vendredi 10 juin 2011

Vers le premier «Forum sur le théâtre au Saguenay-Lac-Saint-Jean»


À quelques jours de l'événement, je dirais que le comité organisateur est assez fébrile... du moins si j'en juge par le nombre élevé de courriels échangés seulement hier!

Le temps est venu de souligner l'apport (financier et en service) des nombreux partenaires.

- Ville Saguenay;
- Conseil Régional de la Culture du SLSJ;
- Conseil Québécois du Théâtre;
- Conseil des Arts et Lettres du Québec;
- Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition Féminine;
- Les députés du caucus régional du PQ: Denis Trottier, Alexandre Cloutier, Sylvain Gaudreault et Stéphane Bédard.

À cela s'ajoute les commanditaires:

- La Maison du Pain (Chicoutimi) pour les viennoiseries du matin;
- Ville Saguenay (encore!) pour le vin d'honneur en fin de journée.

Pour les curieux, le dîner est commandé au Bergerac, un restaurant réputé de Jonquière.

Le premier Forum sur le théâtre au Saguenay-Lac-Saint-Jean se tiendra, je le rappelle, dimanche 12 juin 2011, de 9h à 16h, à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière. La présence de chacun est souhaitée. Il est toujours possible de s'inscrire (les frais d'inscription sont de 10$) en communiquant avec Véronique Villeneuve au CRC, à Lyne L'Italien de La Rubrique ou auprès de moi. Il sera possible aussi de s'inscrire directement à la porte, le jour même de l'événement.

C'est un rendez-vous!!!

jeudi 9 juin 2011

Au revoir.

Décès ce matin, de Claude Léveillée, un monument de la chanson québécoise qui fut aussi un comédien en son temps!

Peppa Cochon - La pièce de théâtre

Voici une petite animation qui fait bellement, de façon fort enfantine (d'ailleurs, j'imagine que c'est le public cible de cette série!), un tour d'horizon d'une certaine façon de faire du théâtre. Bon. On est loin, je l'admets, du billet sérieux, intellectuel et critique, mais pour quiconque donne des ateliers de théâtre aux enfants, il procurera un certain plaisir devant ces situations qui surviennent presque à tout coup!



Charmant... et avec un peu de réflexion, on peut presque mettre d'autres noms sur les personnages tant ceux-ci réagissent de façon réaliste à leur métier: le comédien qui décroche, le comédien qui a de la difficulté à apprendre son texte, le comédien qui oublie son entrée, le comédien effrayé, etc.

mardi 7 juin 2011

Vers le premier «Forum sur le théâtre au SLSJ»


Voici un petit article paru ce matin dans le Quotidien, sous la plume de Roger Blackburn...

Forum à la salle Pierrette-Gaudreault
JETER UN REGARD SUR LA SITUATION DU THÉÂTRE DANS LA RÉGION

JONQUIÈRE - Les acteurs, comédiens, metteurs en scène et gens de théâtre monteront sur la scène d'un forum régional sur le théâtre, le 12 juin prochain, à la salle Pierrette-Gaudreault, pour jeter un regard sur la situation actuelle de cette forme d'art au Saguenay-Lac-Saint-Jean et ses possibilités de développement.

Cette industrie culturelle procure de l'emploi à une centaine de travailleurs et présente près d'une trentaine de productions théâtrales par année créées par des gens d'ici grâce à une douzaine d'organisations théâtrales connues et reconnues.


Depuis une quinzaine d'années, le milieu théâtral régional s'est considérablement développé et les acteurs de cette industrie tenteront de brosser des scénarios d'avenir et un portrait du milieu pour identifier les enjeux.


C'est le président du Conseil québécois du théâtre, Sylvain Massé, qui animera l'événement en compagnie d'Isabelle Brochu, consultante en développement. Une grande place sera laissée aux discussions. «Il s'agit d'une première expérience du genre dans la région. Même si les gens de théâtre se parlent entre eux via une table de concertation, le forum abordera des sujets et des thèmes plus précis comme la place accordée à la relève, la pérennité des organisations ou encore la circulation des productions», met en relief l'agente de communication du Conseil régional de la culture, Catherine Doucet.


Une cinquantaine de participants sont attendus pour cet événement qui prendra tantôt la forme d'atelier, tantôt la forme de plénière, afin de dégager un portrait de cette industrie à l'issue des discussions.


Ça approche. En espérant le plus de gens possible à cet événement pour des résultats concluants! Déjà les partenaires montrent le sérieux de la démarche: Ville Saguenay, Conseil régional de la culture, Conseil Québécois du théâtre, le Ministère de la culture, des communications et de la condition féminine de même que tous les députés péquistes de la région.

Maintenant, il ne manque que les participants! Il faut passer le mot!

lundi 6 juin 2011

Vers le premier «Forum sur le théâtre au SLSJ»

Il ne reste plus qu'une petite semaine avant la tenue du premier Forum sur le théâtre au SLSJ. Ce matin se réunit, pour une dernière fois (enfin, officiellement), le comité d'organisation de l'événement pour voir à son bon fonctionnement.

