dimanche 15 février 2009

Deux autres mots croisés théâtraux!

Le 26 janvier dernier, j'ai mis en lien (vous pouvez le retrouver ici) un mot croisé sur le théâtre... et voici, qu'en déambulant sur le web, je suis tombé sur celui-ci! Toujours sur le sujet du vocabulaire...

Et cet autre-là, est sur le théâtre antique... plus difficile un peu... il mérite qu'on aille voir les pages de ce site...

Ce jour où l'Auditorium Dufour sera rénovée...


Située au coeur de ville Saguenay, dans le Cégep de Chicoutimi, l'Auditorium Dufour
(construite en 1963-64) est la salle que gère le Théâtre du Saguenay depuis 1973. L'amphithéâtre de 970 places a une configuration qui permet d'offrir une réceptivité incroyable du public. Cette particularité est d'ailleurs reconnue et fort appréciée par tous les artistes qui s'y produisent. Il suffit de vous laissez tenter et d'oser.

Il convient, après la lecture de ce passage tiré du site du diffuseur, de se scandaliser de multiples façons en ce jour dominical!

Parce que d'abord, peut-être les artistes apprécient-ils la configuration.. mais c'est mépriser le spectateur que de le laisser choir - comme ce fut mon cas lorsque je suis allé voir Le Retour dernièrement! - sur un banc tordu, dont le coussin ne laisse percevoir que la dureté de la planche sur laquelle j'étais assis; que de le laisser se contorsionner pour entrer les jambes dans des allées conçues avec je ne sais quelles mesures...

Parce que Saguenay mérite une salle digne de ce nom... en lieu et place d'une reprise qui n'aboutit jamais...

Parce que le projet de rénovations qui a suivi ne cesse de faire des vagues qui emportent toujours un peu plus loin la concrétisation du projet... À preuve, l'article de ce matin dans le Progrès-Dimanche, sous la plume de Denis Villeneuve... qui relate les demandes de réduction de la facture par le maire pour des rénovations qui, non seulement étaient non voulues au départ... mais qui en plus doivent désormais se faire chichement...

La demande du maire Jean Tremblay de faire passer le coût de la rénovation de l'Auditorium Dufour de 13 M $ à 9 M $ ne consitute pas un obstacle infranchissable même s'il nécessite un ajustement dans le projet actuellement en préparation. [Note de moi-même: après tout, le seul obstacle réel est la mauvaise foi des parties en cause...]

A quelques jours de la présentation du projet final [Note de moi-même: on devrait faire un musée avec tous les projets finaux concernant ce sujet!] au ministre Serge Simard et au maire Jean Tremblay, le directeur général du Théâtre du Saguenay, Robert Hakim, est favorable à la demande du maire et y voit même un exercice de bonne gestion. [Note de moi-même: bel euphémisme!] «Le diffuseur est favorable à la demande du maire en autant que l'on puisse conclure le dossier rapidement [Note de moi-même: rapidement? Juste affirmer cela est une blague, dans le contexte!] et qu'on ne touche pas l'aspect technique et à l'intérieur de la future salle rénovée», mentionne M. Hakim. [...]

L'atteinte de l'objectif d'abaisser de 30% les coûts du projet initial passe par la mise au rancart de l'aménagement de la nouvelle aile devant loger les bureaux administratifs. Il serait possible, selon M. Hakim, de réaménager l'administration de la salle à l'intérieur des locaux du Cégep. Les salles de toilettes aménagées à la hauteur de la mezzanine pourraient demeurer sur le même site tout en faisant l'objet d'une rénovation complète, ce qui viendrait encore diminuer les coûts. [...]


Bon... Peut-être cette fois pouvons-nous croire à un dénouement prochain... Après tout, 2009 n'est-elle pas une année électorale pour la municipalité?

samedi 14 février 2009

Une semaine de théâtre...

Ça y est! Débute cette semaine le Festival des étudiants en arts de l'UQAC appelé, pour cette année (après avoir déjà changé de nom au fil du temps!), TOUSKI restants d'arts...

Lundi, mardi et mercredi - 16, 17 et 18 février 2009
19h au Studio-théâtre de l'UQAC


La première à se lancer en théâtre est Cindy Gauthier, dans le jeu (mise en scène par Annick Martel) avec la pièce Christophe au grand coeur de Nathalie Loignon. Christophe vit avec son père. Sa mère est décédée. Il habite un village sans guerre, ni canons où les gens meurent généralement de vieillesse. Sa mère devait être emportée par un cancer, mais elle s'est noyée dans la mer, tout près. Lui-même a des troubles cardiaques, un coeur trop petit. Il passe la moitié de son temps à l'hôpital où les enfants s'amusent entre les piqûres et les souffrances. Seul une transplantation peut le sauver. Encore faut-il trouver le bon donneur! Le coeur espéré ne se présente pas et, demain, Christophe ne se lèvera pas. Peut-être ira-t-il voler avec sa maman au-dessus d'un champ de tournesols.

