Voici la une du Voir de cette semaine (la photo est de Boran Richard):
jeudi 8 juillet 2010
mercredi 7 juillet 2010
L'Assemblée des femmes [Carnet de notes]
Reprise du cours de mon existence en plein tourbillon des activités estivales du Théâtre 100 Masques. Alors que les animateurs se relaient auprès de nos jeunes qui participent au camps de théâtre thématiques, l'équipe de la production se préparent à donner un premier grand coup avant le début des représentations, soit la générale.
Bon. Les derniers jours ont été un peu intenses et celle-ci a été un peu mis de côté... et dans ce contexte, la concentration n'était pas non plus au plus haut de sa forme.
Donc, ce matin, petit retour sur le Panégyrique des donateurs et, dès 14h, ce sera l'entrée en scène pour ce premier tour de piste «comme si c'était vrai».
Bon. Les derniers jours ont été un peu intenses et celle-ci a été un peu mis de côté... et dans ce contexte, la concentration n'était pas non plus au plus haut de sa forme.
Donc, ce matin, petit retour sur le Panégyrique des donateurs et, dès 14h, ce sera l'entrée en scène pour ce premier tour de piste «comme si c'était vrai».
dimanche 4 juillet 2010
Blogue en pause quelques jours...
samedi 3 juillet 2010
Au théâtre, cette semaine! (du 4 au 10 juillet 2010)
Beaucoup de choses!
De dim. à merc. - du 4 au 7 juillet 2010
Hotel du Jardin (St-Félicien), 20h
Début des représentations de Belle Famille (dont l'avant-première a eu lieu dans le jours précédents), une mise en scène de Christian Ouellet (avec, entres autres, Pierre Tremblay). Toe, un tueur à gage sans envergure a pour mission de liquider Marie-Chantal Comeau, l'ancienne maîtresse d'un célèbre parrain de la mafia. Une fois rendu chez elle, Toe découvre qu'elle a pris la poudre d'escampette. La situation se complique quand il fait la connaissance de Denise et de Valérie (la mère et la soeur de Marie-Chantale) qui ignorent tout des activités illicites de Marie-Chantale et prennent Toe pour son amoureux.
De lun. à ven. - du 5 au 10 juillet 2010
Centre des Arts (Chicoutimi), 9h à 17h
Centre des Arts (Chicoutimi), 9h à 17h
Premier de deux camps de théâtre thématiques au Théâtre 100 Masques. Pour le groupe 8 à 10 ans (sous la direction d'Elaine Juteau): Du clown au mime!. Pour le groupe 11 à 14 ans (sous la direction d'Anick Martel): Un objet en scène!. Encore quelques places disponibles pour la semaine prochaine pour le groupe enfant. Informations: 698-3895.
Mardi et merc. - les 6 et 7 juillet 2010
Pulperie (Chicoutimi), 20h
Pulperie (Chicoutimi), 20h
Première semaine de représentaitons de Mamy Fly, le nouveau théâtre d'été de la Pulperie, toujours écrit et mis en scène par Jimmy Doucet, avec, entres autres, Émilie Gilbert-Gagnon et Isabelle Boivin.
De merc. à sam. - du 7 au 10 juillet 2010
Côté-Cour (Jonquière), 20h30
Côté-Cour (Jonquière), 20h30
Le Collectif À Tour d'Rôle (Maud, Guylaine, Vicky et Michel) présente la seconde année de son cabaret burlesque À tour d'rôles.
De jeu. à dim. - du 8 au 11 juillet 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h
Début des représentations, au Théâtre 100 Masques, de L'Assemblée des femmes d'Aristophane dans une mise en scène de Dario Larouche (oups, c'est moi!). Pour plus de détails, voir les nombreux billets portant sur le sujet en cliquant, dans la colonne de gauche, sous l'onglet Libellés, sur L'Assemblée des femmes.
_____________________________________Il reste toujours:
À partir de vendredi - du 25 juin au 22 août 2010
Dam-en-terre (Alma), 20h (?)
Dam-en-terre (Alma), 20h (?)
Poursuite de la saison estivale à la Dam-en-terre avec la présentation de Dentelle et Diesel : Un chalet rustique près d'un lac. Une carriériste contrôleuse et un avocat anxieux attendant leur premier enfant. L'arrivée d'un beau-père provocateur et d'une ex-blonde un peu trop sexy voulant récupérer son homme. Un tourbillon de rebondissments qui bouscule les valeurs! C'est dans cette pièce que jouent Réjean Vallée, Valérie Laroche et Patrick Ouellet qui ont tous joué pour les Têtes Heureuses.
