Hydro-Québec aura, à compter du 8 septembre, une nouvelle politique d'octroi de dons et commandites... Qu'est-ce que ça signifiera pour nous (le milieu culturel)? Nous l'ignorons... pour le moment, rien ne semble bouger.
jeudi 3 septembre 2009
Acteurocentrisme
Pour faire suite au billet du 1er septembre (Passage de mon mémoire...) portant sur l'importance du corps au théâtre et, par conséquent, de l'acteur, voici une description du travail, de la pensée de Jacques Copeau par le même Henri Ghéon (qui en soit ne me plaît guère par son essai, L'art du théâtre qui est quelque peu biaisé et faussé par le temps...) dans l'oeuvre précédemment cité, à la page 169. Cette conception du théâtre peut fort bien se rapprocher de celle que j'aimerais bien mettre en pratique:

Une évidence se posait à lui (NdA: à Copeau): la primauté essentielle de l'acteur, cheville ouvrière du drame, délégué vivant de l'auteur, instrument et incarnation de son dessein. Tout par l'acteur, tout pour l'acteur; le reste est superfluité, mensonge. Il dépouilla de ses oripeaux le théâtre et, sur fond de rideaux gris, demanda au jeu de tout dire, de tout exprimer, de tout suggérer.
Voilà, en grandes lignes, ce que mon néo-maniérisme meyerholdien devraît prêcher!
Une évidence se posait à lui (NdA: à Copeau): la primauté essentielle de l'acteur, cheville ouvrière du drame, délégué vivant de l'auteur, instrument et incarnation de son dessein. Tout par l'acteur, tout pour l'acteur; le reste est superfluité, mensonge. Il dépouilla de ses oripeaux le théâtre et, sur fond de rideaux gris, demanda au jeu de tout dire, de tout exprimer, de tout suggérer.
Voilà, en grandes lignes, ce que mon néo-maniérisme meyerholdien devraît prêcher!
mercredi 2 septembre 2009
De la scène à la littérature...
Lu dans L'Art du théâtre (p.23) de Henri Ghéon publié en 1944... ce petit extrait assez concis et explicite sur la nature même du théâtre:

Ni Eschyle, ni Shakespeare, ni Sophocle, ni Calderon n'ont écrit leurs drames pour la lecture, mais pour la scène et une certaine scène, pour le public et un cerain public, pour une réalisation immédiate et, avouons-le, passagère. À quelques siècles de distance, en dépit de la plus sûre tradition et des documents les moins contestables, nous n'imaginons même pas la façon dont la Champmeslé ou la Du Parc interprétait Racine. Les plus habiles reconstitutions qu'on nous propose sur la scène ne sont, ne peuvent être que transpositions. Quel rapport, dites-moi, entre l'Antigone authentique du théâtre de Dionysos et l'Antigone académique de la Comédie Française, même au temps où Mounet-Sully et Julia Bartet l'animaient de leur génie propre? Le «dessin au crayon noir» d'après Sophocle que nous présente Jean Cocteau en dépouillant le drame original de son vêtement lyrique ne transpose pas davantage. Ce que fut la vraie Antigone, nous ne le saurons donc jamais, ni la Passion de Gréban, ni Othello, ni Phèdre, ni le Misanthrope. Du dessein concerté de ceux qui les conçurent et les animèrent, il nous reste le texte, le squelette, l'épure admirable sans doute, que le livre nous a transmis. Devenu matière classique, matière d'explication dans les manuels, dans les classes, et plaisir secret de quelques lettrés, le théâtre est entré dans la «littérature»... Or, si le théâtre a sa place, considéré dans ses plus hautes formes, parmi les genres littéraires et les genres littéraires supérieurs, il est, je le répète, un genre littéraire à part et il déborde étrangement de l'écrit. S'il ne le déborde, il n'est point, ayant perdu sa principale raison d'être, ou, si l'on veut, il n'est plus qu'à demi. Car, seul de son espèce - avec l'éloquence peut-être - il mène en fait deux existences, et dans le livre, et hors du livre. Il renoncerait plutôt à celle-là qu'à celle-ci et plutôt cesserait d'être littéraire que d'être scénique. Nous l'étudions sur des textes: eh bien! le texte n'est pas tout.
mardi 1 septembre 2009
Passage de mon mémoire...
