mercredi 11 septembre 2013

«Et si Molière n'avait pas écrit ses pièces?»

Voici, en cinq parties, un documentaire sur un sujet délicat qui  ressurgit de temps à autres (j'en ai fait, d'ailleurs, référence ici): Et si Molière n'avait pas écrit ses pièces?





lundi 9 septembre 2013

Le théâtre en cartes...

Voici quelques cartes heuristiques (!) intéressantes, faites par des élèves d'un lycée de Lyon, extraites de ce site, qui donnent, en un coup d'oeil, plusieurs informations sur le théâtre... En cliquant sur celles-ci, elles devraient apparaître en format plus grand facilitant la lecture...



dimanche 8 septembre 2013

Au théâtre, cette semaine! [Du 8 au 14 septembre 2013...]

Voici ce qui se passera, cette semaine, dans le monde du théâtre d'ici... encore peu d'activités (activités publiques... parce que les compagnies et les créateurs s'activent en coulisse!)... mais quelle(s) activité(s)! 


Première semaine de représentations
De mercredi à samedi - du 11 au 14 septembre 2013
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Le Théâtre du Faux Coffre ressort cette dernière grande aventure des Clowns Noirs (la seule que je n'ai pas encore vue, d'ailleurs...), Le Clown Noir au Masque de fer. Une chevauchée guerrière et idéologique qui plaira aux amateurs d’Histoire, de philosophie, de politique, de téléréalité, d’alchimie, d’économie, de spiritualité amérindienne, de romans de cape et d’épée et de théâtre. Les amateurs de sport n’y trouveraient pas leur compte, si ce n’était de l’énergie déployée par les six comédiens pour raconter, en quatre-vingt-dix minutes, cette aventure nécessitant trente-et-un personnages, soixante-quinze scènes et une poupée gonflable. Il en coûte 21$ par adulte (16$ par étudiant). Pour réserver (et c'est toujours mieux de le faire!), il y a le téléphone, 418-698-3000 poste 6561 ou l'événement Facebook, ici.
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Pendant ce temps, aujourd'hui même, à 16h30, le Théâtre Mic Mac, de Roberval, présentera Albertine en cinq temps de Michel Tremblay (mise en scène de Réjean Gauthier) au Festival International de Théâtre de Mont-Laurier... Une pensée pour eux!

Si j'oublie des trucs, il est possible de me le faire savoir en passant par les commentaires...

samedi 7 septembre 2013

La répartie du public...

Ce n'est pas seulement de nos jours que des spectateurs s'exclament au théâtre comme s'ils étaient dans leur salon... Et dire qu'à l'époque de extraits suivants (tirés de l'ouvrage Le Baisser du rideau: Anecdotes théâtrales anciennes et modernes publié en 1837) n'existait pas la télévision... Doit-on regretter cette époque révolue?





J'ai déjà publié l'anecdote suivante... mais je la replace encore une fois ici parce que c'est là une de mes préférées tant elle est caustique!

vendredi 6 septembre 2013

La programmation du Théâtre 100 Masques pour 2013-2014


Avec le début du mois de septembre, c'est aussi la rentrée du Théâtre 100 Masques qui célébrera, au cours de l'année, son quinzième anniversaire de fondation.... Qui l'eût cru! L'équipe en place (Sophie Larouche, Erika Brisson et moi) est prête!

Au chapitre de nos formations...

Il y aura, encore une fois cette année, deux sessions d'ateliers réguliers (pour les 7 à 9 ans et pour les 10 à 12 ans), des initiations théâtrales, qui se dérouleront du 28 septembre au  7 décembre, puis du 11 janvier au 16 mars. (L'information se trouve ici.)

Il y aura également la reprise, avec de nouveaux thèmes, de L'Heure du Théâtre - Une histoire du théâtre par ses grands textes. Ces rencontres, élaborées autour d'une époque précise, d'une oeuvre marquante pour l'illustrer et d'une tasse de thé, mèneront les participants de la Rome antique (Plaute) au théâtre du quotidien (Kroetz) en passant par le nô japonais (Zeami), le jeu médiéval (Adam de la Halle), le grand Siècle d'or espagnol (Caldéron), le marivaudage, le mélodrame (Pixérécourt), le théâtre russe (Gogol), l'ère victorienne (Oscar Wilde) et le théâtre de la subversion (Jarry). À compter du 6 octobre, un dimanche sur deux. (L'information se trouve ici.)

