mercredi 11 mars 2009

To be or not to be


Eh bien... on aurait découvert une peinture représentant le vrai visage de Shakespeare... Cet auteur que d'aucuns croient être un mythe... et qui n'était que représenté posthumement... Cette toile aurait été peinte en 1610, soit six ans avant la mort du père d'Hamlet et de Roméo et Juliette, et dormait - si tant est qu'une toile puisse dormir! - dans une collection privée...

Pour d'autres renseignements, consultez les articles suivants:

Le vrai visage de Shakespeare dévoilé
(Euronews)
Le vrai visage de Shakespeare (RFI)
Le vrai visage de Shakespeare (NouvelObs)

La théâtralité


par Nicolas Evreinoff

«Un jour, qui fut vraiment un beau jour, je compris que sans l'élément théâtral honni par les positivistes du monde, nous risquions véritablement de perdre le goût de l'existence qui deviendrait sans cet épice un plat trop fade pour être avalé. Je compris la raison pour laquelle l'existence de l'homme est transformée, de sa naissance au tombeau; éducation, plaisirs, guerres, exercices de la justice, pompe de la religion, que sont-ce sinon des espèces de représentations? Il est peut-être suspect de considérer la vie à partir de cette théâtralisation, mais concevoir le théâtre à partir de cette conception de la vie n'est pas sans influencer profondément et pratiquement les rapports de la scène et de la réalité.»

La théâtralité est pré-esthétique et non pas esthétique, par la simple raison que la transformation, qui est l'essence de tout art théâtral, est plus primitive, plus facile à réaliser que la formation qui est l'essence des arts esthétiques. Et je crois qu'au commencement de l'histoire de la culture humaine, la théâtralité joua le rôle de pré-art.

Le théâtre, en tant qu'institution permanente, est issu de l'instinct de théâtralité, et non pas de la religion, de la chorégraphie, de l'esthétique, ou de tous les autres sentiments. Psychologiquement parlant, il n' y a qu'un pas de la mascarade de l'homme primitif dans sa vie quotidienne au théâtre dans le sens étroit et technique du mot. En vérité, n'est-il pas naturel que l'homme qui pare à la monotonie de son existence incolore par des spectacles, sous prétexte de mariage, mort, justice, etc..., les organise également sans autre prétexte que celui de prendre plaisir au spectacle lui-même?... D'ici découle l'institution d'acteurs professionnels.

Ce n'est pas le naturalisme, mais la qualité convaincante des choses vues sur scène qui donne naissance aux illusions théâtrales. Ce n'est donc pas le sujet lui-même qui doit être montré au théâtre, mais une image du sjet, non pas de l'action elle-même, mais la représentation de l'action...

Peut-être bien que le réel problème de la scène c'est de donner quelque chose d'aussi éloligné que possible de la vieille et maussade réalité. Mais ce quelque chose de non naturel doit être persuasif, plein de vérité, d'une nouvelle vérité triomphante qui n'a rien à voir avec ce que nous appelons vérité derrière un comptoir de pharmacie, dans une banque ou dans un cabinet d'avocat.

(In Histoire du théâtre russe)

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Je trouvais intéressant ce petit texte d'Evreinoff, auteur dramatique russe, acteur, théoricien et historien de théâtre (1879-1953). D'autant plus que depuis quelques jours, je travaille à l'articulation de mon sujet de recherche pour les études doctorales autour, en quelques sortes, de la théâtralité...

mardi 10 mars 2009

L'ORDRE DU MONDE [carnets]... conclusions

Photographie: Jessica B. Pinard

Semaine stimulante. Enivrante. Épuisante mais si pleine de constats, de réflexions, de questions... D'ailleurs, quelles sont les conclusions à tirer de ce projet?

Quelques mots sur le processus

À la base, il s'agissait de travailler de façon intensive - de mettre un texte nouveau à l'épreuve - avec une équipe interdisicplinaire pour faire de l'exploration, de la recherche sur le vide... ce vide qui sera si difficile par la suite à définir. Et qui peut-être aura aussi un peu faussé et la création, et le débat...

