lundi 6 décembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Hier, nous nous sommes astreints à un exercice essentiel: un filage de tout le spectacle... Primo, pour s'assurer de la fluidité de l'enchaînement des numéros; secundo, pour constater la durée de ceux-ci; tertio, pour voir à fignoler les transitions et les accessoires.

À mon sens, ce quatrième Noël du 100 Masques est peut-être le plus drôle... et ce, tout au cours de ses 55 minutes.

Bon. Il manque encore cependant de bons petits ingrédients... comme la folie des personnages (apportée beaucoup, malheureusement, par la seule présence du public), l'interaction et la vivacité entre eux (difficile à atteindre par moment... Manque d'écoute? d'assurance? de direction?), l'aisance de se promener sur ce canevas...

Ils auront au moins le plaisir de jouer devant trois salles pleines!

dimanche 5 décembre 2010

Au théâtre, cette semaine! (du 5 au 11 décembre 2010)


Aujourd'hui - 5 décembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 14h

DERNIÈRE CHANCE! Dernière représentation de Le déclin des soleils de glace de Vicky Côté, du Théâtre À Bout Portant.

À partir de jeudi - à partir du 9 décembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi)

Les Amis de Chiffon donnent une série de représentations scolaires (jusqu'au 17) de Carton rouge sur carré vert. Ce sera l'occasion également (les 11 et 12 décembre, 14h) de tenir la campagne de financement (100$ pour un enfant et un adulte, avec tirages, cadeaux et surprise... en collaboration spéciale avec l'Impact de Montréal).

Vendredi - 10 décembre 2010
Bar UQAC (Chicoutimi), 12h et 20h

Le troupe de théâtre Mine de rien (troupe amateure de l'UQAC pour les étudiants hors du programme en théâtre) présente des extraits du Cabaret Neiges Noires de Dominique Champagne, dans une mise en scène d'Erika Brisson.

Jeudi à samedi - 9 au 11 décembre 2010
Salle Marguerite-Tellier (Chicoutimi), 19h et 20h

Le Théâtre 100 Masques présente son 4ième spectacle de Noël, Boules en stock! alors qu'à 20h, le Théâtre du Faux Coffre redonne le premier des quatres solos des Clowns noirs, Les lectures de Diogène. Pour réserver (et c'est nécessaire parce qu'il ne reste de la place, pour l'instant, que le vendredi) il faut téléphoner au 418.698.3895

samedi 4 décembre 2010

Le théâtre des Barbapapa

Comme au temps de ma prime jeunesse, le samedi matin est consacré aux dessins animés. Sortis tout droit d'un passé révolu (dans la ligne et l'esthétique), voici Les Barbapapa... avec un épisode où ces choses rondes polymorphes jouent au théâtre!


vendredi 3 décembre 2010

Question sémantique

Des états généraux (qui constitue une vaste réflexion sur des problématiques actuelles du théâtre pour identifer les grandes orientations d'une pratique future*) ou un forum (qui représente un espace thématique où l'on échange des points de vue sur une question**)?

Le premier est chargé d'histoire (et d'Histoire) et vient avec des obligations de résultats, un devoir de responsabilités.

Le second est plus flexible, plus informel (bien qu'il puisse aboutir aussi à des idées de concertation).

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* tiré de la définition des Seconds états généraux du théâtre organisés en 2007 par le CQT.
** définition du dictionnaire Médiaco.

«Les problèmes du théâtre sont éternels» (L. Jouvet)


Pour faire suite à mes deux ou trois derniers billets (portant sur d'éventuels États généraux du théâtre au Saguenay), voici un court texte de Louis Jouvet, tiré de ses Réflexions du comédien publiées en 1941, qui a de quoi faire réfléchir...

Les problèmes, au théâtre, sont éternels, comme dans la vie; ils ne sont ni d'aujourd'hui, ni d'hier, ni de demain. Les problèmes du théâtre d'aujourd'hui, ça ne fait pas question, ce sont ceux d'hier et de demain, c'est celui de toujours, c'est le «succès». [...] Il faut convenir que les questions sont, en général, mal posées, et que les points de vue sont d'incidence.

