dimanche 26 octobre 2008

La semaine théâtrale... 12

C'est la dernière semaine pour voir La Cerisaie de Tchekhov (qui, décidément..., est devenue le principal sujet de mon blogue ces derniers temps!) produite par Les Têtes Heureuses. Plus que quatre représentations: jeudi, vendredi et samedi à 20h et dimanche à 14h.

Ce mercredi-ci, soit le 29 novembre, le Théâtre du Saguenay présente une production du Théâtre Voix d'accès: Le dîner de con (objet d'une pièce de théâtre et d'un film dont le succès ne se dément pas...)


Samedi, le 1er novembre, à 13h30, La Rubrique présente, pour les 3 à 7 ans, Le Saut de l'Ange du Théâtre Maât (Belgique). Il en coûte 8.50$ pour tous. Là haut si haut, dans le bleu du bleu, dans la douceur des nues, vivent les anges… Dans la blancheur des cieux apparaissent des plumes rouges, bleu vif, vertes et oranges… dans le silence sonnent les trompettes… Une nouvelle naissance est annoncée. Un petit ange sort d’un ventre de coton… Il n’a pas encore d’ailes. Il ne sait pas encore jouer du violon. Il sait déjà bouger, rebondir et gazouiller. Et il grandit, au bord du monde, au bord du vide. Dans ce vide volent des avions et des oies sauvages et grandissent les envies d’escapade et d’évasion. Mais avant de faire le grand saut, il faudra apprendre à voler de ses propres ailes! Il faudra découvrir ses dons et les exploiter, il faudra apprendre à jouer avec les autres tout en étant soi-même, unique et irremplaçable…

C'est donc là tout ce qui se passera cette semaine... je crois... à moins qu'il y ait autre chose!

samedi 25 octobre 2008

De l'amour et des griffes [journal d'une mise en scène]


Retour en salle de répétitions avec les participants de cette troisième production du Théâtre Mine de Rien de l'UQAC après deux semaines de relâche (cette production, De l'amour et des griffes, est, je le rappelle, un assemblage de deux textes différents: Les Boulingrin de Courteline et Le Défunt de Obaldia).

Revenir à un spectacle après tant de temps requiert un enthousiasme et un plaisir qu'il faut parfois, malheureusement, artificiellement attiser. Non pas que l'équipe soit difficile ou le projet inintéressant... Juste que les paramètres de celui-ci ne correspondent pas à une nécessité de création.

En l'état des choses, et en toute intégrité envers mon engagement premier, à quoi alors puis-je m'accrocher? Principalement à deux choses: la gratification de la transmission, le transfert de la passion théâtrale et l'occasion de préciser une façon de travailler, de diriger les comédiens.

Alors, dans cette veine, les heures allouées cette après-midi ont été consacré à la révision des 6 premières scènes (sur 7) pour trouver, comme l'exige fortement le genre vaudevillesque, le rythme... rythme qui est soutenu par les gestes précis, les dialogues vifs et les déplacements clairement fixés. Une mise en espace essentielle et terriblement nécessaire.

En somme, il s'agit véritablement d'un travail mécanique. D'un échafaudage scénique (à lequel se greffera l'esthétique) duquel devra émerger le personnage.

Il ne reste que quatre semaines de répétitions.

Bref retour sur le colloque des Têtes Heureuses


Une trentaine d'intéressés du théâtre sont venus au colloque des Têtes Heureuses: La vie même (jouer Tchekhov).

Avant d'aller plus loin, quelques mots sur quelque chose qui me tourmente... même si le sujet a été l'objet de quelques billets antérieurement. En fait, pour résumer, une seule question: où sont les étudiants? Aucun étudiant du B.I.A. (outre deux exceptions), aucun étudiant du B.E.A. (outre une exception) et pire, aucun ancien diplômé des récentes cuvées... D.P., dans son blogue Spécial du jour, pose la question de la relève dans son dernier billet (que vous pourrez lire ici). La situation (prise dans un sens plus large) devient plutôt très critique...