Mardi, mercredi et jeudi - 17, 18 et 19 février 2009 20h30 au Petit Théâtre de l'UQAC


Vient ensuite, toujours en interprétation, Érika Brisson (mise en scène par Hélène Juteau) avec le monologue de Normand Chaurette, Ce qui meurt en dernier (créé l'an dernier par Denis Marleau, avec Christiane Pasquier dans le rôle). Une femme lit près de sa lampe à pétrole, seule, dans un quartier de Londres, par un soir brumeux d’octobre 1888. Elle lit le récit de l’ultime rencontre entre une comtesse et son tueur. Il est vrai que, depuis peu, la police enquête sur un mystérieux Jack l’Éventreur dont la hantise pousse les londoniennes à se barricader le soir, et à lire. Tout est calme chez la lectrice qui ne peut que constater d’étranges ressemblances entre elle et l’héroïne de la short story, une certaine Martha. Apparences physiques, odeurs, analogie des décors chez l’une et chez l’autre. Soudain, le bruit d’une voiture. Un moteur qui ralentit puis s’éteint dans la nuit. Juste devant l’immeuble. Des pas dans l’escalier. Une visite, de celles qu’on redoute et dont on rêve à la fois. À condition que ça demeure de la fiction...

Merde à elles!

P.S....

Petite note de dernière minute: C'est ce soir la représentation ultime (saguenéenne!) d'Une maison face au nord au Théâtre La Rubrique... Avis aux intéressés!

Et ces grenouilles?


S'est tenu, hier soir, au Patro de Jonquière, le spectacle improvisé d'une durée d'une heure justement titré À quoi se résume l'espérance dans la vie d'un batracien?.

Les cinq comédiens devaient enchaîner les trois tableaux prévus par le maître de jeu - moi! - dans la peau de scientifiques dévoilant les résultats d'une recherche mondiale en anthropologie prouvant que les grenouilles sont nos plus proches parentes émotionnelles... recherche en trois partie distincte (l'introduction, le développement et la synthèse):
  • LA PETITE GRENOUILLE DIT AU CRAPAUD... CONTE PHILOSOPHIQUE [démonstration amphibienne];
  • CUISSES DE GRENOUILLE ET AUTRES DÉTAILS [soliloques scientifico-culinaires];
  • NOUS SOMMES TOUS DES GRENOUILLES [tableau muet avec quelques coassements].
En cas de blocage, les comédiens-improvisateurs pouvaient piger dans une boîte de propositions remplies par le public, relançant du coup l'action.
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Quelques remarques post-création...

Les propositions des comédiens ont été intéressantes. Il émanait de la scène une certaine cohérence... du moins, une magnifique écoute. Bien qu'il y eut des moments plats et que le thème général se soit un peu perdu dans la transubstantiation vers le grhumain, il en résulte tout de même un spectacle avec de véritables moments forts, notamment avec les apports humanistes de Patrick Simard.

Trois choses semblent plus difficiles avec ce type de spectacle.
  • La tenue d'un fil directeur qui se voit torturer tout au long de la soirée... peut-être les comédiens craignent-ils d'ennuyer le public et résistent à l'unicité (en tirant dans toutes les directions!) au lieu de s'y coller et de développer la fable.
  • Le respect d'un rythme de longue durée... dans ce cas-ci, trois tableaux de vingt minutes chacun... En improvisation conventionnelle, il convient de boucler rapidement une histoire alors que dans ce contexte précis, le plus infime détail est de mise et la préparation d'une idée peut se faire calmement.
  • Enfin (et ce point recoupe le précédent), les comédiens ont désespérément peur du vide, du silence. Ils donnent parfois l'impression de forcer le discours dès qu'une phrase se termine.
Bon. Ce ne fut pas le spectacle le plus complet que j'aie vu... Néammoins, ce fut une soirée très amusante!

vendredi 13 février 2009

CLAIRE-JOSEPH LERYS dite CLAIRON

La Clairon croquée par Gabriel Jacques de Saint-Aubin.

Claire-Joseph Lerys dite Clairon (1723-1803) fut l'une des plus grandes tragédiennes du XVIIIième siècle... et celle qui porta principalement les héroïnes de Voltaire.