Une mise à jour sera placée ici, en ajout, dès la fin de la réunion. À suivre...

dimanche 5 juin 2011

Au théâtre, cette semaine! (du 5 au 11 juin 2011)


Bien que ça répète dans tous les coins en vue de la saison estivale, le milieu théâtral saguenéen semble amorphe. Suspendu. Aucune activité publique n'a lieu cette semaine. Période creuse. Rien. Une accalmie artistique.

Tant mieux, au fond. Cela laisse le champ libre pour la dernière semaine de préparation avant le Forum sur le théâtre au SLSJ!

samedi 4 juin 2011

L'Affaire de la rue Lourcine [Carnet de mise en scène]


Voici l'affiche de la prochaine production estivale du Théâtre 100 Masques, conçue et réalisée par Patrick Simard.

L'Affaire de la rue Lourcine [Carnet de mise en scène]


Les scènes de la production se peaufinent. Les personnages suivent.

Bon. Demeure toujours l'écueil d'un jeu psychologisé qui entrave plus le comédien qu'il ne l'aide dans ce type de théâtralité. Le sentiment, dans le style de jeu que je privilégie, n'est pas une émotion mais une forme. Une forme assumée avec fermeté. Force. Puissance. Et complicité avec le public.

Ce que je cherche: la virtuosité d'un acteur-acrobate-cabotin-technicien du verbe et du geste.

Le rythme se consolide. Le théâtre en général - et le vaudeville en particulier! - est une question de tempo. Comment être rythmé (que beaucoup confondent avec rapide) sans être précipité? Comment prendre le temps de montrer et de faire sans tomber dans une lenteur lourde? Comment se donner, en scène, les moyen de dynamiser son jeu par la mise en espace et les relations créées de la sorte? Ce sont là quelques questions qui guident le travail en cours.

Du coup, la première ébauche de mise en place est revue de fond en comble. Les détails et les nuances sont nombreux. Les ajustements sont multiples. Les modifications s'amoncellent. C'est d'ailleurs l'une des difficultés rencontrées pour le moment: réintégré des nouveaux paramètres scéniques (d'autant plus que le mobilier entre chaque jour davantage) dans une routine déjà (trop vite...) installée.

vendredi 3 juin 2011

Vers le premier «Forum sur le théâtre au SLSJ»

Une trentaine de personnes ont confirmé leur présence lors du premier Forum sur le théâtre au SLSJ qui se tiendra dimanche, le 12 juin 2011, à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière. Il faut passer le mot pour qu'il y ait le plus de gens possible.

Lors de l'envoi électronique, tous ont reçu le document préparatoire qui énonce les grands thèmes, qui donne quelques pistes de réflexion et qui montre l'horaire de la journée. On peut le retrouver ici.

Certains se posent la question: pourquoi encore une rencontre de ce genre? où ça mène? quelle place ai-je là-dedans?

Mes réponses seraient qu'il est important de se réunir et de dresser, de temps en temps, un état des lieux pour se donner une idée du développement de notre art... Sur quoi peut déboucher cette rencontre et quelle place chacun y a dépend, en fin de compte, de chacun. Plus nous serons nombreux, de tous les horizons, de tous les corps de métier, de tous les genres et le plus la prise en charge du milieu par le milieu sera valable. Ce n'est pas une rencontre exclusive aux compagnies. Ce n'est pas une rencontre exclusive au Saguenay.

Je rappelle qu'il reste encore quelques jours pour les inscriptions et que celles-ci peuvent être complétées (paiement et formulaire) à la porte le jour même du Forum.

mardi 31 mai 2011

L'Affaire de la rue Lourcine [Carnet de mise en scène]


La bonne gestion scénique des objets et des accessoires de cette production est primordiale. Ils sont nombreux... et malgré leur nombre, aucun ne doit être fortuit. Il faut, en quelque sorte, que chacun devienne le prolongement du comédien. Il revient à ce dernier de les mettre en valeur.

Voici, en ce sens, une partie de la description de l'objet de Anne Ubersfled dans Les termes clés de l'analyse du théâtre:

La fonction esthétique de l'objet est double: a) l'objet figure matériellement sur scène et fait partie de tableaux dans lesquels il a par sa forme et sa couleur une valeur; b) en tant que lexème il est un élément du texte. Et en tant que tel, il peut être une figure de rhétorique, métaphore, symbole... Il est doublement élément d'une poétique de la représentation. Mais parfois sa complexité est assez grande pour qu'on l'analyse comme un texte organisé.

Si la caractéristique de l'objet est d'être manipulable, il a donc des rapports essentiels avec les acteurs: les objets peuvent être liés à un personnage (éléments de costume ou d'activité ou de goût), ou au contraire être la cause ou l'occasion de rapports entre les comédiens; enfin ils peuvent être, et sont le plus souvent, à l'origine de jeux: la fonction ludique de l'objet est fondamentale au théâtre.

