jeudi 30 avril 2009

J'appuie les travailleurs du Réveil


Les 26 travailleurs du Syndicat des Travailleurs des Éditions du Réveil (STER) vous demandent votre appui suite au lock-out décrété par Quebecor le 4 mars dernier.

En premier lieu, nous rappelons qu’en décembre 2008, il y avait au Réveil 80 employés dont une cinquantaine à temps plein oeuvrant à l’encartage, l’expédition, à la production (pressiers, graphistes, journalistes, employés de bureau), aux ventes, et chez les cadres.

Accepter les demandes exigées par Quebecor lors des négociations aurait fait en sorte qu’après la restructuration de l’Employeur, seulement 18 employés, soit 10 représentants commerciaux (qui sont rémunérés à la commission), trois cadres, trois journalistes, une employée de bureau et un graphiste auraient conservé leur emploi. Ça représente pas moins de 62 emplois perdus. De là, la décision des syndiqués du STER de refuser unanimement cette demande de déménager les emplois de l’administration et du montage à l’extérieur de la région.

Pour nous aider à retourner à la table de négociation et convaincre Quebecor que la population régionale tient à conserver ses emplois et non pas les exporter dans les grands centres, nous vous demandons de cesser temporairement toute collaboration avec le journal Le Réveil pendant le conflit de travail. Cette précieuse aide peut se traduire par le non envoi de communiqués, de convocations ou la non participation à des entrevues avec des « journalistes briseurs de grève » du Réveil ainsi qu’au non achat de publicité. Nous pouvons aussi, à votre demande, vous donner des autocollants à placer sur votre boîte aux lettres pour refuser le Journal pendant le journal.

Merci de nous aider à mettre fin à ce lock-out pour finalement permettre au Réveil de poursuivre sa mission de bien vous informer et ce, avec les artisans du Journal qui vous dessert, faut-il le rappeler, depuis 1945.

Merci pour votre appui



Les syndiqués du STER
Dominique Savard
présidente
sterfnc@hotmail.com

Oskar Schlemmer

O. Schlemmer, Diagramme de scène pour Gesture Dance, 1926


[...] Forme et couleur sont les instruments du créateur d'images,
et l'homme et l'espace sont les deux composantes polaires
autour desquelles tourne le monde de la scène!
O. Schlemmer

Des praticiens/théoriciens qui me plaisent, Oskar Schlemmer occupe une place à part... d'abord parce que sa pensée théâtrale est beaucoup plus large que la scène et participe d'une vision globable du monde et des arts, celle du Bauhaus... Sa vision de la scène (du moins, à l'écrit!), me rejoint généralement beaucoup:

Le théâtre, le monde de l'illusion, creuse sa propre tombe en s'efforçant d'atteindre la réalité, et le mime pareillement, en oubliant qu'il est d'abord artifice. Les moyens de tout art sont artificiels et tout art gagne à reconnaître ses moyens et à les affirmer.
(tiré du Programme de la première représentation du Ballet triadique)

Ou encore, cette description de son théâtre idéal:

Le Théâtre:
abstrait, formel et coloré

statique, dynamique et tectonique
mécanique, automatique et électrique
gymnastique, acrobatique et équilibriste
comique, grotesque et burlesque
sérieux, pathétique et monumental
politique, philosophique et métaphysique

mercredi 29 avril 2009

Retour de la Journée Nationale du Sourire


Voilà. C'est fait. Nous sommes tous de retour... Quelle journée!!! En gros, nous aurons vu chacun quelque deux cents étudiants en 3 heures... Aujoud'hui, je sens ma trentaine sous toutes ses courbatures!

Cette journée fut très stimulante... parfois inégale dans la dynamique des groupes, mais somme toute profitable tant pour les enfants, je crois, que pour les animateurs qui devaient se rajuster à chaque vingt minutes! Une bonne formation!!!

Journée du sourire!


Aujourd'hui, à l'école Saint-Joseph de Saint-Ambroise, c'est la Journée du sourire! À la demande d'un professeur (et amie du bacc.) en charge de l'activité, Annick Pedneault, j'ai (pour le Théâtre 100 Masques, en charge de la «programmation»...) réuni sept animateurs pour une journée de speed ateliers (le mot est de Patrice Leblanc)!

Chacun de ceux-ci ont pour mission de préparer un atelier de 25 minutes à partir du thème, qui sera donné à chacun des groupes (de la maternelle à la sixième année). Ainsi, durant la journée scolaire, chaque animateurs reprendra 9 fois son activité!

Les ateliers...

