mercredi 18 avril 2012

Sévère jugement


 Petit extrait - il s'agit de la sévère mais ouverte conclusion de l'ouvrage Quelques réflexions sur l'art dramatique par Charles Adolphe de Pineton Chambrun publié en 1853 - qui laisse un peu songeur... parce qu'au fond, les choses ont-elles vraiment changé?

mardi 17 avril 2012

Queen Elizabeth

En rafale (et au complet!), voici le film Queen Elizabeth (dont le titre français est Les amours d'Élizabeth) tourné en 1912 dans lequel la grandiose Sarah Bernhardt (qui semble, dans ces images, avoir mal à cette jambe qu'elle perdra trois ans plus tard) interprète le rôle principal. Un film témoin du jeu expansif de la reine du théâtre, d'une ère scénique révolue (car s'il s'agit bel et bien d'un «film», il faut reconnaître que celui-ci emprunte encore beaucoup, à l'époque, son savoir-faire au théâtre!): postures sculpturales, gestes ampoulés, mise en valeur des vedettes, et, si le son était présent, possiblement aurions-nous droit à la déclamation!






lundi 16 avril 2012

Ça s'en vient...


  

Ça s'en vient... plus que quelques jours avant les représentations qui mettront fin à cette session et à mes deux charges de cours.

Les derniers jours ont été bien occupés (en répétition vendredi toute la journée, en intensité samedi et de retour en répétition dimanche) et les prochains - à commencer par aujourd'hui où nous avons la salle à notre disponibilité pour régler les derniers détails - le seront tout autant. À compter de demain, nous entrons dans le processus des générales...

Le travail sur l'espace est intéressant. Celui sur la lumière au-delà de nos espérances.

Reste, comme c'est souvent le cas dans ce type de projet collectif, à faire surgir l'esprit de groupe, la chimie... qui fait encore un peu défaut. Mais il y a encore tant d'heures avant la première levée du rideau...

dimanche 15 avril 2012

Au théâtre, cette semaine! (du 15 au 21 avril 2012)


Quelques activités théâtrales sont au calendrier pour les jours à venir... De belles et bonnes choses prendront l'affiche:

Jeudi à samedi - 19 au 21 avril 2012
Petit Théâtre (UQAC), 20h

Les étudiants de l'Atelier de production (sous ma direction) présentent Morceaux de solitude(s) à partir des Pièces courtes de Daniel Keene, un auteur australien contemporain très connu en France... un peu moins ici. Cinq équipes, cinq textes, cinq variations sur un même thème, la solitude. Des univers très marqués. Des théâtralités assumées. Poétiques. L'entrée est libre.

Jeudi à samedi - 19 au 21 avril 2012
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h
PREMIÈRE SEMAINE (DE DEUX...) DE REPRÉSENTATIONS 

Au même moment, les gens du Théâtre du Faux Coffre présenteront la première production sans les Clowns Noirs, Une parade avec Gille, dont le premier épisode (il y en aura d'autres!) s'intitule L'Oreiller. La parade est un genre particulier: grivois, vulgaire, mal embouché, il servait à  inciter les gens à entrer dans la salle de spectacle. Bref, une autre série d'aventures rocambolesques. Il en coûte 15$... et le numéro de téléphone pour réserver (en plus de la page Facebook) est le 418-698-3000 poste 6561.

Jeudi à samedi - 19 au 21 avril 2012
Salle Lionel-Villeneuve, 20h
QUATRIÈME SEMAINE (DE CINQ...) DE REPRÉSENTATIONS

Le Théâtre Mic Mac présente Albertine en cinq temps de Michel Tremblay, dans une mise en scène de Réjean Gauthier. Albertine règle ses comptes avec elle-même à 30, 40, 50, 60 et 70 ans... Un spectacle dont on dit beaucoup de bien.
Mercredi - 18 avril 2012
Salle Michel-Côté (Alma) 20h 
 et
Vendredi - 20 avril 2012
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), 20h

