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vendredi 24 juillet 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]


Il ne reste que trois représentations (en comptant celle de ce soir qui commencera dans quelques minutes...) du Médecin malgré lui du Théâtre 100 Masques.

Le spectacle se joue pratiquement à guichets fermés tous les soirs... Il faut donc appeler au bureau de la compagnie pour s'assurer d'avoir une place... car il n'en reste que peu pour les représentations de samedi et dimanche.

jeudi 23 juillet 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]


Le seul véritable problème concernant cette production tient au fait qu'il faille, dans la salle Murdock, faire un choix qui tient presque du sacrifice: ou nous gardons les praticables (les structures de 4pi. par 4pi.) pour faire une scène ou nous les utilisons pour faire des gradins pour le public...

Ainsi, le spectacle ne prend pas place sur une scène mais dans une aire de jeu... Résultat: les délimitations ne sont pas assez nettes et celle-ci ne dynamise en aucune façon le jeu des acteurs. La scène doit être faite de manière que le corps de l'acteur soit soutenu en raison des formes qu'il doit exprimer, elle doit être conforme dans le rythme à ses mouvements et à ses gestes. [...] Car un sol plat est évidemment sans expression, il ne permet pas de structurer la pièce, il ne donne pas aux comédiens la possibilité de déployer leurs mouvements et d'exploiter tout leurs moyens. (Alexandre Taïrov, Notes d'un metteur en scène)

Ce spectacle aurait, par ailleurs, gagner en rythme, en force d'image, s'il avait été plus contraint dans l'espace... moins étendu... Comme quoi l'utilisation de l'espace est un élément fondamental dans la mise en scène...

samedi 18 juillet 2009

Sur la critique du Médecin...


Marc-André Perrier (Lucas) et Jérémie Desbiens (Valère)
Photographie: Jean-François Caron (pour le journal Voir)

Est paru, ce matin, dans l'édition du week-end du Quotidien, un article qui se veut plus informatif que critique sur notre production estivale. Après 9 jours... L'article est signé par Patricia Rainville (par ailleurs, fort sympathique):

Une production estivale pétillante

CHICOUTIMI - Difficile de se tromper en choisissant une pièce de Molière. Le Théâtre 100 Masques a jeté son dévolu sur «Le Médecin malgré lui», présenté jusqu'au dimanche 26 juillet, à la salle Murdock. Une production estivale pétillante, qui décroche rires et sourires.

Pour marquer son dixième anniversaire, le Théâtre 100 Masques a réuni les comédiens présents au tout début de la compagnie. Pierre Tremblay, Martin Giguère et Mélanie Potvin font leur retour sur les planches du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi. Campant les rôles de Sganarelle, Géronte, Martine et Jaqueline, les trois pionniers amusent le spectateur. À qui s'ajoutent les comédiens de la relève Jérémie Desbiens, Émilie Jean, Alexandre Larouche et Marc-André Perrier.

Les comédies de Molière restent une solution gagnante pour divertir le public. La célèbre farce «Le Médecin malgré lui» présente des personnages farfelus, maladroits, absurdes.

Martine désire se venger de son mari, Sganarelle, qui l'assaille de coups de bâton. Lorsque Valère et Lucas cherchent désespérément un médecin capable de guérir le mystérieux mal qui ronge la fille du seigneur Géronte, Martine saute sur l'occasion. Elle confie aux deux hurluberlus que son époux pratique la médecine. Ce qui, on s'en doute, est faux. Sganarelle, bien malgré lui, sera plongé dans un univers où remède, diagnostic et maladie douteuse se rencontrent. Pourra-t-il guérir Lucinde, la fille de Géronte, qui a une confiance aveugle en lui? Et si ce mystérieux mal dont souffre Lucinde n'était rien d'autre que les effets de l'amour?

La pièce est amusante, rigolote. Comédiens talentueux, décors colorés mais épurés, répliques savoureuses; le metteur en scène Christian Ouellet a réuni tous les ingrédients pour offrir une belle soirée aux spectateurs.

La pièce est présentée les jeudis, vendredis, samedis et dimanches à 20h à la salle Murdock de Chicoutimi. Les billets sont au coût de 20$.