Hélas! que, le coeur serré, on constate le chômage des comédiens et leur misère; que l'on considère la désuétude du Conservatoire, ou la caducité des théâtres subventionnés; qu'on soit pris de vertige ou de honte en songeant au théâtre d'Orange; qu'on cherche à démêler les liens qui pourraient unir le théâtre et le cinéma; qu'on étudie le théâtre radiophonique ou les mesures de protection de l'enfance à la scène, ou bien encore celles de sécurité contre l'incendie des théâtres; qu'on mette en question le port des chapeaux à l'orchestre ou le droit au sifflet, le contingentement des pièces ou l'imposition du filet aux acrobates, ou les congés des Sociétaires de la Comédie-Française; que l'on pérore sur la décadence de la mise en scène, sur les décors transparents, sur la scène tournante, sur l'architecture théâtrale ou sur les entr'actes; que l'on mette à l'ordre du jour l'abaissement de la production ou celle des taxes d'État; que l'on se tourne vers l'horaire des spectacles, le cachet des vedettes, le port obligatoire du smoking, le prix du programme, la suppression du billet à prix réduit; que l'on organise l'extermination des marchants de billets, l'anéantissement des ouvreuses ou la gratuité du vestiaire, tous ces problèmes qui, tel le phénix, renaissent périodiquement de leurs cendres, n'ont guère progressé depuis nos devanciers - j'allais dire depuis toujours - et nous avons chance de les léguer intacts à nos successeurs. Tous ces prétendus problèmes n'en sont pas; tous ces maux appartiennent depuis toujours à notre profession. Le fait de leur attacher de l'importance témoigne d'une myopie certaine: ces rébus, ces devinettes, s'enflent, grossissent et s'enveniment du fait des journaux et de l'oisiveté des conversations. Dès qu'ils préoccupent le public, on peut être assuré qu'il y a, par ailleurs, malaise plus grave, et que le patient a des troubles organiques importants.

jeudi 2 décembre 2010

Des états généraux sur le théâtre saguenéen? suite...

Des états généraux disais-je il y a deux jours... L'idée fait son chemin, et j'ai reçu quelques échos par rapport à cette proposition (et je continue à vérifier l'intérêt des gens du milieu)...

Des états généraux pour faire un temps d'arrêt sur le théâtre. Une journée de réflexion réunissant praticiens de tous ordres (concepteurs, acteurs, metteurs en scène), directeurs des compagnies, administrateurs, professeurs... et, pourquoi pas, des spectateurs s'il s'en présentent...

Ces états généraux pourraient se tenir autour de la mi-mai... et être chapeautés par ou le CRC, ou la Ville ou, mieux encore, ces deux instances!

Un comité au contenu pourrait être formé de même qu'un comité d'organisation (à moins que ça ne soit le même qui prenne tout à sa charge!)... Le groupe de compétence théâtre du CRC pourrait servir à former ceux(celui)-ci.

Au cours d'un groupe de compétence subséquent (à la fin mars ou au début d'avril), le programme (entendre ici le contenu) pourrait être présenté et bonifié... en vu de la rencontre officielle.

Lors de ces états généraux, un comité de suivi pourrait alors être formé pour mettre en application les idées reçues, les solutions envisagées...

Voilà, en gros, ce que j'entendais par états généraux...

mercredi 1 décembre 2010

Divinité scénique


Au théâtre,
il y a deux sortes de metteurs en scène:
ceux qui croient qu'ils sont Dieu
et ceux qui en sont sûrs.

Rhetta Hugher

Cette belle petite phrase ironique (qui semble parfois se concrétiser!) provient de Mme Hugher, actrice américaine de son état...


mardi 30 novembre 2010

Des états généraux sur le théâtre saguenéen?

Le milieu théâtral saguenéen grandit, évolue et peut-être serait-il temps de prendre un temps d'arrêt pour brosser un état des lieux...