La compagnie de danse Cas Public (invitée par l'Auditorium d'Alma et ensuite par Diffusion Saguenay) présente Variations S d'Hélène Blackburn: Au fil de ses recherches, Hélène Blackburn en vient à s’intéresser davantage au Sacre du Printemps. Elle trouve dans l’argument de cette œuvre — le printemps, l'élue, le sacrifice — des éléments propices à la création d’un spectacle pour le jeune public. Inspirée par l’énergie et la puissance de cette partition chorégraphique, elle invite le compositeur Martin Tétreault à créer une pièce musicale qui puisse dialoguer avec ce chef-d’œuvre de Stravinsky et l’univers des DJs, si cher aux adolescents. Tout en demeurant une œuvre tout public, Variations S, conçue pour neuf danseurs, sera unique en ce qu'elle s'adresse d'abord aux préadolescents et adolescents, ces êtres humains qui traversent une période de la vie qui s'apparente tellement aux mutations du printemps.



vendredi 13 avril 2012

Une bonne mise en scène

Qu'est-ce qu'une bonne mise en scène? La question est assurément subjective... Y répondre revient, en bout de ligne, à établir sa propre grille d'analyse, à jeter les paramètre d'une vision théâtrale qui demande peut-être encore à s'affirmer mais qui surgit néanmoins.

Pour moi, quelques éléments suffisent (mais imposent tout un programme) pour définir une bonne mise en scène:
  • l’ÉQUILIBRE DU PLATEAU (par le jeu, le placement scénique, l'utilisation de la technologie, de la technique) et l'impression de plénitude;
  • le DISCOURS DE L’ŒUVRE, ce que ça dit... comment ça le dit et les ouvertures que ce discours peut apporter;
  • la COHÉRENCE des choix esthétiques (la direction d'acteur, la scénographie, la musique, la lumière, etc) et leur utilisation.
Quand ces trois éléments sont bien agencés, la mise en scène devient intéressante... mais bien entendu, il reste toute la part du talent du metteur en scène lui même, de sa capacité à prendre le leadership de son équipe et de sa propre lecture du travail en cours.

jeudi 12 avril 2012

Les vérités contradictoires de Peter Brook...


Peter Brook, dans son monumental (et fascinant) bouquin L'espace vide (le mien date de 1977, aux Éditions du Seuil), édicte de nombreuses observations sur le théâtre. De nombreuses, profondes et parfois contradictoires constatations. Comme celle-ci qui se retrouve à la page 133:

Le théâtre n'est pas un lieu comme les autres. Il est comme une loupe qui grossit l'image, mais aussi comme une lentille d'optique, qui la réduit. C'est un petit univers, qui risque de s'étriquer encore plus. Il est différent de la vie quotidienne et risque donc d'être coupé de la vie. [...] Le théâtre rétrécit la vie. Il la rétrécit de bien des façons. S'il est difficile de n'avoir qu'un seul but dans la vie, au théâtre il n'y en a qu'un. Dès la première répétition, le but est toujours visible et proche, et chacun s'emploie à l'atteindre. La perspective de la première représentation, avec ses exigences évidentes, force à un travail en commun, à un engagement qui nécessitent une énergie, une attention aux besoins d'autrui que les gouvernements désespèrent de jamais susciter, si ce n'est durant les guerres.


mercredi 11 avril 2012

Fin de session

Affiche: Patricia Boily

Mes étudiants présenteront la semaine prochaine Morceaux de solitude(s) à partir de quelques pièces courtes de Daniel Keene, auteur australien contemporain. 

Il ne s'agit pas d'un spectacle en tant que tel, mais du cours Atelier de production au cours duquel cinq équipes ont choisi leur(s) texte(s), ont élaborer leur discours, ont établi l'esthétique et ont dû intégrer ceux-ci dans un cadre (aire de jeu) imposé. De cette écriture poétique, ils ont développé leur écriture scénique.

Et la solitude... parce qu'en bout de ligne, il s'agit là du thème récurrent entre les pièces, de la ligne directrice qui court du débat à la fin.