Voilà. Critique... ou compte-rendu... ou communiqué positif s'il en est. Pourtant, personnellement - comme directeur artistique, comme praticien, comme spectateur - cet article me laisse perplexe par sa superficialité (toutefois bien écrite), son manque de point de vue, d'exigences esthétiques...

Que dire de ce spectacle? De son prologue peut-être fastidieux et trop long? De son acte I qui peut parfois manquer de rythme? De ses acte II et III qui peuvent, vu le nombre de personnages dans le lieu étroit, paraître à certains endroits brouillons? Du parti pris entre les concepteurs et le metteur en scène pour les décors en toiles peintes et les accessoires? Des costumes qui tentent de marier le XVIIième siècle et la Nouvelle-France? De sa cohérence ou non? Du style de jeu marqué par la farce et le public? De jeu physique? Des jeux de langage nombreux? Des liens clairs ou confus entre les personnages? De la répercussion contemporaine de cette pièce sur la médecine? Du jeu de l'être et du paraître où l'habit fait définitivement le moine? De ses éclairages parfois trop sombres parfois trop clairs? De l'inconfort de la salle Murdock? Vraisemblablement, rien.

Je suis déçu... et peut-être est-ce insignifiant. N'empêche que comme travailleur culturel, je m'attends à plus de rigueur, à une évaluation journalistique sur la base de critères plus élevés et mieux définis, à une prise au sérieux plus grande de mon (de notre) travail.

Bref, avons-nous vraiment «relevé le défi»???
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Il est à noter que cette crise matinale n'est pas nouvelle... et peut être soutenue par d'autres billets antérieurs, dont:

Intégrité double? (4 octobre 2008)
Nono (5 juillet 2008)
Le loup dans la bergerie (9 juin 2008)
Euh (4 mai 2008)
L'expérience de l'égarement (11 février 2008)

jeudi 16 juillet 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]



Ils ont dit...

Intemporels, Sandra Brassard, Voir
L'éternelle farce de la médecine, blogue Jack aime/Jack n'aime pas
Faux médecin et vrai théâtre, blogue Spécial du jour

et cet encart de Jean-François Caron dans l'édition du Voir de cette semaine (du 16 au 24 juillet 2009):

LA BELLE IMPOSTURE - Ayant acquis son titre de médecin à grands coups de bâton, il n'est pas long que ce cher Sganarelle, un type un peu benêt qui partage sa vie entre une bouteille et une irascible matrone, trouve le moyen de profiter de la situation. C'est une belle imposture que le Théâtre 100 Masques a choisi de mettre en scène pour son 10ième anniversaire. Le mariage de Molière avec la musique du Rêve du Diable laisse parfois perplexe, et au sortir de la pièce, on se demandera tout de même un peu pourquoi les gens s'attachent tant aux classiques du théâtre comme Le Médecin malgré lui. Mais on aura ri. Ça oui. En cela, il faut rendre à Molière ce qui lui revient. Jusqu'au 26 juillet, à la salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.

samedi 11 juillet 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]


Pierrre Tremblay (Sganarelle), Jérémie Desbiens (Valère, Perrin), Mélanie Potvin (Martine, Jaqueline), Alexandre Larouche (Mr. Robert, Léandre), Martin Giguère (Géronte), Émilie Jean (Lucinde), Marc-André Perrier (Lucas, Thibaut)
Photographies: Alexandre Larouche

Les deux premières représentations du Médecin malgré lui sont faites...

Jeudi soir dernier, la première première (!) s'est tenue devant une assemblée (la Salle Murdock étant remplie à pleine capacité... ou presque...) composée quasi exclusivement de médecins et de membres du personnel hospitalier de Chicoutimi. La réponse fut positive et encourageante.

Le spectacle d'une heure et vingt-cinq réussissant à provoquer les rires de cette assistance un peu gagnée à l'avance par le sujet et les blagues médicinales de cette farce du XVIIième siècle...

Hier soir, la seconde première s'est bien passée... avec un public beaucoup plus intimiste que la veille... En ces cas, le malaise s'installe dans la salle et il est difficile de juger du résultat, de jauger l'appréciation des spectateurs. Pour ma part, ça me semble avoir bien été...

