dimanche 25 juillet 2010

Le Panégyrique des donateurs 2010 présenté en prologue de «L'Assemblée des femmes»


Voici le Panégyrique des donateurs 2010 qui (comme le terme de panégyrique le souligne bien) rend hommage aux 92 entreprises, commerces et particuliers soutenant la production de cette année:

Mesdames et messieurs, bonsoir…

Ce soir, pour votre plus grand plaisir, le Théâtre 100 Masques devient un émule de Distribution DDM et distribue, non pas de l’outillage, mais des rires en conviant, dans son décor (gracieuseté de B.M.R), le grand dramaturge antique, Aristophane, considéré par plusieurs (et bientôt par Mona Lessard, conseillère financier, Marie-Josée Tremblay, femme au foyer et André Poitras et associés) comme le «Molière des Athéniens».

Né au Vième siècle avant Jésus-Christ (et décédé au milieu du IVième sans les services de Gravel et fils…), soit quelques siècles après l’invention de la roue qui fait désormais les beaux jours de Pneus R.Guay et, par extension un peu tirée par les cheveux, de Paco, Saguenay Volks Wagen, Pièces d’auto PL, Lebeau vitre d’auto, Garage Racine et Location Talbot… bien avant – inutile de le dire mais faisons-le tout de même – l’invention de l’électricité et donc, avant l’entrée en scène des distributeurs de matériaux électriques tels Franklin Empire, Wesco, Nedco, Westburne, Lumen et Guillevin international… Bien avant tout ça, Aristophane s’est fait, à l’instar de Vitrerie commerciale, le miroir de son époque.

Sous sa plume acérée, tous y passent ! On y brocarde les politiciens - que se le tienne pour dit M. Sylvain Gaudreault, député de Jonquière. On y raille les tribunaux, les avocats, et autres officiers publics – attention donc à tous les gens des cabinets de Gauthier-Bédard, de Me Éric Gagnon ou du bureau de Marc Beaulieu, notaire. On se moque des trésoreries et des calculs – nos respects, en passant, aux Boivin Darveau Boily, comptables agréés tout comme Deloitte, Desjardins, la Banque de Montréal et Gescobec. On se rit, enfin, des auteurs de l’époque qui n’ont pas eu la chance de se voir publier par JCL mais qui, encore de nos jours, voient leurs œuvres garnir, à coup de dizaine de copies comme s’ils sortaient des imprimantes de ICLT, les rayons de la libraire Les Bouquinistes et les cahiers scolaires des étudiants du Cégep de Jonquière.

Bref, Aristophane est cynique, licencieux, paillard… voire obsène… se prêtant volontiers à noircir la cour de ses compatriotes ainsi que le fait Jean-Yves Laberge Asphalte pour amuser et faire se nettoyer l’âme humaine… chose qu’ont repris à leur compte Produits sanitaire Lépine

Les comédies de l’époque antique ont une MégaForme bien précise qu’il faut connaître pour en apprécier toutes les subtilités malgré ce semblant de Division MS : une première partie, longue et étoffée (semblable en cela à un contrat de l’Industrielle Alliance), fournit, pareillement à la Serrurerie YC Fillion, des clés pour les scènes à venir ou, plus exactement, fournit, comme sait si bien le faire BGR Tuyauterie, des tuyaux pour comprendre les actions. Parce qu’après cette longue première scène qui se développe sans Urgence courrier colis Cargo, deux ou trois autres la suivent, apparemment sans liens notables comme si nous faisions se suivre sans plus d’explications et GP Personnel, et Simplex, et Spécialités YG et CanMec… Avouez que c’est confondant…

Dans «L’Assemblée des femmes», il y aura donc un long début complété par trois scènes plus concises avant que de n’aborder une finale expéditive. Et comment cela se passait-il? Fermez-vous les yeux et ouvrez les Portes Balzac du souvenir sous les lentilles pénétrantes de la Lunetterie F. Farhat. Flashback documentaire parfait pour Télé-Boréale productions!