Le mot latin corpus, déjà définit la dimension physique du
corps humain, en opposition avec l'âme, principe vital: le
corps est donc d'abord matière.
M. Corvin, Dictionnaire encyclopédique du théâtre
corps humain, en opposition avec l'âme, principe vital: le
corps est donc d'abord matière.
M. Corvin, Dictionnaire encyclopédique du théâtre
Si tous les éléments constituant le théâtre servent la théâtralité, il en est un, pourtant, qui lui est fondamental...
Le théâtre se veut un art vivant. Qui dit vivant dit homme (utilisé ici, bien sûr, à titre épicène) et qui dit homme finit inéluctablement par dire corps. Sans corps (acteur ou marionnette), il ne reste qu'une scène, une installation.
Le corps instaure le souffle et le dynamisme qui font vivre le monde engendré par les divers éléments scéniques. Il est, comme l'affirme Patrice Pavis, au centre de la mise en scène et il tend à ramener à lui le reste de la représentation (L'Analyse du spectacle, p.53). C'est lui qui devra assumer, qui devra porter l'esthétique choisie; c'est lui qui prendra en main l'essor de la mise en scène et sa cohérence. C'est dire aussi qu'il devra s'y soumettre, se théâtraliser lui-même, quitter le quotidien pour entrer dans le champ de l'Art.
D'où mon intérêt pour le corps marqué, le corps chorégraphié, le corps mécanique.
Le théâtre se veut un art vivant. Qui dit vivant dit homme (utilisé ici, bien sûr, à titre épicène) et qui dit homme finit inéluctablement par dire corps. Sans corps (acteur ou marionnette), il ne reste qu'une scène, une installation.
Le corps instaure le souffle et le dynamisme qui font vivre le monde engendré par les divers éléments scéniques. Il est, comme l'affirme Patrice Pavis, au centre de la mise en scène et il tend à ramener à lui le reste de la représentation (L'Analyse du spectacle, p.53). C'est lui qui devra assumer, qui devra porter l'esthétique choisie; c'est lui qui prendra en main l'essor de la mise en scène et sa cohérence. C'est dire aussi qu'il devra s'y soumettre, se théâtraliser lui-même, quitter le quotidien pour entrer dans le champ de l'Art.
D'où mon intérêt pour le corps marqué, le corps chorégraphié, le corps mécanique.
Les ateliers de l'automne du Théâtre 100 Masques
Le Théâtre 100 Masques reprendra bientôt ses ateliers réguliers de formation théâtrale. La session d'automne 2009 se déroulera du 14 septembre au 16 décembre. Trois groupes seront composés selon les paramètres suivants: groupe Éveil (7 à 9 ans), groupe Expression (10 à 14 ans) et groupe Élite (15 ans et plus). Les thèmes de la session sont:· Le groupe Éveil découvrira différents métiers reliés au théâtre (auteur, metteur en scène, costumier, accessoiriste, scénographe) par la production d'un petit spectacle sous forme de création collective sous la direction de Johanna Lochon, étudiante à la maîtrise en art de l’UQAC et comédienne professionnelle.
Lundis soirs, de 18h30 à 20h00, 150,00$/session
· Le groupe Expression aura l’opportunité de créer un spectacle théâtral inspiré du gumboot (danse percussive) sous la direction de Jonathan Boies, comédien, danseur et directeur de la compagnie de danse percussive Racines.
Mercredis soirs, de 18h30 à 20h30, 175,00$/session
· Le groupe Élite explorera les différentes possibilités d’expression du corps du comédien par le biais du mime et de l’expression corporelle sous la direction de Jean-Sébastien Savard, spécialiste de l’improvisation.
