dimanche 7 novembre 2010

Au théâtre, cette semaine! (Du 7 au 13 novembre)


Petit calendrier pour un homme pressé... Pour plus de détails, il faut consulter ou les journaux, ou les sites de chacune des compagnies mentionnées.

Mercredi - 12 novembre 2010
Salle Pierrette-Gaudreault, 20h

Le Théatre La Rubrique présente En attendant le songe... une mise en scène d'Irina Brook (la fille de son papa, auteur de L'Espace vide) qui est à ne pas manquer apparemment! Un spectacle qui semble fantastique.

De mercredi à samedi - 10 au 13 novembre 2010
Salle du Facteur culturel (Jonq.), 20h
(et le dimanche 14 novembre, 14h)

Le Théâtre CRI en est à sa seconde série de représentations de Petites histoires avec une fille et une mère dedans.

Vendredi, samedi - 12 et 13 novembre 2010
(et le dimanche, 14 novembre, 14h et 20h)
SS-05 (Centre des arts de Chicoutimi)

Grossomodo présente encore son solo: Pendant ce temps dans la tête de Grossomodo.

Vendredi - 12 novembre 2010
Auditorium d'Alma, 20h

L'Auditorium d'Alma reçoît les Têtes Heureuses qui y donneront leur Soudain l'été dernier.

vendredi 5 novembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Les jours avancent et les numéros se dessinent peu à peu... Il y en aura dix... et trois ont déjà vu leurs contours tracés. À partir de là, c'est aux interprètes de les prendre en charge, de s'y glisser et de les développer.

Cette année, à la différence des années antérieures, ce spectacle sera fort musical...

La difficulté est de créer le rire tout en maintenant un niveau de rigueur et de technique élevé. De ne pas céder au chant des sirènes... ou plutôt, aux réactions des spectateurs!

Je crois que l'édition 2010 de la production des Fêtes du Théâtre 100 Masques sera l'une des plus drôles (nous en serons déjà à notre quatrième!).

jeudi 4 novembre 2010

Faire, défaire et refaire...


Si je dis aujourd'hui à l'acteur: «Bien»,
cela ne signifie pas du tout que je serai content de lui le lendemain quand il reprendra le passage de la même façon.

Meyerhold

J'aime bien cette citation... et j'aime bien le droit qu'elle donne au metteur en scène d'évoluer, de revenir sur son travail, de prendre du recul pour faire des ajustements... et elle dit bien la situation qui mène souvent le comédien (et les concepteurs) à dire: «Ben voyons... je ne te suis pas... c'est toi qui m'a dit de faire comme ça hier!»...



Soudain l'été dernier... quelques mots

Maude Cournoyer, Lucille Perron et Martin Giguère
Soudain l'été dernier, Les Têtes Heureuses, 2010
Photographie: Les Têtes Heureuses (Geneviève Mercier-Bilodeau)

Soudain l'été dernier des Têtes Heureuses a de quoi troubler les esprits: dans cette pièce terrible, on s'y joue les uns des autres pour atteindre son but, pour imposer sa vérité. Mais plus encore, on lui cherche un sens qui prend le visage d'un Dieu enragé et cannibale, prêt à déchirer le ventre de ses victimes pour y arracher les entrailles et les avaler jusqu'au néant... Le malaise est profond...

Avec cette production, le metteur en scène Rodrigue Villeneuve reste fidèle à son style, tant dans la forme que dans la couleur (une exigence formelle assumée!), avec une solide direction d’acteur ponctuée d’obsessions fugaces qui font sa marque - des cigarettes à fumer, des souliers à enlever, des poses sur une chaise. La maîtrise est grande... et généralement bien transmise à son équipe.

