mardi 18 novembre 2008

Qu'est-ce que le théâtre... par répliques interposées

Le beau Will...

Bon. Tous se sont essayés à répondre à cette grande question existentielle: qu'est-ce que le théâtre? Eh bien, tous se sont essayés... et tous semblent se répondre et se renvoyer la balle... au point d'être capable de reconstituer, par citations interposées, un discours cohérent - cocasse peut-être - mais tout de même réel... :

Le monde entier est un théâtre, Et tous, hommes et femmes, n'en sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.
William Shakespeare, Extrait de Comme il vous plaira

Le monde est un théâtre, mais [parfois] la pièce est mal distribuée
Oscar Wilde

Mais...

Si le monde entier est une scène et si nous ne sommes que les comédiens, à quand, diable, l'entracte ?
Anonyme

Contentons-nous [alors] de dire que le théâtre, comme la vie, est un songe, sans trop nous soucier du mensonge.
Jean-Louis Barrault, Nouvelles réflexions sur le théâtre

Après tout...

Tout le monde peut faire du théâtre, même les acteurs.
Augusto Boal, Le Petit dictionnaire du théâtre

lundi 17 novembre 2008

Le théâtre de Carton

Petit moment de sourire... qui décrit bien comment je me sens lorsque je suis en scène. Cette anecdote est tirée de l'autobiographie de Pauline Carton, comédienne de Sacha Guitry, Les théâtre de carton. Petit livre cocasse!

Pauline Carton

J'en étais là de mes joies immenses, et jouais la comédie (que je dis) depuis six ou sept semaines, quand au beau milieu de mes ébats ancillaires, le directeur me campa un rôle important.

Vous croyez peut-être que c'était un rôle de bonne parlant davantage, une vendeuse de magasin, ou trente ligne dans un ensemble? Point. C'était une mère noble dans un drame! Une terrible duchesse aussi noble et aussi mère que faire se peut, une embêteuse grande comme une tour, bavarde et bénissante, une digne créature en jupe à falbalas, qui comptait six cents lignes, embrassait tous les personnages sur le front et poussait le cri de la dame qui s'aperçoit que sa fille adoptive est la vraie fille de l'assassin de sa soeur de lait.
[...]

Disons tout: mon début dans le drame n'eut rien du triomphe définitif!

La première personne qui se paya ma tête fut ma mère. Elle était assise au premier rang, et attendait les événements. Dès qu'elle eut perçu mes premières répliques que je parvins à risquer sur un ton faux d'une voix que la panique rentrée rendait tremblotante et minuscule, elle renonça sans lutte à tout orgueil maternel, et se mir sereinement à pouffer de rire.

Je la vis se lever, suivre de biais toute sa rangée, une main plaquée sur sa bouche pour contenir ses cris de joie, l'autre battant l'air pour me faire signe: - "Tais-toi, tais-toi!" tout en suivant la rampe. Puis elle s'engouffra dans le couloir-vestiaire où je l'entendis donner libre cours à son insolente gaieté, me laissant perchée sur la scène en proie à cette réconfortante pensée: si ma propre mère se sauve, qu'est-ce que vont faire les autres?
[...]

Oui... l'horreur d'entrer en scène et d'entendre pouffer de rire quelqu'un dans l'assistance... honte encore plus grande quand ce quelqu'un nous est connu! Bonne journée!

dimanche 16 novembre 2008

La semaine théâtrale... 15


Beaucoup de rendez-vous théâtraux peuvent s'inscrire à votre agenda pour les prochains jours.. Oui! Il y a des semaines comme ça.. alors sortez les Post-it, je commence!