Si le travail intensif, un peu à l'instar du sprinter, permet un investissement total, concentré, de tous les participants... il réduit, en même temps, l'écart et obstrue, en quelques sortes, la prise de recul. Par ailleurs, s'il met de côté le doute, il laisse toutefois bien de la place pour les questionnements. Un positif teinté de négatif... ou vice-versa.

La courte période allouée pour la création est vite apparue insuffisante pour aborder la partie exploratoire (et de recherche) interdisciplinaire... Dans un cadre de «recherche de la recherche», ç'aurait été possible. Dans le cadre d'une recherche d'ordre scénique et textuelle, c'était impensable. Les heures qui passaient rapidement servaient tout juste à la mise en place du contexte de représentation (espace, direction d'acteur, analyse du texte, etc.). Pour en arriver à l'objectif premier, il nous aurait fallu ou bien se lancer directement dans le sujet ou bien d'avoir une seconde semaine pour justement tester, confronter, approfondir, remettre en cause cette mise en scène.

Définitivement, il s'agit (la résidence intensive) d'une formule vraiment intéressante qui demande peut-être un meilleur encadrement, une meilleure définition d'objectifs, mais qui vaut aussi la peine d'être développée (particulièrement le volet visiteurs en cours de création)...

Ce qui différencie le plus ce spectacle de mes productions antérieures (et qui pourrait modifier mes actions futures) serait la façon de travailler...

D'emblée, je fais généralement de la mise en place... de la chorégraphie.

Cette fois, vu le temps et la complexité du texte, j'ai dû faire de la mise en bouche - de la véritable direction d'acteur - pour une mise en scène qui ne répondait pas à une plastique mais plutôt à un état. Il faut dire aussi qu'une large place a été faite à l'aléatoire (dont le canevas de base du dimanche matin...) et à l'improvisation gestuelle. Continuerai-je dans cette direction? Je l'ignore... à voir au prochain rendez-vous...

Quelques mots sur le(s) texte(s)

Souvent, dans les commentaires, la question du lien entre les deux textes fut posée. Pourquoi les accoler l'un à l'autre? De prime abord, il s'agit bel et bien de deux textes différents qui sont séparés et autonomes sur le papier. En tant qu'auteur, j'ai toujours soutenu et cru au fait que chacun parlait, sur un mode différent et avec d'autres exemples, d'un même malaise identitaire... d'une même impression de désenchantement. Sans plus. Peut-être la mise en scène n'a pas permis de relever les similitudes ou de créer une entité, d'accord. Peut-être aurait-ce dû être plus réfléchi.

Je le redis aussi après l'avoir mentionné tout au cours de la semaine, ce n'est pas non plus un texte facile, ni dans le propos, ni dans la forme... Juste pour travailler convenablement la seconde partie monologale (qui dure au moins 30 minutes!), j'aurais pu réserver toute la semaine.

Enfin, le texte n'a pas non plus de message (du moins, pas conscient). Il ne s'agissait pas d'une pièce à thèse et n'a jamais eu aucune prétention d'être une démonstration sociale. C'était un état d'être, une réflexion personnelle, en quelques sortes...

Quelques mots sur le vide

Vide? Désenchantement? Doute? Incommunicabilité? Outre d'être un leitmotiv littéraire, comment s'incrit-il dans la création? En quoi participe-t-il à la réception du spectateur? Comment le définir? Telles sont les multiples questions qui nous ont été posées.

La réponse - pour nous la plus convaincante - réside dans une discussion, le dimanche matin, sur la force du vide: si on prend un vide, qu'on l'enferme, qu'on le compresse, il en résulte une force physique qui tente alors de s'échapper, de s'étendre... Il s'agissait alors pour nous d'atteindre à cette force en tentant de cerner une présence vide, de la contraindre et de la développer (toujours à partir du vide existentiel) pour qu'elle devienne le moteur du jeu. Peut-être, finalement, fût-ce trop ésotérico-théâtral...

Quelques mots sur l'équipe

Ce fut la plus belle réussite de cette résidence que la réunion de cette équipe (tant les comédiens que les concepteurs).