Encore une fois, l'espace (une terrasse magnifique conçue par Michel Gauthier) fait preuve de sobriété: constitué principalement d’un plancher et d’un corridor blancs dénués d’accessoires (si ce n'est d'une lampe et d'une immense photographie d'enfant), il est destiné à prendre vie sous les lumineux effets d’éclairages d’Alexandre Nadeau (une luminosité qui contraste de façon éblouissante avec la noirceur des êtres)... On y retrouve là -et facilement!- les préoccupations esthétiques du metteur en scène et, du coup, la ligne directrice des décors des productions antérieures: lignes simples et épuration. On pourrait presque dire variations sur un même thème. Une recherche de perfection scénique...

Outre les concepteurs nommés précédemment, il faut aussi noter la conception sonore de Patrice Leblanc et les costumes de Yasmina Giguère.

Oui, un travail rigoureux... pour une mise en scène somme toute assez traditionnelle qui va droit au but et qui laisse toute l’écrasante place aux comédiens. Car écrasant est ce récit qui broie littéralement les personnages...

Deux voix s’élèvent parmi les six interprètes qui peuplent ce monde scénique. Celle de Lucille Perron, puissamment mélodique (et avec sa sonorité qu'on ne retrouve plus dans le milieu théâtral régional), réussit à faire résonner l’illusion bornée et acharnée de la femme meurtrie par la perte de son fils mais, plus encore, la perte de sa jeunesse. Celle, enfin, de Maude Cournoyer, qui lui fait écho, d’une frappante justesse dans le staccato fébrile et nerveux de la terrifiante vérité. Ce sont elles qui laissent des traces dans l’imaginaire du spectateur… car entre ces deux femmes qui ont tant à dire et à cracher, les autres personnages ne peuvent que jouer le rôle parfois ingrat de faire-valoir.

Une production à voir... et il ne reste plus que quelques jours!
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Voici quelques billets publiés à ce sujet:
Soudain l'été dernier: coup de théâtre, coup de coeur (Spécial du jour)
Soudain l'été dernier des Têtes Heureuses (Jack aime/Jack n'aime pas)
Intenses émotions aux Têtes Heureuses (Progrès-Dimanche, 31 oct. 2010)


mercredi 3 novembre 2010

Sur les bancs d'école...


Quelques jours (enfin... deux!) dans la capitale pour une rencontre plus administrative que théorique avec ma directrice de recherche.

Dans le cadre de mon doctorat, comme je ferai appel à ce qui est convenu de nommer des sujets humains, je dois faire évaluer mon projet par le CÉRUL, le comité d'éthique de la recherche de l'Université Laval, et attendre de recevoir son approbation pour enclencher le travail concret... à savoir, constituer la troupe permanente qui portera la recherche pendant trois ans...

Par ailleurs, je suis à cerner les deux notions principales qui vectoriseront (à partir une grille de travail toute meyerholdienne) ma pratique doctorale, la théâtralité et la performativité... parce que ce sont les deux notions qui ont fait se poser de nombreuses questions à l'évaluateur de mon dépôt de sujet, en mai dernier. Une rencontre entre lui (il s'agit de Robert Faguy), ma directrice (Irène Roy) et moi est envisagée d'ici quelques semaines pour débattre et argumenter mes points de vue.

Voici donc où j'en suis rendu.

Encore un soir de première!


C'est ce soir que le Théâtre C.R.I. entreprend les représentations de sa toute nouvelle création, Petites histoires avec une mère et une fille dedans!

Ainsi donc, à toute l'équipe - Marie-Christine Bernard, Émilie Gilbert-Gagnon, Guylaine Rivard, Marilyne Renaud, Boran Richard et tous les autres personnes qui gravitent autour d'eux! - je souhaite un retentissant

MERDE!

ou, comme le disent les anglo-saxons,

BREAK A LEG!

mardi 2 novembre 2010

Par le trou de la serrure du temps


Le Théâtre 100 Masques s'est échiné, au cours des derniers mois, à la réalisation d'un parcours audio-théâtral commandé par Ville de Saguenay.