Lundi, mardi et mercredi (les 17, 18 et 19 novembre 2008),
à 20h, Salle Murdock
Les Petits enfants du siècle, spectacle de Jérôme Sauvion... pour le bénéfice du Théâtre du Faux Coffre qui lorgne vers des représentations outre-atlantiques... J'en ai parlé beaucoup dans les billets précédents (ici et ici)

Mardi (18 novembre 2008), à 9h
Rencontre de la table de compétence théâtre organisée par le Conseil Régional de la Culture. Tous les artisans du milieu sont conviés à ces réunions de concertation, d'échanges et de discussions. À l'ordre du jour, la mise sur pied éventuelle d'un organisme d'aide pour le milieu culturel. (Notez que la réunion se tient, cette semaine, au CRC de Chicoutimi, Maison du commerce, 194 Price Ouest).

Mercredi (19 novembre 2008)
Nouvelle de voyage: Les Immondes, de Vicky Côté, seront présentés dans le cadre de la programmation du Grand Événement de la Relève Théâtrale, à Montréal à la Salla Rossa. Le succès remporté par ce théâtre de peu de mots - la pièce avait reçu une Mention spéciale dans le cadre de l'événement de la Bourse Objectif Scène - a engendré la création d'une nouvelle compagnie de théâtre, le Théâtre à Bout Portant. (Jean-François Caron, Voir)

Mercredi à samedi (du 19 au 22 novembre 2008),
20h, Salle de répétition (Mont-Jacob)
Pour la seconde semaine de représentations de Parents et amis sont invités à y assister du Théâtre C.R.I. N'oubliez pas de réserver au (418) 542-1129.

Vendredi et samedi (21 et 22 novembre 2008),
20h30, Salle Murdock (et présentation à 15h30 le 22)
Dernières représentations de Pas moi du Collectif Texentrique... dont j'ai parlé dans le billet du 7 novembre dernier.

Samedi et dimanche (22 et 23 novembre 2008), 13h
Sarah Bernard et son Théâtre Hors du Commun présente le résultat de ses ateliers automnales dans sa cour arrière: Les gouttes de miel (travail choral).

Voilà... encore une fois, si j'en oublie, faites-moi signe! Comme par exemple: c'est cette semaine, en Beauce, que les Amis de Chiffon présenteront pour la première fois devant public leur tout nouveau spectacle, Carton Rouge sur carré vert! Merde à eux et à toute leur équipe (merci Sébastien!)!

samedi 15 novembre 2008

De l'amour et des griffes [journal d'une mise en scène]

Peut-être est-ce une légère impatience causée par un mal de dent chronique... mais il est une chose dont j'ai horreur pendant une période de travail... et c'est qu'un comédien (plus exactement qu'une comédienne dans le cas présent!) ne fasse preuve de mauvaise foi en répétition parce qu'il (elle) estime n'avoir pas assez d'attention, qu'il (elle) ramène toute la création en cours à sa propre personne, à la (fausse) perception qu'il (elle) s'en fait.

Retour en arrière...

La première partie du spectacle De l'amour et des griffes, pour une multitude de raisons, n'a pu se faire le samedi après-midi comme l'autre (qui roule fort bien, soit dit en passant...). Nous nous sommes donc vus sur semaine, parmi toutes nos obligations... très peu, peut-être... mais quand même, nous nous sommes vus et la première mise en place est terminée. Avec encore beaucoup de travail de perfectionnement, d'approfondissement à y apporter. Et je le sais.

Donc, en ce samedi mouilleux, nous nous sommes donnés le luxe - à deux semaines de la première - de faire un enchaînement des deux parties. Mais pendant toute la première, entre les hésitations gestuelles (fragilité normale d'une première exécution complète) et les (fréquents) bogues de texte (moins excusables... point avec lequel je ne fais que très peu de concessions...), l'une des protagonistes ne cessait de passer des commentaires négatifs ("Nous ne sommes pas prêtes", "Nous n'avons pas assez répété", "Nous ne sommes pas drôles", etc), relâchait toute concentration, arrêtait le déroulement de la scène et minait le plaisir de tous en maugréant, soupirant et ne s'impliquant qu'à contrecoeur dans les notes et discussions post-exercice.