De la composition scénique...
Petit saut en arrière, en 1927, dans la jeune Union des Républiques Socialistes Soviétiques (la période historico-théâtrale où, par un hasard surprenant et par une admiration quasi excessive, se concentrent mes recherches!) alors qu'Anatole Vassilievitch Lounatcharsky, qui connaît et apprécie l'art moderne (Wiki), est Commissaire du peuple à l'instruction publique (ce qui, d'office, le place en première ligne de toutes les responsabilités culturelles et, du coup, du théâtre!) et donne, dans un article publié dans le Novyj Mir, une belle description du fonctionnement du théâtre, ou, pour être plus précis, de l'objectif de la composition scénique (à partir de l'exemple du Revizor de Meyerhold):

Ce qu'il y a de mieux, dans le style extérieur du spectacle [Le Revizor de Gogol mis en scène par Meyerhold], c'est son extraordinaire perfection artistique. Souvent, même en assistant aux meilleurs spectacles des meilleurs théâtres, je sentais à quel point la scène entière, en tant que tableau, était imparfaite. Il nous arrive souvent d'écouter un dialogue qui se déroule dans le coin d'un immense plateau. Si vous concentrez votre attention sur ce coin, tout le reste s'évanouit complètement, en nous dérangeant même, pour ainsi dire, par sa présence dans le subconscient et dans une perspective confuse. Si votre regard commence à errer sur toute la scène, sur l'ensemble, qui représente pourtant une oeuvre d'art, vous finissez par vous détacher de l'action. Et je ne parle pas du fait que presque toujours les acteurs (phénomène contre lequel veut combattre le théâtre constructiviste) se traînent sur le devant d'un immense plateau, dont les cinq sixièmes demeurent un espace vide. Ce n'est pas encore tout: il est très rare que la mise en scène soit assez parfaite pour intégrer chaque personnage dans la composition générale, même lorsqu'il ne parle pas, ainsi que chaque position de la tête, de la jambe, de la main de celui qui se trouve en scène. Un tableau, ou, pour être plus précis, une estampe colorée, ne sont beaux que si toutes les touches de peinture, sans en excepter aucune, se confondent dans un tout unique. Le peintre ne trace pas un seul trait sans tenir compte de l'ensemble de la composition, de même que le musicien n'admet pas le moindre son qui ne rentre pas dans son calcul artistique et mathématique précis.
C'est cette perfection scénique (par ailleurs si difficile à atteindre) que je cherche, avec plus ou moins de bonheur, dans mes mises en scène.
Ce qu'il y a de mieux, dans le style extérieur du spectacle [Le Revizor de Gogol mis en scène par Meyerhold], c'est son extraordinaire perfection artistique. Souvent, même en assistant aux meilleurs spectacles des meilleurs théâtres, je sentais à quel point la scène entière, en tant que tableau, était imparfaite. Il nous arrive souvent d'écouter un dialogue qui se déroule dans le coin d'un immense plateau. Si vous concentrez votre attention sur ce coin, tout le reste s'évanouit complètement, en nous dérangeant même, pour ainsi dire, par sa présence dans le subconscient et dans une perspective confuse. Si votre regard commence à errer sur toute la scène, sur l'ensemble, qui représente pourtant une oeuvre d'art, vous finissez par vous détacher de l'action. Et je ne parle pas du fait que presque toujours les acteurs (phénomène contre lequel veut combattre le théâtre constructiviste) se traînent sur le devant d'un immense plateau, dont les cinq sixièmes demeurent un espace vide. Ce n'est pas encore tout: il est très rare que la mise en scène soit assez parfaite pour intégrer chaque personnage dans la composition générale, même lorsqu'il ne parle pas, ainsi que chaque position de la tête, de la jambe, de la main de celui qui se trouve en scène. Un tableau, ou, pour être plus précis, une estampe colorée, ne sont beaux que si toutes les touches de peinture, sans en excepter aucune, se confondent dans un tout unique. Le peintre ne trace pas un seul trait sans tenir compte de l'ensemble de la composition, de même que le musicien n'admet pas le moindre son qui ne rentre pas dans son calcul artistique et mathématique précis.
C'est cette perfection scénique (par ailleurs si difficile à atteindre) que je cherche, avec plus ou moins de bonheur, dans mes mises en scène.
jeudi 1 juillet 2010
Nos théâtres d'été
Voici un espace (enfin, dans la section commentaires en fin de billet) pour recueillir tous les mots des spectateurs dans les différentes salles de théâtre.