Les spectacles étaient présentés à l’extérieur, sous la lumière non pas de Luminaire expert mais bien de celle du soleil, dans un amphithéâtre creusé à même une falaise… un peu comme si, les Immeubles Murdock ou les Services Immobiliers Saguenay, après avoir fait affaire avec Taillon, Savard arpenteurs et avoir remis le tout entre les mains de Luc Fortin achitecte, du Groupe Conseil Perrier de Cégertec de Cégerco et d’Unigec décidaient de creuser, avec l’aide d’Intercité, le Parc National du Mont Vallin pour se construire une nouvelle salle de spectacle. «Quelle merveille!» s’écrirait sûrement ou l’Hôtel du Fjord ou Le Montagnais ou les Promenades Talbot qui décideraient peut-être d’ainsi se relocaliser!

En guise de décors, la simplicité! Une baraque en bois colorée qui ferme l’espace, une scène centrale et de la machinerie théâtrale sont installées en permanence pour recevoir les chœur et les protagonistes dans ce cadre bucolique… S’ils le voulaient, Fermo peintre, Peinture LSB, Philippe Trépanier acier d’armature, Spectube, Fonderie Saguenay, Pro-Sag mécanique, les Industries DODEC ou les Industries LD pourraient assurément reprendre le concept… Semons l’idée… et espérons que J.-Euclide Perron la fasse germer!

À cette époque, les comédiens, que des hommes, de Gromec, faisaient tous les personnages, vêtues de tuniques, de cothurnes et de masques colorés. Pour bien identifier le sexe de ceux-ci, puisque n’existait pas encore Métal identification incorporé, des prothèse les caractérisaient : phallus, fesses, poitrines… Nous, nous ne convoquerons que des femmes, et en guise de masques, elles se maquilleront dignement, se brunissant le teint, comme les clientes du salon d’esthétique Noëlla/Escale au soleil, se blanchissant les dents à l’instar des patients de la Clinique dentaire Marc Desautels, se parant de fleurs fraîches des Serres Louise Turcotte. Et non, comme tunique, nous n’utiliserons pas de laine de la Bergerie du Fjord. Ce serait trop chaud. Les tissus viendront plutôt de chez Croft.

Enfin, il faut garder à l’esprit qu’à l’époque, les pièces de théâtre étaient présentées de deux à trois fois l’an, et que celles-ci étaient l’occasion de grandes fêtes citoyennes et de banquets orgiaques digne des comptoirs de Corneau Cantin et des Produits alimentaires PAG. Pour rester dans cet esprit antique, nous souhaiterions vous convier, après la représentation, soit au Restaurant le Tremblay, au Buffet Parfum d’Asie, chez Boris Biscotti, chez Moustache, chez Passion Café, au Spag ou à la Cuisine… malheureusement, malgré tous les généreux donateurs de 2010, ce vœu pieu dépasse et de loin nos moyens financiers…

Qu’importe. Réussirons-nous de la même manière que Chauffage Moderne à réchauffer la salle, par ce spectacle, avec autant de facilité que les pros du loisirs Équipement Villeneuve? Nous le saurons bientôt! Bon spectacle!!!

Au théâtre, cette semaine! (du 25 au 31 juillet 2010)

Plan du théâtre d'Épidaure,
clin d'oeil au Théâtre 100 Masques qui termine aujourd'hui sa production estivale 2010!

Encore une fois, les activités s'accumulent dans les agendas de spectateurs consciencieux de passer de belles soirées d'été dans une salle, devant des comédiens généreux, etc. Cette semaine (ma dernière avant que de ne partir en vacances... donc les autres suivantes), il y a donc:

Ce soir - 25 juillet 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Le Théâtre 100 Masques tire sa révérence du grand concert des spectacles estivaux en présentant (à guichet fermé) la dernière représentation de L'Assemblée des femmes. Merci, en passant, à tous ceux qui ont assisté au spectacle.

De dim. à merc. - du 25 au 28 juillet 2010
Hotel du Jardin (St-Félicien), 20h

Reprise des représentations de Belle Famille, une mise en scène de Christian Ouellet (avec, entres autres, Pierre Tremblay et Anne Verreault). Toe, un tueur à gage sans envergure a pour mission de liquider Marie-Chantal Comeau, l'ancienne maîtresse d'un célèbre parrain de la mafia. Une fois rendu chez elle, Toe découvre qu'elle a pris la poudre d'escampette. La situation se complique quand il fait la connaissance de Denise et de Valérie (la mère et la soeur de Marie-Chantale) qui ignorent tout des activités illicites de Marie-Chantale et prennent Toe pour son amoureux.