Peut-être a-t-on été heurté de voir cette équipe d'acteurs qui semble n'avoir rien de théâtrale... Eh bien, dommage. Mon choix répondait pourtant à deux objectifs: d'abord faire appel à de nouvelles têtes pour remplir la mission fondamentale du 100 Masques que de permettre des expériences à des gens de la relève... et ensuite, je souhaitais donner leur chance à des gens qui, sans avoir de pratique constante, ont malgré tout un cheminement dramatique consistant et des antécédents, si je puis m'exprimer ainsi, qui leur donne toute légitimité de travailler dans un contexte professionnel.

Il relevait aussi d'un choix conscient que de faire appel à deux conceptrices (Marilyne Renaud et Jessyka Maltais-Jean) qui auraient à mettre à l'avant plan non pas un talent technique mais une sensibilité, un sens créateur différent du mien...

Quelques mots sur la réception

En soit, l'intérêt était généralement marqué plus pour le processus que pour le résultat... quoique celui-ci permit plusieurs discussions, plusieurs interprétations... de la violence conjugale crue à l'incommunicabilité homme-femme; de la désillusion théâtrale au désenchantement socio-historique de la société post-moderne; de

La lourdeur du texte, la mise en espace du public, l'hypnose conjuguée de la goutte d'eau tombant du plafond et du ton lancinant du monologue contribuait à la rébarbativité ressentie par plusieurs. Paradoxalement, ce sont les mêmes ingrédients qui ont fascinés d'autres spectateurs...

Une petite note en terminant: il ne s'agissait pas d'un work in progress mais bien d'une véritable production... avis à tout ceux qui ont eu l'impression d'assister à un atelier...

Quelques mots sur le risque

On a questionné la notion de risque dans ce projet... pour être plus précis, on a regretté son absence... Mais qu'est-ce que le risque? En soit, n'était-ce pas un risque que ce projet?

Je crois, pour ma part, que le risque dans ce type de travail relève de la performativité, de l'acteur-performer... Il a sa place, oui, à un certain niveau... Mais se conjugue mal avec une recherche d'ordre théâtrale, d'ordre sémiologique, conventionnelle qui le vaut tout aussi bien, n'en déplaise aux tenants du postdramatique...

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Si vous avez d'autres questions, des commentaires, des suggestions, vous pouvez les laisser ici.

Fin du projet.

Démonstration de jeu

Petite fable guitryesque sur le jeu de l'acteur... sur un idéal de l'acteur (celui du début du XXième siècle...) qui pourrait toujours avoir encore un certain charme et une certaine portée aujourd'hui... Je l'ai trouvée dans un recueil de textes théâtraux divers (couvrant 2000 ans d'histoires et de révolutions scéniques et de courants différents) fort intéressant d'Odette Aslan, L'Art du Théâtre...


Lucien Guitry disait: «J'ai trois spectateurs. Un qui est sourd comme un tapis, un autre aveugle comme une taupe, et le dernier intelligent plus que personne au monde, fin, sensible, spirituel au-delà de toute attente... Seulement, il ne comprend pas un mot de français.»

Il s'agissait pour lui de convaincre les trois. Et il y parvenait, tenant compte toujours des particularités de chacun. Son visage exprimait tout ce que le sourd n'entendait pas, ses intonations s'adressaient à l'aveugle, et son jeu traduisait tout ce que l'étranger pouvait ne pas saisir.


lundi 9 mars 2009

Profession de foi kantorienne

Tadeusz Kantor, "Master Veit Tout Court C'est Moi (Self-Portrait)" ,
acrylic, marker, pastel, wernix on paper, 01.01.1985, 31,8x21,5 cm,
private collection, deposed in National Museum, Cracow


Voici l'intégral d'un texte (en ayant gardé le plus posible la forme) de Tadeusz Kantor (tiré de Le Théâtre de la mort, éd. L'Âge d'homme, 2004) que j'ai déjà présenté ici, naguère, et que j'aime bien lire de temps en temps pour fouetter mon ardeur théâtral... ou tout au moins, pour tenter, dans ce credo, de prendre conscience d'un tel investissement personnel... Quand l'Art est la seule et unique voie...