Cinq équipes, cinq mises en scène, cinq univers, cinq visions du théâtre: un jeune homme paumé dans une chambre perdue, deux personnages clownesques en quête d'un bon souvenir, trois monologues d'êtres en perte de repères qui s'entrecroisent, deux femmes qui se rencontrent par-delà le temps et qui discutent du passé, un couple pris dans une routine qui les broie...

À voir.

lundi 9 avril 2012

«La Marmite» [Carnet de production]


Ce soir seront réunies les six comédiennes - Andréanne Giguère, Émilie Gilbert-Gagnon, Isabelle Boivin, Valérie Essiambre, Cynthia Bouchard et Marilyne Renaud - qui interprèteront les personnages de La Marmite de Plaute et la metteur en scène, Élaine Juteau, pour la première lecture du texte...Cette rencontre lancera officiellement la production.

Un retour au théâtre antique après Aristophane...

Outre la forme même de ce théâtre (cette écriture pointue et éclatée qui se lit, de nos jours, comme des fragments), c'est, par Plaute, un quasi retour aux sources de la commedia dell'arte (de l'atellane), de la comédie de caractère, du quiproquo qui fera les bons jours du vaudeville. 

Le théâtre latin (bon, le détour sera un peu court... mais quand même) est, en quelque sorte, le dernier théâtre littéraire profane avant le Moyen-Âge où, pendant quelques siècles, il sera relégué aux bouffonneries de foire alors que les mystères religieux reprendront le relais... et un peu plus tard, les farces et les jeux.

Mon choix artistique de programmer ce projet se nourrit donc de toutes ces raisons.

Cependant, il est entendu que nous ne cherchons pas à faire du théâtre archéologique. Non. Et sans tomber dans la contemporanéisation à tout crin, l'objectif est de faire entendre la modernité de ces propos plus que deux fois millénaire.

Les lois du théâtre... selon Meyerhold


Vsevolod Meyerhold par Petr Vil'iams, 1925

J'aime bien - qui, lisant ce blogue régulièrement, l'ignore? - les écrits de Meyerhold (que je connais principalement par les traductions de Béatrice Picon-Vallin). Parce qu'ils me touchent. Parce qu'outre le cliché, ils redonnent véritablement une place prépondérante à la théâtralité. Parce qu'ils donnent, du théâtre, une idée globale (littéraire, sociale, politique, didactique, formelle) résolument artistique.

Voici, tiré de la synthèse meyerholdienne paru dans la collection Mettre en scène chez Actes-Sud-Papiers, un extrait d'un cours donné en 1914 où le maître définit (dans une prose poétique) les grandes lois du théâtre de la convention.

Oui. Le théâtre est un royaume; mais son roi n'est évidemment pas le metteur en scène [...]; il n'en est peut-être que le premier ministre, celui qui connaît les lois mieux que les autres. [...]

Au théâtre, il ne fait pas imiter la vie, parce que la vie au théâtre, tout comme la vie sur un tableau, est particulière, située sur un plan autre que la vie quotidienne.

Au théâtre, point n'est besoin d'imiter la vie en s'efforçant de copier son enveloppe formelle, parce que le théâtre possède ses moyens propres d'expression, qui sont théâtraux, parce que le théâtre dispose d'une langue propre, compréhensible à tous et qui lui permet de s'adresser au public.

Oui, le théâtre à ses lois propres, son code propre. Qui donc a prétendu qu'au théâtre le noir était la couleur du deuil? Non, au théâtre, le deuil peut être rose, et le crêpe noir de la vie symbole de joie suprême.

Le théâtre ignore la perspective géométrique. Car, après une brusque transfiguration, tous les plans se sont rapprochés et tous les objets ont perdu leurs relations habituelles.

Au théâtre, l'espace est sans limites: l'acteur peut s'en aller si loin que même sa voix sonore ne retentira plus.

Et le théâtre peut contraindre le temps à devenir plus lent ou plus rapide. Pendant quelques instants, il peut même le suspendre complètement; une seconde pourra se subdiviser en mille parties, et le balancier d'une horloge se figer, tant il oscillera lentement.