Ce parcours, Par le trou de la serrure du temps, construit à partir des trois circuits patrimoniaux du Croissant Culturel (Aux origines historiques de Chicoutimi et du Saguenay, Le développement commercial du centre-ville et Des institutions régionales), est constitué de 33 capsules différentes (écrites par Anick Martel, Martin Giguère et moi-même) comme tout autant de regards en arrière sur l'histoire. Celles-ci sont appuyées par les descriptions factuelles et vérifiées des panneaux qui jalonnent ces dits-circuits.

Le but donc: amuser, revoir notre histoire. De petites fictions plus ou moins historiques mais toujours théâtrales (avec les voix de Jessyka Maltais-Jean, Mélanie Potvin, Martin Giguère, Patrice Leblanc, Louison Renaud, Anick Martel et moi-même)! Des ambiances, des atmosphères, des univers précis grâce à la conception rigoureuse et imposante de Patrice Leblanc.

Pour entendre (ou télécharger en vue de marcher les circuits) ces capsules, il faut passer par le site de Saguenay Capitale Culturelle, en cliquant ici.
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Auteurs des capsules:
Martin Giguère: 2-5-7-12-18-21-23-24-26-28-31
Anick Martel: 1-4-6-9-11-14-16-17-20-27-32
Dario Larouche: 3-8-10-13-15-19-22-25-29-30-33


Jouvet et l'amour du théâtre

Louis Jouvet est l'un des grands théoriciens-praticiens du théâtre... et bien que ses points de vues théoriques sur le jeu et le rapport au texte ne me touchent pas particulièrement (et je dirais même qu'ils m'ennuient!), ses écrits d'ordre généraux résonnent pourtant avec une force telle, un amour du théâtre si puissant qu'il est difficile d'y rester indifférent:


Le théâtre est un secret. La seule façon d'en parler est de parler du métier pratiqué... Rien n'est enseignable ou communicable de cette science empirique... Tout ce qu'on cherche à formuler est continuellement mis en déroute, car il n'y a au théâtre rien de général: tout y est particulier, éphémère... Les théories ne peuvent se faire qu'après l'action et alors elles n'ont plus d'intérêt... Pour mettre en scène une pièce, il faut, comme disait Schopenhauer pour les chefs-d'œuvre de la peinture, enlever son chapeau et se mettre à genoux avec tendresse.
(Préface à La Pratique, de Sabbatini, 1942)

dimanche 31 octobre 2010

Halloween...


Petit passage hier soir - Halloween oblige! - par la maison hantée organisée par (et pour le bénéfice de) la Tortue Noire, sur la rue Morin de l'arrondissement de Chicoutimi.

Une solidarité sans équivoque: une vingtaine d'artistes maquillés, costumés... et avec le plaisir manifeste de troubler les visiteurs! Des personnages tenus d'un bout à l'autre de la soirée.Défi imposant. Différents lieux dans la maison: la salle à dîner transformée en petit théâtre où était présentée la magnifique production Vie et mort du petit chaperon-rouge en huit minutes ralenties, bijou d'ingéniosité; la cave aux allures de messe noire peuplée d'êtres diaboliques; des diseurs de bonne aventure (qu'il ne fallait pas prendre au sérieux...) et de multiples figurants, tous plus étranges les uns que les autres.

Cette première édition semble avoir été un succès et on peut espérer que la maison hantée reviendra l'an prochain, encore plus forte de ses ajustements!

Au théâtre, cette semaine! (du 31 octobre au 6 novembre 2010)


Une autre semaine bien remplie en ce qui a trait aux arts de la scène... une semaine digne des grands centres qui place le spectateur putatif devant un problème de taille: choisir!

Aujourd'hui - 31 octobre 2010
Petit Théâtre de l'UQAC, 14h

Les Têtes Heureuses présentent la huitième représentation (et dernière de cette seconde série) de Soudain l'été dernier de Tennessee Williams, une mise en scène de Rodrigue Villeneuve. Un duel à mort entre l'illusion et la vérité, la vengeance et la haine. Pour plus de détails, consulter l'article paru ce matin (enfin!) dans le Progrès-Dimanche. Cette production entamera jeudi sa dernière semaine de représentations.