Mardis soirs, de 18h30 à 21h, 200,00$/session
(Noter que cette session s’étend sur dix semaines au lieu de treize)
Les ateliers ont lieu au Centre des Arts et de la Culture (Salle Marguerite-Tellier), situé au 200, rue Hôtel-de-Ville, Saguenay (arrondissement Chicoutimi).
lundi 31 août 2009
Un séminaire de thèse?
Je suis sorti indemne de ma première journée de doctorant... sauf avec peut-être un peu de complexe d'infériorité envers mes propres connaissances. Faut dire qu'entendre parler les littéraires qui composent le groupe (nous sommes 12) à plus de 90%, je me sens loin de la mise en scène et du théâtre concret! Que de termes que je ne sais utiliser. Que de sujets qui me semblent si loin... Que de précisions dans les sujets... Oui, je me sens un peu loin du cadre artistique. Mais bon. Ce n'est qu'un séminaire de thèse et non pas le programme en entier... Mes antécédents comme étudiant interdisciplinaire devraient me venir en aide...
Ce séminaire (dirigé par Sabrina Vervacke... fort sympathique) a, selon le syllabus, comme objectifs généraux, la prétention d'examiner, dans la perspective de la rédaction d'une thèse, la démarche scientifique, la formulation d'hypothèses, les méthodes de vérification et le développement des conclusions; d'amener les étudiants à concevoir et à développer leur projet de thèse (ce qui constitue, en soit, le mandat du cours); de constituer un lieu d'échanges réunissant tous les étudiants inscrits au doctorat ainsi que les professeurs du Département. Ça donne un peu froid dans le dos en ce premier jour!
Ce séminaire (dirigé par Sabrina Vervacke... fort sympathique) a, selon le syllabus, comme objectifs généraux, la prétention d'examiner, dans la perspective de la rédaction d'une thèse, la démarche scientifique, la formulation d'hypothèses, les méthodes de vérification et le développement des conclusions; d'amener les étudiants à concevoir et à développer leur projet de thèse (ce qui constitue, en soit, le mandat du cours); de constituer un lieu d'échanges réunissant tous les étudiants inscrits au doctorat ainsi que les professeurs du Département. Ça donne un peu froid dans le dos en ce premier jour!
Mais je tiens à rassurer tout le monde, je tiens bon et ça me rend plutôt enthousiaste! C'est juste que je me demande un peu comment je ferai ma place là-bas...
De retour sur les bancs d'école...
Ça y est... c'est aussi pour moi jour de Rentrée...
Je délaisse, après tant d'années, l'UQAC (qui l'eût cru...) pour me diriger vers l'Université Laval pour entreprendre des études au troisième cycle dans le programme Littérature et arts de la scène et de l'écran. Pour la session, outre 12 crédits de recherche, je dois être présent, tous les lundis, pour un séminaire de thèse.
Il est toujours un peu grisant (pour ne pas dire angoissant) de recommencer, de reprendre le fil des recherches ou de mettre en ordre celles faites depuis la fin de la maîtrise (ce qui, dans mon cas, remonte à 2005...).
En ce jour donc, après quelques gorgées de café, la nervosité s'emmêle avec l'anxiété... la hâte avec la fébrilité... le découragement avec l'ambition. Dans quoi me suis-je embarqué?
Bon. Ça y est... c'est aussi pour moi jour de Rentrée! Enfin!!!
Je délaisse, après tant d'années, l'UQAC (qui l'eût cru...) pour me diriger vers l'Université Laval pour entreprendre des études au troisième cycle dans le programme Littérature et arts de la scène et de l'écran. Pour la session, outre 12 crédits de recherche, je dois être présent, tous les lundis, pour un séminaire de thèse.
Il est toujours un peu grisant (pour ne pas dire angoissant) de recommencer, de reprendre le fil des recherches ou de mettre en ordre celles faites depuis la fin de la maîtrise (ce qui, dans mon cas, remonte à 2005...).
En ce jour donc, après quelques gorgées de café, la nervosité s'emmêle avec l'anxiété... la hâte avec la fébrilité... le découragement avec l'ambition. Dans quoi me suis-je embarqué?
