lundi 20 octobre 2008

La Cerisaie... ce qu'on en dit

Voici les deux premiers articles parus au sujet de La Cerisaie:

Enchantement de La Cerisaie, blogue de D., Spécial du Jour
La Cerisaie: une troublante similitude avec la réalité, Daniel Côté, Le Quotidien (version incomplète), samedi, 18 octobre 2008.

La Cerisaie d'Anton Tchekhov, production Les Têtes Heureuses
Marie Villeneuve, Christian Ouellet, Sara Moisan
Photographie: Sylvain Dufour, Le Quotidien

La semaine théâtrale... 11


Qu'est-ce qui se passe cette semaine dans le merveilleux monde du théâtre saguenéen...

Mercredi, le 22 octobre, le Théâtre La Rubrique (en collaboration avec le Théâtre du Saguenay) présente Théâtre extrême (une vraie fausse course à la chefferie), une production du Théâtre du Vaisseau d'or (Montréal).

Les Têtes Heureuses présentent La Cerisaie de Tchekhov pour une seconde semaine,du 23 au 26 octobre - soit les jeudi, vendredi et samedi à 20h de même que le dimanche à 14h, au Petit Théâtre de l'UQAC.

Dans la même ordre d'idée (et dans le cadre de l'Événement Tchekhov), les Têtes Heureuses organisent également, le vendredi 24 octobre (à compter de 9h au Petit Théâtre) leur colloque annuel dont le thème est, cette année, Tchekhov: la vie même. L'entrée est libre et permettra d'entendre Messieurs Mustapha Fahmi, Jean-Pierre Vidal, Jean-Paul Quéinnec, Rodrigue Villeneuve, Carol Dallaire, Madame Denise Noreau, les comédiens et les chanteuses Caroline Tremblay et Natalya Thibeault.

samedi 18 octobre 2008

Petit théâtre en papier mâché

Petites vidéos sur le théâtre du Trianon où aimait paraître Marie Antoinette, dernière reine de France... bel exemple du factice et de l'illusionisme de cette fin du XVIIIième siècle.



vendredi 17 octobre 2008

Autour du quatrième créateur


Théâtre pointu, conceptuel, hermétique, pour initiés, pas assez populaire, universitaire, etc.

Je suis de ceux qui croient en l'intelligence du spectateur, en sa capacité de compréhension, d'assimilation des concepts, d'intégration des conventions lors d'une représentation.

L'art n'a pas pour but (du moins je l'espère!) d'abrutir mais plutôt d'élever les âmes.

Il faut savoir faire confiance à cette intelligence - qualifiée de quatrième créateur (après l'auteur, le metteur en scène et l'acteur) par Meyerhold - se méfier du nivellement par le bas dans le but d'atteindre la plus grande masse (il faut aussi, d'ailleurs, savoir éviter le piège de l'hermétisme gratuit...). Le spectateur moyen mérite de se faire considérer comme un interlocuteur ouvert et réceptif. C'est donc à une intelligence développée qu'il faut se référer. Une intelligence collective qui sait suivre, lorsque le projet est sincère et intègre, plusieurs voies. Peut-être est-ce exigeant, je l'admets... mais je crois aussi qu'une telle exigence est un signe de respect envers les spectateurs.

Que tous ne comprennent pas la même chose, mais que chacun comprenne quelque chose... Tel est ce qui importe le plus au théâtre, disait (et dit encore!) Daniel Mesguish. La réception théâtrale peut être quelque chose d'infiniment subjectif et c'est tant mieux. À trop chercher la pensée unique, à trop insister pour imposer une vision, il est risqué de passer à côté de la magie du théâtre, de sa force comme créateur de sens et d'images.

Après le spectacle, il reviendra au spectateur le loisir de réfléchir, de questionner, de (re-)faire sens... et ainsi aussi grandira le théâtre.

Peut-être, qu'à la toute fin, il n'aimera pas... et c'est son droit.

Les merveilles du théâtre médiéval

Il fut un temps où le théâtre simplifiait (!) les changements de décors et de lieux en juxtaposant, les unes aux côtés des autres, des scènes autonomes, des mansions, qui représentaient chacune un de ces lieux... Et comme il s'agissait à l'époque de mystères (ou mistères), à caractère religieux, cette suite de constructions était encadrée par le Paradis à une extrémité et par l'Enfer à l'autre, comme sur ces photos (très connues de quiconque a lu sur l'histoire du théâtre) qui sont devenues le modèle de ce type de spectacle.

