Pour les deux jours à venir, on fait un temps d'arrêt pour consolider des parties, revoir les mises en place, redéfinir les personnages avec plus de précisions... le tout dans une salle de répétition qui ressemble de plus en plus à une ruche! Un travail de rigueur pour les interprètes qui ont parfois jusqu'à cinq personnages différents à incarner... et chacun doit l'être dans le plaisir, et l'aisance... tout en se démarquant de tous les autres...
Un temps d'arrêt aussi parce qu'il sera question d'une réunion de production nécessaire et bénéfique pour mettre à jour les attentes et les besoins.
C'est donc une fin de semaine non pas d'avancement (bien que tout le travail participe à développer la création) mais de surplace, de retour en arrière, d'ajustements. C'est le genre de travail qui me plaît plus que tout parce qu'il permet de régler une mécanique scénique, de donner une forme de plus en plus précise, débarrassée du flou, de l'imprécision. C'est là que le travail du metteur en scène (du moins, d'un point de vue formel) se rapproche le plus de celui d'un sculpteur: dégager l'essence de son carcan superflu pour donner un corps et aux interprètes et aux scènes et à l'ensemble du spectacle.