Bon. Ça y est... c'est aussi pour moi jour de Rentrée! Enfin!!!
dimanche 30 août 2009
Entre les feuilles de l'automne...
La Rentrée scolaire s'accompagne également de la grande Rentrée culturelle 2009-2010... Alors, à quoi peut-on s'attendre dans le milieu théâtral:
- ManiGanses lancera les festivités de son Entre-Deux, du 11 au 13 septembre... Au menu, plusieurs activités en plusieurs lieux: spectacles, animations, tables rondes, laboratoires, etc.
- les Têtes Heureuses poursuivront avec leur production annuelle à compter du 29 octobre...
- si je ne m'abuse, le Théâtre C.R.I. devrait prendre le relais avec une nouvelle création...
- puis viendra, fin novembre-début décembre le cinquième opus du Théâtre du Faux-Coffre et des Clowns noirs que nous avons attendu en vain cet été...
- enfin, le Théâtre 100 Masques présentera, comme je le mentionnais dans l'avant-dernier billet, son troisième spectacle de Noël les 3, 4 et 5 décembre prochain...
- le Théâtre des Amis de Chiffon qui fête cette année son 35ième anniversaire présentera également quelques spectacles au cours de la saison.
Entre temps, le Théâtre La Rubrique offrira, par son rôle de diffuseur spécialisé, moult productions venues d'un peu partout au Québec... L'Auditorium d'Alma fera de même alors que le vide (théâtral) se fera au Théâtre du Saguenay.
C'est donc ce à quoi on peut s'attendre.
- ManiGanses lancera les festivités de son Entre-Deux, du 11 au 13 septembre... Au menu, plusieurs activités en plusieurs lieux: spectacles, animations, tables rondes, laboratoires, etc.
- les Têtes Heureuses poursuivront avec leur production annuelle à compter du 29 octobre...
- si je ne m'abuse, le Théâtre C.R.I. devrait prendre le relais avec une nouvelle création...
- puis viendra, fin novembre-début décembre le cinquième opus du Théâtre du Faux-Coffre et des Clowns noirs que nous avons attendu en vain cet été...
- enfin, le Théâtre 100 Masques présentera, comme je le mentionnais dans l'avant-dernier billet, son troisième spectacle de Noël les 3, 4 et 5 décembre prochain...
- le Théâtre des Amis de Chiffon qui fête cette année son 35ième anniversaire présentera également quelques spectacles au cours de la saison.
Entre temps, le Théâtre La Rubrique offrira, par son rôle de diffuseur spécialisé, moult productions venues d'un peu partout au Québec... L'Auditorium d'Alma fera de même alors que le vide (théâtral) se fera au Théâtre du Saguenay.
C'est donc ce à quoi on peut s'attendre.
La semaine théâtrale (du 30 août au 5 septembre 2009)
Petite semaine, et pourtant... C'est également une semaine marquée principalement par la rentrée universitaire (celle collégiale étant faite depuis déjà quelques jours...), le retour des anciens et l'arrivée des nouveaux venus... de même que la sortie du placard estival des professeurs, techniciens et chargés de cours! Bonne session à tous!
Lundi - 31 août 2010
Bureaux du CRC (Chicoutimi) - 9h
Bureaux du CRC (Chicoutimi) - 9h
Première rencontre du «groupe de compétence théâtre» organisée par le CRC où il y est discuté toutes sortes de sujets, de problématiques théâtrales, d'informations. Il est donc important d'y assister (cette première réunion se tient au 194, rue Price Ouest... la grosse bâtisse en briques rouges dans le Bassin).
Je crois que c'est tout pour la semaine... à moins qu'il n'y ait divers spectacles de la Rentrée...
samedi 29 août 2009
Programmation 2009-2010 du Théâtre 100 Masques!