La compagnie reprendra de nouveau ses ateliers scolaires (dont un projet de concentration - ici - s'étirant sur l'année complète au Séminaire de Chicoutimi) même que ses ateliers spécifiques (comme le programme Sous les masques : une initiation théâtrale dédié aux aînés en résidence, ici), sur demande. 

À l'été, une nouvelle édition des Camps de théâtre thématiques verra le jour. Au cours des mois à venir, il y aura une révision de ce projet (de la formule) pour demeurer en phase avec son développement constant au fil des années. (L'information se trouve ici.)

Au chapitre des productions...

Deux productions principales marqueront l'année à venir...

D'abord, le retour (eh oui!) de la production de Noël, les 6, 7 et 8 décembre, à la Salle Marguerite-Tellier, Sous le gui - 175 bonnes raisons de fêter la Noël - Spectacle non-gratuit... En cette année, 175ième de la région oblige (hum… hum…), voici un tour d’horizon des moments marquants des Noëls d’autrefois…
du premier Noël au poste de traite de Chicoutimi en passant par celui des employés de Sir William Price… en occultant pas, bien entendu, la préparation des fêtes chez Maria Chapdelaine et celle d’Alexis le trotteur. Sous une profusion de gui et de poinsettias… menés de mains de maîtresses d’écoles par deux dames de société ornées pour l’occasion et leur homme-objet… ces tableaux sauront se faire remarquer.

Puis viendra la quinzième théâtre d'été de la compagnie, La Paix chez soi et autres bêtises humaines d'après l'oeuvre de l'un des maîtres du théâtre de boulevard, Georges Courteline. Présenté du 2 au 25 juillet (du mercredi au jeudi), à la Salle Murdock. Composé d’un assemblage de 7 ou 8 courtes pièces en un acte (La Paix chez soi, Le Gora, Sigismond, Monsieur Badin, Gros Chagrin, La peur des coups et Le petit malade) pourfendant la bêtise humaine sous toutes ses formes en mettant en lumière ses pires défauts - la naïveté, la paresse, la frivolité, l’avarice, la jalousie, l’ignorance, la soumission, etc. -, cette production tendra aux spectateurs, sous le couvert de la comédie et du divertissement, un miroir tout aussi décapant qu’ironique.

Ces deux productions seront dirigées par moi... du moins, jusqu'à preuve du contraire (selon mon agenda qui se remplit à ma plus grande surprise... alors que je m'attendais à une année plutôt calme!)...

Les autres activités...

Il y a plusieurs années déjà que le Théâtre 100 Masques souhaite développer, dans la même lignée que sa production de Noël, un petit projet autour de la Saint-Valentin... Peut-être verra-t-il enfin le jour, cette année...

Pour marquer le début des festivités de son quinzième anniversaire (et faisant office d’activités de financement), le Théâtre 100 Masques prépare, pour avril, un grand Bal Masqué (en phase avec son nom!) réunissant ses partenaires, ses collaborateurs, le milieu théâtral et le grand public. Un Bal Masqué officiel, quasi princier, en robe longue et en habit. Un Bal Masqué rétrospectif. Un Bal Masqué animé. Un Bal Masqué surprenant. Un Bal Masqué à l’image de la compagnie. Un Bal Masqué à ne pas manquer!

Voilà. Ça devrait ressembler à cela.

jeudi 5 septembre 2013

Du Théâtre Mic Mac...

Le Théâtre Mic Mac est présentement en route pour se rendre au Festival international de théâtre de Mont-Laurier... où il présentera la production Albertine en cinq temps de Michel Tremblay, mise en scène par Réjean Gauthier (production qui s'est méritée, par ailleurs, deux prix au dernier Gala des Arlequins: Meilleure production 2012 et Meilleure comédienne pour Jocelyne Simard). C'est la seconde fois que la troupe y participera, après un passage en 2011 (duquel j'étais!) avec La Défonce de Pascal Chevarie. Leur représentation aura lieu le 8 septembre, soit dimanche, à 16h30.


Par ailleurs, le Théâtre Mic Mac s'est déniché, après quelques revirements, un metteur en scène pour sa prochaine production, Au Champs-de-Mars de Michel Tremblay: moi!