Bouger avec Meyerhold

Détail d'un portrait de Meyerhold peint par Boris Grigoriev en 1916...
portrait qui illustre, par ailleurs, la couverture de la biographie du Maître écrite par Gérard Abensour.


Ce qui pourrait n'être qu'un titre d'émission de conditionnement physique sur un canal communautaire renvoie plutôt à la philosophie du jeu, du geste et du mouvement chez l'acteur meyerholdien, tout coloré de biomécanique et de conventions conscientes.

La description est de Béatrice Piccon-Vallin - spécialiste meyerholdienne s'il en est une! - dans l'un des tomes de la collection Les voies de la création théâtrale (une collection plus qu'excellente) consacré à Vsevolod Emilievitch Meyerhold, en page 54.

L'essentiel de son jeu [ndr: en parlant de l'acteur] passe par le travail du corps, mais ce n'est pas un corps naturel, le corps utilitaire ou instinctif de la vie, c'est d'abord un corps libre et inventif qui défie les lois du quotidien, multiplie les prouesses [...]. Le corps-défi et le corps qui pose, «le geste inventé qui ne convient qu'au théâtre», l'exclamation joyeuse et la «diction théâtrale artificielle» qu'il crée à partir d'un registre de «mille intonations différentes». Le terme décoratif qu'emploie Meyerhold peut se comprendre à trois niveaux. Décoratif parce que graphique: l'acteur connaît la force du dessin de son corps dans l'espace. Décoratif parce qu'artificiel, modelé, poli par l'habileté humaine et non par la nature: corps artificiel opposé à l'«homme vivant». Décoratif enfin, comme projet artistique d'ensemble auquel le moindre mouvement doit participer [...].

C'est, à quelques mots près, ce que j'essaie d'appliquer dans mon travail avec les acteurs... sans encore pourtant avoir atteint des résultats probants. Maîtriser avant d'aller plus loin ou ailleurs... tel est mon mot d'ordre.

lundi 30 mai 2011

L'Affaire de la rue Lourcine [Carnet de mise en scène]


Petite définition sur le genre tirée du Dictionnaire encyclopédique du théâtre de Michel Corvin... alors qu'à partir d'aujourd'hui sont reprises chacune des scènes de la production estivale.

VAUDEVILLE: Le mot vaudeville est ancien mais son acception a sensiblement évolué entre l'époque où le genre était tiré plutôt vers la chanson, et aujourd'hui où l'on a tendance à en faire un des cantons du théâtre de Boulevard. Le plus intéressant est la mécanique dramatique et stylistique qu'il met en branle, marquée au sceau de la folie, du côté des situations comme des personnages.

Historique

À l'origine, chanson bachique et satirique originaire du «Val» ou du «Vau-de-vire» et dont la tradition attribue la création, vers 1430, à Olivier Basselin. Le terme vaudeville, dont l'étymologie demeure contestée (il aurait pu aussi subir l'attraction paronymique de «voix-de-villes», recueil de chansons populaires), désire tour à tour des chansons gaies, grivoises et caustiques, puis les couplets chantés sur des airs connus introduits dans une comédie légère, enfin la comédie elle-même. Aujourd'hui, il désigne une comédie d'intrigues sans couplets, riche de complications (généralement amoureuses) nées de rencontres fortuites et de quiproquos.

[...] Toutefois, dans la plupart de ces innombrables pièces, qu'elles tirent vers la «folie», l'anecdote ou la farce grivoise, l'argument était mince et ne reposait souvent que sur quelques calembours et le talent de l'acteur. Le mérite de Scribe, qui domine le genre de 1815 à 1850, est de donner au vaudeville une charpente fortement construite où le suspens ménagé n'exclut ni sentiment, ni psychologie, ni critique sociale. Cette évolution conduit vers 1860 à la disparition des couplets chantés. Le vaudeville accentue encore la rigueur de sa construction sous l'impulsion de Labiche qui, à partir d'Un chapeau de paille d'Italie (1851), donne plus de tempo au mouvement, hypertrophie les procédés comiques, en particulier les répétitions, les méprises, et la logique des situations où sont jetés des personnages tétanisés.

Cet héritage sera repris par A. Hennequin (1842-1887) et surtout par Feydeau qui construit des pièces le plus souvent en trois actes où l'intrigue très complexe et méticuleusement agencée, après un quiproquo ou une rencontre inattendue, lance les personnages dans un monde où, avec frénésie, s'enchaînent des péripéties saugrenue et où règne la logique loufoque de l'absurde.

Après Feydeau, le genre s'affadit et s'apparente au théâtre de Boulevard, qu'il marque de son empreinte.
[...]

Il est toujours bon de connaître l'historique d'un genre avant que de ne l'explorer...