Mardi et merc. - les 27 et 28 juillet 2010
Pulperie (Chicoutimi), 20h

Reprise des représentaitons de Mamie Fly, le nouveau théâtre d'été de la Pulperie, toujours écrit et mis en scène par Jimmy Doucet, avec, entres autres, Émilie Gilbert-Gagnon et Isabelle Boivin.

Mardi à samedi - du 25 juin au 22 août 2010
Dam-en-terre (Alma), 20h (?)

Poursuite de la saison estivale à la Dam-en-terre avec la présentation de Dentelle et Diesel : Un chalet rustique près d'un lac. Une carriériste contrôleuse et un avocat anxieux attendant leur premier enfant. L'arrivée d'un beau-père provocateur et d'une ex-blonde un peu trop sexy voulant récupérer son homme. Un tourbillon de rebondissments qui bouscule les valeurs! C'est dans cette pièce que jouent Réjean Vallée, Valérie Laroche et Patrick Ouellet qui ont tous joué pour les Têtes Heureuses.

Merc., ven. et sam. - 28, 30 et 31 juillet 2010
Palais Municipal (La Baie), 19h30

Reprise des représentations de Les aventures d'un Flo. Pour plus de détails sur le calendrier (beaucoup moins garni que par le passé) et sur les nouveaux accommodement (prix baissés, nouveaux forfaits, spectacle moins long et moins «artistique»!), visiter le site de l'institution ().


De merc. à sam. - du
28 au 31 juillet 2010
Côté-Cour (Jonquière), 20h30

Le Collectif À Tour d'Rôle (Maud, Guylaine, Vicky et Michel) se donne en supplémentaire et présente la seconde année de son cabaret burlesque À tour d'rôles. Dernière série! Réservez!!!
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Outre ce dernier spectacle, il faut noter que tous les autres (Mamie Fly, Dentelle et Diesel, Les aventures d'un Flo, Belle Famille) se poursuivront encore, pour la plupart, jusqu'à la fin août... et qu'un autre spectacle prendra l'affiche entre le 1er et le 11 août prochain, Le Cantique des Cantiques, présenté à la Pulperie... un spectacle en chantier depuis déjà quelques années, mis en scène par Patrice Tremblay. Malheureusement, je le manquerai...

Voilà. Si j'oublie des trucs, qu'on me le fasse savoir!

samedi 24 juillet 2010

La sentinelle

Voici un petit documentaire (5 minutes), La Sentinelle, réalisé par Claude Guilmain en 2010 qui retrace le parcours théâtral de la grande comédienne Françoise Faucher... Les quelques répliques dites en ouverture (peut-être la façon la plus magnifique de les dire!) sont tirées de L'Échange, de Claudel.

À la fin de ce petit documentaire, Mme Faucher donne une belle et inspirante définition de la servante, de cette lampe qui veille entre les représentations.


vendredi 23 juillet 2010

Une finale qui détonne

Une scène suscite beaucoup de questions dans L'Assemblée des femmes. Il s'agit de la finale... de cette finale que nous avons pris le parti d'intituler Évoé!, de ce cri de joie poussé par les bacchantes en l'honneur de Dionysos ou Bacchus (réf.: www.mediadico.com/dictionnaire).

Deux choses principalement étonnent (et détonnent!): qui est cette femme, cette servante qui prend soudainement toute la scène... et qu'elle est la teneur de ce discours?

D'une part, dans la comédie antique, la forme diffère du théâtre que nous connaissons. Il ne faut pas s'attendre d'avoir une finale qui fait un lien qui boucle la boucle de l'intrigue ou qui revient sur le spectacle. Je le redis, la première heure constitue la pièce en tant que telle... et les trois scène squi suivent ne sont que des conséquences. Il ne faut donc pas s'attendre à assister à un banquet orgiaque. Cette scène est un discours adressé directement au spectateur, au juge qui, à l'époque, désignait le gagnant de ce grand concours dramatique annuel (voilà, par ailleurs, une définition de la parabase). D'où la raison qu'il n'y a pas de retour, ni de montée (par rapport à la scène précédente). L'attente d'une finale flamboyante et emportée est - bien que tout y prêterait avantage dans le cas présent - une idée plus contemporaine, relicat de la pièce bien faite.

