dimanche 24 août 2008

La semaine théâtrale [2]

Image tirée du site ArmenBlog

Cette semaine (demain!) marque (enfin!) le retour des étudiants en arts dans la vie saguenéenne. La reprise de la formation, la fermentation artistique, l'ébullition sociale, le renouveau... Bonne rentrée à eux et à tous ceux qui les encadrent! Un souhait pour l'année: que les liens se tissent entre eux (cégeps et université) et le milieu professionnel... après tout, ne sont-ce pas des vases communicants?

Pendant ce temps, au théâtre...

C'est ce soir, à 19h, sur la zone portuaire de Chicoutimi, que Schème Danse donne la dernière présentation publique de l'événement Osez!... C'est gratuit et ça vaut la promenade.

C'est ce soir également (jusqu'à mardi soir....) que le Théâtre du Faux Coffre entame sa seconde semaine de représentations. Pour voir Barabbas dans la Passion, les origines du premier clown noir, reportez-vous à la Salle Murdock du Centre des arts et de la culture à 20h... Peut-être vaudrait-il mieux réserver (le spectacle se termine le 6 septembre et jouera, par conséquent, tous les soirs de la semaine prochaine...), quand l'enthousiasme augmente, il devient difficile de trouver une place: 418-698-3000 poste 6561.

Si vous n'avez pas encore vu le spectacle Les Rois pêcheurs de Jimmy Doucet et de sa bande à la Vieille Pulperie, il ne vous reste que deux chances (à moins qu'il n'y ait des supplémentaires...): mardi et mercredi soir, à 20h. Je dirais que ça vaut le coup pour voir comment un auteur et metteur en scène peut être en symbiose avec son public.

Il s'agit aussi de la dernière semaine avant la tombée de rideau sur L'espace entre nous de La Rubrique, présenté à la Salle Pierrette-Gaudreault (Mont-Jacob) à 20h30... ces mercredi, jeudi, vendredi et samedi...

Alors que les activités estivales tirent à leur fin, le Cirque Akya, le plus grand petit cirque!, s'installent sur la zone portuaire de Chicoutimi, à compter du 29 août jusqu'au 7 septembre pour saluer une rentrée digne de ce nom! L'horaire de cette semaine: vendredi à 20h, samedi à 14h et à 20h).

Bon théâtre!


samedi 23 août 2008

Osez!


Chicoutimi, le Vieux Port... une douzaine de danseurs, une rivière, un paysage magnifique et un coucher de soleil pour une lumière chaude et orangée...

Dans le cadre de l'événement Osez! la compagnie Schème Danse présente - gratuitement et quotidiennement, jusqu'à dimanche soir, 19h! - à la population, le résultat de ce laboratoire intensif sous la direction dynamique d'Hélène Blackburn (chorégraphe réputée originaire de la région, à la tête de la compagnie Cas Public qui se promène un peu partout dans le monde).

Osez! c'est un projet novateur et dynamique qui a vu le jour à Saint-Jean-Port-Joli, il y a 8 ans. Né de l’imagination de la jeune chorégraphe Karine Ledoyen, le concept vise à créer un spectacle de danse contemporaine dans un endroit inédit, en plein air, avec la nature comme décor, dans la lumière du jour tombant, sur le bord d’un cours d’eau. Le défi de cette démarche est de rassembler un groupe de jeunes danseurs, un chorégraphe de métier et des compositeurs-interprètes afin qu’ils créent ensemble une courte forme chorégraphique évolutive en cinq jours.

J'ai assisté à la présentation du jour 3, hier soir. C'est tout simplement fantastique... et pendant 20 minutes - la température estivale aidant... - Chicoutimi semble s'être donné rendez-vous pour un événement attirant.

Tout d'abord le lieu... en quelque sorte le joyau (artificiel) de Chicoutimi, mis en valeur par ce groupe de danseurs fébriles tout de bleu vêtu, lien entre l'eau, le ciel et nous. Puis arrive la chorégraphe au charisme enchanteur, au regard perçant, scrutant chacun des gestes effectués, corrigeant les placements, l'expression, le rythme... sous les tests de sons de deux compositeurs, Guillaume Thibert et Pascal Beaulieu qui donneront le ton à l'ensemble dans des tonalités aqueuses portées par un tempo de vagues et de marées montantes. Et le spectacle commence!

Création appelée à évoluer, à se métamorphoser, à se nourrir de l'éphémère, cette représentation résonne comme une ôde à la vie, à la liberté... et au plaisir de la ville, du plein-air et du contact avec ce public de tout horizon. Déferlement de légèreté et d'appel au dépassement de soi.