Je suis très conscient que cette partie n'est pas encore à niveau... mais j'ai beau expliquer que nous ne jouons pas demain, qu'il reste encore deux semaines et plusieurs heures de répétitions et d'enchaînements, que ce premier canevas est intéressant bien que pas encore à point... rien n'y fait et c'est à une moue boudeuse et une tenue de fermeture que je me heurte. Vraiment, ce type d'attitude devient vite un poids dans une création et nuit au développement d'un sain esprit d'équipe. Quémander de l'attention de la sorte ne donne qu'une seule et unique envie: se retirer. Mais bon... nous sommes encore en travail... et nous traverserons le pont rendu à la rivière.
________________________

Cette anecdote (qui pourrait se confondre avec bien d'autres...) me ramène de nouveau sur l'une des exigences qui me sont nécessaire avec une équipe: la confiance. Non pas une confiance aveugle... tout peut (et devrait) être questionné, discuté, proposé, échangé... Pas une confiance aveugle, mais bien une confiance de base, dans l'autre, dans un projet commun, en soi. Une force positive qui permet d'abattre les obstacle, de sortir des sentiers battus avec un enthousiasme et un plaisir manifeste qui ouvrent les perspectives.

"Et c'est [son] panache!"

Cyrano de Bergerac... un des personnages les plus connus de la littérature universelle... et pourtant, quelle surprise que d'entendre et réentendre ce texte représenté pour la première fois en 1897 - chance que plusieurs ont eu (dont moi... pour la seconde fois) hier soir à l'Auditorium-Dufour dans le cadre de la tournée du Trident.

Coquelin l'aîné, le premier Cyrano de Bergerac, 1897

Cette production, mise en scène (assez convetionnelle par ailleurs) par Marie Gignac a principalement le mérite de nous faire entendre cette oeuvre: ce ton si particulier de la comédie romantique brillant des derniers éclats du mélodrame, cette amertume et nostalgie, cet amour et cette résignation... mais surtout ce sourire pour ne pas dire ce rire qui se noue entre chaque réplique... Des répliques connues et attendues, comme cette tirade du nez. Des déclarations d'amour amusantes et touchantes. Bref, du théâtre comme à la fin du XIX siècle... Une fable portant sur l'être et le paraître qui trouve tout son sens et son essence sur les planches (n'en déplaisent aux amateurs de cinémas et des nombreuses adaptations de la pièce).

Hugues Frenette, photographie: ?

La distribution* est impressionnante: 13 comédiens... enfin... Un acteur principal, Hugues Frenette - qui a lui seul vaut le détour - qui porte les 1 600 vers de ce rôle. Un monumental personnage. Avec une maîtrise du texte, de la scène, avec une aisance magnifique, il crée là un Cyrano amoureux, faisant preuve d'empathie, loyal et touchant qui surprend lorsqu'on vient annoncer, à plusieurs reprises qu'il a beaucoup d'ennemis et qu'on cherche à le piéger. Un comédien principal, donc... et ses faire-valoirs (car ce texte a aussi cette particularité d'être d'abord et avant tout un morceau de résistance pour un comédien...Rostand l'a d'ailleurs écrit pour Coquelin, vedette de l'époque...). Le reste de la distribution se partage les petits rôles (les numéros comiques) et les autres rôles principaux, Roxanne et Christian... bien fades aux côté du lustre omniprésent du rôle-titre.

La scénographie (un peu rétrécie par rapport à la version vue à Québec... tournée oblige!) de Michel Gauthier, tout en étagères mobiles emplis de verreries et en escaliers de métal compose les multiples lieux par de simples déplacements des modules (dans les entrescènes... et qui créent, avec l'agencement des lumières et de la musique de forts beaux moments). Gauthier suggère plus qu'il ne montre, avec peu d'accessoires. Le plus intéressant vient également du fait que le scénographe a choisi de laisser à vue toutes les mécaniques de cette aire de jeu (câbles, poulies, fils, éclairages) de même que toutes les coulisses de chaque côté, les convertissant en lieux d'attente pour les comédiens.

