jeudi 2 décembre 2010

Des états généraux sur le théâtre saguenéen? suite...

Des états généraux disais-je il y a deux jours... L'idée fait son chemin, et j'ai reçu quelques échos par rapport à cette proposition (et je continue à vérifier l'intérêt des gens du milieu)...

Des états généraux pour faire un temps d'arrêt sur le théâtre. Une journée de réflexion réunissant praticiens de tous ordres (concepteurs, acteurs, metteurs en scène), directeurs des compagnies, administrateurs, professeurs... et, pourquoi pas, des spectateurs s'il s'en présentent...

Ces états généraux pourraient se tenir autour de la mi-mai... et être chapeautés par ou le CRC, ou la Ville ou, mieux encore, ces deux instances!

Un comité au contenu pourrait être formé de même qu'un comité d'organisation (à moins que ça ne soit le même qui prenne tout à sa charge!)... Le groupe de compétence théâtre du CRC pourrait servir à former ceux(celui)-ci.

Au cours d'un groupe de compétence subséquent (à la fin mars ou au début d'avril), le programme (entendre ici le contenu) pourrait être présenté et bonifié... en vu de la rencontre officielle.

Lors de ces états généraux, un comité de suivi pourrait alors être formé pour mettre en application les idées reçues, les solutions envisagées...

Voilà, en gros, ce que j'entendais par états généraux...

mercredi 1 décembre 2010

Divinité scénique


Au théâtre,
il y a deux sortes de metteurs en scène:
ceux qui croient qu'ils sont Dieu
et ceux qui en sont sûrs.

Rhetta Hugher

Cette belle petite phrase ironique (qui semble parfois se concrétiser!) provient de Mme Hugher, actrice américaine de son état...


mardi 30 novembre 2010

Des états généraux sur le théâtre saguenéen?

Le milieu théâtral saguenéen grandit, évolue et peut-être serait-il temps de prendre un temps d'arrêt pour brosser un état des lieux...

Devant l'augmentation des productions régionales (juste celles présentées durant le mois de novembre en donnent une bonne preuve), devant l'augmentation du nombre de praticiens qui entrent sur le milieu professionnel ou qui y sont depuis déjà quelques temps, devant les contextes financiers qui vont comme ils peuvent, il serait intéressant de convoquer (je ne sais pas comment ni quel organisme pourrait chapeauter ceci) des États généraux sur la pratique théâtrale au Saguenay qui réuniraient les différents organismes, artistes, artisans et travailleurs culturels qui gravitent autour de cette forme d'art pour une journée d'ateliers, de plénières qui pourraient avoir comme problématiques (pas en ordre d'importance):

1- les calendrier de présentations
2- la concertation
3- les modes de financements publics/privés
4- la place de la relève
5- la pérennité (et la continuité) des organismes
6- la formation (académique, continue)
7- la promotion
8- les différentes pratiques sur le territoire
9-
(rajouté sur recommandation de É. Potvin) la tournée (mise en commun des expériences, embauche d'un chargé de diffusion, un agent, etc.)

Ce ne sont, bien entendu, que des propositions de base... Une meilleure déclinaison des problématiques seraient à envisager...

Une journée consacrée à la réflexion, à l'exploration d'idées... Pour se donner une idée claire des buts et objectifs poursuivis par tous... Pour améliorer ce qui peut l'être, dynamiser l'espace de la pratique... Se donner des outils et un plan d'action pour maintenir une évolution...

Bon, le travail exigé par une telle organisation en vaudrait-elle la peine? Probablement... et peut-être un jour faudra-t-il y arriver.

lundi 29 novembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Ce billet pourrait s'intituler Entre le trop et le pas assez...

La construction d'un spectacle sur la base d'improvisations et de canevas (donc souvent les spectacles solos, ceux d'humour) se bute souvent à ce dilemme existentiel.

Généralement, le comédien à qui incombe l'animation (ou le personnage, ou le jeu) a tendance à trop dire, à expliciter chacun de ses faits, gestes et paroles pour être certain d'être bien compris. La mesure est difficile à concevoir et à tenir.