Mystère de la Passion
(Valenciennes - 1547)
, miniature d'H. Cailleaux
Des scènes se déroulent simultanément dans (ou devant) telles mansions : tous les spectateurs sont comblés, mais certainement aux dépens de la rigueur du spectacle. Rien à voir, à vrai dire, avec une soirée théâtrale moderne... Dès qu'un peu d'ennui s'installe, on fait donner les Diables ! A chaque fois horrifiques et hilarants, ils sont censés faire tantôt peur, tantôt rire.


La Passion et la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ
(Valenciennes - 1547), miniature de H. Cailleau

Nous ne pouvons pas nous fier à ce document pour l'organisation des mansions. Cependant, la présence de personnages réels ou imaginaires donne une bonne idée de la mise en scène simultanée et de la façon dont les acteurs qui ne sont plus "en jeu" restent cependant présents sur scène, parfois en liaison directe avec une mansion (maison). On constate que certaines mansions peuvent être praticables et servent concrètement au jeu des acteurs, au moins le temps de la localisation de ceux-ci. Dieu le Père, ici figuré dans le ciel (à l'extrême gauche), est néanmoins un personnage du drame.
Le mystère durait de 6 à 25 jours, autour de Noël, de Pâques et aussi de la Pentecôte. Pour incarner les quelques 200 personnages (parfois 500), une centaine d'acteurs est nécessaire. sans compter les figurants. Aucune unité de lieu, de temps ou d'action. On parcourt allègrement les années ou les siècles. De même que le drame liturgique reflétait l'Art Roman, de même le Mystère reflète l'Art Gothique : surchargé, bourgeonnant dans tous les sens.

jeudi 16 octobre 2008

Le mot de Cambronne


Et c'est parti pour trois semaines!
Que Tchekhov se le tienne pour dit.
MERDE À TOUTE L'ÉQUIPE!


mercredi 15 octobre 2008

Les générales...


Ce matin, je viens de terminer de peindre (et pour la cinquième fois!) l'aire de jeu en orange. Peut-être faut il remettre cent fois l'ouvrage sur le métier... n'empêche que cette fois, le dit ouvrage commence à m'entrer dans le corps... d'autant plus qu'il me reste encore une couche de vernis à donner cet après-midi. En tout, j'aurai passer une vingtaine d'heures avec un rouleau à la main.

Entretemps, nous compilons les invitations pour la première bénéfice tout en essayant de boucler la soirée du 18 octobre avec efficacité... de même que le colloque du 24 octobre 2008.

À un peu moins de huit heures avant la générale de La Cerisaie, nous sommes encore et toujours au Petit Théâtre de l'UQAC à courir après des ombres qui nous filent entre les doigts. D'ailleurs, qu'est-ce qu'une générale?

Couturière On appelle la couturière l’avant-dernière répétition d’une pièce de théâtre, celle précédant la générale. Le nom vient du fait qu’elle permettait aux couturières de faire les dernières retouches aux costumes. (Cette expression n'est guère employée dans le milieu saguenéen.)

Générale technique

Filage de la pièce pour vérifier la technique (son, image, vidéo, changements de décors). Elle peut se faire en temps réel... ou en accéléré entre deux «cues», d'où le nom si poétique de «cue-to-cue».

Générale

C'est un raccourci de l'expression "répétition générale". La
générale est l'ultime répétition avant la première représentation publique. Elle se fait dans la salle des représentations, en costume, avec les accessoires et les décors, les lumières... Les spectateurs sont des invités. Les critiques dramatiques venaient autrefois lors de cette répétition générale afin de pouvoir faire publier leur article dès les premières représentations. À présent ce n'est plus le cas, et les théâtres organisent souvent pour les journalistes une représentation spéciale que l'on appelle « générale de presse ». Celle-ci peut avoir lieu plusieurs représentations après la première.