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Pour informations sur les différents spectacles, visiter (en cliquant sur le titre) le site de chacune des compagnies (ou producteurs).
Pour informations sur les différents spectacles, visiter (en cliquant sur le titre) le site de chacune des compagnies (ou producteurs).
Dentelle et Diesel à la Dam-en-terre (Alma)
Belle famille (St-Félicien)
Mamie Fly (La Pulperie)
Cabaret À Tour d'Rôle (Côté-Cour)
L'Assemblée des femmes (Salle Murdock)
Une maison face au Nord (Salle Pierrette-Gaudreault)
Les aventures d'un Flo (La Baie)
Belle famille (St-Félicien)
Mamie Fly (La Pulperie)
Cabaret À Tour d'Rôle (Côté-Cour)
L'Assemblée des femmes (Salle Murdock)
Une maison face au Nord (Salle Pierrette-Gaudreault)
Les aventures d'un Flo (La Baie)
mercredi 30 juin 2010
Problèmes d'assiduité
Les circonstances font que je manque un peu d'assiduité sur ce blogue... mais ce n'est que partie remise! Cette semaine, avec le début prochain et des camps, et de la production... avec l'enregistrement de capsules et diverses lectures nécessaires (de même qu'avec des impondérables d'ordre familial...) je me retrouve un peu avec de la broue dans le toupet!
dimanche 27 juin 2010
Au théâtre, cette semaine... (du 27 juin au 3 juil. 2010)
Petite semaine encore (du moins, en apparence!)... début des vacances oblige. À l'affiche, il n'y a, si je ne m'abuse, qu'une seule production en cours:
À partir de vendredi - du 25 juin au 22 août 2010
Dam-en-terre (Alma), 20h (?)
Dam-en-terre (Alma), 20h (?)
Poursuite de la saison estivale à la Dam-en-terre avec la présentation de Dentelle et Diesel (spectacle étant présenté ainsi: Du théâtre d'été avec des comédiens professionnels): Un chalet rustique près d'un lac. Une carriériste contrôleuse et un avocat anxieux attendant leur premier enfant. L'arrivée d'un beau-père provocateur et d'une ex-blonde un peu trop sexy voulant récupérer son homme. Un tourbillon de rebondissments qui bouscule les valeurs! C'est dans cette pièce que jouent Réjean Vallée, Valérie Laroche et Patrick Ouellet qui ont tous joué pour les Têtes Heureuses.
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Sinon, pour ce qui est des autres activités, je tiens à spécifier que le premier camp de théâtre thématique du Théâtre 100 Masques pour 2010 débute la semaine prochaine et qu'il reste quelques places dans trois des quatre groupes. Pour informations: 418-698-3895.
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Sinon, pour ce qui est des autres activités, je tiens à spécifier que le premier camp de théâtre thématique du Théâtre 100 Masques pour 2010 débute la semaine prochaine et qu'il reste quelques places dans trois des quatre groupes. Pour informations: 418-698-3895.
samedi 26 juin 2010
vendredi 25 juin 2010
L'Assemblée des femmes [Carnet de notes]
Nous entamons le dernier droit qui nous conduira à la première, le jeudi, 8 juillet 2010...
Ce soir, un nouvel enchaînement pour roder cette production (et si je compte bien, il en restera 7!), lui donner du souffle, du rythme... et parer à l'essoufflement scénique, à l'effondrement dramatique. Personnellement, je ris beaucoup et je m'amuse ferme. Est-ce une lubie de metteur en scène ou si sera-ce vraiment drôle? Je l'ignore encore pour le moment!
Si tout va bien, ce soir, nous devrions tomber sous la barre de l'heure et demie.
Il le faut... puisque nous commencerons à élaborer (enfin, à mettre en place... parce que l'élaboration est déjà terminée!) le Panégyrique 2010 des donateurs, cet hommage théâtral à tous les généreux commanditaires qui est presque devenu une tradition pour le Théâtre 100 Masques! Cette année, ce panégyrique prendra la forme d'une petite conférence animée qui brossera le fonctionnement de la comédie antique et remettra Aristophane en contexte. En quelques sortes, ce sera un petit cours comique, un amuse-gueule historique, un prologue utilitaire.
Par ailleurs, pour l'instant, il semble que les décors, les costumes et les accessoires soient très avancés... pour ne pas dire qu'il sont terminés!