Les danseurs: Joanie Boivin-Truchon, Mélisha Dawe, Jérémie Desbiens, Noëlle-Émilie Desbiens, Dany Desjardins, Julie Dubois-Gravel, Philippe Dufresne, Alexandra Jean- Savard, Émilie Girard, Georges-Nicolas Tremblay et Stéphanie Tremblay.

Il reste deux présentations... à ne pas manquer! Ce soir et demain soir, à 19h!

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Vous pouvez lire le compte-rendu publié dans Le Quotidien de ce matin, Exercice relâché, rythmé et urbain, par Isabelle Labrie.

vendredi 22 août 2008

Clin d'oeil aux TH

Il y a quelques jours, Les Têtes Heureuses ont commencé a répéter pour leur nouvelle production, La Cerisaie de Tchekhov, qui sera présentée à compter du 16 octobre 2008... Ce même jour se terminait, à Québec, La Cerisaie du Théâtre des Fonds de Tiroir, mise en scène par le très connu metteur en scène Frédéric Dubois. Il s'agissait alors, si j'ai bien compris, d'une relecture drastique... jouée en plein air (sur le mode déambulatoire). En voici la publicité, pour l'esprit:

Suite de la suite de la suite...

Lu dans La Presse d'hier... Le premier article donne une synthèse de la chose culturelle canadienne... tandis que de l'autre émergent les soupçons et les questions.

Programmes culturels: au-delà des recommandations
(Hugo de GrandPré, La Presse, 21 août 2008)

L'argent de la culture pour faire parader la flamme olympique
(Marc Cassivi, La Presse, 21 août 2008)

jeudi 21 août 2008

À sec...


Olivier Besson, Les Répétitions, p. 433:

Il faudra sans doute un jour parler de la fatigue des répétitions, de la fatigue des metteurs en scène, des acteurs. Elle arrive, inattendue parfois au bout d'années de spectacles, pour peu de temps ou tel un poids qui ne cesse plus de peser, comme un épuisement, non de l'envie de travailler, mais beaucoup plus intimemenet du fait de se sentir vide et à sec. Quelque chose comme une indigestion, une lassitude bien au-delà des errances idéologiques d'une génération de créateurs troublés dans leurs principes mêmes de travail.

Non seulement il faut trouver, mais savoir retrouver. refaire pour inventer, et construire l'invention. [...] Tous les acteurs connaissent les joies de la découverte, et les difficultés de la retrouver afin de pouvoir refaire. L'envie de refaire, aussitôt, et le sentiment déjà de ne reproduire qu'une forme. La reproduisant pour ne pas la perdre, on espère retrouver le chemin qui y a mené. Et plus on refait à vide, plus la voie s'assèche, plus la formee se fossilise, se vide de sa substance. Refaire et ne rien tenir. La même douleur pour le metteur en scène. Et le sentiment que parfois cela tourne à vide, la pensée, les répétitions, le système de production.

[...] Avoir la force de piétiner sans fatigue, de ruminer sans amertume et de ne jamais baisser les bras. Et de travailler ses propres faiblesses, d'aller jusqu'au bout pour construire, même sur du vide de soi-même. Mais sur un vide vivant. Il faut avoir à la fois le désir irrépressible du coureur de 100 mètres, et la ténacité du marathonien. Répéter sans rabâcher, refaire sans faire à nouveau. S'obstineer sans s'entêter, avec souplesse, jamais en force.

[...] En répétition, l'épuisement du désir, c'est la mort du théâtre...

Et vlan!

mercredi 20 août 2008

Théâtre en plein air

Aménagement théâtralo-paysager

Hier avait lieu la première de deux représentations des ateliers du Théâtre Hors du Commun... Il s'agit d'un projet de Sarah Bernard qui, pour occuper son été (l'an dernier...), a choisi de donner des ateliers dehors, dans sa cour arrière, sur une petite scène aménagée à cet effet.

Cette année, neuf participants (groupe hétéroclite de 15 à x années) l'ont suivie... de mai à hier... à raison de deux heures par semaine (le mardi soir... à l'extérieur...) s'essayant, pour la plupart, à l'improvisation, à la scène, à l'apprentissage du texte... dans le plaisir, la convivialité... et la pluie!

Le spectacle consiste en un atelier public de 45 minutes (avec machine rythmique et diverses autres improvisations) suivi de la présentation des scènes travaillées (entres autres avec moi...).

Voici quelques photos:


Photo 1: italienne avant le début du spectacle. Photo 2: l'animatrice, Sarah Bernard.
Photo 3: les participants en attente. Photo 4: improvisation «2 répliques».


