mercredi 17 février 2010

Il y a 337 ans...


Il y a 337 ans, le 17 février 1673, disparaissait l'auteur dramatique qui a donné son nom à la langue française... L'illustre Jean-Baptiste Poquelin dit Molière s'éteignait, après avoir donné une ultime représentation de sa nouvelle pièce, Le Malade Imaginaire...

Pour le récit de cette mort théâtrale, je vous invite à lire le billet paru sur le blogue Jack aime/Jack n'aime pas.


mardi 16 février 2010

R.I.P.

Dans le Quotidien, ce matin, côte à côte, en page 2 et 3, deux articles différents... extrêmement différents... et pourtant, qui pose un étrange problème.

On annonce, ce matin, dans le Quotidien, la venue de BODIES, l'exposition de corps plastinés (en soi, fort impressionnante...), ici, à Chicoutimi. Le coup est bon. L'annonce est grandiose. Mais que dire quand on affirme que celle-ci se tiendrait - et je cite! - «dans le cadre de Saguenay Ville Culturelle du Canada 2010» (les mots sont de Yves Hébert, président de Saguenay International)? J'avoue, je cherche le lien... Quel montant est accordé (si montant il y a... car rien ne l'indique) à BODIES par le projet de Capitale Culturelle? Mais, au fond, peu importe. En quelques semaines, la rentabilité devrait être de mise...

On annonce également, ce matin, dans le Quotidien, dans la page d'à-côté, la faillite prochaine de la Coopérative de Développement culturel de Chicoutimi - autrement dit, du Théâtre du Saguenay - entraînée à même la tourmente de l'Opéra Cabaret Urbain! L'année même qu'échoit le titre honorifique de Capitale Culturelle à Saguenay, cette ville perd(rait) son diffuseur majeur? La chose laisse pantois. D'autant plus que depuis août dernier, depuis l'octroi du titre, on n'a de cesse de vanter la vitalité et le dynamisme du milieu culturel saguenéen... tout en se lavant, municipalement parlant, les mains des déboires de cet important et nécessaire organisme de diffusion.

Quel sinistre paradoxe!

Que retiendrons-nous de 2010? Que dans une Capitale Culturelle comme la nôtre, il sera toujours plus rentable (et spectaculaire) de plastiner la Coopérative de Développement culturel de Chicoutimi que de la sauver.
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À lire, sur le site de Radio-Canada, pour un peu plus de détails (notamment sur les plans futurs de la Ville...) , La faillite qui guette...


Dans l'attente de...


C'est la période de l'année où, professionnellement parlant (entendre ici direction d'un organisme culturel!), l'attente est de mise.

Attente de réponses de subventions (qui tardent et qui tardent toujours) au fonctionnement qui influeront sur le développement de l'organisme (et parfois, sur sa viabilité!), le déroulement des activités, le nombre de collaborateurs possibles, les gens en place...

Attente de réponses de subventions au projet qui influeront sur l'ampleur de ceux-ci... quand elles ne les remettent pas tout simplement en question...

Attente de réponses de partenaires financiers majeurs avant la mise en place de moyens de financement selon les montants à combler dans les différents budgets...

Bref, attente de confirmations de toutes sortes et de prises de décisions.

C'est donc avec un pied sur le frein que les journées se passent. On compte les semaines, les jours, les heures, les minutes avant de recevoir la missive (ou le courriel... évolution oblige!) qui tranchera l'avenir. Et c'est le cœur serré, des tremblements dans les mains, le souffle court qu'on la lira...


lundi 15 février 2010

Petite note d'un lundi chargé


En passant, oui, j'ai vu Charles et Berthin, le dernier spectacle du Théâtre La Rubrique. Mais avec le travail amorcé à Roberval et la nouvelle production du Théâtre 100 Masques, je manque un peu de temps... mais je tenterai d'y revenir sous peu!