Donc, après deux soirs de présentation, nous sommes encore plein d'espoir... Peut être reste-t-il quelques problèmes de mise en espace, de rythme, de technique... problèmes qui devraient s'estomper en cours de route.

Ne reste, en fait, que le Panégyrique des donateurs à peaufiner... Cette présentation des donateurs et commanditaires de l'édition 2009 de notre théâtre d'été s'étire définitivement en longueur... Un beau problème en quelques sortes (mais problème tout de même!)... car au début, nous avions un objectif de 40 donateurs qui s'est finalement soldé à 63! Le principe peut être intéressant - soit d'associer un commanditaires à une réplique correspondante tirée de l'oeuvre entière de Molière - s'il est porté par une conviction et un plaisir inébranlables par ses interprètes...

Bref, c'est parti... et il reste encore beaucoup de places!

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Encore...

Hier soir avait lieu, avant le Médecin - et toujours dans la Salle Murdock - le spectacle des enfants du premier camp de théâtre thématique du 100 Masques...

jeudi 9 juillet 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]

Pierre Tremblay (Sganarelle), photographie: Alexandre Larouche

À toute l'équipe du Médecin malgré lui - metteur en scène et comédiens... de même que tous les concepteurs - et à toute l'équipe du Théâtre 100 Masques...

MERDE!

Et c'est parti...

lundi 6 juillet 2009

Ouf...


Et c'est parti...

Les camps du TCM sont commencés! Alors que dans la salle Murdock, Jessyka et moi (avec l'aide de Jean-François Larouche et Christian Ouellet et Marilyne Renaud...) avons mis à exécution tout le volet éclairage de cette production qui achève...

Nous sommes bien contents... bien que bien épuisés...

Mais demain sera un autre jour!

vendredi 3 juillet 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]


Il semble que Le Médecin malgré lui ne révèle pas tant le talent d'auteur de Molière mais bien son génie dramatique qui le fait développer une histoire en puisant à différentes sources... en faisant, en quelques sortes, de sa pièce, un collage de scènes plaisantes...

La trame elle-même de cette intrigue (assez simpliste) serait tirée d'un fabliau du XIVième siècle (la date de sa création et son auteur sont inconnus) intitulé Le vilain mire. Par ailleurs, ce canevas se retrouvait déjà dans quelques unes de ses farces antérieures jouées en province et dans les oeuvrettes d'autres troupes dans cette France du XVIIième siècle.

À cela s'ajoute quelques autres scènes:



Le rire de Molière dans le Médecin devrait donc être fort proche du sourire médiéval, de la paillardise de Rabelais, de l'esprit du peuple qui ne cherche que le divertissement!... Le rire provoqué par cette pièce devrait donc porter une longue histoire de plaisirs et de goguenardises.

lundi 29 juin 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]


Le début des représentations approche à grand pas...

Alors que les comédiens enchaînent le spectacle encore quelques fois et que l'équipe de concepteurs achève tout ce qui relève de l'esthétique, reste peut-être la plus importante des tâches (et la plus complexe parce qu'elle relève alors d'autres intervenants): la promotion.

Bien qu'une soixantaine d'affiches orne(nt?) les vitrines de la rue Racine, elles semblent pourtant éparses... Mais les affiches font plus office de pense-bête que de véritable attrait et ce n'est pas nécessairement le moyen le plus efficace d'attirer les gens.

Bien qu'il y ait eu divers communiqués au cours des dernières semaines et quelques articles et encarts dans diverses publications, on ne parle pas assez de la production pour créer une attente...

Il nous faut donc quatre choses - outre le fait de propager le mieux possible la bonne nouvelle moliéresque! - pour promouvoir le spectacle: 1- des entrevues... moments clés qui drainent vers notre cahier de réservations plusieurs appels!; 2- de la publicité... si les moyens financiers le permet; 3 - des critiques et des comptes-rendus; 4 - un bouche-à-oreille rapide et positif...

Sur ce dernier point... Nous comptons beaucoup sur le bouche-à-oreille pour diffuser les informations et inciter les gens à venir nous voir. Cette année, nous misons sur une première spécial médecins: 100 spectateurs issus du milieu hospitalier... et sur les billets de faveur (en tout, 240) distribués aux soixante donateurs pour que ceux-ci se fassent par la suite porte-paroles de l'événement...

mercredi 17 juin 2009

Le Médecin malgré lui [quelques notes]...