Quant aux personnages... Oui, il y a une servante... sortie d'on ne sait où... et un choeur de citoyens (dans ce cas-ci les femmes) qui vient, en quelques sortes, saluer le public. De Praxagora, l'héroïne principale? Pas ou peu de mots (la diatribe dans laquelle elle se lance ne lui appartient pas dans la version originale).

Voilà ce que je voulais dire depuis déjà quelques jours...

jeudi 22 juillet 2010

Laisser son cerveau au vestiaire...


S'il est un concept qui me fait frémir et lever le poil sur les bras lorsque je l'entends c'est laisser son cerveau au vestiaire (ou n'importe où ailleurs!) quand il s'agit (souvent) de théâtres d'été, de ce type de théâtre qui ne demande, en d'autres termes, aucun effort pour le spectateur.

J'ai un grave problème avec cette notion du «sans effort» qui attire la foule. Comme si se questionner au cours d'une représentation, réfléchir, faire sens, devenaient une tare.

Encore une fois, ce sont deux conceptions du monde théâtral qui s'affrontent: l'art comme miroir du monde ou l'art comme divertissement.

mercredi 21 juillet 2010

Le déclin des grands spectacles ou quand les plus petits se plaignent des plus gros


La nouvelle est tombée hier soir et a continué tout le jour à faire la manchette: la Corporation des Légendes Fantastiques a affirmé qu'elle mettait un terme (prématuré) à son grand spectacle, AO, afin de contrer un important déficit annoncé.

De partout dans la province, les grands spectacles tirent la sonnette d'alarme: sans financement des gouvernements, AO ne sera que le premier tombé dans une hécatombe prévisible. La cause selon eux (et selon les gestionnaire du Palais Municipal de La Baie, et, par extension, des Aventures d'un Flo)? Toutes ces grandes organisations qui peuvent désormais offrir à la population des spectacles gratuits...

Ces plaintes du «on donne plus à eux qu'à nous» ressemblent, quand on y repense bien, aux mêmes récriminations qu'ont les petits organismes devant ces mêmes produits d'appels (en danger) qui drainent pourtant les enveloppes budgétaires culturelles des administrations municipales. À chacun ses maux, serait-on tenté de répondre... et il y en aura toujours de plus grand que soi qui portera ombrage!

Peut-être, pourtant, ces grands spectacles se sont-ils eux-mêmes pris au piège... Surabondance du concept (qui en perd malheureusement son originalité et son pouvoir d'attraction), augmentation exorbitante des prix d'entrées, surexploitation des filons qui perd en qualité ce qu'elle gagne en grosseur, perte de sens...

Oui, la sonnette d'alarme retentit et oui, il serait malheureux de perdre ces œuvres majeures... mais cet effort des gouvernements qu'ils demandent peut-il être envisageable sans qu'à côté, on écrase ce qui tente de survivre?

L'Assemblée des femmes... ou ce qu'on en dit

Voici, en lien, un commentaire d'un spectateur (et fidèle blogueur) qu'il a publié sur son propre espace, Jack aime/Jack n'aime pas et qu'il intitule Les femmes qui jouent les hommes.
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Voici encore, en lien, le commentaire d'une autre spectatrice (et non moins fidèle blogueuse) qu'elle a publié sur son propre espace, Spécial du jour et qu'elle intitule Femmes au pouvoir.

Supplémentaires!


Devant le succès remporté par l'édition actuelle, on annonce une semaine de supplémentaires pour le Cabaret À tour d'rôles, qui outre les représentations de cette semaine (de mercredi à samedi), sera également présenté la semaine prochaine, les mêmes jours, à 20h30, au Côté-Cour de Jonquière!

À tous ceux qui n'ont pas encore fait acte de présence, on vous y attend!!!

mardi 20 juillet 2010

Mise en garde meyerholdienne...