Enfin, quelques réserves... sur la longueur (bien que déjà près d'une heure trente soit retranchée au texte original), sur les costumes (qui surprennent parfois - comme celui de MontFleury et de Roxanne en tenue de camp), sur la figuration (qui me pose toujours problème... comment créer la vie en figurant?). D'autre parts, mais peut-être est-ce dû au fait que je voyais se spectacle pour la seconde fois, il m'a semblé manquer un peu d'énergie et de tenue sur scène... le plaisir qui m'avait transporté ayant peut-être fait place à la fatigue de la tournée...

Voilà. C'était ce que je voulais dire de ce spectacle.


* Une distribution amusante sur autre point: 3 des comédiens de ce spectacle (Jonathan Gagnon, Ansie St-Martin et Christian Michaud) étaient dans la région la semaine dernière dans La Cantatrice Chauve de Frédéric Dubois... Par ailleurs, 4 de ceux-ci ont déjà vécu des expériences théâtrales saguenéenne: Hugues Frenette et Éric Leblanc avec les Têtes Heureuses, Patric Saucier avec l'UQAC et avec La Rubrique comme metteur en scène, Eva Daigle avec La Rubrique.

vendredi 14 novembre 2008

Cyrano de Bergerac

Hugues Frenette (Cyrano de Bergerac)
Photographie: Louise Leblanc

J'ai déjà parlé de ce spectacle en mars dernier (je crois...). Malheureusement, il fait partie de ces billets perdus lors de la disparition de mes premiers Clapotis... Mais qu'à cela ne tienne, je serai ce soir dans la salle de l'Auditorium-Dufour pour une seconde représentation! J'en reparlerai donc demain...

Mais en attendant, sachez que la scénographie est de Michel Gauthier (qui n'a plus besoin de présentation au Saguenay)... et que c'est Hugues Frenette (qui a joué dans le Splendid's des Têtes Heureuses en 1996) qui tient le rôle-titre.

La Noël de Gruntilda [quelques notes]

Alexandre Larouche pendant la construction de Gruntilda
Les Monstres de l'orgueil, TCM été 2007
Photographie: ?


La Noël de Gruntilda (spectacle présentement en cours de répétition pour le Théâtre 100 Masques) est une animation théâtrale... ce qui fait que le spectateur devient acteur actif en demeurant constamment à l'affût des faits cocasses qui peuvent émerger de ce type de spectacle.

L'animateur, Gruntilda dans ce cas-ci (et c'est le cas de toute animation dite humoristique), ne doit pas trop appuyer sur les blagues, jeux de mots et jeux d'esprits. Il doit faire confiance à l'intelligence du spectateur... et se fier à sa capacité de suggestion.

Les blagues doivent surgir dans la simplicité, la spontanéité sans avoir à être surlignées; elles doivent surgir dans des moments furtifs d'où le plaisir d'être attentif à ce genre de spectacle.

L'animateur (l'acteur) doit être capable de fixer l'attention du spectateur, de le guider vers (et dans) le rire, sans que celui-ci ne se sente outrageusement pris en mains.

Enfin, on a beaucoup écrit sur le rire, mais on n'a pas déterminé d'une façon absolue ce qui fait rire, disait Coquelin Cadet dans Le Rire... Nous non plus.

Pour d'autres réflexions sur ce spectacle et son mode de réception, reportez-vous au billet du 27 septembre 2008.

jeudi 13 novembre 2008

Autres informations pour LES PETITS ENFANTS DU SIÈCLE

Voici d'autres informations concernant la venue de Jérôme Sauvion grâce au communiqué de Martin Giguère... Ainsi, ce spectacle lyonnais servira, en quelques sortes, de spectacle bénéfice au profit du Faux Coffre....