À compter de lundi, et pour quelques jours, nous laissons l'espace à la technique, à l'éclairage et au son.
Bref, ça sent la fin... Ça sent la fin!
Ce soir, un nouvel enchaînement pour roder cette production (et si je compte bien, il en restera 7!), lui donner du souffle, du rythme... et parer à l'essoufflement scénique, à l'effondrement dramatique. Personnellement, je ris beaucoup et je m'amuse ferme. Est-ce une lubie de metteur en scène ou si sera-ce vraiment drôle? Je l'ignore encore pour le moment!
Si tout va bien, ce soir, nous devrions tomber sous la barre de l'heure et demie.
Il le faut... puisque nous commencerons à élaborer (enfin, à mettre en place... parce que l'élaboration est déjà terminée!) le Panégyrique 2010 des donateurs, cet hommage théâtral à tous les généreux commanditaires qui est presque devenu une tradition pour le Théâtre 100 Masques! Cette année, ce panégyrique prendra la forme d'une petite conférence animée qui brossera le fonctionnement de la comédie antique et remettra Aristophane en contexte. En quelques sortes, ce sera un petit cours comique, un amuse-gueule historique, un prologue utilitaire.
Par ailleurs, pour l'instant, il semble que les décors, les costumes et les accessoires soient très avancés... pour ne pas dire qu'il sont terminés!
À compter de lundi, et pour quelques jours, nous laissons l'espace à la technique, à l'éclairage et au son.
Bref, ça sent la fin... Ça sent la fin!
jeudi 24 juin 2010
Corneille anecdotique...
Selon l'anecdote, le grand Pierre Corneille - l'auteur du Cid, de Cinna, de Polyeucte et de tant d'autres succès de la littérature dramatique française classique - était, à la ville, un homme affublé d'une parole embarassée... Grandiose dans ses écrits; médiocre dans le discours usuel... Voici un petit portrait en vers qu'il écrivit lui-même et qu'il envoya à Pélisson (?):
Connaître ce genre de truc ne change probablement en rien l'image que nous avons de nous-même au Saguenay... mais après tout, aujourd'hui, c'est congé férié (et ce sextain ne me donne pas envie de m'approcher de ce grand auteur qui m'ennuie depuis toujours...)! Bonne St-Jean-Baptiste!
Libellés :
Histoire,
Traditions et métiers anciens
mercredi 23 juin 2010
Entre théâtralité et performativité
Suite de la citation de Josette Féral que j'ai publié ici il y a quelques jours (voir le billet du 19 juin dernier) où je traitais, à partir de Dragage de Jean-Paul Quéinnec, de la performance et du théâtre performatif (entre la théâtralité et la performativité):
L'acte performatif [s'inscrit] donc contre la théâtralité qui crée des systèmes, du sens et renvoie à la mémoire. Là où la théâtralité est davantage liée au drame, à la structure narrative, à la fiction, à l'illusion scénique qui l'éloigne du réel, la performance (et le théâtre performatif) insiste davantage sur l'aspect ludique du discours sous ses multiples formes visuelles ou verbales: celles du performeur, du texte, des images ou des choses. Elle les fait dialoguer ensemble, se compléter et se contredire tout à la fois [...]. Elle impose le dialogue des corps, des gestes et touche à la densité dela matière, qu'il s'agisse de celle des performers sur scène ou de celle des machines performantes: vidéos, installations, cinéma, art virtuel, simulation [...]. Elle installe la déconstruction de la réalité, des signes, du sens, de la langue.
Voilà. Je trouvais cette partie de la citation fort importante pour compléter le billet précédemment nommé.
L'acte performatif [s'inscrit] donc contre la théâtralité qui crée des systèmes, du sens et renvoie à la mémoire. Là où la théâtralité est davantage liée au drame, à la structure narrative, à la fiction, à l'illusion scénique qui l'éloigne du réel, la performance (et le théâtre performatif) insiste davantage sur l'aspect ludique du discours sous ses multiples formes visuelles ou verbales: celles du performeur, du texte, des images ou des choses. Elle les fait dialoguer ensemble, se compléter et se contredire tout à la fois [...]. Elle impose le dialogue des corps, des gestes et touche à la densité dela matière, qu'il s'agisse de celle des performers sur scène ou de celle des machines performantes: vidéos, installations, cinéma, art virtuel, simulation [...]. Elle installe la déconstruction de la réalité, des signes, du sens, de la langue.
Voilà. Je trouvais cette partie de la citation fort importante pour compléter le billet précédemment nommé.
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