Dario Larouche - Le parachute
Johana Lochon - La photo de famille
Émilie Gilbert-Gagnon - Le non-sourire
Sarah Bernard - Variation sur un thème
Jean-Sébastien Savard - Lypsinc de rires
Sabryna Tremblay - Jongleries
Patrice Leblanc - Le clown

mardi 28 avril 2009

L'improvisation et les jeunes

En avant: Stéphanie, Dahlia, Cloé, Gabrielle et Gabriel
Derrière: Frédérique, Alexandra, Jean-Christophe et Élodie

Hier soir avait lieu la présentation finale de l'atelier régulier (treize semaines à raison d'une heure trente par semaine) du groupe Éveil (8 à 10 ans) du Théâtre 100 Masques.

Sous la direction de Jean-Sébastien Savard, spécialiste de l'improvisation des milieux étudiant et de loisir, dix jeunes se sont frottés à ce genre théâtral qui repose exclusivement sur l'acteur. Dix jeunes qui ont mis de côté (et ce, de façon remarquable!) doutes et pudeur pour se lancer dans le jeu avec enthousiasme et plaisir. Dix jeunes devant trois adultes!!!

D'accord, l'improvisation, avec toutes ses règles et ses mécanismes de construction d'histoires, n'est pas évidente. Mais malgré le manque d'expérience due à leur jeunesse et aux thèmes parfois un peu ardu (L'envers du bon sens, Hurluberlus velus et autres Nuit noire et vent froid), ces jeunes ont su offrir au public présent de bons petits moments.

À les voir aller, on se rend compte de tout le travail qu'il y a derrière les grands improvisateurs!

Quelques minutes avant la représentation... les jeunes, en compagnie des trois adultes qui les accompagneront, tentent de se concentrer.

lundi 27 avril 2009

L'opérette imaginaire

Le cirque I de Sophie Jourdan

Quelques liens vers deux blogueurs saguenéens aguerris qui ont assisté (chose que je n'eus pas le loisir de faire, malheureusement...) à l'Opérette imaginaire de Novarina, la toute dernière production des étudiants du BIA présentée la semaine dernière sous la direction de Jean-Paul Quéinnec:

La Ribouldingue à l'UQAC (Spécial du jour)
Théâtre de cirque, cirque du monde (Jack aime / Jack n'aime pas)

La semaine théâtrale

Après quelques jours dans les boîtes et les déménagements succesifs (je suis désormais un Laterrois!), me revoici pour l'établissement du calendrier de cette semaine:

Lundi, mardi et jeudi - 27, 28 et 30 avril 2009
Centre des arts et de la culture, 19h30, 20h et 20h
C'est la fin de la session d'hiver... Le Théâtre 100 Masques présente donc le résultat de ses ateliers réguliers: groupe Éveil (improvisation sous la direction de Jean-Sébastien Savard), groupe Expression (improvisation sous la direction de Guillaume Vachon), groupe Élite (production sous la direction de Dario Larouche... oups, c'est moi!).

Jeudi à samedi - 30 avril au 2 mai 2009
Salle Lionel-Villeneuve (Roberval), 20h

Le Théâtre Mic Mac entame sa dernière semaine de représentations de de Serge Boucher, une mise en scène de Christian Ouellet. Pour lire quelques détails supplémentaires, feuilletez le Progrès-Dimanche dans lequel paraît une «critique» de la pièce.

vendredi 24 avril 2009

Un peu déconnecté...

Wow... J'ai un peu de difficulté à suivre les événements. Pour des raisons hors de mon contrôle (du moins en fort grandes parties!), je n'aurai vu, cette année, aucun projet de fin de bacc. en théâtre, ni la production étudiante (en cours présentement) et ni (pour mon plus grand regret) la production du Mic Mac qui se termine la semaine prochaine...

Dans un sens, ce recul fait du bien... même si je me sens affreusement coupable de ne pouvoir m'asseoir dans l'une ou l'autre de ces salles... Je me soumets aux contingeances quotidiennes, aux rendez-vous manqués et aux conflits d'horaires que j'eus fort nombreux au cours des derniers mois... Mais ce n'est pas moi qui m'en plaindrai!

Oups... c'est ce que je viens de faire!


Jacques Copeau et la dignité...


Oh... voici ce que Jacques Copeau - l'un des principaux réformateurs français - affirmait* du théâtre de son époque (décidément, je suis dans une période XIXième siècle!) et qui pourrait encore parfois bien s'appliquer de nos jours:

Oublieux de toute recherche de la vérité humaine, le théâtre se ravale au rang de divertissement. Il ne revendique plus la moindre dignité artistique. [...] On peut à bon droit s'étonner que la plupart des critiques professionnels n'aient rien fait pour redresser les jugements, éclairer le public, gourmander auteurs et acteurs. Pour eux non plus, Copeau n'est pas tendre. [...] L'immense majorité des chroniqueurs, ne parlant que de pièces médiocres, se sont efforcés de distinguer des degrés dans cette médiocrité. Ils ont fini par trouver bon ce qui était seulement moins mauvais. [...] Bref, alors qu'ils devaient être les collaborateurs de l'artiste, ils ont eux aussi trahi leur mission, acceptant lâchement le relatif le plus suspect là où Copeau ne rêve que d'absolu.