Permettez-moi, Juges Suprêmes
de vous présenter mon credo solennel,
mon défi et ma provocation. Je me permets

de vous rappeler que la méthode fondamentale (si je peux

m'exprimer avec autant de pathétique) de mon travail est et était
la fascination par la réalité que j'ai appelée RÉALITÉ DU

RANG LE PLUS BAS. C'est elle qui explique mes tableaux,

mes Emballages, mes Objets Pauvres et ausi mes Personnages

Pauvres,

lesquels comme autant de fils prodigues, retournent dans

la misère à leurs maison natales.

Je voudrais à la fin appliquer cette méthode à moi-même:

Ce n'est pas vrai

que l'homme moderne

est un esprit qui a vaincu

la PEUR...

ce n'est pas vrai...

la PEUR existe:

la peur devant le monde extérieur,

la peur devant notre destin,

devant la mort,

devant l'inconnu,

la peur devant le néant,

devant le vide...


Ce n'est pas vrai

que l'artiste est un héros

ou un conquérant audacieux et intrépide
comme le veut une LÉGENDE conventionnelle...
Croyez-moi

c'est un HOMME PAUVRE

sans armes et sans défense

qui a choisi sa PLACE
face à face avec la PEUR.
En toute conscience!

C'est dans la conscience

que naît la PEUR!


Je suis debout

devant vous

JUGES SÉVÈRES MAIS JUSTES
je suis debout

accusé

et plongé dans ma PEUR...

Et c'est une différence entre les anciens dadaïstes dont je

me sens le descendant et moi:

Levez-vous -
criait Picabia

LE GRAND MOQUEUR -

vous êtes accusés!

Et voici ma correction - aujourd'hui -
à cette invocation autrefois imposante:

C'est moi qui suis jugé et accusé

je suis debout devant vous
et il me faut chercher
des raisons et des preuves
- je ne sais pas -
de mon innocence

ou de ma culpabilité...

Je suis debout,

comme autrefois, comme par le passé,

dans l'école, dans ma classe...

et je dis
j'ai oublié
je savais, je savais,

je vous assure, Mesdames et messieurs...


Un vous assez intéressant... Qui est-il? Qui sont-ils? Jurys? Spectateurs? Amis? Professeurs? Et que faisons-nous dans cette galère?

Nouvelle production


Le Théâtre Mic Mac met la dernière main à sa nouvelle création, de Serge Boucher, une mise en scène de Christian Ouellet. Et, pour illustrer ce bref billet, l'affiche de la production conçue par Christian Roberge.

Samantha oups! - Samantha fait du théâtre

Voici un épisode de cette série comique présentée sur France 2 (et sur VRAK-TV au Québec)...

dimanche 8 mars 2009

L'ORDRE DU MONDE [carnets]


Le chantier s'est clos avec la dernière représentation, hier soir.

Encore beaucoup de questions (tant de notre part que de celle des spectateurs)...

Bon. Cela reste du théâtre disons plus pointu, plus aride... osons le mot: plus hermétique.

Quelques jours de repos avant que de n'entreprendre la synthèse, la réflexion, les conclusions de ces sept derniers jours...

Dodo.

La semaine théâtrale

Peu de choses en vue, si je ne m'abuse, dans le monde dramatique... En fait, il n'y a rien de spécifiquement théâtral. Que de la danse!

Jeudi - 12 mars 2009
Salle Pierrette-Gaudreault, 20h


La Rubrique présente 1,2,3..., une production de Schème-Danse. Soyez prêts pour une soirée consacrée à la danse dans un programme triple! Découvrez l’univers de Dany Desjardins - jeune chorégraphe originaire du Saguenay - avec Shitoi & Dordur, faites la connaissance de Trois grosses laides et voyez Le phénix, la suite de résilience.2-fragments, deux nouvelles pièces de Georges-Nicolas Tremblay. Empruntez les sentiers de la création où toutes les influences sont permises et où tous les langages se croisent : mouvement, texte, gestes, humour, chansons…

Vendredi - 13 mars 2009
Auditorium d'Alma, 20h


Pour voir du théâtre, il faut se déplacer au Lac alors que l'Auditorium d'Alma présente La Casta Flore de Peter Quilter, une production de La Compagnie Jean Duceppe. New York, 1944. Florence Foster Jenkins, reconnue comme « la pire chanteuse du monde » se prépare pour le spectacle qu’elle va donner au Carnegie Hall. Le « tout » New York se déplace autant par curiosité que par admiration. Mais le spectacle sera troublé par des évènements imprévus. Avec Pierrette Robitaille, Stéphane Bellavance, Normand Lévesque, Pauline Martin, Danièle Lorain, Alexandrine Agostini, dans une mise en scène de Monique Duceppe.

samedi 7 mars 2009

L'ORDRE DU MONDE [carnets]


Dernière journée (10h-12h / 12h30-15h)

Le périple achève...