Mercredi - 3 novembre 2010
Salle François-Brassard, 19h30

Le Cégep de Jonquière fait venir (en catimini!) le Théâtre LV2 et sa production Le Malade Imaginaire de Molière dans le cadre d'une activité scolaire. Selon les informations que j'en ai, s'il reste de la place, le soir même, il sera possible d'acheter un billet au coût de 15$.

De mercredi à samedi - du 3 au 6 novembre 2010
Salle du Facteur Culturel (Jonquière), 20h
(dimanche, 7 novembre, 14h)

Le Théâtre C.R.I. lance sa toute nouvelle production, Petites histoires avec une mère et une fille dedans, écrite par Marie-Christine Bernard, mise en scène par Émilie Gilbert-Gagnon, conceptualisée par Boran Richard et jouée par Guylaine Rivard et Marilyne Renaud. Pour d'autres détails, consulter cet article. À noter qu'il est important de réserver parce que le nombre de places est limité: 418.542.1129. Cette production se termine le 21 novembre.

De jeudi à samedi - du 4 au 6 novembre 2010
Petit Théâtre de l'UQAC, 20h
(dimanche, 7 novembre, 14h)

Dernière série de représentations de Soudain l'été dernier, présenté par les Têtes Heureuses. Pour d'autres détails, voir la première description de ce billet. Pour ceux qui manqueront ce spectacle, il sera possible de se reprendre, le 12 novembre prochain, alors que la compagnie déposera sa production sur la scène de l'Auditorium d'Alma.

Vendredi - 5 novembre 2010
Ménestrel (Chicoutimi), 20h
Samedi - 6 novembre 2010
Boîte à bleuets (Alma), 20h

Diffusion Saguenay (et l'Auditorium d'Alma le lendemain!) présente le Cabaret Bio Dégradable, un spectacle étrange entre le théâtre et la lecture publique dont le matériau principal est l'égocentrisme des vedettes de tout acabit qui écrivent leur vie dans un style parfois surprenant! Pour plus de détail, consulter le site officiel du spectacle.

Vendredi et samedi - 5 et 6 novembre 2010
Hangar du Vieux Port (Chicoutimi), 20h vend., 14h et 20h sam.

Les Farandoles - bien soutenus par Saguenay Capitale Culturelle - présentent Milane, fille de l'eau, un spectacle multidisciplinaire apparemment entre Ecce Mundo et Les Aventures d'un Flo. Un spectacle qu'on dit grandiose.. mais que je n'ai pas encore vu. La semaine prochaine, il y aura encore des représentations.

Vendredi et samedi - 5 et 6 novembre 2010
Sous-sol du Centre des Arts (Chicoutimi), 20h
(dimanche, 7 novembre, à 14h et 20h)

Le quatrième solo des Clowns Noirs est enfin prêt! Cette fois, on nous convie dans la tête de Grossomodo, le bêta habile du noir quinquet, dans un spectacle justement intitulé Pendant ce temps dans la tête de Grossomodo. Les places seront très limitées alors il fera bon réserver tôt: 418.698.3000 poste 6561.

Samedi - 6 novembre 2010
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonquière), 13h30
(mais aussi en scolaire jeudi et vendredi)

Le Théâtre La Rubrique reçoit Les Mauvaises Herbes de Jasmine Dubé, l'une des dramaturges jeunesse les plus actives du Québec. Un jardin d'enfants. Flore, la jardinière, y recueille les enfants abandonnés. Elle les transplante, les tuteure, les arrose, en attendant qu'ils trouvent une terre où s'enraciner. Ils s'appellent Momo, Lina, Tatou, Bastarache, Théo. Comme des chrysanthèmes, à fleur de peau, ils crient " je t'aime ". Mais qui entend les fleurs qui crient?Pour d'autres informations, consulter le site de la Rubrique.


samedi 30 octobre 2010

Des questions...


Ce matin, je suis perplexe...