Ce qui apparaît simple, de prime abord, s'avère assurément le travail le plus ardu dans ce type de production. Trop dire... et l'action, et les personnages perdent en efficacité. Pas assez dire... et la scène devient floue, inutile. Dans les deux cas il résulte une impression de brouillon, de fragilité propre à faire décrocher l'intérêt des spectateurs.

D'où l'importance, au fil des répétitions, d'arrêter un texte (sur lequel pourra broder un peu, dans les limites de l'acceptable, les interprètes) afin de pouvoir l'améliorer, l'élaguer, le retourner, le rendre de plus en plus dynamique tout en maintenant un bon potentiel dramatique.
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Par ailleurs, il faut savoir qu'en ce moment même, la représentation du samedi 11 décembre 2010 (pour Boules en stock et pour Les lectures de Diogène en rappel) affiche complet et bientôt, ce sera au tour de celle du jeudi 9 décembre 2010 de faire de même.

Mieux vaut réserver pendant qu'il est encore temps! Par Facebook (ici ou ici) ou par téléphone au 418-698-3895

dimanche 28 novembre 2010

Au théâtre, cette semaine! (Du 28 nov. au 4 déc. 2010)


Avec presque une journée de retard (et une absence bloguale depuis deux jours!), me revoici avec quelques rendez-vous théâtraux pour la semaine à venir... D'ailleurs, avec le début de décembre dans le courant des jours, on voit poindre de plus en plus la pause du temps des Fêtes!

Aujourd'hui - 28 novembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 14h

Le Théâtre À Bout Portant présente la dernière représentation de la seconde série de sa toute nouvelle production, Le déclin des soleils de glace... un projet de, par et avec Vicky Côté.

Lundi et mardi* - 29 et 30* novembre 2010
Auditorium d'Alma (Alma), 13h30 (*9h30)
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Mercredi à samedi* - 1er au 4* décembre 2010
Salle Pierrette Gaudreault (Jonquière), AM et PM (*13h30)

L'Auditorium d'Alma et le Théâtre La Rubrique reçoivent, en matinées scolaires (toutes complètes pour la compagnie jonquiéroise.. qui proposent aussi une représentation publique le samedi en après-midi), le Théâtre de Sable et son Rêve de Pinnochio: Pinocchio veut sortir de son histoire et rêve de rencontrer le Petit Chaperon rouge. Le petit homme de bois visite d'abord Les Trois Petits Cochons. Il voit ensuite le reflet de ses sentiments amoureux à travers la passion de L'inébranlable soldat de plomb et réalise son plus grand rêve en rencontrant Le Petit Chaperon rouge. Mais les routes des contes s'entrecroisent et, inévitablement, Pinocchio est rattrapé par sa propre histoire : le Chat et le Renard ne lui feront pas la vie facile. Et son vieux père, Gepetto, est toujours prisonnier d'une baleine...

Mercredi à samedi - 1er au 4 décembre 2010
Côté-Cour de Jonquière, 20h

DERNIÈRE CHANCE! Le Côté Cour présente Traces... un spectacle conçu et réalisé dans le cadre de Saguenay Capitale Culturelle... écrit par Marc-André Perrier et mis en scène par Marilyne Renaud. Un spectacle dont on dit beaucoup de bien!

Jeudi et vendredi - 2 et 3 décembre 2010
Petit Théâtre de l'UQAC, 17h

Erika Brisson présente un résultat de recherche réalisée dans le cadre de sa maîtrise (toujours en cours)... un petit laboratoire dans lequel elle interprète un personnage écrit et mis en scène par Guillaume Ouellet dans Cinquième.

Jeudi à samedi - 2 au 4 décembre
Salle Murdock, 20h
(Dimanche, 5 décembre, 14h)

DERNIÈRE CHANCE! Dernière semaine de représentations du Théâtre À Bout Portant et de son nouveau spectacle, Le déclin des soleils de glace.

Oui, il y a vraiment beaucoup de choses théâtrales depuis quelques semaines... au point même où Daniel Côté, le chef du pupitre des Arts au Progrès du Saguenay en a même fait le sujet de son éditorial du jour!

jeudi 25 novembre 2010

«Le personnage, c'est un rythme.»