Pour terminer en beauté cette année théâtrale (enfin... d'ici quelques jours!) et aussi pour tourner la page sur quelques controverses, quoi de mieux qu'une nouvelle plongée dans l'oeuvre de Meyerhold (et ce n'est qu'un début... car quel plaisir que de posséder les quatre tomes de ses écrits!) pour se retrouver, se rassurer, se consoler, se consolider? Rien.

Le plus dangereux pour le théâtre, c'est de servir les goûts bourgeois de la foule. Il ne faut pas prêter l'oreille à sa voix, sous peine de tomber du sommet dans l'abîme. Le théâtre est grand lorsqu'il fait monter la foule à lui ou, s'il ne la fait pas monter, alors au moins l'attire vers les hauteurs. Si on écoute la voix de la foule bourgeoise, on peut très facilement dégringoler. Le désir des hauteurs n'a de raison d'être que s'il est sans compromis. Il faut se battre, coûte que coûte. En avant, en avant, toujours en avant! Tant pis s'il y a des erreurs, tant pis si tout est extraordinaire, criard, passionné jusqu'à l'horreur, désespéré au point de choquer, de faire peur, tout sera mieux qu'une médiocrité dorée. Il ne faut jamais transiger, mais toujours innover, jouer de feux multicolores, nouveaux, jamais vus. Ces feux aveuglent d'abord, mais il se mettent à flamber en vif brasiers et ils nous habituent à leur lumière. De la même façon un homme resté longtemps dans une chambre obscure s'habitue à distinguer les formes.

C'est rigoureux...

lundi 19 juillet 2010

De l'aisance et de la vivacité...


Vient de se terminer la seconde série de représentations de L'Assemblée des femmes présentée par le Théâtre 100 Masques.

La représentation d'hier soir était somme toute assez bien. Les comédiennes performent, les divers éléments scéniques et la mise en scène forment un tout cohérent.

Et pourtant...

Cette représentation m'a semblé longue... alors que d'habitude, je regarde ce spectacle avec beaucoup de plaisir. Non. Quelque chose cloche; quelque chose m'agace.

Après avoir analysé en tout sens ce que je venais de voir, j'en suis venu à cette conclusion: il existe un écueil inhérent à cette mise en scène (et à toutes les autres que j'ai faites) et, hier soir, les comédiennes n'ont su, pour l'oeil aguerri, l'éviter.

Le travail d'interprétation et de mise en place de L'Assemblée des femmes est construit sur trois choses principalement: le rythme, la précision et un perpétuel jeu mécanique d'actions-réactions. Et c'est notamment sur ce dernier élément qu'à mon avis la représentation a achoppé.

Ce principe d'actions-réactions (principe physique et non pas émotif) pourrait être défini comme étant une mise en place constante de tensions, de dualités corporelles entre deux personnages, de contrastes qui se répondent en tout temps et qui se nourrissent l'un de l'autre.

Celles-ci, les actions-réactions, doivent être portées par une vivacité sans failles... car vu leur nombre, leur succession peut sembler alourdir la représentation. Paradoxalement, plus les comédiennes acquièrent de l'aisance en scène, plus ces actions-réactions perdent en spontanéité, deviennent une routine... une mécanique qui, en quelques sortes, perd de son essence, se vide de son sens.

Ce qui doit être un générateur de théâtralité, un stimulant pour le jeu - tant pour la comédienne que pour le spectateur - devient une chorégraphie bien exécutée mais sans rayonnement. Pour que cela marche, il faut que les comédiennes, pouvant maintenant, avec l'expérience, oublier un peu la mise en place et les indications, puissent rester dans un état de jeu propice à l'écoute qui peut (que dis-je! qui doit!), par la suite, augmenter leur vivacité.

Bref, l'aisance du comédien (de la comédienne dans ce cas-ci) peut, si elle n'est contrôlée et limitée (sans auto-limitation, pas de maîtrise dit Meyerhold!), devenir son pire ennemi.


dimanche 18 juillet 2010

Au théâtre, cette semaine! (du 18 au 24 juillet 2010)

L'été suit son cours et déjà cette semaine, deux productions s'apprêtent à fermer les livres! Il faut donc bien regarder les dates et les jours de présentation pour ne rien manquer!

Ce soir - 18 juillet 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

L'Assemblée des femmes (voir plus loin pour plus de détails).