Ce sera là ma septième collaboration avec eux après Au bout du fil (2004) d'Évelyne de la Chenelière, Bonbons assortis (2006) de Michel Tremblay, Les Reines (2007) de Normand Chaurette, Le rire de la mer (2008) de Pierre-Michel Tremblay, La Défonce (2010) de Pascal Chevarie et La Visite ou surtout sentez-vous pas obligés de venir (2011) de Michel-Marc Bouchard. 

Mon agenda continue de se remplir!

«Quelle peste fuyons-nous?»


Depuis des siècles, le théâtre s'est de plus en plus enfermé dans des salles. Quittant le grand air, il s'est créé pour y loger ses fêtes un espace aseptisé, incolore, insonore et sans saveur. Ah! le gris ou le noir des salles de spectacle! l'absence de fenêtres! la chasse aux bruits extérieurs! Tout ce contexte de préservation de l'objet théâtral dans sa pureté absolue a contribué à sa dignité rituelle, à son ennui et parfois à sa mort. Cela me rappelle la parabole des gens qui, pour fuir la peste, calfeutrent hermétiquement les portes et les fenêtres de leur habitation... et meurent asphyxiés. Quelle peste fuyons-nous?

Cette image de la salle de spectacle est du grand Jean-Pierre Ronfard, dans «Le Démon et le cuisinier» paru dans le vingt-cinquième numéro de Jeu, en 1982. 

Intéressant que ce questionnement... Le théâtre, en se donnant des codes, s'est-il vraiment lui-même condamné?

mercredi 4 septembre 2013

«La Fille du Tambour Major»... [Carnet de mise en scène]

Le sacre de Napoléon par Jacques-Louis David, 1807

En cette fin d'été, le travail de conception pour La Fille du Tambour Major continue de se faire... et mes collaborateurs (la même équipe que l'an dernier, pour Orphée aux enfers) m'ont déjà fait des propositions , m'ont montré les premières esquisses des différents éléments à venir... et ça augure bien!

La grande ligne esthétique est assez simple: on se la joue historique... et de là, il faudra, pour éviter de tomber dans l'archéologie, trouver un ancrage pour rendre cette histoire  (qui se déroule en 1800, en Italie... avec des Français et, bien sûr, des Italiens) moderne et contemporaine (la mise en scène étant le catalyseur).

Jacynthe Dallaire fait des recherches pour trouver des formes de costumes appropriés qui permettront, d'une certaine façon, d'identifier l'époque et les nations. J'ai aussi manifesté le désir de voir ces costumes être confectionnés avec des tissus lourds. Lors de la dernière rencontre, la semaine dernière, nous validé les choix et définit quelques paramètres.

Pendant ce temps, Christian Roberge réfléchit à la scène. La demande est assez précise: j'aimerais travailler les tableaux comme des bas-reliefs... sur une scène large mais très peu profonde. Il faut un espace différents pour chacun des actes. Les premières propositions (stimulantes!) vont en ce sens. 

Pour établir les couleurs de l'ensemble, la référence sera le tableau qui illustre ce billet... Des couleurs vives mais marquées par le temps. Une patine comme une brume, un souvenir. Il y a là ce qu'il faut, je pense, pour inspirer Alexandre Nadeau qui fera de nouveau l'éclairage. 

mardi 3 septembre 2013

«Les Comédiens»

Voici une petite web-série, en cours, Les Comédiens, d'Emmanuel Berthelot (la page Facebook de la série est ici)... plutôt amusante! Qui décrit avec plaisir tout le système de clichés entourant la profession . J'aime particulièrement le quatrième épisode!




lundi 2 septembre 2013

La (les) perte(s) du théâtre...


Comme je le mentionnais dans les derniers billets, le dossier Horizon incertain pour le théâtre québécois publié dans la dernière édition (été 2013) de la Revue Spirale donne une lecture sans fard du milieu théâtral, posant (encore une fois!), de nombreuses questions dont les réponses peuvent faire mal.