Devant l'augmentation des productions régionales (juste celles présentées durant le mois de novembre en donnent une bonne preuve), devant l'augmentation du nombre de praticiens qui entrent sur le milieu professionnel ou qui y sont depuis déjà quelques temps, devant les contextes financiers qui vont comme ils peuvent, il serait intéressant de convoquer (je ne sais pas comment ni quel organisme pourrait chapeauter ceci) des États généraux sur la pratique théâtrale au Saguenay qui réuniraient les différents organismes, artistes, artisans et travailleurs culturels qui gravitent autour de cette forme d'art pour une journée d'ateliers, de plénières qui pourraient avoir comme problématiques (pas en ordre d'importance):

1- les calendrier de présentations
2- la concertation
3- les modes de financements publics/privés
4- la place de la relève
5- la pérennité (et la continuité) des organismes
6- la formation (académique, continue)
7- la promotion
8- les différentes pratiques sur le territoire
9-
(rajouté sur recommandation de É. Potvin) la tournée (mise en commun des expériences, embauche d'un chargé de diffusion, un agent, etc.)

Ce ne sont, bien entendu, que des propositions de base... Une meilleure déclinaison des problématiques seraient à envisager...

Une journée consacrée à la réflexion, à l'exploration d'idées... Pour se donner une idée claire des buts et objectifs poursuivis par tous... Pour améliorer ce qui peut l'être, dynamiser l'espace de la pratique... Se donner des outils et un plan d'action pour maintenir une évolution...

Bon, le travail exigé par une telle organisation en vaudrait-elle la peine? Probablement... et peut-être un jour faudra-t-il y arriver.

lundi 29 novembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Ce billet pourrait s'intituler Entre le trop et le pas assez...

La construction d'un spectacle sur la base d'improvisations et de canevas (donc souvent les spectacles solos, ceux d'humour) se bute souvent à ce dilemme existentiel.

Généralement, le comédien à qui incombe l'animation (ou le personnage, ou le jeu) a tendance à trop dire, à expliciter chacun de ses faits, gestes et paroles pour être certain d'être bien compris. La mesure est difficile à concevoir et à tenir.

Ce qui apparaît simple, de prime abord, s'avère assurément le travail le plus ardu dans ce type de production. Trop dire... et l'action, et les personnages perdent en efficacité. Pas assez dire... et la scène devient floue, inutile. Dans les deux cas il résulte une impression de brouillon, de fragilité propre à faire décrocher l'intérêt des spectateurs.

D'où l'importance, au fil des répétitions, d'arrêter un texte (sur lequel pourra broder un peu, dans les limites de l'acceptable, les interprètes) afin de pouvoir l'améliorer, l'élaguer, le retourner, le rendre de plus en plus dynamique tout en maintenant un bon potentiel dramatique.
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Par ailleurs, il faut savoir qu'en ce moment même, la représentation du samedi 11 décembre 2010 (pour Boules en stock et pour Les lectures de Diogène en rappel) affiche complet et bientôt, ce sera au tour de celle du jeudi 9 décembre 2010 de faire de même.

Mieux vaut réserver pendant qu'il est encore temps! Par Facebook (ici ou ici) ou par téléphone au 418-698-3895

dimanche 28 novembre 2010

Au théâtre, cette semaine! (Du 28 nov. au 4 déc. 2010)


Avec presque une journée de retard (et une absence bloguale depuis deux jours!), me revoici avec quelques rendez-vous théâtraux pour la semaine à venir... D'ailleurs, avec le début de décembre dans le courant des jours, on voit poindre de plus en plus la pause du temps des Fêtes!

Aujourd'hui - 28 novembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 14h

Le Théâtre À Bout Portant présente la dernière représentation de la seconde série de sa toute nouvelle production, Le déclin des soleils de glace... un projet de, par et avec Vicky Côté.

Lundi et mardi* - 29 et 30* novembre 2010
Auditorium d'Alma (Alma), 13h30 (*9h30)
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Mercredi à samedi* - 1er au 4* décembre 2010
Salle Pierrette Gaudreault (Jonquière), AM et PM (*13h30)

L'Auditorium d'Alma et le Théâtre La Rubrique reçoivent, en matinées scolaires (toutes complètes pour la compagnie jonquiéroise.. qui proposent aussi une représentation publique le samedi en après-midi), le Théâtre de Sable et son Rêve de Pinnochio: Pinocchio veut sortir de son histoire et rêve de rencontrer le Petit Chaperon rouge. Le petit homme de bois visite d'abord Les Trois Petits Cochons. Il voit ensuite le reflet de ses sentiments amoureux à travers la passion de L'inébranlable soldat de plomb et réalise son plus grand rêve en rencontrant Le Petit Chaperon rouge. Mais les routes des contes s'entrecroisent et, inévitablement, Pinocchio est rattrapé par sa propre histoire : le Chat et le Renard ne lui feront pas la vie facile. Et son vieux père, Gepetto, est toujours prisonnier d'une baleine...