La Défonce [Carnet de notes]

Fin du Premier écho (Joan Tremblay, Jean-Sébastien Montpetit,
Benoît Brassard, Charles Dubé)
Photographie: Christian Roberge

Fin de semaine laborieuse...

Après un avant-midi de travail sur des scènes précises avec les comédiens (notamment les monologues), nous nous sommes offert le luxe (toujours angoissant) d'un premier enchaînement complet devant quelques invités afin de valider certains choix et le placement en général. Exercice fastidieux et un peu étrange alors que rien ne fait respirer cette production, aucun changement d'espace, aucun changement d'éclairage, aucune musique... La matière s'avère dense, brute et, finalement, un peu confondante... Mais bon. L'effort en vaut la peine et le résultat est encourageant! Je le redis, je crois avoir la distribution idéale pour ce spectacle.

L'écueil est plutôt survenu le lendemain, dimanche.

La veille au matin, nous sommes arrivés dans la salle avec les huit grands panneaux d'installés. Comme le temps nous manquait avant l'enchaînement, nous avons fait celui-ci sans utiliser ces éléments scénographiques.

Ainsi donc, dimanche, la mise en place technique de ceux-ci devait constituer le travail central de la journée. Rapidement, le doute s'installe. Non pas sur la qualité et la fonction de la conception. L'idée demeure, à mon sens, efficace, dynamique et intéressante. Toutefois, la matière utilisée pour les panneaux (polythène) pose problème... par son manque de transparence, son opacité.


Photographie: Christian Roberge

Dès le départ, nous nous sommes dit que nous assumions le fait que des spectateurs aient la vue obstruée par ces panneaux, à condition que cette obstruction amène un plus au spectacle, rehausse la production. Que l'obstacle devienne une qualité... mais pour l'instant, la question se pose. Si deux panneaux se superposent (ce qui arrive selon le lieu où l'on s'asseoit!), le spectateur perd toute visibilité...

C'est avec ces réflexions (surtout pour trouver éventuellement des solutions de rechange si le concepteur de lumière émet de réserves sur la transparence recherchée) que nous avons terminé le travail de cette quatrième fin de semaine... car oui, nous en sommes à la moitié du travail.

dimanche 14 février 2010

Au théâtre, cette semaine! (du 14 au 20 février 2010)


Cette semaine, à l'agenda... beaucoup de trucs... en grande partie parce que débute le Festival des étudiants en arts de l'UQAC, Chantiers ouverts (le calendrier complet est ici).

De mardi à jeudi - du 16 au 18 février 2010
Petit Théâtre , UQAC (Chic.), 20h30

Dans le cadre de Chantiers ouverts, présentation de La dernière bataille d'Isonzo d'Howard Barker, un projet de Carolyne Gauthier (qui joue dedans) mis en scène par Erika Brisson.

De merc. à vend. - du 17 au 19 février 2010
Studio-théâtre, UQAC (Chic.), 19h


Le projet Concassées (toujours dans le cadre de Chantiers ouverts) est une création théâtrale collective ayant comme point de départ le thème de l’invisibilité. Le travail d’écriture scénique s’est fait directement sur le plateau par un processus d’improvisation. Le résultat est une suite de tableaux poétiques et chaotiques intégrant images vidéographiques et actions performatives. La scène devient un espace ouvert dans lequel actrices et matériaux risquent de se perdre. Un projet de Maud Cournoyer et Andrée-Anne Giguère.

De merc. à vend. - du 17 au 19 février 2010
Salle Murdock (Chic.), 20h

Les lectures de Diogène... le premier des quatre solos prévus par le Théâtre du Faux Coffre pour, d'une part, célébrer son cinquième anniversaire; d'autre part, pour amasser des fonds dans le but de réaliser un court-métrage avec ses noires vedettes.