Donc, le colloque (en mode résumé, n'ayant pas mes notes avec moi):
  • ouverture avec Jean-Pierre Vidal, le spectateur des Têtes Heureuses depuis toujours, pour parler de La Cerisaie, du principe poétique de Jacobson, de la profondeur de champ, du texte... conférence intelligente à la hauteur de ce professeur émérite;
  • s'ensuit un présentation de Denise Noreau autour du Projet Sakhaline, spectacle de marionnette présenté à Québec (au Lantiss) dans un castelet électronique, dont le sujet est le voyage de Tchekhov vers les bagnes de Sakhalinel. Probablement projet intéressant, malheureusement, il est difficile, sans aucun matériel visuel, de s'en faire une image précise...;
  • passage à la Galerie l'Oeuvre de l'autre pour une performance-théâtrale de Carol Dallaire, artiste invité pour l'exposition organisée dans le cadre de l'événement Tchekhov, mettant en scène, entre les arrangements sonores de Janine Fortin et la voix de Maude Cournoyer, la Lettre d'un personnage à son auteur, La fin des illusions?... un des moments fort de cette journée;
  • retour au Petit Théâtre pour une discussion avec Rodrigue Villeneuve et la distribution portant beaucoup sur le processus de création de cette Cerisaie;
  • intermède musical avec les chanteuses Natalya Thibeault, Caroline Tremblay accompagnée par Céline Perreault nous plongeant, en cinq morceaux, dans le répertoire russe, contemporain (si je ne m'abuse) de Tchekhov;
  • repas dans ce qui est communément appelé l'Aquarium... pour nous éviter (à Hélène Bergeron et à moi) de faire la maintenance d'un repas qui nous coupe ainsi la majeure partie du colloque;
  • reprise en après midi, avec une présentation de Jean-Paul Quéinnec portant sur une oeuvre de Nikita Mikhalkov, Partition pour un piano mécanique, adaptation cinématographique du Platonov de Tchekhov, pour illustrer le mouvement, le découpage séquentiel des oeuvres de cet auteur;
  • arrivée attendue de Mustapha Fahmi qui, dans une vue perpectiviste, lance un débat animé 9et sur une lecture écologique de La Cerisaie;
  • enfin, le dessert, Roland Lepage - auteur (entres autres du monument théâtral québécois Le temps d'une vie et des scénarios de La Ribouldingue), metteur en scène, comédien et ancien directeur artistique du Trident - qui, du haut de ses 80 ans, fait un tour de sa mémoire pour en extirper ses rendez-vous tchékhoviens.
Ces colloques permettent réellement de suspendre le temps, pendant une journée, pour se concentrer, discuter, penser, réfléchir sur un thème particulier... et c'est aussi ça, le théâtre.

vendredi 24 octobre 2008

De retour


Bon, me voici de retour de Québec... enfin, presque. Je me replonge donc dans le monde du théâtre de belle façon ce jourd'hui, en assistant (façon de parler...) au colloque des Têtes Heureuses autour de Tchekhov!

C'est ouvert à tous!

J'en reparlerai dans quelques heures!

lundi 20 octobre 2008

La Cerisaie... ce qu'on en dit

Voici les deux premiers articles parus au sujet de La Cerisaie:

Enchantement de La Cerisaie, blogue de D., Spécial du Jour
La Cerisaie: une troublante similitude avec la réalité, Daniel Côté, Le Quotidien (version incomplète), samedi, 18 octobre 2008.

La Cerisaie d'Anton Tchekhov, production Les Têtes Heureuses
Marie Villeneuve, Christian Ouellet, Sara Moisan
Photographie: Sylvain Dufour, Le Quotidien

La semaine théâtrale... 11


Qu'est-ce qui se passe cette semaine dans le merveilleux monde du théâtre saguenéen...

Mercredi, le 22 octobre, le Théâtre La Rubrique (en collaboration avec le Théâtre du Saguenay) présente Théâtre extrême (une vraie fausse course à la chefferie), une production du Théâtre du Vaisseau d'or (Montréal).

