Nous poursuivons donc notre aventure, au Mic Mac de Roberval.
Après quatre fins de semaines intensives, nous avons fait un débroussaillage de tout le texte - Le rire de la mer de Pierre-Michel Tremblay - et nous avons placé (de façon encore bien fragile), ébauché toutes les scènes. Le véritable travail peut maintenant commencer...
Ce week-end, nous nous sommes concentrés sur le choeur (au centre de tout ce projet!), ses actions, ses poses, ses mécanismes. Le choeur est parfois considéré (je ne me souviens plus du nom de ce théoricien...) comme étant le plus haut niveau d'action dramatique sur scène... ce pourrait être questionnable... et peut-être pas.
Ce spectacle ne sera pas un spectacle visuel... bien que l'illusion et la théâtralité seront omniprésentes. Ce spectacle ne sera pas un spectacle de technique... bien que le minimum utilisé y sera maximisé... Ce spectacle n'est pas un spectacle où l'acteur fait des prouesses... bien que chaque tableau renferme des scènes fortes... Ce spectacle doit reposer sur deux choses intimement liées: un lien fort unissant 15 personnes ensemble... et surtout, le plaisir... le plaisir du théâtre. Les tableaux qui se succèdent ne sont que prétextes à ces deux éléments.
Le plus difficile, pour le moment, c'est de conserver la concentration et le sérieux de tout le monde en scène. Pour la plupart, les scènes sont vues pour la première fois. Le potentiel comique de chacune de celles-ci devient, en quelque sorte, le pire obstacle. Mais bon...
Sinon, quoi d'autres... Mon équipe de conception (Francine Joncas à l'assistance, Christian Roberge et Vicky Tremblay aux costumes et accessoires, Gervais Arcand aux éclairages) est efficace, très présente... et les propositions fusent de toutes parts... et tout se meut à une vitesse assez surprenante... Esthétiquement, nous avons une ligne directrice... et nous tentons de la suivre... La complicité et la proximité de l'équipe nous permettant d'y aller sur le mode essais-erreurs...
En gros, nous en sommes là... À un mois et une semaine de la première... Le premier enchaînement d'hier (les deux tiers, en fait...) nous permet de croire à un spectacle d'environ 1h45... Le stress se gère encore assez bien... selon le point de vue où l'on se place! C'est toujours la même sempiternelle hisoire: voir le verre à moitié vide... ou à moitié plein!
Après quatre fins de semaines intensives, nous avons fait un débroussaillage de tout le texte - Le rire de la mer de Pierre-Michel Tremblay - et nous avons placé (de façon encore bien fragile), ébauché toutes les scènes. Le véritable travail peut maintenant commencer...
Ce week-end, nous nous sommes concentrés sur le choeur (au centre de tout ce projet!), ses actions, ses poses, ses mécanismes. Le choeur est parfois considéré (je ne me souviens plus du nom de ce théoricien...) comme étant le plus haut niveau d'action dramatique sur scène... ce pourrait être questionnable... et peut-être pas.
Ce spectacle ne sera pas un spectacle visuel... bien que l'illusion et la théâtralité seront omniprésentes. Ce spectacle ne sera pas un spectacle de technique... bien que le minimum utilisé y sera maximisé... Ce spectacle n'est pas un spectacle où l'acteur fait des prouesses... bien que chaque tableau renferme des scènes fortes... Ce spectacle doit reposer sur deux choses intimement liées: un lien fort unissant 15 personnes ensemble... et surtout, le plaisir... le plaisir du théâtre. Les tableaux qui se succèdent ne sont que prétextes à ces deux éléments.
Le plus difficile, pour le moment, c'est de conserver la concentration et le sérieux de tout le monde en scène. Pour la plupart, les scènes sont vues pour la première fois. Le potentiel comique de chacune de celles-ci devient, en quelque sorte, le pire obstacle. Mais bon...
Sinon, quoi d'autres... Mon équipe de conception (Francine Joncas à l'assistance, Christian Roberge et Vicky Tremblay aux costumes et accessoires, Gervais Arcand aux éclairages) est efficace, très présente... et les propositions fusent de toutes parts... et tout se meut à une vitesse assez surprenante... Esthétiquement, nous avons une ligne directrice... et nous tentons de la suivre... La complicité et la proximité de l'équipe nous permettant d'y aller sur le mode essais-erreurs...