Le Médecin malgré lui est une farce de Molière.

Mais qu'est-ce qu'une farce? Petits détours par L'encyclopédie du Théâtre de Michel Corvin afin d'apprécier cette pièce à sa juste valeur...

FARCE. Courte pièce, reposant sur l'affrontement comique de personnages populaires qui cherchent le plus souvent à duper ou dominer autrui. Ce genre dramatique remonte à l'Antiquité gréco-latine, puisque Aristophane et Plaute l'illustrent, mais c'est au Moyen Âge, époque à laquelle le terme apparaît, qu'il conquiert un statut et une popularité qu'il conservera durant ds siècles.

[...] [Au Moyen Âge, la farce comporte] peu de personnages, une intrigue élémentaire; les acteurs, souvent enfarinés, parfois masqués, jouent sur des tréteaux étroits fermés au fond par un rideau; les décors sont très simples ou inexistants.

[...] La structure de base de la farce, c'est de parvenir à tromper l'autre, à le «farcer». [...] La farce est un univers de trompeurs et de trompés: maris perpétuellement dupes des manèges de la femme et de son amant; boutiquiers victimes des ruses des mauvais payeurs (comme La Farce de maître Pathelin); valets qui se vengent d'une humiliation; matamores se faisant mutuellement peur; «badins» demurés qui croient le premier hâbleur venu. Car le langage est lui même tromperie [...]. La farce aime d'ailleurs jouer sur les équivoques du langage, de préférence obscènes, au point que certaines farces ne sont guère qu'une métaphore sexuelle en action. [...] La farce se veut un genre déshonnête.

Et Molière? [...] Sensible à sa dimension spectaculaire, que l'influence de la commedia dell'arte a sans doute favorisée - jeu très physique de l'acteur qui est encore fréquemment masqué (sauts, bastonnades, mimiques), mais aussi nombreux effets prosodiques (jeux de timbres ou d'accents) -, Molière intègre la farce à son esthétique comique et la rehausse en lui conférant une finalité originale: elle devient un élément nécessaire de son théâtre, qui tend à compenser une tension dramatique parfois extêmement forte en ramenant le spectacle sur le terrain du rire.

Voilà donc la matière qui, avec Le Médecin malgré lui, m'occupe et occupe toute l'équipe du Théâtre 100 Masques!

samedi 13 juin 2009

Le Médecin malgré lui [quelques notes]


Voici la première épreuve officielle de l'affiche de notre production estivale... En cliquant dessus, j'imagine que vous pourrez l'agrandir!

Le Médecin malgré lui [quelques notes]

La distribution du Médecin malgré lui du Théâtre 100 Masques:
Marc-André Perrier, Émilie Jean, Alexandre Larouche, Martin Giguère
Mélanie Potvin, Pierre Tremblay, Jérémie Desbiens (photographie: Erika Brisson)

La photo qui illustre ce billet montre, outre la distribution, un premier essayage de quelques costumes de la production en cours.

Ce premier véritable essayage - avec en prime, un filage complet de la pièce... - permets de vérifier la cohérence des choix, les ajustements à faire, la façon dont les costumes tombent sur les corps en mouvement...

Là réside peut-être le plus grand problème des costumes... dans beaucoup de productions (et dans la photo ci-dessus!).

Les costumes ne sont pas des vêtements. En fait, pour être plus juste, je devrais dire que ceux-ci sont plus que des vêtements! Les costumes participent à la construction du personnage. Ils sont, en quelques sortes, une véritable architecture et doivent donc être portés comme tel... Encore plus! Si nous prenons pour acquis que la psychologie, les sentiments, la réflexion et les questionnements font l'endo-personnage (l'intérieur), les costumes en sont l'exo-personnage (l'extérieur).