Mais avant que de ne poursuivre avec le déroulement de cette dernière journée, quelques mots sur la représentation d'hier...

Généralement, tout s'est bien passé... mieux passé que la veille. Le texte s'écoutait bien... et était tout là! Le contrôle du spectacle par les comédiens était plus assuré. Bref, le metteur en scène survivait un peu mieux à l'épreuve de la présentation.

Les commentaires qui suivirent allèrent beaucoup dans le champ de l'interprétation (violence conjugale, désenchantement socio-historico-politique, incommunicabilité); dans le questionnement de la (non-)proximité des acteurs et des spectateurs, du dispositif scénique et du ton choisi; dans la réflexion sur ce que ce travail apporte à ma pratique personnelle... Conclusion: le volet exploration ne peut fonctionner dans un si court laps de temps qui ne permet, dans les faits, que l'établissement d'une production...
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Ce jourd'hui, retour en salle pour la dernière fois... avec la fatigue qui incombe à ce projet. Bien que le travail se fit encore une fois dans le plaisir et la générosité de la part de tous, la fébrilité du début de semaine, le plaisir et le doute des jours suivants, la nervosité du soir de la première, les discussions faisaient définitivement place au calme provoqué par l'essoufflement du sprinter... Beaucoup de travail a été abattu au cours de ces quelques jours...

Ce matin, nous avons fait quelques ajustements d'ordre technique - entrées, espace, déplacements autour de l'îlot - puis nous avons entamé une dernière révision de la seconde partie (qui aura été le gros morceau de la semaine) pour y apporter quelques correctifs... le tout dans le but de dynamiser encore plus la production...

Pour le moment, il est 16h18... et nous sommes tous sous nos toits respectifs... dans l'attente de la dernière rencontre publique... Dernière chance!!!

vendredi 6 mars 2009

Au revoir

Photographie prise sur le site de la Fédération de Soccer régionale

Triste nouvelle ce matin dans le Quotidien: le décès de Stan D'Haese, 73 ans... J'ai rencontré Mr. D'Haese lors des présentations à l'UQAC des spectacles de Ghislain Bouchard, Huit femmes et L'Opéra de Quat'sous (et une multitude d'autres... dont La Fabuleuse)... spectacles pour lesquels il concevait et réalisait les décors. Une belle rencontre...

Mes sympathies à toute sa famille et tous ses amis...

L'ORDRE DU MONDE [carnets]


Sixième journée (10h-12h / 13h-17h)

Avant de débuter, un retour était nécessaire sur la représentation d'hier. Remettre les questions et les commentaires en perspective. Faire le tri. Calmer le jeu... Car dans une telle période intensive, les fragilités et les susceptibilités sont amplifiées. Surtout après 6 jours. Dans ce temps, je me rappelle avoir écrit la première partie pour dénoncer le type de comédienne angoissée, incontrôlable (dans le sens de manque de confiance), à cran... Miroir...

Les deux premières heures, nous avons donc repassé la première partie en entier. Juste pour rassurer les comédiennes... tout en précisant (du moins, en le tentant) le ton. Chacune, avec sa propre personnalité, possède un niveau de résistance assez solide. Et quelques unes s'enlisent aussi un peu dans une psychologie malsaine. Contrer l'impression de vide chez elles devient le plus grand défi du moment.

Pause dîner (avec l'aimable générosité du commanditaire du jour: Moustache).

Cet après-midi, nous avons revu en entier la seconde partie, en refaisant une mise en place... toute aussi sommaire soit-elle... qui pourrait aider mieux l'interprète dans l'exécution de son monologue (et pour éviter les blancs de mémoire...).

On attend maintenant pour la représentation de ce soir...