Photo 1: Les Boulingrin de Courteline. Photo 2: Le Gora de Courteline.
Photo 3
: Les Voisins de Claude Meunier. Photo 4: Ubu-roi d'Alfred Jarry.


En avant: Angie, Catherine, Marie
En arrière: Aurélie, Carol, Noémie, Fabien, Estelle, Vincent-Éric

mardi 19 août 2008

«Qu'est-ce que la poétique de l'art de l'acteur sur le plateau?»

Didier-Georges Gabily

Cette question (poétique dans le sens de technique), d'une complexe banalité, est posée par Didier-Georges Gabily (un metteur en scène contemporain bien en vue en France) à la page 378 de ce fameux livre sur les répétitions (bien justement titré Les Répétitions) dans lequel je suis plongé à temps partiel depuis... oh... depuis que je subis un état proche des vacances et auquel je fais référence dans ce blogue depuis quelques temps.

Bien entendu, il y a autant de réponses à cette interrogation qu'il y a de façons de faire et de metteurs en scène:

[L'acteur] n'est pas l'acteur de lui-même. Il est l'acteur d'une langue et puis après cela d'une poésie de plateau. Il y a un Autre immense sur le plateau: ce n'est pas le spectateur, c'est le plateau! S'ils (les acteurs) n'apprennent pas à le respirer, s'ils sont trop dans la peur, il y a une chose qui est coupée absolument.

Les meilleures réponses (d'ailleurs, il s'agit, un peu plus haut, de celle de Gabily) devraient être celles des comédiens... j'imagine. Moi, je réfléchis encore.

lundi 18 août 2008

Le «Clown» nouveau est arrivé!


Ça y est, c'est lancé!

Attendu par un peuple fébrile et vendu d'avance, nouveaux messies théâtraux de ce milieu athée, le Théâtre du Faux Coffre présente enfin, jusqu'au 6 septembre (pensez à réserver... car les places devraient s'envoler rapidement!) Barabbas dans la Passion, les origines du premier clown noir.

Spectacle de transition lente mais certaine vers un théâtre sans les Clowns (après tout, n'ont-ils pas été capturés à la fin de Roméo et Juliette...)? Rentreront-ils bientôt dans le moule?

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Avec Barabbas, les Clowns noirs font, cette fois, selon leurs dires, du vrai théâtre: pas de révolte directe (outre une introduction improvisée), pas de mise en contexte élaborée (outre les consignes d'usage, fort réussies)... et surtout, pas d'histoire mettant en vedette ce quinquet pour le moment quatuor. Les Trac, GrossoModo, Diogène et Piédestal ne sont là qu'acteurs, rien de plus! Aux oubliettes la brigade anti-culture (outre Stephen Harper)! Ils se paient le luxe, maintenant un peu subventionnés, de se faire mettre en scène et d'avoir un régisseur.

Que reste-t-il donc, alors, de l'esprit anarchique de ce groupe hors du commun? Beaucoup... différemment exprimé.

Ce spectacle est composé d'une histoire complète et autonome un peu à l'instar de La Farce de Maître Pathelin. À une (grande!) différence près: cette fois-ci, à part un numéro prophétique, les Clowns n'apparaîtront pas et laisseront toute la place aux personnages de la fiction. Pas d'interruption. Pas de décrochages qui ont contibué à la renommée du Faux Coffre.

Le texte de Martin Giguère ne leur fait pas de cadeau. Le but est manifestement ailleurs. De retour (après Job et Onan) dans une relecture biblique, entremêlant comme lui seul sait le faire les mythes et les événements, campant des personnages plus grands que nature, forts tout autant que fragiles, l'auteur crée une fable évangélico-théâtrale autour de la naissance de leur noir ancêtre dans un contexte christique: la naissance de Barabbas; dans l'intimité de Ponce Pilate; aperçu du songe prophétique de Claudia; les marchands du temple; les noces de Cana; la Passion; les miracles, etc. Bourré de références cultuelles et culturelles qui attiseront de plus en plus le plaisir du spectateur, ce texte (où l'on apprend naïvement que Jésus soupa chez Zachée...) est, en quelque sorte, le principal atout de ce spectacle.