Le Théâtre 100 Masques lance officiellement sa programmation pour l'année qui vient... ma troisième depuis mon retour au sein de la compagnie! Dans l'ensemble, deux sessions d'ateliers, une formation intensive pour la Relâche, deux camps de théâtre thématiques, trois productions et quelques autres activités connexes. Les thèmes dominants: l'exploration, par la mise en scène, de formes mettant l'acteur au coeur de la théâtralité (production axée sur le dialogue salle-scène avec une'animation théâtrale; production axée sur l'imagination créative et l'improvisation; production axée sur l'exploration d'une théâtralité fortement codifiée).Les productions
En décembre 2009, la compagnie présentera son troisième spectacle de Noël (après les deux Noëls de Gruntilda...), Le singulier Noël de Mme Weiss - spectacle sans érotisme ni sensualité... un spectacle à numéros (proche des variétés) dont la ligne directrice raconte, outre les traditions des Fêtes, les doléances festives de Mme Weiss, une vieille fille aigrie aux prises avec la bonté inhérente à cette manifestation. Sur la trame caustique de La petite fille aux allumettes, voyez Marilyne Renaud, Jessyka Maltais-Jean et Patrick Simard revoir l'esprit de Noël. 3, 4 et 5 décembre 2009, 19h, salle Marguerite-Tellier
En mars 2010, le Théâtre 100 Masques ouvre un nouveau chantier exploratoire, basé cette fois-ci (l'an dernier, il y avait une résidence intensive qui aboutit à L'Ordre du monde) sur l'improvisation et l'imagination créatrice de l'acteur, Les Impromptus scéniques. Meyerhold affirmait que l'absence d'improvisation chez un acteur dans un rôle est la preuve qu'il a cessé de se développer. C'est dans cette veine que seront présentées, au cours de 4 soirées, des improvisations longue durée. Au départ, trois équipes - composées au hasard de 4 comédiens et d'un maître de jeu - qui doivent relever un défi de taille: improviser (avec contenu et développement!) pendant au moins 1h15 à partir d'un concept, d'un canevas élaboré par le maître de jeu (ce canevas sera présenté aux comédiens le jour même de la présentation et ceux-ci auront donc 6 heures pour se préparer dans une salle de répétition et dans le costumier de la compagnie). Imposition de thème, de style, de formes, d'actions à poser... voire même de textes! Tout est possible. Lors des trois premières présentations, les comédiens seront notés par les spectateurs et les 4 meilleurs seront réunis le dernier soir pour répondre aux demandes d'un metteur en scène spécial... Du 3 au 6 mars 2010, 20h, salle Murdock
Enfin, à l'été 2010, le Théâtre 100 Masques présentera finalement L'Assemblée des femmes d'Aristophane (pour plus de détail, vous référer à ce billet), une comédie antique écrite en 392 avant J.C... avec une distribution toute féminine: Valérie Tremblay, Erika Brisson, Émilie Gilbert-Gagnon, Marie-Ève Gravel, Marilyne Renaud, Jessyka Maltais-Jean et une autre comédienne. Quand les femmes prennent le pouvoir... Du 7 au 25 juillet 2010, 20h, salle Murdock
Outre ses ateliers (réguliers|scolaires|divers et les camps de théâtre thématiques), le Théâtre 100 Masques collaborera avec le Théâtre C.R.I. encore une fois pour présenter quelques Rendez-vous Théâtre en cours d'année.
Enfin, à l'été 2010, le Théâtre 100 Masques présentera finalement L'Assemblée des femmes d'Aristophane (pour plus de détail, vous référer à ce billet), une comédie antique écrite en 392 avant J.C... avec une distribution toute féminine: Valérie Tremblay, Erika Brisson, Émilie Gilbert-Gagnon, Marie-Ève Gravel, Marilyne Renaud, Jessyka Maltais-Jean et une autre comédienne. Quand les femmes prennent le pouvoir... Du 7 au 25 juillet 2010, 20h, salle Murdock
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Outre ses ateliers (réguliers|scolaires|divers et les camps de théâtre thématiques), le Théâtre 100 Masques collaborera avec le Théâtre C.R.I. encore une fois pour présenter quelques Rendez-vous Théâtre en cours d'année.
vendredi 28 août 2009
Les Rois Chasseurs... Devine la face que je fais!