Ainsi, les costumes réclament (et là, souvent, le bât blesse!) une tenue de la part des acteurs, du tonus et une rigueur dans la façon de se mouvoir. Une conscience d'être non pas vêtu mais revêtu! Le costume au théâtre constitue un système de signes qui a trois fonctions: 1- dire le théâtre en exhibant un élément essentiel (sauf exception) de la différence entre le théâtre et la vie de tous les jours; 2- dire l'individu dans la particularité de la personne avec une insistance sur le corps, ses particularités anatomiques et sa gestuelle; 3- assurer ou conforter la référence, référence à l'histoire, à la classe sociale, ou même à l'histoire du théâtre. [...] Le costume, outre ses fonctions dans le récit, est aussi un élément dans les constructions artistiques que propose la scène, en relation de formes, de couleurs, de mouvements avec les éléments du décor; le costume est bien évidemment une part dans la construction des images scéniques. (Anne Ubersfeld, Les termes clés de l'analyse du théâtre, p.22)

En d'autres termes, les costumes ne servent ni à cacher le corps ni à réchauffer. Les costumes sont une œuvre en soi.

Pour en revenir à notre production, c'est le temps, désormais, des négociations et des apprentissages entre les acteurs et leurs costumes!




mardi 9 juin 2009

Le Médecin malgré lui [quelques notes]

D'autres images du Médecin malgré lui de Molière venus d'ailleurs... dans l'attente d'avoir le nôtre ici!


(Sganarelle et Léandre, acte II sc.5)


(Compagnia teatrale della Luna Nuova-2006, acte I, sc. 1-2-3)



Le Médecin malgré lui [quelques notes]

Tiens... petit extrait du Médecin malgré lui monté par la Compagnie Colette Roumanoff... monté comme un véritable théâtre de foire... avec moult acrobaties et gymnastique, avec un jeu inspiré et hautement hystérico-comique.



-

Petites images venues d'un autre continent...

Pour notre part, Le Médecin s'inscrit dans une esthétique toute autre... et pourtant semblable. Non pas tant dans la facure, mais dans l'esprit scénique... l'esprit baroque, l'esprit de la farce, l'esprit de la commedia de laquelle pourrait se prétendre ce Molière.

L'équipe de conception - soit Jessyka Maltais-Jean, Erika Brisson et moi - s'acharne à concevoir et réaliser les costumes, accesoires et décors dans cette veine... avec un fort accent nouvelle-france folklorique.

Bientôt, la première...

mardi 14 avril 2009

Le Médecin malgré lui [quelques notes]


C'est ce soir que s'enclenche la prochaine production estivale du Théâtre 100 Masques, Le Médecin malgré lui de Molière, une farce (et c'est là-dessus que je mise...) écrite - ou du moins présentée pour la première fois! - en 1666.

Pour la première fois depuis mon retour à la tête de la compagnie (depuis 2007), le travail se fera sous la supervision d'un autre metteur en scène, Christian Ouellet. Mon rôle principal sera, pour ce coup-ci, véritablement directeur artistique. En gros, cela consiste à donner le cadre de réalisation (la mission de la compagnie; les attentes et les grandes lignes du projet; donner et garder, en quelques sortes, l'âme du Théâtre 100 Masques) et de soutenir la création du mieux que je peux. Il faut cependant faire attention que ce rôle ne devienne la méchante belle-mère qui nuit et qui prend trop de place.

Je disais donc que c'est ce soir que débute le travail par la rencontre de toute l'équipe pour une première lecture, le premier contact avec l'oeuvre. (Pour lire ou relire l'intégral de cette oeuvre, cliquer sur ce lien.)

À l'occasion de cette création qui coïncide avec notre dixième anniversaire, j'ai voulu (en accord avec le metteur en scène!), pour boucler une certaine boucle, réunir les premiers comédiens de nos théâtres d'été qui sautaient à pieds joints dans les projets (Pierre Tremblay, Martin Giguère et Mélanie Potvin) et les comédiens des dernières années qui m'ont suivi malgré la précarité de notre situation à mon retour (Alexandre Larouche, Jérémie Desbiens et Émilie Jean). À eux s'ajoute Marc-André Perrier. Une équipe de comédiens chevronnés... et surtout, agréables à travailler!

Alors, pour ce soir, je frappe les trois coups annonciateur du commencement!

LE MÉDECIN MALGRÉ LUI
de Molière
Une production du Théâtre 100 Masques
Salle Murdock (Centre des arts et de la Culture)
du 9 au 26 juillet 2009 (du jeudi au dimanche)