Vendredi - 19 février 2010
Auditorium d'Alma, 20h


L'Auditorium d'Alma présente Scotstown de et avec Fabien Cloutier. Cinq contes crus, drôles et provocants, qui vous proposent une virée hallucinatoire dans ce que la mythologie québécoise a de plus pittoresque. Avec Scotstown, vous vivrez de mémorables saouleries, vous ferez des rencontres surnaturelles et vous découvrirez des personnages attachants et d’autres… peu rassurants. (plus de détails)

En gros, c'est ce que je sais... Si j'oublie des trucs... qu'on me le fasse savoir!

vendredi 12 février 2010

La Défonce [Carnet de notes]


Je rencontre, dans quelques instants, Alexandre Nadeau, concepteur d'éclairage attitré à La Défonce... nouvelle production du Mic Mac... pour une première rencontre d'usage: description de la pièce, de la construction du texte, du concept de scénographie et des possibilités déjà évoquées.

Discussions donc, explications, souhaits... telle sera la nature de cette réunion.

En gros, il s'agit de tracer les grandes lignes de cet élément esthétique qui devra, dans ce cas précis, avec ce type de scénographie omniprésente, servir à faire ressortir les comédiens, envers et contre les panneaux coulissants!

Par ailleurs, ce sera une bonne façon de replonger dans ce projet pour entreprendre cette quatrième fin de semaine (et déjà la moitié des répétitions seront passées!).

jeudi 11 février 2010

Moment de réflexion


Après déjà plusieurs mois (30, si je compte bien!) à bloguer sur et pour le théâtre, je crois pas mal avoir fait le tour de la question: les sujets sont effectivement de plus en plus difficiles à trouver...

Pour m'aider, à défaut de recevoir des commentaires (bon, j'attends quelques remarques sarcastiques ici...) qui pourraient parfois provoquer de véritables échanges, je propose, dans la colonne de gauche, un petit sondage portant sur - disons! - les rubriques préférées des passants dans cet espace.


La scène comme un lieu aliénant...

Romeo Castellucci (photo tirée du site suivant)

Se trouver sur une scène est un geste de pure communication, c'est un geste violent. Monter sur une scène est un des gestes les plus radicaux qu'un homme puisse faire. Oui, le problème médullaire de l'acteur est l'exposition. Offrir son visage au monde, c'est de l'exhibition pure; en effet, il n'y a aucun discours qui peut régir la passion d'un visage. C'est un problème d'émerveillement, alors que la science de la profession essaie souvent de masquer l'effroi que la scène provoque, là où en revanche il n'y a rien à masquer. La scène est un lieu aliénant, et c'est pour cela qu'elle m'attire; il faut en avoir une conscience.

Romeo Castelluci

J'aime et admire ce genre d'engagement excessif pour le théâtre... et alors, je regarde le mien et le trouve bien fade.



mercredi 10 février 2010

«Concerto pour toussottements et papiers froissés»

Assis dans une salle de spectacle, quoi de plus frustrant que les faits décrits par Dario Fo dans Le gai savoir de l'acteur (paru en 1990 et traduit ici par Valeria Tasca):

Dans le théâtre sérieux, n'allez pas croire que la réaction du public ne soit pas perceptible. D'abord il y a le silence, et le moindre murmure ou frisson fait comprendre si on est ou non dans le droit chemin. Les sièges grincent ou les pas de ceux qui s'en vont sont un signal infaillible. De mauvais esprits prétendent qu'on a introduit moquette et velours pour éviter aux acteurs la honte de s'apercevoir que le public s'ennuie. Autre signal, la toux... pire que les sifflets et bruits de bouche divers. Quand le public commence à tousser, on peut déclarer forfait et renoncer à jouer. Des gens qui n'ont jamais eu un rhume de leur vie, dès qu'ils arrivent au théâtre, ont des accès de toux et des chats dans la gorge. Il y a aussi les papiers de bonbons: quand on s'ennuie, on fouille dans ses poches ou dans son sac, et on retrouve toujours le bonbon datant de 1932 qu'on se met à dépiauter, cric, cric, crac, en faisant un bruit tel qu'on le croirait enveloppé dans de la tôle.