Dans mon théâtre, généralement, on questionne parfois mon approche des personnages et, par conséquent, mon travail concret avec les acteurs... Non pas nécessairement par rejet ou refus mais par incompréhension, je dirais. Incompréhension de mon peu de recours à la psychologie, au peu d'exploration, à la table, du texte choisi.

Pour moi, le personnage n'est pas une entité, un revivre (ou sur-vivre?) de l'acteur... Ce n'est pas un vêtement dans lequel il est demandé à ce-dernier de se fondre, ou de porter. Non. Pour moi, le personnage est une forme, un mouvement dans l'espace (un geste et une dynamique), un porte-voix (avec un ton, une diction, un rythme)... et dans l'interstice de ces notions apparaît sa vérité scénique (que je cherche...). Voilà peut-être la source de mon travail de corps à corps (presque dans le sens littéral de l'expression!) avec le comédien.

Dans la même veine, voici une réponse de Bob Wilson (metteur en scène emblématique de l'Amérique) à Josette Féral, théoricienne de son état (et professeure à l'UQAM), dans l'ouvrage de cette dernière, Mise en scène et jeu de l'acteur - le corps en scène:

La construction de la plupart des pièces de théâtre repose en grande partie sur les personnages. La notion de personnage est-elle importante quand vous travaillez avec des acteurs ou pensez-vous que c'est un handicap pour le type de travail formaliste que vous faites?

Bien sûr que les personnages sont de la plus haute importance. En tant que metteur en scène, j'aide l'acteur à donner forme à son personnage. Un personnage, c'est un rythme, certainement. La psychologie ne m'intéresse pas. Ça ne fait que limiter le travail que l'on essaie de faire. Faire Shakespeare de manière psychologique élimine d'autres idées parce qu'on attire toute l'attention sur le sens. Je trouve que ça ne mène nulle part d'essayer de comprendre une situation d'un point de vue psychologique parce que c'est s'imposer des limites.

C'est un beau glissement sémantique que de passer du personnage-histoire au personnage-rythme... Je trouve.

mercredi 24 novembre 2010

Et d'une autre première!!!


C'est ce soir que début TRACES, au Café-théâtre Côté-Cour... un spectacle centré sur l'histoire de Jonquière la belle... Ainsi, à toute l'équipe:

Marc-André Perrier, l'auteur
Marilyne Renaud, la metteur en scène
Patrick Simard, Sara Moisan et Jonathan Boies, les comédiens
Patrice Leblanc, le concepteur sonore
Marilyne Tremblay, la conceptrice des éclairages
et Pierre Tremblay, le scénographe
(de même qu'à tous ceux qui entourent cette équipe)

MERDE!!!

Ah! La poisse...!


Bon, je tombe des nues ce matin!!!

À RDI, on annonce, dans la grande métropole (qu'on nous dit, par ailleurs, dans les hautes instances, qu'il faut en reconnaître le rôle spécifique en matière de culture!), la mise en place d'un nouveau projet de comédie musicale avec Serge Postigo comme principal comédien... une comédie musicale construite à partir de l'oeuvre de Jean-Pierre Ferland, Le petit roy...

Même si je suis un fan fini de Ferland, je ne suis pus capable des comédies musicales (Le petit roi, Les dix commandements, Roméo et Juliette, Don Juan, Les filles de Caleb, Dracula... et j'en oublie sans doute!) tout comme je ne suis pus capable des albums duos. Ce sont des succédanés souvent (pour ne pas dire toujours... bon il peut y avoir une exception comme Belles Soeurs, je l'accorde) mièvres...

Je veux bien croire que tout a été dit et que tout a été fait, mais quand même!

mardi 23 novembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]... et Les lectures de Diogène en rappel!!!


Voilà l'affiche pour le spectacle Boules en stock! du Théâtre 100 Masques suivi de la reprise des Lectures de Diogène! Un combo théâtre, dans la même salle, pour plus de deux heures de plaisirs (et des biscuits, et du chocolat chaud!)...