* en fait, la citation est de Clément Borgal qui rapporte les paroles et, si tant est que faire se peut, l'esprit de Copeau dans son Metteurs en scène (p.12) paru en 1963.

jeudi 23 avril 2009

Le XIXième siècle... suite

Jacques Offenbach l'amuseur du Second Empire.

Pour faire suite à mon billet du mardi 21 avril dernier, voici une description plus critique du théâtre de cette période (1850-1900) tirée d'un recueil de Clément Borgal, Metteurs en scène (Éd. Fernand Lanore, 1963), p.9:

[...] Au XIXième siècle, grâce aux nouveaux moyens de transport, les théâtres parisiens s'emplissaient de provinciaux, pratiquement dépourvus de toute formation artistique ou littéraire. Le commerce, l'industrie fournissaient à de nouvelles classes sociales les possibilités de s'intéresser à des manifestations artistiques, au jugement desquelles elles n'avaient jamais été préparées. Les exigences de ce public inédit se firent de plus en plus impérieuses, les moyens pour le satisfaire de plus en plus grossiers. On soigna les décors, les bruitages. Les ressources de la mise en scène furent exploitées jusqu'au délire. La sensation, l'effet devinrent les seuls mots d'ordre des auteurs aussi bien que des acteurs ou des directeurs de salles. [...]

Pratiquement étrangère, sinon résolument hostile au lyrisme, la génération qui suivit immédiatement le romantisme ne fit qu'accentuer la tendance du théâtre à s'enfermer dans des recherches techniques. Des règles et des préceptes, on tomba jusque dans les «recettes» - recettes au succès garantit d'ailleurs. [...] Par ailleurs, l'époque du Second Empire (1850-1872) fut celle de la facilité, des divertissements mondains. Le théâtre se résigna le plus aisément du monde à devenir l'un de ces derniers, se faisant sans vergogne l'écho de la déliquescence générale des moeurs. Plus de problème moral. Partant, plus de choix, ressort essentiel de la littérature dramatique. Privé de sa véritable raison d'être, le spectacle de la scène ne présenta plus désormais que la caricature de lui-même. Il ne fut plus rien qu'une ombre, une façon de théâtre.

De là la table est mise pour les importantes et nombreuses réformes du début du XXième siècle... et pourtant, il est fascinant de se pencher sur cette époque et de tenter d'y cerner et faire ressortir toutes les bases de notre théâtre occidental...

Les Pleureuses... état d'un calvaire

Derrière: Maryse, Estelle, Catherine, Geneviève
Devant: Gabrielle, Isabelle, Sarah, Christopher
Photographie: Dario Larouche

Voici une photo de mon groupe Élite (mes adultes...) du Théâtre 100 Masques avec lequel je travaille présentement sur Les Pleureuses... et dont l'unique représentation aura lieu la semaine prochaine.

Unique représentation parce que c'est le résultat d'un atelier et non pas une production de la compagnie... Unique représentation aussi parce que ce projet s'est avéré être un véritable calvaire! Malgré le fait que chacune des personnes composant ce groupe est sympathique, l'ensemble fut d'une complexité inextricable: absences répétées, manque d'implication, manquement dans l'apprentissage du texte, déficit d'attention, de concentration... L'intérêt n'a pas su s'imposer... et le plaisir tarde à venir. En treize semaines (en raison de deux heures et demie par séance), que de temps perdus...

Le théâtre, c'est aussi ça... La difficulté d'être... l'impression que le résultat nous échappe et que des murs s'érigent à mesure que d'autres s'effondrent... Un projet qui, bien qu'en soit, le résultat peut être (peut-être!) intéressant, gruge l'énergie plus qu'il n'en donne. Un projet qui ne réussit pas à prendre un élan nécessaire. Un calvaire.

Ceci étant dit, elles sont très bonne et cet atelier offre véritablement de beaux moments! Et je crois fortement aux dernières heures de répétition qu'il nous reste. Une semaine au théâtre est une éternité!

mercredi 22 avril 2009

À tous les étudiants du BIA qui monteront aujourd'hui sur scène...

Pour cette première de l'Opérette Imaginaire de Novarina...

MERDE!


Et cela s'applique aussi à tous ceux qui gravitent autour:
le metteur en scène, les assistantes
et l'omniprésent Nadeau!