De dim. à merc. - du 18 au 21 juillet 2010
Hotel du Jardin (St-Félicien), 20h

Reprise des représentations de Belle Famille, une mise en scène de Christian Ouellet (avec, entres autres, Pierre Tremblay et Anne Verreault). Toe, un tueur à gage sans envergure a pour mission de liquider Marie-Chantal Comeau, l'ancienne maîtresse d'un célèbre parrain de la mafia. Une fois rendu chez elle, Toe découvre qu'elle a pris la poudre d'escampette. La situation se complique quand il fait la connaissance de Denise et de Valérie (la mère et la soeur de Marie-Chantale) qui ignorent tout des activités illicites de Marie-Chantale et prennent Toe pour son amoureux.

Mardi et merc. - les 13 et 14 juillet 2010
Pulperie (Chicoutimi), 20h

Reprise des représentaitons de Mamie Fly, le nouveau théâtre d'été de la Pulperie, toujours écrit et mis en scène par Jimmy Doucet, avec, entres autres, Émilie Gilbert-Gagnon et Isabelle Boivin.

Merc., ven. et sam. - 21, 23 et 24 juillet 2010
Palais Municipal (La Baie), 19h30

Reprise des représentations de Les aventures d'un Flo. Pour plus de détails sur le calendrier (beaucoup moins garni que par le passé) et sur les nouveaux accommodement (prix baissés, nouveaux forfaits, spectacle moins long et moins «artistique»!), visiter le site de l'institution ().


De merc. à sam. - du
21 au 24 juillet 2010
Côté-Cour (Jonquière), 20h30

Le Collectif À Tour d'Rôle (Maud, Guylaine, Vicky et Michel) présente la seconde année de son cabaret burlesque À tour d'rôles. Dernière série! Réservez!!!


De jeu. à dim. - du 22 au 25 juillet 2010

Salle Murdock (Chicoutimi), 20h

Dernière série de représentations, au Théâtre 100 Masques, de L'Assemblée des femmes d'Aristophane dans une mise en scène de Dario Larouche (oups, c'est moi!). Pour plus de détails, voir les nombreux billets portant sur le sujet en cliquant, dans la colonne de gauche, sous l'onglet Libellés, sur L'Assemblée des femmes. Réservez!!!
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Il reste toujours:


Jours? - du 25 juin au 22 août 2010
Dam-en-terre (Alma), 20h (?)

Poursuite de la saison estivale à la Dam-en-terre avec la présentation de Dentelle et Diesel : Un chalet rustique près d'un lac. Une carriériste contrôleuse et un avocat anxieux attendant leur premier enfant. L'arrivée d'un beau-père provocateur et d'une ex-blonde un peu trop sexy voulant récupérer son homme. Un tourbillon de rebondissments qui bouscule les valeurs! C'est dans cette pièce que jouent Réjean Vallée, Valérie Laroche et Patrick Ouellet qui ont tous joué pour les Têtes Heureuses.

samedi 17 juillet 2010

À tour d'rôle... seconde saison

Papier paru la semaine dernière dans le Quotidien.
Cliquer sur l'image la fait agrandir.

Pour la seconde saison estivale (voici, en lien, un billet écrit l'an dernier mais que je pourrais republier aujourd'hui et donc qui complètera en quelques sortes ces quelques mots!), le Collectif À tour d'rôle - soit les Guylaine Rivard, Vicky Côté, Maud Côté et Michel Otis - et le Côté-Cour de Jonquière présentent le Cabaret burlesque À tour d'rôle.

Au cours de la représentation s'enchaînent divers numéros entrecoupés de musique. Plusieurs de ceux-ci sont, à peu de chose près, de la première mouture... Les changements semblent assez mineurs... mais le spectacle semble gagner en maturité et en précision.

Des sketchs encore drôles et efficaces donnant toute la place aux trois comédiennes qui s'éclatent! Celles-ci manient le burlesque avec un plaisir évident et le public en redemande. Encore cette année, le numéro des Belles-Soeurs fait mouche, de même que celui des trois mascottes qui dansent la claquette en début de spectacle. Il faut aussi, encore une fois, souligner le travail général de Vicky Côté, sa polyvalence et sa rigueur.

Un divertissement bien agréable.