J'ai assisté, hier soir, à la dernière représentation des Rois Chasseurs de, par et avec Jimmy Doucet, à la Pulperie de Chicoutimi... pour le plaisir du théâtre, par intérêt pour cet auteur-metteur en scène-acteur que j'ai découvert (enfin, pourrait-on dire...) l'an dernier avec ses Rois Pêcheurs, la premier chapitre de cette série (pour voir ce que j'en avais dit, cliquer ici).
Encore une fois, Julien et Fernand (Doucet et son comparse Pierre Turcotte) se retrouvent au coeur d'un problème administratif alors qu'une inspectrice acariâtre (Isabelle Boivin) s'invite dans leur camp de chasse (supposément transformé en agence de rencontre grâce à une subvention antérieure) pour faire la lumière sur leur situation... À quoi a servi l'argent? Cette agence existe-t-elle vraiment? Heureusement, leur amie Marie-Soleil leur vient en aide...
Cette trame ténue (et un peu prévisible... surtout pour ceux qui ont vu la pièce précédente) n'enlève rien à la fascination que peut exercer ce texte... Car il s'agit encore là d'une mécanique fort bien huilée, construite sur un rythme incessant et complexe prouvant la grande maîtrise de l'auteur dans l'art du punch. Dans ce contexte, on ne va pas au théâtre pour réfléchir, mais pour rire. Et les rires fusent sans discontinuer pendant plus de deux heures, des rires sans discontinuer...
Les Rois Chasseurs est écrit manifestement pour les deux principaux acteurs qui s'amusent sur scène avec une aisance remarquable... les deux filles ne pouvant que tenter de s'accrocher à ces deux figures de proue... Les «scènes à faire» sont nombreuses: jeux de mots, situations cocasses, mimes (probablement la scène la plus drôle!), etc.
jeudi 27 août 2009
Quand Hydro-Québec fait du théâtre.
Article paru dans sur le blogue de Philippe Couture du Voir (26 août 2009)... Suite à toutes les controverses qui surgissent ces derniers temps, la question peut se poser. Que faire avec Hydro dans nos compagnies (qui, je le dis sans retenue, reçoivent, la plupart, un soutien de la société d'état)? Après les écoles, sera-ce le tour du milieu culturel d'être revu?
Fini Hydro au théâtre?
Le scandale relatif aux commandites d'Hydro-Québec aux collèges Notre-Dame et Brébeuf fait des vagues jusque dans le milieu théâtral. Dans le sillon de la révision de la politique de commandites exigée par la ministre Nathalie Normandeau, les théâtres de Montréal et du reste de la province commencent à craindre le pire.
C'est que, si la tradition du mécénat et des commandites privées est mal implantée dans le milieu théâtral francophone, elle existe bel et bien via des sociétés d'État comme Hydro-Québec et quelques grandes entreprises telles qu'Air Transat (qui finance partiellement l'Espace Go) ou des banques (comme la Banque Nationale, donateur important pour la compagnie Jean-Duceppe, entre autres).
Après le théâtre de l'Opsis, qui a manifesté son inquiétude par voie de communiqué cette semaine, le TNM vient d'ajouter sa voix. Le communiqué affirme que «sans la présence forte et affirmée d'Hydro-Québec au sein de la communauté québécoise, nul doute que bon nombre d'institutions culturelles ne pourraient continuer à remplir leur mission respective auprès des artistes et du public, autant sur la scène nationale qu'internationale.» Et va plus loin que l'Opsis en énoncant clairement son soutien au président écorché d'Hydro-Québec, Thierry Vandal. «Grâce au caractère visionnaire de Thierry Vandal et de son équipe, Hydro-Québec cristallise la réussite de l'innovation du talent québécois qui fait écho à celui des artistes.»
Bon, ce n'était peut-être pas nécessaire d'associer le cri du cœur du TNM à un président éclaboussé pour sa très grave erreur de jugement. Mais il faudrait bien que le message de l'Opsis et du TNM soit entendu. Car il y a une énorme différence entre le financement honteux de collèges privés jadis fréquentés par le président d'Hydro-Québec et le souci légitime pour une riche société d'État de contribuer au rayonnement global de la scène culturelle.