Les documents d'époque disent d'elle qu'elle ne livrait rien au hasard, que sa voix, ses gestes étaient calculés... Ce n'était pas le coeur, mais la tête qui dirigeait. La Clairon, avec son style, servit d'ailleurs de modèle à Diderot lorsqu'il écrivit son fameux Paradoxe du comédien. Peut-être est-ce la raison pour laquelle je l'aime bien...

Par ailleurs, très liée avec les philosophes des Lumières, elle se livra à une réflexion sur son métier, qui la conduisit à formuler une réforme de la diction dans le sens de la simplicité et du naturel. Elle jugeait qu’il fallait prêter une attention particulière au contexte historique de la pièce, tant dans le travail du comédien que dans le choix des costumes (qui étaient jusqu’alors interchangeables d’un spectacle à l’autre). Sans le savoir, elle posa les premières bases de ce qu’on appellera, deux siècles plus tard, la dramaturgie. (MSN Encarta) Il faut toutefois faire attention: ces révolutions doivent être vues dans le contexte historique (où l'illusionnisme et le surfait prenaient de plus en plus de place) et n'ont rien à voir avec le naturalisme et/ou le réalisme qui révolutionneraient définitivement le XXième siècle...

Voici quelques mots d'elle dans ses Mémoires, en 1798 (version intégale avec ce lien):

Une bonne constitution est un point capital. Il n'est point de profession plus fatiguante. Des nerfs, des poumons, un estomac délicats ne peuvent suffire longtemps à la tragédie.

Tous les arts, tous les métiers ont des principes connus; il n'en existe point pour le comédien tragique. C'est dans l'histoire de tous les peuples du monde qu'il doit puiser ses lumières; la lire ne serait rien [...].

L'étude de la langue est la plus importante de toutes... Qui ne sait pas la valeur des mots ne peut atteindre la valeur des choses... Et le droit de juger les auteurs qui travaillent pour le théâtre, fait un devoir au comédien de se donner toutes les connaissances qui peuvent le mettre en état de prononcer, pour juger, une seule lecture, du mérite d'un ouvrage qui coûte au moins une année de travail. Une connaissance approfondie des effets et des règles du théâtre, une oreille exercée, un goût sûr, un esprit sage, fin, attentif, ne sont point encore assez; il faut savoir la fable, l'histoire, la géographie, la langue il faut connaître tous les genres de poésie, et tous les auteurs dramatiques anciens et modernes.

[...] L'acteur tragique doit s'approprier dans sa vie habituelle le ton , le maintien, dont il a le plus besoin au théâtre: rien n'est aussi puissant que l'habitude.

Si l'on ne voit en moi qu'une bourgeoise pendant vingt heures de la journée, quelques efforts que je fasse, je ne serai qu'une bourgeoise dans Agrippine. Des tons, des gestes familiers m'échapperont à chaque instant; mon âme affaissée par l'habitude d'une tournure craintive et subordonnée, n'aura point ou n'aura que momentanément les élans de grandeur qu'il faut continuellement au rôle que je représente. Sans jamais oublier ma place, je me suis fait un devoir de ne rien faire, de ne rien dire qui ne portât le caractère de la noblesse et de l'austérité.


Tout un contrat!

jeudi 12 février 2009

À quoi se résume l'espérance dans la vie d'un batracien?

Demain soir - soit vendredi le 13 février - à 22h, je me commettrai au Patro de Jonquière, en tant que maître de jeu pour un spectacle d'improvisation. Cinq comédiens (Émilie Bouchard-Jean, Frédéric Jean, Jérémie Desbiens, Patrick Simard et Marie-Ève Lemire) monteront sur scène (si tant est qu'il y ait une scène...) après les matchs d'improvisations de la LIENE... et attendront mes indications vers 21h30... Par la suite, ils auront environ une demie-heure pour se préparer.

Le principe: j'impose un thème, un style, un fonctionnement, des contraintes ou n'importe quoi d'autres... bref, un cadre dans lequel ceux-ci devront improviser pendant une heure! Une fort bonne gymnastique pour des comédiens habitués au travail conventionnel...

Mon thème: À quoi se résume l'espérance dans la vie d'un batracien? Un théâtre improvisé fort existentiel...

Donc, pour nous voir à l'action, il faut être là à 22h, au Patro (je crois qu'il en coûte 2$ pour entrer...).

Au revoir...

Crédit photo: Brigitte Soucy-Ferret

Jérémie Desbiens prépare son départ saguenéen pour rejoindre la métropole... du moins, s'en approcher... car il a été accepté au Cégep de Saint-Hyacinthe... C'est donc un retour aux études (collégiales!) pour lui dans un programme technique en interprétation théâtrale.

