault, et a réuni, au plus fort de la journée, une petite trentaine de personnes. Ç'aurait pu être plus, oui (comme quoi la concertation demande toujours un effort)... mais c'est tout de même une masse appréciable.

En avant-midi, comme par les années précédentes, ce fut un temps d'arrêt pour évaluer les actions entreprises, faire une mise à jour des différents comités et projets. 

La plupart des moyens qui ont été déployés au cours des dernières années (le dépliant promotionnel conjoint, les auditions publiques, les cartes blanches), devant l'intérêt des participants, seront reconduits de nouveau, dans de nouvelles versions toujours améliorées. La seule véritable initiative (bien qu'elle soit apparue l'an dernier) sera l'organisation (la formule reste à déterminer) d'une rencontre de diffuseurs afin d'éventuellement faire circuler le théâtre d'ici. 

Par ailleurs, ces différents dossiers se verront peut-être proposés à Ville Saguenay (en autant qu'ils fassent preuve de nouveauté) qui entreprend bientôt (si ce n'est déjà fait) les négociations de sa prochaine Entente de développement culturel 2015-2017 avec le Ministère de la culture et des communications et peut-êtres en feront-ils partie (comme ce fut le cas il y a trois ans avec les propositions émanant du Forum d'alors). 

En après-midi, avant que M. Alain Fillion et M. Alexandre Martin, du CALQ, présentent la nouvelle réorganisation de l'organisme puis répondent à quelques questions, notamment sur les impacts (pratiquement nuls) de ces changements, nous nous sommes astreints à faire la programmation régionale pour l'année à venir... une année qui promet d'être bien chargée!

Enfin, Isabel Brochu a animé une discussion sur un positionnement régional par rapport à divers constats portant entres autres sur le bassin restreint de population, sur la formation, sur les successions au sein des organismes, sur la concertation, sur les médias et la méconnaissance du milieu. Que se dégage-t-il de cette partie? Si certains sujets font l'unanimité, d'autres s'avèrent toujours délicats à aborder et peut-être faudra-t-il repenser la formule pour casser les tournures que prennent souvent ces échanges. 

Et c'est reparti pour une autre année... Prochain rendez-vous le troisième vendredi de juin 2015!



jeudi 19 juin 2014

«La Paix chez soi et autres bêtises humaines»... [Carnet de mise en scène]

Et ça continue! L'entrée en salle est bien avancée. Les éclairages sont installés et attendront quelques jours avant qu'on ne se lance dans le focus et les intensités. Pendant ce temps, les décors sont toujours en chantier, comme en font foi les photos suivantes, prises à l'instant:



«Courteline en biens communs»


En furetant sur le web, je suis tombé sur un site recensant l'oeuvre de Courteline, Courteline en biens communs, avec la plupart des textes intégraux, des enregistrements audio des pièces, des vidéos effectués pas une équipe dévouée. Un bien intéressant site en prélude à notre prochaine production!

Le site peut est visité ici.