Une histoire à suivre.
Nous, nous recevons 4000$ pour deux ans (soit 2000$ par année) depuis déjà quelques années... et grâce à ce soutien, nous avons pu continuer nos activités. Sans Hydro, il y a longtemps que nous n'aurions pu passer au travers les derniers exercices financiers.
Hydro-Québec a donc une importance, oui. Il est certain qu'à voir tant de controverses, c'est un peu questionnant pour la suite des choses... D'autant plus quand des voix s'élèvent pour dire qu'Hydro n'a pas d'affaire dans la culture (il suffit de lire les journaux des derniers jours). Certains préconisent le fait qu'Hydro donne ses argents au ministère de la Culture pour que celui-ci le distribue selon ses règles. De cette façon, pourtant, beaucoup seront pénalisés (dont nous, qui ne sommes toujours pas subventionnés par le CALQ)...
Donc, c'est un pensez-y bien...
(Lire aussi le billet de Nathalie Petrowski paru le 25 août dernier: Pas de vie culturelle sans Hydro-Québec)
Le scandale relatif aux commandites d'Hydro-Québec aux collèges Notre-Dame et Brébeuf fait des vagues jusque dans le milieu théâtral. Dans le sillon de la révision de la politique de commandites exigée par la ministre Nathalie Normandeau, les théâtres de Montréal et du reste de la province commencent à craindre le pire.
C'est que, si la tradition du mécénat et des commandites privées est mal implantée dans le milieu théâtral francophone, elle existe bel et bien via des sociétés d'État comme Hydro-Québec et quelques grandes entreprises telles qu'Air Transat (qui finance partiellement l'Espace Go) ou des banques (comme la Banque Nationale, donateur important pour la compagnie Jean-Duceppe, entre autres).
Après le théâtre de l'Opsis, qui a manifesté son inquiétude par voie de communiqué cette semaine, le TNM vient d'ajouter sa voix. Le communiqué affirme que «sans la présence forte et affirmée d'Hydro-Québec au sein de la communauté québécoise, nul doute que bon nombre d'institutions culturelles ne pourraient continuer à remplir leur mission respective auprès des artistes et du public, autant sur la scène nationale qu'internationale.» Et va plus loin que l'Opsis en énoncant clairement son soutien au président écorché d'Hydro-Québec, Thierry Vandal. «Grâce au caractère visionnaire de Thierry Vandal et de son équipe, Hydro-Québec cristallise la réussite de l'innovation du talent québécois qui fait écho à celui des artistes.»
Bon, ce n'était peut-être pas nécessaire d'associer le cri du cœur du TNM à un président éclaboussé pour sa très grave erreur de jugement. Mais il faudrait bien que le message de l'Opsis et du TNM soit entendu. Car il y a une énorme différence entre le financement honteux de collèges privés jadis fréquentés par le président d'Hydro-Québec et le souci légitime pour une riche société d'État de contribuer au rayonnement global de la scène culturelle.
Une histoire à suivre.
Nous, nous recevons 4000$ pour deux ans (soit 2000$ par année) depuis déjà quelques années... et grâce à ce soutien, nous avons pu continuer nos activités. Sans Hydro, il y a longtemps que nous n'aurions pu passer au travers les derniers exercices financiers.
Hydro-Québec a donc une importance, oui. Il est certain qu'à voir tant de controverses, c'est un peu questionnant pour la suite des choses... D'autant plus quand des voix s'élèvent pour dire qu'Hydro n'a pas d'affaire dans la culture (il suffit de lire les journaux des derniers jours). Certains préconisent le fait qu'Hydro donne ses argents au ministère de la Culture pour que celui-ci le distribue selon ses règles. De cette façon, pourtant, beaucoup seront pénalisés (dont nous, qui ne sommes toujours pas subventionnés par le CALQ)...
Donc, c'est un pensez-y bien...
(Lire aussi le billet de Nathalie Petrowski paru le 25 août dernier: Pas de vie culturelle sans Hydro-Québec)
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