Dans les dernières années, on a pu le voir comme danseur dans Ecce Mundo... et comme acteur dans, entres autres, Tordus, des gens biens des gens bons (son projet de fin de bacc.), L'Orchestre sans dessus dessous (OSSLSJ), Les Monstres de l'orgueil (TCM), KAPOS B12 730 (CRI), Nono (TCM) et dernièrement dans Parents et amis sont invités à y assister (CRI)...

Peut-être ce nouveau chapitre comblera-t-il ses doutes, ses questionnements, ses impressions de manques, etc...
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Toujours en attente en ce qui concerne les Alexandre Larouche, Émilie Bouchard-Jean et Valérie Tremblay qui font, eux aussi, des demandes pour d'autres écoles...

Il y avait longtemps qu'on avait quitté la région en si grand nombre... Outre le fait qu'il est normal de vouloir se perfectionner, de voir autre chose, de quitter pour d'autres cieux, cela dénote peut-être aussi un malaise intrinsèque quand on arrive dans le milieu théâtral d'ici... Sur la place qu'on peut y occuper... Sur son professionalisme... Faudrait voir...

mercredi 11 février 2009

La belle jambe!

Il y a quelques semaines, une nouvelle a fait grand bruit dans le milieu théâtro-scientifique français: on a retrouvé la jambe de Sarah Bernardht!

Ici, une petite note s'impose pour la suite: en 1915, la divine actrice s'est faite amputée après s'être blessée sur un clou rouillé, quelques années auparavant, en tombant d'une scène... et le morceau fut conservé dans le formol...

Pour de plus amples détails, cliquez sur l'image suivante afin de lire cet article... ou visitez le blogue (qui rassemble toutes les nouvelles sur le sujet) de Richard Zeboulon (d'où est tirée cette image), photographe bordelais qui a retrouvé la dite relique, La jambe de Sarah Bernardht... parce que cette jambe, bien qu'esseulée, n'en continue pas moins de faire du chemin: miracle, canular ou simple erreur? Les pronostics s'accumulent!


Par ailleurs, et pour terminer!, je tiens a rappeler qu'une blague cynique évoque que les trois coups annonciateurs du début d'un spectacle seraient, en fait, en coulisse, le bruit des pas de l'actrice affublée de sa jambe de bois!

Un camp de théâtre thématique pour la Relâche 2009


Avis aux parents d'enfants!!!

Pour la première fois de son histoire*, le Théâtre 100 Masques offre, durant la semaine de relâche - soit du 2 au 6 mars 2009 - un Camp de théâtre thématique pour les enfants (selon notre formule déjà éprouvée dans le cadre estival)!

Le Camp de théâtre thématique est une formation intensive en théâtre sous forme de camp de jour d'une semaine s'adressant aux jeunes de 8 à 13 ans et ayant pour objectif la création d'un petit spectacle présenté au terme de celui-ci.

Une succession d'ateliers - dispensés par des professionnels de la scène régionale - permettent aux participants d'explorer et d'approfondir différentes facettes du jeu de l'acteur selon une thématique précise, tout en s'amusant dans un cadre artistique reconnu.

Un premier groupe (les 8 à 10 ans) travaillera autour du thème Un clown en scène?!. Comment construire un personnage clownesque? Comment le faire évoluer? Comment l'utiliser? Quel discours lui mettre en bouche? Telles seront les questions abordées par l'animatrice-responsable, Dominique Breton et par les différents intervenants.

Un second groupe (les 11 à 13 ans) travaillera, pour sa part, le jeu choral (en quelques sortes, une chorégraphie d'acteurs) à partir d'un conte arménien de Hovhannès Toumanian, La goutte de miel, sous la direction de Sabryna Tremblay et des formateurs en expression corporelle, diction et coopération.

À noter qu'il en coûte 160 $ pour la semaine et que les places sont fort limitées! Il faut donc faire vite!

Pour information et/ou inscription, contacter Dario Larouche, directeur général et artistique, au 418-698-3000 poste 6562 avant le 28 février 2009!

*dans mon souvenir cependant, un tel camp existait du temps de L'Atelier de théâtre L'Eau vive sous la direction de Roger Malaison...

Mes Mémoires minuscules... 9

2004 ou l'année de recherche...