Jérôme Sauvion a, quant à lui, eu pour mission la tâche un peu écrasante, de donner forme à cette matière, de reprendre en main une formule déjà éprouvée et de mettre en scène ce nouvel opus. L'effet obtenu est intéressant... surprenant et intéressant. Une mise en place plus ramassée (qui se bonifiera sans doute avec les représentations) et plus précise (d'autant plus que les Clowns n'ont pas à s'occuper de la technique... ce qui en même temps, brise un peu leur magie...), un jeu plus contrôlé (sur des bases, encore une fois, solides et assurées par chaque acteur), bref, un souffle nouveau. Une fougue apprivoisée... que doivent désormais apprivoiser les principaux intéressés.

D'autant plus que l'espace et la technique se complexifient. Après trois ans de jeu et d'exploitation d'une caisse en bois et de multiples accessoires, place aux décors! Un grand (et superbe) rideau de toile bleu, des praticables empilés recouverts d'une bâche, un carré de sable, une chambre à coucher romaine... et divers effets lumineux. L'imagination ne cède encore rien aux contingences du texte... toutefois, le tout se fait avec une propreté nouvelle, une cohésion d'ensemble, une réflexion passant par le même et unique oeil extérieur qu'était le metteur en scène.

Les performances des acteurs sont toujours à la hauteur et procurent encore et toujours au spectateur des rires, des attentes et une joie sans pareille. Trop en parler, dans ce cas-ci, serait trop en dire... Toujours est-il qu'il y a là une jouissance à les voir se faire succéder les personnages plus tordus les uns que les autres. Parmi eux, Christian Ouellet, le Barabbas originel, tire son épingle du jeu avec une aisance et une chimie qui se marient bien avec ses encombrants compagnons.

Oui, Barabbas dans la Passion marque un tournant (durable?) pour les Clowns noirs. S'effaceront-ils de plus en plus pour laisser un jour la place à leurs alter ego? S'assagiront-ils? À suivre... (À lire aussi, sur le blogue de Joël Martel, Le HD, c'est le théâtre)

dimanche 17 août 2008

Quand la culture perd des plumes...


Les nouvelles culturelles se sont littéralement bousculées cette semaine... et ça continue!

Après les annonces successives de coupures sauvages, l'honorable Ministre du Patrimoine canadien, Madame Josée Verner est sortie de son mutisme pour tenter de calmer le jeu... Pendant ce temps, la Ministre de la Culture et des Communication, la très débutante Christine Saint-Pierre lui répond par une missive un peu passive (tiens, la rime est riche! du moins plus que la Culture elle-même...). Le M.A.L. sort de ses gonds. Et l'autre Stéphane canadien, le Dion, reprend le thème à des fins pré-électoralistes (au moins, le sujet surgira-t-il enfin dans le véritable domaine politique... même si le leader est urticairisant!) pour mousser la candidature de son astronaute de candidat.

Pendant ce temps, voici ce qu'écrit Odile Tremblay, dans un édito de la section Culture du Devoir de ce samedi:

ANDOUILLE À ABATTRE

Osons un doute... Et si Stephen Harper n'avait pas pris la peine d'assister à la cérémonie d'ouverture des jeux de Pékin moins pour des motifs politiques que pour ne pas être obligé de se farcir un spectacle au complet...

[...] Sa politique culturelle apparaît aussi cohérente qu'implacable! Contrôler le contenu des oeuvres, éradiquer les têtes trop marginales, inféoder l'art aux visions du parti, comme, sous d'autres horizons, aux heures triomphantes du réalisme socaliste ou du maccarthysme, étouffer les voix fragiles de la relève et de l'expérimentation, empêcher la transmission du savoir, couper les routes de diffusion. [...] Retour à la censure, mais aussi haro sur la culture en général, si ce n'est à des fins de propagande et de divertissement.

[...] Aucune Ministre du Patrimoine, aussi éteinte soit-elle, ne peut en son for intérieur approuver la dislocation des structures culturelles sous sa gouverne, et on a peine à avaler ses arguties. Les directives doivent passer par-dessus la tête d'une ministre de paille, que son chef brûle politiquement comme chair à canon.

[...] Les protestations du milieu artistique à l'égard des suppressions de programmes d'Ottawa se révèlent particulièrement virulentes au Québec. et pour cause... Nous voici les premières victimes des coupes à blanc.

La rogne contre le Québec ne serait pas étrangère à certaines de ces compressions sauvages, de fait. Jean-Paul Picard, le responsable du secteur des arts de la performance chez le bientôt aboli PromArt confiait cette semaine au Globe and Mail que le programme était de toute façon déséquilibré parce que les fonds avaient surtout été versés à des créateurs du Québec. [...] Théâtre, danse, cinéma, etc. Le Québec mène le bal dans tant de secteurs culturels... par sa vitalité, certes, aussi parce que , moins inféodé à la culture américaine que le ROC - barrière de la langue oblige - il peut s'épanouir dans la différence. Alors oui, nous voici frappés de plein fouet.