Qui n'a pas vécu cette horreur auditive - qu'il soit comédien ou spectateur? Et on nous fait grâce des discussions entre madame et monsieur qui reconnaissent l'acteur ou pour qui une réplique a été échappée. On y passe sous silence (c'est le cas de le dire), de la volée des programmes qui crépitent de toute part. Quiconque fréquente les salles de spectacles a des anecdotes du genre!

Et pourtant... nos publics d'aujourd'hui sont, apparemment, moins bruyants que ceux de l'ancien temps!


mardi 9 février 2010

Le Théâtre 100 Masques présente son laboratoire annuel...


Qu’est-ce qu’un impromptu? C’est, selon le Littré, tout ce qui se fait sur-le-champ et sans préparation.

C’est donc à partir de ce concept de base que le Théâtre 100 Masques propose, du 2 au 5 mars 2010, à la salle Murdock, à 20h, comme laboratoire annuel ses Impromptus scéniques… des improvisations dirigées de longue durée mettant en scène l’imagination créatrice de ses artisans!

Projet ambitieux qui réunira près de vingt-cinq artistes pour quatre représentations sans filet...

Au départ, quatre équipes – composées de 4 comédiens – pour quatre soirées où elles devront relever un défi de taille : improviser (avec contenu et développement!) pendant 1h15 au moins sur un canevas élaboré par un maître de jeu… canevas présenté le jour même aux comédiens qui disposent alors de 11 heures pour se préparer! Imposition de thèmes, de style, de formes, d’actions à poser… voire même de textes! Au théâtre, tout est possible!

Vous ne savez pas ce que vous viendrez voir...
ils ne savent pas encore ce qu'ils vont vous montrer!
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Direction artistique : Émilie JEAN et Dario LAROUCHE

Artistes invités : Erika BRISSON, Catherine CÔTÉ, Martin GIGUÈRE, Émilie GILBERT-GAGNON, Marie-Ève GRAVEL, Frédéric JEAN, Simon LANDRY-DÉSY, Marie-Noëlle LAPOINTE, Josée LAPORTE, Alexandre LAROUCHE, Anick MARTEL, Vincent NOLIN-BOUCHARD, Mélanie POTVIN, Marilyne RENAUD, Jean-Sébastien SAVARD, Patrick SIMARD, Moïra SHEFFER-PINEAULT, Pierre TREMBLAY, Valérie TREMBLAY, Mélissa VALIQUETTE

Entrée: 8$ par représentation
Passeport en prévente: 20$

Pour information: 418-698-3895

Le goût du Théâtre...


Je viens de mettre la main sur ce petit ouvrage, ce petit recueil de différents textes colligés par Sandrine Fillipetti et paru en 2009 au Mercure de France.

Qu'est-ce que le théâtre? Et ainsi répond la quatrième de couverture... Pour Molière, c'est l'«étrange entreprise [...] de faire rire les honnêtes gens». Victor Hugo y voit un art qui «doit faire de la pensée le pain de la foule», et Louis Jouvet «un objet qui soit comme un vrai objet et qui soit faux». Siècle après siècle, le théâtre fourmille de trajectoires romanesques en diable, de songes et de rêveries, de conflits et de complots, de drames et de passions. Témoin de l'Histoire, du temps, de l'évolution des moeurs et des révolutions esthétiques, il secoue, provoque, séduit, traite d'à peu près tout et cultive aussi bien la surprise que l'émerveillement. Flânerie à travers les rages et les espoirs de quelques caractères bien trempés qui n'ont jamais sacrifié leur talent au moule du conformisme.

Ce recueil, d'à peine une centaine de pages, réunit les plus grands artisans du théâtre: Sarah Bernhardt, Stanislawski, Guitry, Vilar, Barrault, Copeau, Strelher, Fo, Novarina, Diderot, Marmontel, Hugo, Artaud, etc...

Quelques moments de plaisir en perspective que de lire ces pages sur le théâtre!