Avis aux intéressés, les places seront limitées... et déjà, le samedi 11 décembre, le cahier de réservations est presque plein!

Trois soirs uniques!!! Et la tradition se poursuit!

«L'art du jeu» par Jean-Louis Barrault

Il est de ces praticiens qui savent trouver des mots (et une réthorique!) puissants pour décrire le théâtre. Ces professions de foi toutes personnelles donnent à réfléchir... Voici celle (concernant notamment la comedia dell'arte... mais qui se transpose facilement à tout type de théâtre) de Jean-Louis Barrault grand acteur et metteur en scène du XXième siècle français:

[...] Il existe un jeu qui consiste à disposer sur quatre coins, quatre tonneaux par exemple, des planches bien amarrées; de monter sur ces planches à l'aide du corps, du souffle, de la voix, du visage et des mains, à recréer le monde entier. Il existe un jeu qui consiste à dresser sur la place publique ces espèces de tréteaux (appelez ça comme vous voulez) et, tout en recréant la vie qui nous entoure, à établir un contact avec les passants qui s'arrêtent. Il existe un jeu qui consiste même à donner chaque soir rendez-vous à ces passants, disons si vous voulez, à ces spectateurs, pour, communiquant avec eux, communiant avec eux, partager avec eux la joie de recréer le monde à l'aide de nos propres moyens personnels.

Alors par ce jeu, appelez ce jeu-là comme vous voudrez, il s'établit entre ces spectateurs et nous une circulation étroite, un échange d'âme et de coeur, une harmonisation du souffle de toutes les poitrines qui nous redonne du courage et ranime la foi que nous avons en la vie. [...]

lundi 22 novembre 2010

Dans sa tête, oui... mais dans la salle?


Ai assisté, hier soir, à la dernière représentation de Pendant ce temps, dans la tête de Grossomodo, le quatrième solo présenté par le Théâtre du Faux Coffre.

En toute ingéniosité, Pierre-Grossomodo a construit une machine escamotable, démontable, rétractable, transformable... une véritable machine à jouer. Comme il le dit lui-même, un contenant fort intéressant. Une machine propre à créer de nombreux effets de scène...

Mais pour que les effets de scènes frappent l'imaginaire, il faudrait qu'on quitte la simple démonstration pour entrer de plein pied dans le théâtral avec une véritable interaction entre la machine et le personnage (qui n'arrive, en réalité, qu'une seule fois lors de la dictée...).

Car ce qui manque à se spectacle (nonobstant le talent et la grande agilité de l'interprète), c'est, encore une fois aux dires même du personnage en ouverture, la matière... Enfin... la matière originale... (et peut-être un oeil extérieur?)

Pour mettre en valeur cet objet encombrant, l'alter ego du Clown noir a conçu un cours de théâtre enlignant, avec des accessoires ingénieux, les matières pédagogiques: histoires (entendre ici farces), musique, mathématique magique...Une idée avec un potentiel véritablement intéressant. Toutefois, les textes utilisés, malgré (reconnaissons-le...) leur efficacité, manquent un peu de mordant (celui-ci étant donné principalement par les répliques lancées aléatoirement par ses acolytes assis dans le public), de profondeur ironique, par rapport à ce que ce personnage et son statut de Clown noir nous a habitué...

Il sera intéressant de voir l'évolution de ce solo... parce que l'engin promet (et on a vite hâte de revoir le petit robot qui déclame l'hilarante dictée et qui, plus tard, sous une chevelure blonde, chante le Comic Strip de Gainsbourg)!

dimanche 21 novembre 2010

Petite anecdote...


Hier soir, dans une activité politique (par défaut!), je me suis retrouvé assis à la table d'un couple de personnes agées (par rapport à moi...). Tout parlant, on se présente... et quelle ne fut pas leur surprise d'apprendre qu'il y avait non seulement du théâtre local au Saguenay, mais également un milieu professionnel, des artistes reconnus et pas moins de huit compagnies sur le territoire...

C'est dans ces moments-là (qui arrivent très souvent, par ailleurs) qu'on se dit que le travail qui reste à faire est immense!