D'abord de ne voir paraître aucun papier sur Soudain l'été dernier des Têtes Heureuses, notamment dans le Quotidien. Et si un article paraît demain, dans le Progrès-Dimanche, il ne restera plus qu'une semaine de représentations... Il y de quoi se poser des questions...

Par ailleurs, on se presse aux portes pour couvrir Milane la fille de l'eau des Farandoles... chose normale, oui... méritée? Je l'accorde. Ce qui me cause un malaise, pourtant, c'est l'importance de la subvention reçue du programme Saguenay Capitale culturelle du Canada 2010... de mémoire, c'est quelques chose dans les centaines de milliers de dollars. Stupeur et tremblement. Il y a de quoi poser des questions...

Oui ce matin, je suis perplexe...

vendredi 29 octobre 2010

Exaspération partisane

L'année en cours (2010-2011 en fait...) marque, pour le Parti Québécois, une année cruciale (les médias nous le disent assez depuis quelques jours!), celle du congrès national qui aura lieu en avril et qui servira à mettre en place la plateforme électorale du parti.

D'ici là, des congrès locaux (par circonscriptions) et régionaux se tiendront pour débattre des propositions inscrites dans la proposition principale (qui, soit dit en passant, n'est pas secrète et se retrouve ici, en lien)

3.2 Le rayonnement de la culture québécoise

La culture constitue le véhicule identitaire privilégié de la nation québécoise qui permet aux Québécois de s’affirmer et de s’épanouir ainsi qu’au Québec de se faire connaître dans le monde entier. Plus que jamais, le Québec doit faire du développement culturel, sur l’ensemble de son territoire, un objectif national.

Pour atteindre cet objectif, la nation québécoise a besoin de pouvoirs et des budgets actuellement contrôlés par Ottawa et qu’une nation ne peut pas confier à une autre nation, puisqu’il en va de son identité, de l’expression artistique de sa culture et des véhicules qui la portent et la diffusent.

Un gouvernement souverainiste :

a) Se donnera une véritable politique nationale de développement culturel qui :

1. reconnaîtra le rôle de l’école et du monde de l’éducation pour la démocratisation de la culture;
2. favorisera la vitalité des arts et de la culture – de la création à la diffusion – dans toutes les régions du Québec, tout en reconnaissant le rôle spécifique de Montréal et de Québec en matière culturelle;
3. renforcera le réseau des bibliothèques publiques;
4. renforcera de toutes les manières possibles le statut des créateurs et le processus créatif;
5. stimulera la plus large participation des Québécois aux activités artistiques et culturelles;
6. appuiera les organismes et entreprises impliqués dans le développement de la culture numérique;
7. fera des arts et de la culture un vecteur majeur du rayonnement du Québec dans le monde.

Voici donc ce à quoi veut s'attarder le Parti Québécois. Je dirais «des voeux pieux» qui vont de soi... ou du moins, qui devrait l'être! D'ailleurs, je pousserais même encore plus loin en disant: «Mais bon Dieu!!! Pourquoi ne l'avez-vous pas encore fait?» et «Pourquoi ne pas seulement augmenter de façon substantielle les budgets du CALQ?»... Mais bon. Il faut garder à l'esprit que ce sont là des principes et non pas des promesses électorales... d'où l'absence de chiffres et, à mon avis, de consistance.

Des ces points, pourtant, un me bogue particulièrement... Le point 2. Et c'est la partie que j'ai souligné en rouge: «tout en reconnaissant le rôle spécifique de Montréal et de Québec en matière culturelle»! J'aimerais bien qu'on me le définisse, ce rôle spécifique... Est-ce celui qui fait que les journalistes culturels sont plus portés à couvrir les spectacles venus de l'extérieur que les pauvres créations dites régionales??? Pour ma part, j'ai l'impression qu'il pose deux catégories de «cultures», la vraie, l'urbaine... et celle des régions éloignées! Hors de la métropole et de la capitale, vieille ou non, point de salut artistique. Point de culture. Montréal et Québec, des locomotives? J'ai parfois l'impression que la locomotive se prend pour un bulldozer!