En gros, nous en sommes là... À un mois et une semaine de la première... Le premier enchaînement d'hier (les deux tiers, en fait...) nous permet de croire à un spectacle d'environ 1h45... Le stress se gère encore assez bien... selon le point de vue où l'on se place! C'est toujours la même sempiternelle hisoire: voir le verre à moitié vide... ou à moitié plein!
17 commentaires ont été publiés sur l'autre blogue:
Étrange, aucun commentaires.
Il n'y a pas un dicton qui dit : "Qui ne dit mot, consent."???
Étant moi-même un membre de l'équipe de création de cette production, je ne crois pas en mon objectivité. Ceci étant dis je crois que toute création théâtrale est un amalgame de plusieurs éléments parfois, pour diverses raisons, réussis ou non. Je penses ici avoir satisfait les désirs du metteur en scène et mis en valeur les différents éléments visuels... Pour le reste, cela ne m'appartient pas. Ce qui me surprend ici, un peu comme bébéjajouelatoune, c'est l'absence de réaction. J'étais le premier à penser que ce billet provoquerait un débas d'idée qui, à mon avis, est une bonne chose pour notre petit milieux "co-sanguin".
Peut-être les lecteurs n'ont pas encore vu!
lol... en effet...
Je termine en réaffirmant mon appréciation du spectacle, la fable, les personnages, la musique... Bref une création montée par des professionnels que j’ai regardée avec mes yeux de passionnée et que j’ai applaudi avec beaucoup de sincérité.
* je trouvais pas d'autres mots, je fais référence au caractère, au costume ...
-Un Omer tellement captivant, juste et auquel je croyais tellement, j'aurais bien voulu qu'il soit mon oncle ou avec un lien de ce genre!!!
Voila
P.S. Tu n'es pas le seul abonné à la revue Jeu, sache que si tu veux consulter, on a les exemplaires à partir du num. 1 publié en 1976.
Bonjour Dario!
J'ai un parti pris, évidemment. Mais aussi un recul particulier, par la position que j'occupe en tant que gestionnaire de cette compagnie. J'ai le devoir de m'assurer d'une qualité de rendu et de laisser une latitude de création optimale aux créateurs dans un contexte de restrictions budgétaires et un soucis de professionnalisme. J'aime bien ce débat. Au plaisir de lire d'autres commentaires.
Moi je te félicite Dario d'avoir eu l'audace d'afficher tes couleurs. Je pense qu'ici au Saguenay on a peur de se critiquer entre nous de peur de ne plus travailler. En fait, je crois qu'il faut être capable de prendre la critique ; selon moi c'est ça qui nous fait le plus avancer en tant qu'artiste.
Bon, par où commencer.
Tu as raison Dario, le discours autour de la création et de la conception des spectacles peut être très enrichissant. Toutefois, lors de la sortie d'une production, je pense qu'il faut un minimum de délicatesse et annoncer notre but s'il est d'ouvrir la discussion. Je pense bien naïvement qu'il faut s'aider entre nous. Ne montrer que le négatif des choses, peut influencer sur la décision d'une personne d'assister ou non à une représentation. Tu offres une fenêtre sur le théâtre et comme sûrement bien d'autres, je t'accorde une bonne crédibilité. :)
@ Lyne: J'en prends bonne note.
Voici un exemple de ce dont j'aimerais (aurais aimé!) parler... Quand Serge écrit que «l'élément central de la pièce est l'histoire que Dalida nous raconte, la sienne, sa résilience liée au destin tragique de June par le fait même l'histoire de June», il s'agit bel et bien de choix conscient de point de vue qui explique beaucoup de choses... dont la raison qui explique sa présence physique (et scénique) au centre de ce monde. Si je comprends bien, dans ce cas, June devient le prétexte?
Moi c'est comme ça que je l'avais vu.
L'histoire est celle de Dalida, mais aussi du village et surtout comment tout ce qui persiste là depuis 20 ans changera par la venu du personnage de Patrice (dont le nom m'échappe.
Mais June est l'élément central des maux de Dalida.
Placer Dalida au centre change mon point de vue... Intéressant.
Ce matin paraît le Griffonier (journal de l'UQAC) dans lequel, sous la plume de Yves Whissel, se glisse un bon papier sur le spectacle (p.11).
Les choix dans la pièce sont justifiables par moi et mes concepteurs, nous pourrions vous faire un rapport écrit avec notes explicatives si vous voulez, si vous êtes du genre à lire la note sur le petit carton à côté du tableau dans les galeries d'arts. Mais je vous encouragerais plutôt à vous en faire votre propre idée. L'exercice est meilleur pour l'esprit.