Après avoir complété mon année théorique à la maîtrise en arts, j'entreprends la seconde, celle de la recherche. Je me lance aussitôt dans une lecture intensive de nombreux livres, essais, biographies touchant le théâtre, particulièrement le formalisme... avec des incursions chez Meyerhold (bien sûr!), Taïrov, Oskar Schlemmer et le Bauhaus, Kantor, Barba, Jarry et son inutilité du théâtre au théâtre, Mesguish, Régy, Vakhantagov, Piscator, Brecht et j'en passe. Je passe en revue de nombreuses revues théâtrales: les Théâtre/Public, Alternatives théâtrales, Jeu, Annuaire théâtral, etc... consignant dans deux cahiers mes différentes notes, opinions, pensées... des cahiers qui, après coup, ressemblent beaucoup à ma façon de fonctionner sur ce blogue.

Un éparpillement intellectuel, un brouillard théorique qui ne cesse encore aujourd'hui de me nourrir!

Incursion robervaloise


Ce début de recherche coïncide également avec un autre début: ma première expérience avec le Théâtre Mic Mac de Roberval. Il avait été conclu, en décembre de l'année précédente, que je serais le metteur en scène de leur prochaine production, Au bout du fil, un texte magnifique d'Évelyne de la Chenelière qui fait se condenser le temps pour onze personnages engoncés dans une activité-pêche aux limites simultanées et de l'enfance et de la vieillesse. La création se fait autour du principe choral, où chaque scène devient prétexte à une image scénique statique. Ce fut un spectacle déconcertant pour certains, tant pour les spectateurs que pour les acteurs et concepteurs. Un spectacle où le corps devenait sculpture, où les mots n'étaient que musique fredonnée avec le regard vide, fixe, comme si le public était miroir. Après tout ce temps, cela reste mon spectacle le plus marquant... Pour la première fois (et peut-être pour la seule fois!) la forme appuyait réellement le contenu... Par ailleurs, ce spectacle sera acheté, en septembre, par Ville d'Alma pour le présenter dans le cadre des Journées de la Culture...

Retour au Théâtre 100 Masques

Après avoir essayé d'aggrandir le cercle de la direction (en y intégrant Sara Moisan, Pierre Tremblay, Moïra Sheffer-Pineault et Jessyka Maltais-Jean) et après avoir fait, avec un immense succès, La serva amorosa de Goldoni sous la direction d'Éric Chalifour, le Théâtre 100 Masques voit la plupart de ses administrateurs quitter le navire (encore une fois!) et c'est ainsi que je reviens à nouveau au sein de l'équipe composée de Sophie Larouche et de Madame Maltais-Jean. C'est cette année-là que la compagnie reçoit une subvention du RAJ de 35 000$ pour l'embauche d'une ressource qui aidera (!) à développer l'organisme... Bien que tout n'aille pas pour le mieux, la santé du TCM est encore viable... Nous réussissons à obtenir de l'argent de la Fondation TIMI pour faire une formation sur l'improvisation... formation offerte par Monsieur Réal Bossé de la L.N.I. Quelques heurts, sans plus... et un projet de cabaret-cirque érotique...

Début de rédaction... à la recherche d'un néo-maniérisme meyerholdien

Nous revoici donc à l'automne... et au début de la rédaction de mon mémoire... de mon essai qui concluera mes études à la maîtrise en art. Cet essai prend la forme d'un précis de mise en scène portant sur ma création en cours (avec Isabelle Boivin et Marc-André Perrier) d'Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée d'Alfred de Musset (après avoir cherché pendant quelques semaines une pièce en un acte...).

En cours de rédation, il convenait de tenter de définir mon style, mon esthétique, ma vision du théâtre... de ramasser le tout sous une appelation théorico-savante. Après avoir opté pour le néo-trad, je me suis vu guider, à partir de mes penchants pour Meyerhold et ses écrits, vers un terme plus conséquent (bien que demandant de nomreux éclaircissements!): le néo-maniérisme meyerholdien qui reviendrait, en quelques sortes, à concevoir le texte comme matériel émetteur de théâtralité, le corps comme exécuteur et la scène comme diffuseur de celle ci...

Tout en poursuivant cette période intense d'écriture, je m'appliquai, en décembre, à présenter une première version de mon spectacle aux étudiants du BIA pour tester le tout, recevoir des commentaires, vérifier les options esthétiques: le jeu mécanique, le chorégraphisme, le texte comme partition, etc.

Puis vint les Fêtes.

Cette année là, La Rubrique présenta Jacynthe Rioux, 609 Saint Gabriel et Pierre Marie et le démon et le CRI, Le Roi se meurt.

mardi 10 février 2009

Marcel Marceau

Petite vidéo filmée du grand maître du mime décédé l'an dernier...