Les Têtes Heureuses présentent La Cerisaie de Tchekhov pour une seconde semaine,du 23 au 26 octobre - soit les jeudi, vendredi et samedi à 20h de même que le dimanche à 14h, au Petit Théâtre de l'UQAC.

Dans la même ordre d'idée (et dans le cadre de l'Événement Tchekhov), les Têtes Heureuses organisent également, le vendredi 24 octobre (à compter de 9h au Petit Théâtre) leur colloque annuel dont le thème est, cette année, Tchekhov: la vie même. L'entrée est libre et permettra d'entendre Messieurs Mustapha Fahmi, Jean-Pierre Vidal, Jean-Paul Quéinnec, Rodrigue Villeneuve, Carol Dallaire, Madame Denise Noreau, les comédiens et les chanteuses Caroline Tremblay et Natalya Thibeault.

samedi 18 octobre 2008

Petit théâtre en papier mâché

Petites vidéos sur le théâtre du Trianon où aimait paraître Marie Antoinette, dernière reine de France... bel exemple du factice et de l'illusionisme de cette fin du XVIIIième siècle.



vendredi 17 octobre 2008

Autour du quatrième créateur


Théâtre pointu, conceptuel, hermétique, pour initiés, pas assez populaire, universitaire, etc.

Je suis de ceux qui croient en l'intelligence du spectateur, en sa capacité de compréhension, d'assimilation des concepts, d'intégration des conventions lors d'une représentation.

L'art n'a pas pour but (du moins je l'espère!) d'abrutir mais plutôt d'élever les âmes.

Il faut savoir faire confiance à cette intelligence - qualifiée de quatrième créateur (après l'auteur, le metteur en scène et l'acteur) par Meyerhold - se méfier du nivellement par le bas dans le but d'atteindre la plus grande masse (il faut aussi, d'ailleurs, savoir éviter le piège de l'hermétisme gratuit...). Le spectateur moyen mérite de se faire considérer comme un interlocuteur ouvert et réceptif. C'est donc à une intelligence développée qu'il faut se référer. Une intelligence collective qui sait suivre, lorsque le projet est sincère et intègre, plusieurs voies. Peut-être est-ce exigeant, je l'admets... mais je crois aussi qu'une telle exigence est un signe de respect envers les spectateurs.

Que tous ne comprennent pas la même chose, mais que chacun comprenne quelque chose... Tel est ce qui importe le plus au théâtre, disait (et dit encore!) Daniel Mesguish. La réception théâtrale peut être quelque chose d'infiniment subjectif et c'est tant mieux. À trop chercher la pensée unique, à trop insister pour imposer une vision, il est risqué de passer à côté de la magie du théâtre, de sa force comme créateur de sens et d'images.

Après le spectacle, il reviendra au spectateur le loisir de réfléchir, de questionner, de (re-)faire sens... et ainsi aussi grandira le théâtre.

Peut-être, qu'à la toute fin, il n'aimera pas... et c'est son droit.

Les merveilles du théâtre médiéval

Il fut un temps où le théâtre simplifiait (!) les changements de décors et de lieux en juxtaposant, les unes aux côtés des autres, des scènes autonomes, des mansions, qui représentaient chacune un de ces lieux... Et comme il s'agissait à l'époque de mystères (ou mistères), à caractère religieux, cette suite de constructions était encadrée par le Paradis à une extrémité et par l'Enfer à l'autre, comme sur ces photos (très connues de quiconque a lu sur l'histoire du théâtre) qui sont devenues le modèle de ce type de spectacle.

Mystère de la Passion
(Valenciennes - 1547)
, miniature d'H. Cailleaux
Des scènes se déroulent simultanément dans (ou devant) telles mansions : tous les spectateurs sont comblés, mais certainement aux dépens de la rigueur du spectacle. Rien à voir, à vrai dire, avec une soirée théâtrale moderne... Dès qu'un peu d'ennui s'installe, on fait donner les Diables ! A chaque fois horrifiques et hilarants, ils sont censés faire tantôt peur, tantôt rire.