Avant-première Au théâtre, une avant-première, parfois, à tort, abrégée en première, est un événement promotionnel consistant à jouer une pièce de théâtre avant la « première », c'est à dire avant le début officiel de l'exploitation commerciale auprès du public.

mardi 14 octobre 2008

L'auteur - moi en l'occurence - ne peut écrire sur le théâtre aujourd'hui, le théâtre aspirant parfois ses artisans dans une intense activité (tant physique que moral). Les dossiers s'accumulent alors que les échéances arrivent chaque jour un peu plus vite. De retour demain.

dimanche 12 octobre 2008

La semaine théâtrale... 10


L'événement de la semaine à venir est le début des représentations de La Cerisaie de Tchekhov, présentée par les Têtes Heureuses.

Le tout se passe au Petit Théâtre de l'UQAC, à compter du 16 octobre 2008 (jusqu'au 2 novembre) - les jeudis, vendredis et samedis à 20h et les dimanches à 14h. Notez que ce samedi-ci, il s'agit de la première officielle (transformée, pour l'occasion, en soirée bénéfice à 50$ le billet).

C'est tout.

samedi 11 octobre 2008

Les principes fondamentaux de la biomécanique de Meyerhold


Petite synthèse brève et concise sur un élément historique du théâtre meyerholdien, la biomécanique - qui, en soit, se révèle être un entraînement de l'acteur et non pas un style de jeu -, les mouvements conscients sur scène:

Il y a tout d'abord l'OTKAZ (le refus) qui prépare l'action.

Puis vient le POSSYL (l'envoi) qui est la réalisation de l'action.

Suit le TOTCHKA (le point) qui représente l'atteinte du but de l'action.

Tout ceci étant réalisé sur le TORMAZ (le frein), la retenue physique et émotionnelle qui permettra de réagir immédiatement à tout obstacle imprévu pouvant se présenter.

Voilà. En d'autres termes, et pour faire encore plus simple, c'est l'intention, l'élan, la pose et le retour au point neutre.

Cocteau et le théâtre


À la longue, le théâtre où je travaille ne perd pas son prestige. Je le respecte. Il m'intimide. Il me fascine. Je m'y dédouble. Je l'habite et je deviens l'enfant que le tribunal du contrôle autorise à entrer aux Enfers.

Jean Cocteau, La difficulté d'être

vendredi 10 octobre 2008

I.L. aimait bien mettre en scène de petits drames

Drame à Bareback Mountain: la chasse au cocodrille hermaphrodite.
(avec l'aimable autorisation de Carol Dallaire)
Photographie: Carol Dallaire

Comment sortir des murs du Petit Théâtre alors que tout m'y appelle (parfois avec empressement!) ces jours-ci? De toute façon, pourquoi en sortir (même si 10 000 raisons pourraient m'y pousser...)?

Le Pavillon des arts est un microcosme effervescent. Et, outre le théâtre et les théâtreux, la Galerie l'Oeuvre de l'Autre se joint à l'ébullition ambiante en présentant l'exposition de Carol Dallaire Histoires discrètes [quelques fêlures] accompagnées de I.L. aimait bien mettre en scène de petits drames (objet d'une magnifique publication).

Cette partie d'exposition est composée de véritables mises en scène, à l'échelle miniature, de jouets d'enfant. Une poésie du passé ludique. Une métaphore des enjeux contemporains. Les Petits Drames jouent sur les simples rapports entretenus entre le spectateur et l'oeuvre, entre le lointain et le rapproché, entre l'attendu et la surprise. Marcel Duchamp avançait la notion d'inframince, un mot qu'il disait humain et affectif, non une mesure précise scientifique, pour parler de ce qui se donne à voir, quand on observe, entre le dessus et le dessous des choses, entre le dit et le non-dit [...]. (Carol Dallaire, quatrième de couverture de la publication)

Le questionnement se dessine sur le visage du visiteur aussitôt mué en spectateur devant l'élaboration des constructions scéniques. Puis, peu à peu, le sourire apparaît à la lecture des titres, petites oeuvres en soit.

Un pouvoir de suggestion puissant duquel le théâtre devrait parfois apprendre! Une théâtralité d'une simplicité désarmante et pourtant, forte et efficace...

D'ailleurs, Patrice Pavis - sémiologue français du théâtre (?) - définit ainsi la théâtralité: c'est le théâtre comme quand nous étions enfants...

Quoi rajouter de plus?