C'est ainsi que, dans toute leur simplicité, les lois du théâtre sont apparues à l'acteur nouveau.

Il s'agit là d'un programme artistique qui donne une importante liberté à tous les créateurs du théâtre... sous-tendu par une exigence de rigueur et de maîtrise de tout instant.

dimanche 8 avril 2012

Le théâtre et l'enfer...


En ce jour de Pâques, voici une petite histoire sur comment et pourquoi le théâtre est-il devenu si néfaste pour l'âme du bon chrétien. Cette description mystico-historique nous vient de Bertrand de la Tour (1700-1780), doyen du chapitre de la cathédrale de Montauban (et apparemment, comme l'indique sa notice publiée plus bas, lié au Québec...), dans son ouvrage Réflexions sur le théâtre (qui peut se retrouver , sur Google Books) paru dans la seconde moitié du XVIIIième siècle.


Un recueil d'Anecdotes ecclésiastiques, que n'a pas dicté la soumission à l'`Église et le respect pour les choses saintes, mais qui renferme plusieurs choses vraies, accuse le théâtre d'être l'auteur de toutes ces rapsodies, qui ne seraient que burlesques si elles n'intéressaient la vertu.[...] Les représentations théâtrales furent ensevelies sous les ruines de l'empire romain et ne reparurent que longtemps après.

 Elles ne se montrèrent d'abord que sous le nom de mystères, sous le voile de la piété. Ces mystères étaient des actions saintes, la vie et la passion de Jésus-Christ, d'où les comédiens prirent le nom de Confrères de la Passion; d'où sont, venues tant de représentations dans l'Église, à Noël, aux Rois, à la semaine sainte, à Pâques, à la Fête-Dieu [...]. Tout cela peu conforme au goût régnant de la philosophie, qui se joue de tout et qui tient à l'irréligion, fort innocent dans son principe, utile même à des peuples dont la piété pure et simple s'en nourrissait avec fruit. Il l'est encore, pourvu qu'on en écarte tout ce que l'imagination bizarre voudrait introduire de puérilités et de bouffonneries, comme elle avait fait dans ces fameuses fêtes des Fous, justement abolies, qui n'étaient qu'un théâtre ambulant dans les processions, adoptées dans les solennités, scandaleusement transportées dans le sanctuaire. Ces fêtes ne furent des folies que parce que c'était l'ouvrage du théâtre qui empoisonne tout ce qu'il touche. 

Comme des démons étaient nommés dans plusieurs mystères, il fallut les faire paraître sur la scène pour jouer leurs rôles: il y eut même divers drames où ils paraissaient seuls; ce qu'on appelait des Diableries, il s'en lit sans nombre [...]. C'était le Théâtre du diable, comme aujourd'hui le Théâtre de la Foire, le Théâtre Italien, qui en un sens en mérite encore mieux le nom. Les anciennes diableries donnaient horreur du vice en le montrant puni par les démons; les nouvelles au contraire favorisent, inspirent, embellissent le vice par les grâces des actrices, les agréments de la poésie, les charmes de la musique, la lubricité de la danse, l'obscénité des décorations, le scandale de l'intrigue et du succès. L'un était une leçon hideuse, mais utile; l'autre une école agréable, mais funeste. Il y avait des grandes et des petites diableries, comme aujourd'hui des grandes et des petites pièces; les petites étaient jouées par deux ou trois diables, les grandes par quatre et quelquefois plus; d'où est venu le proverbe, faire le diable à quatre: car quatre pareils acteurs réunis devaient faire un vacarme effroyable. Ils étaient couverts d'habillements horribles [...]: ils faisaient des hurlements affreux, des mouvements, des convulsions épouvantables, des masques hideux leur couvraient le visage, ils tenaient de grandes fourches, jetaient feu et flammes [...] Ainsi, la scène fait un double mal: elle embellit la fausse religion, le paganisme, c'est-à-dire le vice, et défigure la vraie, le christianisme, c'est-à-dire la vertu.

