dimanche 19 mai 2024
Pour qui fait-on du théâtre?
samedi 18 mai 2024
Qu'ils se le tiennent pour dit!
J'aime bien, ces petits entrefilets fielleux contre le théâtre qui parurent dans les différentes publications (ultramontaines, ultra-catholiques et conservatrices). Des petits écrits sans nuance. Directs. Engoncés dans une vertueuse conviction sans appel. Comme celui-ci, tiré de La Vérité du 5 mai 1883:
vendredi 17 mai 2024
Quand «George Dandin» jouait dans la région
jeudi 16 mai 2024
Pourquoi «George Dandin» d'après Molière?
- D'abord pour rapprocher ce texte de notre réalité orale.
- Pour accentuer l'identification.
- Puis pour retrouver une certaine vigueur de la langue dans cette comédie qui est particulièrement acerbe (et comme toute bonne comédie, le rythme est essentiel).
- Pour rehausser les effets comiques de certaines répliques.
- Pour prendre Molière à bras-le-corps et l'entraîner sur notre scène, aujourd'hui, en 2024.
- Parce qu'enfin, d'un point de vue vaguement idéologique, cette langue moliéresque, en 1668, ne sonnait pas comme le classicisme la fait entendre aujourd'hui (voir cet extrait d'une production du Bourgeois Gentilhomme montée comme à l'époque). Elle fut d'abord et avant tout puissamment scénique, pour des comédiens de leur époque, avant que les couches de vernis s'accumulent.
mercredi 15 mai 2024
Les métiers oubliés
- la surintendance
- les sociétaires
- les pensionnaires
- le comité d'administration
- le caissier
- le secrétaire du comité
- le secrétaire
- le souffleur
- l'orchestre (altos, basses, contre-basses, clarinettes, flûtes, cors, bassons)
- les machinistes
- les garçons de théâtre
- les coiffeurs
- les contrôleurs
- les ouvreuses
- les buralistes comptables
- le préposé à la location des loges
- le préposé au bureau des premières
- le préposé au parterre
- les supplémens
- le magasinier des costumes
- les ouvrières du magasin
- les fournisseurs
- les entrepreneurs du luminaire
- les architectes
- les peintres-décorateurs
- le conseil judiciaire
- le comité de lecture
- les médecins
- (et les acteurs retirés avec pension).
- les menuisiers brigadiers
- les sous-brigadiers
- le chef accessoire
- les allumeurs
- les balayeurs
- les conciergess chante
- le suisse du roi
- les tailleurs
- les habilleuses
- les perruquiers
- les bureaux de distributions
- les placeurs
- les placeurs de la loge du Roi
- le répondant de la porte des communications
- les échangeurs
- les chanteurs (et les choristes)
- les employés de l'intérieur
- les receveurs
- les receveurs de billets à l'orchestre
- les receveurs au parterre
- le bureau des cannes
- le magasin des femmes
mardi 14 mai 2024
Poésie du mauvais théâtre
Cette belle petite œuvre poétique a été publiée dans l'ultramontain journal La Croix, édition du 25 février 1905.
lundi 13 mai 2024
«George Dandin» aujourd'hui...
mercredi 24 avril 2024
Du théâtre et de la politique... ou du théâtre politique...
jeudi 28 mars 2024
Petit moment de recul
samedi 17 février 2024
Plus ça change...
vendredi 16 février 2024
Quand les mains anonymes sont belges
Ainsi donc, après l'avoir travaillé deux fois avec Erika Brisson (en novembre 2016 et en février 2018) et une fois avec Guylaine Rivard (en janvier 2023), c'est par une autre interprète - Raphaëlle Bruneau (dont vous pourrez voir ici quelques éléments biographiques) - que j'entendrais de nouveau mon texte!
Étrange sensation que de s'asseoir, quidam anonyme, dans une salle, au milieu de parfaits inconnus (qui seront près de 200 au total), dans un autre milieu que le mien et de tout à coup voir s'incarner mes propres mots! Étrange distanciation entre quelque chose de plus que familier et de simultanément fort étranger!
La comédienne accueille les spectateurs, dans un brouillard épais. Son texte en main. Derrière elle, sur le mur, se déploie une grande image numérique aux accents fantasy (qui laissera place, à un seul moment, à une citation tel que le montre la photo). Une petite musique en boucle résonne.
Puis la lecture commence.
Le jeu, bien maîtrisé, est rapide (en fait, c'était presque une version TGV... au point qu'à la fin de la première représentation ayant duré une trentaine de minutes, les spectateurs s'attendaient à une autre partie!), esquissant dès le départ une forte montée dramatique au cours des quatre premiers tableaux (sur huit).
Et c'est là que le décalage se produit entre mon propre rythme d'écriture (et de mise en bouche) et celui de l'équipe de ce projet. Schématiquement parlant, la différence ressemble à ça (le graphique du haut étant mon arc narratif et celui du bas, le leur):
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