La Passion et la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ
(Valenciennes - 1547), miniature de H. Cailleau

Nous ne pouvons pas nous fier à ce document pour l'organisation des mansions. Cependant, la présence de personnages réels ou imaginaires donne une bonne idée de la mise en scène simultanée et de la façon dont les acteurs qui ne sont plus "en jeu" restent cependant présents sur scène, parfois en liaison directe avec une mansion (maison). On constate que certaines mansions peuvent être praticables et servent concrètement au jeu des acteurs, au moins le temps de la localisation de ceux-ci. Dieu le Père, ici figuré dans le ciel (à l'extrême gauche), est néanmoins un personnage du drame.
Le mystère durait de 6 à 25 jours, autour de Noël, de Pâques et aussi de la Pentecôte. Pour incarner les quelques 200 personnages (parfois 500), une centaine d'acteurs est nécessaire. sans compter les figurants. Aucune unité de lieu, de temps ou d'action. On parcourt allègrement les années ou les siècles. De même que le drame liturgique reflétait l'Art Roman, de même le Mystère reflète l'Art Gothique : surchargé, bourgeonnant dans tous les sens.

jeudi 16 octobre 2008

Le mot de Cambronne


Et c'est parti pour trois semaines!
Que Tchekhov se le tienne pour dit.
MERDE À TOUTE L'ÉQUIPE!


mercredi 15 octobre 2008

Les générales...


Ce matin, je viens de terminer de peindre (et pour la cinquième fois!) l'aire de jeu en orange. Peut-être faut il remettre cent fois l'ouvrage sur le métier... n'empêche que cette fois, le dit ouvrage commence à m'entrer dans le corps... d'autant plus qu'il me reste encore une couche de vernis à donner cet après-midi. En tout, j'aurai passer une vingtaine d'heures avec un rouleau à la main.

Entretemps, nous compilons les invitations pour la première bénéfice tout en essayant de boucler la soirée du 18 octobre avec efficacité... de même que le colloque du 24 octobre 2008.

À un peu moins de huit heures avant la générale de La Cerisaie, nous sommes encore et toujours au Petit Théâtre de l'UQAC à courir après des ombres qui nous filent entre les doigts. D'ailleurs, qu'est-ce qu'une générale?

Couturière On appelle la couturière l’avant-dernière répétition d’une pièce de théâtre, celle précédant la générale. Le nom vient du fait qu’elle permettait aux couturières de faire les dernières retouches aux costumes. (Cette expression n'est guère employée dans le milieu saguenéen.)

Générale technique

Filage de la pièce pour vérifier la technique (son, image, vidéo, changements de décors). Elle peut se faire en temps réel... ou en accéléré entre deux «cues», d'où le nom si poétique de «cue-to-cue».

Générale

C'est un raccourci de l'expression "répétition générale". La
générale est l'ultime répétition avant la première représentation publique. Elle se fait dans la salle des représentations, en costume, avec les accessoires et les décors, les lumières... Les spectateurs sont des invités. Les critiques dramatiques venaient autrefois lors de cette répétition générale afin de pouvoir faire publier leur article dès les premières représentations. À présent ce n'est plus le cas, et les théâtres organisent souvent pour les journalistes une représentation spéciale que l'on appelle « générale de presse ». Celle-ci peut avoir lieu plusieurs représentations après la première.

Avant-première Au théâtre, une avant-première, parfois, à tort, abrégée en première, est un événement promotionnel consistant à jouer une pièce de théâtre avant la « première », c'est à dire avant le début officiel de l'exploitation commerciale auprès du public.

mardi 14 octobre 2008

L'auteur - moi en l'occurence - ne peut écrire sur le théâtre aujourd'hui, le théâtre aspirant parfois ses artisans dans une intense activité (tant physique que moral). Les dossiers s'accumulent alors que les échéances arrivent chaque jour un peu plus vite. De retour demain.