Oui, ça grouille de partout... Et c'est pas fini... La guerre se prépare.

La semaine théâtrale

Tadeusz Makowski, Teatr dziecięcy, 1931, 54 x 65 cm, Muzeum Narodowe

Bon, cette fois je m'y mets sérieusement... Avec l'arrivée prochaine de la saison automnale, les événements se bousculent et le Théâtre entre en intense activité!

À compter de ce soir, 17 août (dimanche, lundi et mardi) jusqu'au 6 septembre, le Théâtre du Faux Coffre, véritable phénomène artistique dans la région, présente le quatrième opus des Clowns noirs: Barrabas dans la Passion. Le tout se passe à la Salle Murdock du Centre des Arts et de la Culture. Encore pleins de mystères entourent cette fable biblico-ludique... À découvrir pour partir la semaine du bon pied! (À lire, Découvrir les origines du Clown noir, d'Anne-Marie Gravel, Le Quotidien, 14 août 2008.)

Mardi et mercredi soir, Jimmy Doucet (vedette hebdomadaire de la section Arts du Progrès-Dimanche!) donne ses Rois pêcheurs à la Vieille Pulperie de Chicoutimi, à 20h, pour le plaisir de ses spectateurs qui passent là une soirée très drôle.

Ces mêmes soirs, les neufs participants aux ateliers de Sarah Bernard (le Théâtre Hors du Commun, présentent, dans la cour arrière de son nom illustre, le résultat de leur trois mois d'ateliers extérieurs, beau temps, mauvais temps...

De mercredi à samedi, à 20h30, le Théâtre La Rubrique entame sa troisième semaine de représentations de L'espace entre nous, mise en scène par Benoît Lagrandeur, avec Patrice Leblanc, Marie Villeneuve, Martin Gagnon et Sara Simard.

Enfin, Schème-Danse - compagnie de danse contemporaine saguenéenne sise à Montréal... ou presque... - propose au public saguenéen Osez!, un événement en danse contemporaine du 20 au 24 août prochain à 19 h sur la Zone portuaire de Chicoutimi. [...] Le défi de cette démarche est de rassembler un groupe de jeunes danseurs, un chorégraphe de métier (dans ce cas-ci, il s'agit de la très réputée Hélène Blackburn) et des compositeurs-interprètes afin qu’ils créent ensemble une courte forme chorégraphique évolutive en cinq jours. En moins d’une semaine, ces jeunes artistes vont interagir sous la direction du chorégraphe avec l’obligation de présenter, dès le premier soir, vingt minutes de création.

Bonne semaine et allons voir du théâtre!



samedi 16 août 2008

Des hauts et des bas

Portrait de Meyerhold par Petr Vil'iams, 1925

Paroles prononcées par Meyerhold, dans les années 20, qui pourraient et devraient être encore le leitmotiv du théâtre que l'on fait au XXIième siècle:

SI LE THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI NE MEURT PAS, C'EST QU'IL RECÈLE ENCORE DES SÈVES VIVIFIANTES. QU'ON L'ACHÈVE S'IL EST CONDAMNÉ, MAIS QU'ON LE RANIME S'IL EST VIABLE! (Meyerhold, Écrits sur le théâtre Tome II, Éd. L'Âge d'homme, 1974, Lausanne, p.51)

Il est des jours, particulièrement quand on nous annonce des coupures un peu partout dans le domaine culturel, où il me semble être au prise avec un art surrané voire inutile... Fondamentalement, j'y crois. Et pourtant, la raison et la logique se mettent en travers de ma route...

vendredi 15 août 2008

À la suite des autres...

Caricature: Garnotte, Le Devoir, vendredi 15 août 2008

Pour conclure le thème de la semaine, la boucherie culturelle fédérale, quoi de mieux qu'une entrevue avec Josée Verner qui, pour ceux qui l'ignore, est notre digne ministre de la Culture à Ottawa... de son vrai titre, Ministre du Patrimoine canadien, de la Condition féminine et de la Francophonie). C'est donc de son côté que se produisent les exactions financières... alors soit elle les approuve (ce qui est, entre nous, est un peu stupéfiant); soit elle n'a aucun mot à dire et se voit priver de fonds dédiés à la culture (ce qui, entre nous, est encore plus déstabilisant)... Voyons donc ce qu'elle en dit:

Coupes en série: Josée Verner s'explique (Marc Cassivi, La Presse, 15 août 2008)