On prenait un plaisir singulier à ces spectacles, en les représentant dans les maisons particulières: il y avait des diableries de société, comme il y a des théâtres de société, et des proverbes infernaux que jouaient les jeunes gens. Le bas peuple les imita dans la campagne (ces déguisements hideux sont faciles à imiter), et firent des fêtes, d'abord religieuses pour craindre l'enfer, mais qui dégénérèrent en licence et toutes sortes de débauches. On choisissait des forêts, des lieux déserts; on prenait le temps de la nuit pour inspirer plus d'horreur, par la solitude, le silence et les ténèbres, pour être plus libres et mieux cacher les infamies qui s'y introduisirent; on y venait en foule, on y dansait, chantait, s'enivrait; il s'y trouvait des libertins, des mendiants, des voleurs, quelques personnes de bonne foi dont on avait surpris la crédulité : voilà le sabbat. Au retour de ces assemblées nocturnes, chacun, selon son caprice, racontait ce qu'il y avait vu; ce qui forme insensiblement ce corps de créance populaire, qui n'est qu'une folie que l'on doit surtout au théâtre, qui en donna le goût, l'idée et le modèle.

Au théâtre, cette semaine! (du 8 au 14 avril 2012)


 Bon. Maintenant que Jésus est ressuscité, il faudrait bien reprendre un peu le fil des activités théâtrales saguenéennes... à commencer par faire une tour d'horizon du calendrier des prochains jours à venir. Parce que les semaines se suivent... mais ne se ressemblent pas...

Mardi - 10 avril 2012
Théâtre Palace (Arvida), 19h

Les Nouveautés documentaires à Saguenay - qui se donnent pour mandat, comme le nom l'indique, de présenter des documentaires récents - présentent (gratuitement!) Mort subite d'un homme de théâtre... un documentaire axé sur la vie et l'oeuvre de Robert Gravel qui est décédé en 1996. Entre son dernier match dans la L.N.I. et les répétitions de sa dernière pièce : « Thérèse, Tom et Simon… », le film suit Robert Gravel, un homme-théâtre unique et rassembleur qui, par ses créations audacieuses et prophétiques, a écrit une des plus belles pages du théâtre au Québec. À partir de matériel inédit tourné avec Robert Gravel et des extraits de ses pièces, Mort subite d’un homme-théâtre explore les relations souterraines qui révèlent l’homme à travers ses créations.

Jeudi à samedi - 12 au 14 avril 2012
Salle Lionel-Villeneuve, 20h
Troisième semaine de représentations

Le Théâtre Mic Mac présente Albertine en cinq temps de Michel Tremblay, dans une mise en scène de Réjean Gauthier. Albertine règle ses comptes avec elle-même à 30, 40, 50, 60 et 70 ans... Un spectacle dont on dit beaucoup de bien.


Vendredi - 13 avril 2012
Théâtre Palace (Arvida), 20h

et

Samedi - 14 avril 2012
Auditorium d'Alma (Alma), 20h

Diffusion Saguenay (et le lendemain, l'Auditorium d'Alma) présente Le Boss est mort... un spectacle théâtral créé à partir des monologues d'Yvon Deschamps (un sacrilège pour certains dont je suis...) interprété par Benoît Brière.


samedi 7 avril 2012

Méditation


Les acteurs jouent plusieurs rôles,
les rôles jouent plusieurs acteurs.

Cette phrase - de Jean Vitez, dans le second volume de ses Écrits sur le théâtre paru en 1995 - mérite plusieurs lectures et une attention toute particulière. Dans son contexte d'énonciation (où il est question de la déconstruction/reconstruction des traditions), je ne suis pas certain de bien saisir tout ce qu'elle contient, toutes les ouvertures qu'elle donne... mais elle me semble forte et porteuse d'une certaine vérité: le théâtre est - pour emprunter l'expression à un titre d'ouvrage fort intéressant par ailleurs - un éternel éphémère. Les acteurs passent, mais les rôles restent...