Communiqué de presse
Mardi, le 11 novembre 2008, pour diffusion immédiate

ÉVÉNEMENT BÉNÉFICE FRANCO-QUÉBÉCOIS
pour aider les Clowns noirs à voyager


Le Théâtre du Faux Coffre, de Saguenay, et la Face Nord Compagnie, de Lyon (France) s’unissent pour présenter la pièce LES PETITS ENFANTS DU SIÈCLE (d’après le roman de Christiane Rochefort), un spectacle mis en scène et interprété par Jérôme Sauvion, homme de théâtre lyonnais. Présenté avec succès depuis quelques années en France, il s’agit ici des premières représentations québécoises de ce monologue.

Le récit ironique, drôle et tendre de Jo de Bagnolet, fille aînée d'une famille nombreuse. Chronique bouleversante du quotidien d'une famille si nombreuse qu'il devient vite impossible de faire le compte des naissances qui s'enchaînent à un rythme impensable. Un monologue émouvant autant que captivant.

Jérôme Sauvion n’en est pas à sa première visite au Saguenay. On lui doit, entre autres, la mise en scène de Barabbas dans la Passion, les origines du premier Clown noir. De passage dans la région, il offre généreusement trois représentations de son spectacle à la salle Murdock du Centre des arts et de la Culture de Chicoutimi. L’argent recueilli au guichet servira à défrayer une partie des coûts d’une éventuelle série de spectacles des Clowns noirs en France.

QUOI
Les petits enfants du siècle
QUI
Coproduction Théâtre du Faux Coffre (Saguenay) et
Face Nord Compagnie (Lyon),
mise en scène et interprétation de Jérôme Sauvion.
QUAND
Les 17, 18 et 19 novembre 2008 À 20hres

À la Salle Murdock (Centre des Arts et de la Culture)
COÛT
15$ minimum (étudiant 11$ minimum)
J'imagine qu'on peut donner plus...
DURÉE
1h15
POURQUOI
Événement bénéfice permettant de ramasser des fonds
pour défrayer une éventuelle série de spectacles des
Clowns noirs en France.
INFORMATION ET RÉSERVATION
418-698-3000 #6561
info@fauxcoffre.ca
- 30 -

Impasse dans le théâtre actuel


Un des aspects de l'actuelle crise du théâtre pourrait même être décrit comme la difficulté à offrir aux nouvelles formes dramatiques un espace qui leur convienne, où le public puisse être atteint. Le problème n'est pas d'ordre strictement scénique, mais concerne la place symbolique réelle de l'institution théâtrale, sa place dans la société, la prétention qui est souvent la sienne à être le seul vrai lieu du drame, à représenter notre monde mieux que nous ne saurions le faire et indépendamment de nous.

Si nous passons en revue les termes de la définition anthropologique du théâtre (l'acteur, le spectateur, un récit dramatisé, un espace de représentation clairement reconnu comme tel), c'est le dernier - et non l'avant-dernier - qui a perdu de sa valeur.


Marie-Madeleine Mervant-Roux
Un dramatique postthéâtral?
L'Annuaire théâtral #36

Tous les grands sémiologues (Sarrazac, Roux, Lehmann, Pavis, etc.) s'entendent pour définir (par la négative... et en comparaison avec les ères théâtrales antérieures) les paramètres de la crise actuelle du théâtre: le théâtre n'est plus ceci, le théâtre ne fait plus cela, etc. Le théâtre est disséqué, réfléchi, théorisé... et pourtant, aucune solution ne ressort... Bien sûr, c'est du milieu même que celle-ci doit émerger. N'empêche que ces phares de la pensée ne donnent que bien peu de pistes positives.

Réservez!!!

Je viens de parler avec Guylaine Rivard du Théâtre C.R.I. : belle première devant l'auteur et l'épouse de celui-ci! Tant mieux!

Petit message aux intéressés

Comme le spectacle Parents et amis sont invités à y assister se déroule dans la salle de répétition du Centre Culturel du Mont-Jacob, il n'y a que 60 places disponibles.