Mercredi à samedi - 1er au 4 décembre 2010
Côté-Cour de Jonquière, 20h

DERNIÈRE CHANCE! Le Côté Cour présente Traces... un spectacle conçu et réalisé dans le cadre de Saguenay Capitale Culturelle... écrit par Marc-André Perrier et mis en scène par Marilyne Renaud. Un spectacle dont on dit beaucoup de bien!

Jeudi et vendredi - 2 et 3 décembre 2010
Petit Théâtre de l'UQAC, 17h

Erika Brisson présente un résultat de recherche réalisée dans le cadre de sa maîtrise (toujours en cours)... un petit laboratoire dans lequel elle interprète un personnage écrit et mis en scène par Guillaume Ouellet dans Cinquième.

Jeudi à samedi - 2 au 4 décembre
Salle Murdock, 20h
(Dimanche, 5 décembre, 14h)

DERNIÈRE CHANCE! Dernière semaine de représentations du Théâtre À Bout Portant et de son nouveau spectacle, Le déclin des soleils de glace.

Oui, il y a vraiment beaucoup de choses théâtrales depuis quelques semaines... au point même où Daniel Côté, le chef du pupitre des Arts au Progrès du Saguenay en a même fait le sujet de son éditorial du jour!

jeudi 25 novembre 2010

«Le personnage, c'est un rythme.»


Dans mon théâtre, généralement, on questionne parfois mon approche des personnages et, par conséquent, mon travail concret avec les acteurs... Non pas nécessairement par rejet ou refus mais par incompréhension, je dirais. Incompréhension de mon peu de recours à la psychologie, au peu d'exploration, à la table, du texte choisi.

Pour moi, le personnage n'est pas une entité, un revivre (ou sur-vivre?) de l'acteur... Ce n'est pas un vêtement dans lequel il est demandé à ce-dernier de se fondre, ou de porter. Non. Pour moi, le personnage est une forme, un mouvement dans l'espace (un geste et une dynamique), un porte-voix (avec un ton, une diction, un rythme)... et dans l'interstice de ces notions apparaît sa vérité scénique (que je cherche...). Voilà peut-être la source de mon travail de corps à corps (presque dans le sens littéral de l'expression!) avec le comédien.

Dans la même veine, voici une réponse de Bob Wilson (metteur en scène emblématique de l'Amérique) à Josette Féral, théoricienne de son état (et professeure à l'UQAM), dans l'ouvrage de cette dernière, Mise en scène et jeu de l'acteur - le corps en scène:

La construction de la plupart des pièces de théâtre repose en grande partie sur les personnages. La notion de personnage est-elle importante quand vous travaillez avec des acteurs ou pensez-vous que c'est un handicap pour le type de travail formaliste que vous faites?

Bien sûr que les personnages sont de la plus haute importance. En tant que metteur en scène, j'aide l'acteur à donner forme à son personnage. Un personnage, c'est un rythme, certainement. La psychologie ne m'intéresse pas. Ça ne fait que limiter le travail que l'on essaie de faire. Faire Shakespeare de manière psychologique élimine d'autres idées parce qu'on attire toute l'attention sur le sens. Je trouve que ça ne mène nulle part d'essayer de comprendre une situation d'un point de vue psychologique parce que c'est s'imposer des limites.

C'est un beau glissement sémantique que de passer du personnage-histoire au personnage-rythme... Je trouve.

mercredi 24 novembre 2010

Et d'une autre première!!!


C'est ce soir que début TRACES, au Café-théâtre Côté-Cour... un spectacle centré sur l'histoire de Jonquière la belle... Ainsi, à toute l'équipe:

Marc-André Perrier, l'auteur
Marilyne Renaud, la metteur en scène
Patrick Simard, Sara Moisan et Jonathan Boies, les comédiens
Patrice Leblanc, le concepteur sonore
Marilyne Tremblay, la conceptrice des éclairages
et Pierre Tremblay, le scénographe
(de même qu'à tous ceux qui entourent cette équipe)

MERDE!!!