En parcourant ces quelques trente pages d'opinions, d'analyse et de propositions, une seule certitude: voici le théâtre dans une impasse. C'est questionnant. Troublant. Préoccupant. Comme en témoigne cet extrait d'un article (les quatre derniers paragraphes) d'Yves Jubinville, Le théâtre québécois est-il soluble dans le présent?, où il est notamment question de la succession dans les organismes et du trou de mémoire qui est entrain de se faire (entre les générations):

[...] Tout cela pour dire que cette préoccupation pour la transmission [note de moi-même: des directions, des organismes], pour le patrimoine, pour les savoir-faire développés pendant quarante ans au Québec, débouche également sur ce qui a été perdu ou risque de l'être à plus ou moins brève échéance. À une autre échelle, celle de la formation,  une réflexion s'impose en ce sens sur les traditions théâtrales qui, faute d'être réactivées ou consciemment transmises par l'école, ne feront plus partie du paysage dans une avenir rapproché. Victime, dira-t-on, d'une idéologie qui valorise la nouveauté à tout prix, qui s'abîme dans les modes et les styles du présent, le jeu classique, pour ne citer qu'un exemple, ne sera peut-être plus qu'un vague souvenir dans quelques années si, dans les nombreuses écoles de théâtre du Québec, des efforts ne sont pas consentis pour préserver ce savoir spécifique.

On devine, à la rareté des productions empruntant au répertoire classique français - qui ne peut être, à la différence du corpus shakespearien, être «rafraîchi» au moyen de la traduction - que tout un pan de cette dramaturgie est déjà en train de glisser dans l'oubli. Plus le temps passe, plus les jeunes diplômés des écoles professionnelles mesurent le fossé qui les sépare de ce monde ancien. Si l'on ajoute à cela que le public lui-même a peut-être déjà tourné la page sur ce chapitre, on comprend qu'il sera à l'avenir de plus en plus difficile de restituer cette mémoire, sinon sous forme de parodie ou d'actes de commémoration. 

[...] Tout indique que l'école de théâtre au Québec est plus que jamais au service d'un système en perdition refusant de remettre en question son rôle dans la société actuelle, sinon pour réaffirmer son droit à un meilleur financement. Nul indice ici d'une profession qui prendrait acte de la place résolument inconfortable et décalée qu'elle y occupe pour se réinventer... et pour éviter la disparition.

Même si notre théâtre, le saguenéen, passe définitivement sous le radar lors de ces grandes considérations, les mêmes problématiques (peut-être même amplifiées du fait de la petitesse du milieu) peuvent se poser, en des termes quasi similaires: nos organismes sont-ils aptes à passer d'une génération à une autre tout en conservant leur mémoire... tandis que l'UQAC (quasi unique source de formation) est-elle encore en phase avec le milieu professionnel?

Après le temps de la concertation (ou grâce à elle), il faudra peut-être s'y attarder...

dimanche 1 septembre 2013

Du théâtre amateur...

Théâtre amateur est souvent synoyme de médiocrité, de pauvreté artistique... Pourtant, au Québec, il y a un véritable milieu amateur dynamique et structuré, qui tente de se développer sur des bases solides et efficaces. À ce chapitre, la Fédération Québecoise de Théâtre Amateur (leur site est ici) - équivalent de l'ACT, TAI et autres regroupements/associations de compagnies professionnelles) fait du bon boulot.

Au théâtre, cette semaine! [Du 1er au 7 septembre 2013...]

Un seul événement à retenir, cette semaine, pour qui souhaite suivre ce qui se passe en théâtre dans la région...

Mercredi à samedi - du 4 au 7 septembre 2013
Petit Théâtre (UQAC), 19h30


La Chaire de recherche du Canada pour une dramaturgie sonore au théâtre présente Revif pour ma soeur Ginette, une création issue de divers ateliers, réunissant toute une équipe de chercheurs autour d'un texte de Jean-Paul Quéinnec. Ginette marche 30 km entre deux frontières dans un désert brûlant pour atteindre, à 4798 km, son phare sur la côte nord à Natashquan. Pour y arriver, elle s’imagine des gens qui lui parlent, des mojados qui l'attendraient là-bas. Sur son chemin, elle reconnaît un arbre, un palo verde. Le reconnaître c’est comprendre qu’elle tourne en rond. Dès lors, les voix gagnent en autonomie. Ginette plus passive se laissera devenir autrement. Et c’est comme si l’issue n’était plus le but de la traversée… Les détails sont ici

Du moins, c'est tout ce qui apparaît sur mon écran radar... Si j'oublie un truc, on pourra toujours me le faire savoir...