Par conséquent, réservez tôt si vous ne voulez pas manquer votre chance... en téléphonant aux charmantes gens du Théâtre C.R.I. au 418.542.1129!

mercredi 12 novembre 2008

De la visite lyonnaise!


photographie prise sur le site Théâtre Pêle Mêle

Eh oui... Jérôme Sauvion, connu ici pour avoir donner des ateliers de Commedia dell'arte au cours des dernières années, pour avoir mis en scène le bout de ce type dans le Capitaine Fracasse des Têtes Heureuses, pour avoir fait la mise en scène du Barabbas du Faux Coffre... bref, ce Jérôme Sauvion, le plus Saguenéen des Lyonnais, revient dans la ville avec, dans ses valises, son spectacle Les petits enfants du siècles, que quelques-uns parmi nous ont pu apprécié lors d'un voyage pédagogique en 2006.

Ce spectacle attendu sera présenté à la Salle Murdock du 17 au 19 novembre 2008 (soit lundi, mardi et mercredi).

Des chaussettes... et encore des chaussettes. En un énorme tas, trônant au beau milieu de la scène, des petites, des grandes, des vertes, des bleues, des rouges, des jaunes... des chaussettes par milliers! [...] Voilà les compagnes de scène de Jérôme Sauvion ; voilà le seul «effet spécial» de sa mise en scène, très sobre. Il les utilise pour nous raconter son histoire, ou plutôt celle de Josiane. Car c'est elle l'héroïne et narratrice du roman de Christiane Rochefort. C'est donc, tout naturellement, sa voix que nous transmet l'acteur, metteur en scène et adaptateur du texte ; il se glisse à merveille dans la peau de cette jeune banlieusarde au parler populaire. Il/elle nous narre le quotidien de sa famille de Bidochon, qui ne cesse de s'agrandir. A l'évocation de chaque naissance, une chaussette, soigneusement pendue sur un mince fil par Jérôme Sauvion, vient symboliser le nouveau né. Et le bruitage d'une caisse enregistreuse de souligner le gain de la famille: une machine à laver à la naissance de Patrick, un «frigidaire» à celle de Catherine... Et l'espoir d'une «bagnole» si jamais ces Bidochon atteignent les neuf gosses ! Ah, ces allocations familiales, quelle aubaine ! Josiane est la seule à ne pas se réjouir: en tant qu'aînée, elle s'occupe de toute cette marmaille et n'a plus de temps pour elle. A onze ans, son petit moment de bonheur, c'est celui des devoirs, le soir, quand tout le monde est couché ; elle se livre alors à son activité préférée: l'analyse grammaticale ! Et puis viennent le catéchisme, le certificat d'étude et, surtout, les garçons. Josiane se laisse ainsi entraîner par la vie et suit son destin de fille de cité. Voilà ce que Jérôme Sauvion nous relate ; adoptant le plus souvent la voix de l'héroïne, mais nous livrant également des répliques de la mère («Ah ce que je suis fatiguée!») ou du père («Si on peut même plus regarder la télé tranquille...»), il nous fait revivre avec bonheur l'histoire de ces Petits enfants du siècle. On retrouve bien l'univers du roman de Christiane Rochefort et on s'y laisse porter par la voix de l'unique protagoniste. Seul avec ses chaussettes, il réussit l'exploit de nous faire croire à son «tout petit monde».
Caroline Vernisse (en partenariat avec le site www.theatrotheque.com)
Rhône Saone News, l'information entre deux fleuves

Pour d'autres informations, voici quelques site qui parle de ce spectacle qu'on dit touchant:

Les petits enfants du siècle
Biographie de Jérôme

Sinon, on peut toujours, j'imagine, contacter les gens du Faux Coffre pour des détails supplémentaires ou pour des réservations...

Première du C.R.I.


C'est ce soir que débute les représentations de Parents et amis sont invités à y assister, nouvelle production du Théâtre C.R.I. Alors, pour toute l'équipe de l'administration, de conception, de comédiens:

MERDE!!!


Et à bientôt!