dimanche 22 février 2009

Le Comédien... brillant Guitry


Il ne faut pas être amoureux du théâtre... il faut l'adorer.
Ce n'est pas un métier, le théâtre, c'est une passion !
Sacha Guitry, Le Comédien


Vient de se terminer le second Rendez-vous Théâtre - une initiative conjointe du CRI et du 100 Masques - à la Salle Marguerite-Tellier, où nous étions une douzaine (une belle douzaine!) pour visionner le film Le Comédien de Sacha Guitry.

Ce film est un bel hommage au père de Sacha, Lucien, acteur de son état. Du coup, ce film rend hommage au théâtre (celui du début du XXième siècle), aux comédiens: le théâtre demande un investissement personnel de qui le pratique; il doit être fait avec sérieux, avec respect pour le public, avec rigueur...

Il permet, après coup, de discuter librement (et c'est l'un des buts de ce Rendez-vous) sur le métier de comédien, sur la vocation de tout praticien de théâtre... Un document intéressant à voir et à revoir...
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Voici un extrait de la pièce Le Comédien, en 1925 (à partir de laquelle sera établi le scénario en 1948), qui donne une bonne idée du ton du film:

On frappe à la porte.

Lucien Guitry: Entrez !

Entre un acteur

L'acteur: Excusez-moi... Je tenais seulement à vous serrer la main une dernière fois et à vous dire combien j'avais été heureux et fier à côté de vous !
Lucien Guitry: Vous êtes mille fois aimable !
L'acteur: J'espère que vous n'avez pas eu à vous plaindre de moi ?
Lucien Guitry: Vous plaisantez, voyons !
L'acteur: Vous m'aviez un peu paralysé aux répétitions... Mais, enfin, je crois que je me suis repris... et, si ce n'est pas être trop prétentieux que de le remarquer moi-même, je pense avoir tiré mon épingle du jeu... assez honorablement !
Lucien Guitry: Mais très honorablement !
L'acteur: Je ne réalise pas toujours ce que je voudrais... Mais, sans me vanter, je peux dire que la psychologie du personnage que je joue ne m'échappe jamais... Parce que, mon personnage, je le fouille.
Lucien Guitry: Il n'y a pas autre chose à faire... Il faut fouiller !
L'acteur: N'est-ce pas ?... Vous fouillez beaucoup, vous ?
Lucien Guitry: Moi ? Je n'arrête pas ! Et nous ne saurions trop nous le répéter ! Fouillons ! Fouillons !
L'acteur: En somme, disons-le, notre plus grande qualité, c'est l'intelligence !
Lucien Guitry: Il n'y a aucun doute ! A bientôt...
L'acteur: A bientôt... Monsieur...

L'acteur sort, Maillard reprend la discussion :

Maillard: A sa façon de jouer, d'ailleurs, on sent qu'il est très intelligent.
Lucien Guitry: Lui ? C'est un effroyable imbécile.
Maillard: Allons donc ! Eh bien, du balcon, il fait très intelligent.
Lucien Guitry: J'irai au balcon quand il jouera...(...)

Bien qu'un peu sournois, c'est savoureux, non?


Une semaine de théâtre...

Une semaine de théâtre... et c'est le cas de le dire! Depuis le début de l'année, c'est - et de loin! - la semaine la plus occupée pour les amateurs de théâtre. Peut-être même que ceux-ci ne sauront tout suivre... À suivre!

Donc, grosse semaine: 7 rendez-vous au programme pour quiconque se sent irrésistiblement attiré par l'art dramatique!

Dimanche, 22 février 2009
Salle Marguerite-Tellier (Centre des Arts), 14h


Le Théâtre C.R.I. et le Théâtre 100 Masques vous convie au second Rendez-vous théâtre qui portera sur le jeu du comédien... tant dans sa formation que dans son entraînement tout au cours de sa carrière. Au menu: visionnement du film Le Comédien de Sacha Guitry. Ce film, tourné en 1948, raconte l'histoire de son père Lucien, un grand comédien de son époque et par le fait même, parle de théâtre et offre - et je cite! - une profonde réflexion sur la grandeur et la servitude du métier d'acteur. Discussion par la suite...

Mercredi, 25 février 2009
La Tourelle (Cégep d'Alma), 20h

Photographie: ? (si vous le savez, faites-le moi savoir!)

Le Théâtre À Bout Portant (fondé et dirigé par Vicky Côté) donne à nouveau, dans le cadre de la Flash Fête 2009 organisé par IQ L'Atelier, son spectacle Les immondes , état d'une solidarité, présenté en mars 2008 (et dont vous pourrez lire les commentaires ici).

Mercredi, jeudi et vendredi, 25, 26 et 27 février 2009
Studio-Théâtre de l'UQAC, 20h

Dans le cadre de TOUSKI (décidément, je ne m'habitue pas à ce nom... quoi qu'on en dise!), Fanny Chica présente son projet, Le drame des constructeur: Une adaptation théâtrale libre des écrits d'Henri Michaux, valorisation de l'inadaptation. L'axe est la folie. L'expérience de sentiments ou d’événements s’est figée et ne laisse pas la possibilité de réagir librement. La performance est brute. Voyager entre l’inachevé et l’inachevable de la perception. Construire une ville, un verbe, un transport, voilà la folie de marionnettes dirigées par Dieu le Père.

De mercredi à samedi, du 25 au 28 février 2009
Salle Murdock (Centre des Arts), 20h


Le Théâtre du Faux Coffre et ses clowns noirs présentent, en rappel, leur quatrième opus, Barabbas dans la Passion, les origines du premier clown noir (présenté l'été dernier et ayant fait l'objet d'un billet ici). Avis à ceux qui n'ont encore jamais vu un de leur spectacle... Et il y en a!

Jeudi, vendredi et samedi, 26, 27 et 28 février 2009
Petit Théâtre de l'UQAC, 17h


C'est, par la suite (et toujours dans le même cadre du festival étudiant mentionné plus haut!), au tour de Jessica B. Pinard de présenter son projet, Memoria: Le projet MEMORIA réunit quatre retraités et une étudiante en théâtre. Venez découvrir le talent de ces néophytes du monde théâtral, qui sauront vous toucher par leur sincérité. Osez pénétrer dans cet univers de souvenirs, de vieillissement, de peines et de bonheurs. Ils vous attendent, bon théâtre! À noter que ce projet présente un extrait de la pièce Au bout du fil, d'Évelyne de la Chenelière.

Jeudi, 26 février 2009
Salle Pierrette-Gaudreault, 20h


Le Théâtre La Rubrique présente une production du Théâtre de la Pire Espèce, Persée: À partir des artefacts retrouvés sur un site de fouilles, trois archéologues du début du siècle tentent de prouver l'existence du héros mythologique Persée, mais leur reconstitution historique se heurte sans cesse à des éléments fabuleux. L'enquête scientifique se transforme peu à peu en quête existentielle. À travers Persée, c'est leur propre visage que les savants tenteront de déterrer. Transfigurés par les objets qu'ils animent, ils deviendront, sous nos yeux, les protagonistes du célèbre mythe. Rejetés par la communauté scientifique, ils poursuivent leurs fouilles, attirés par l'étrange magnétisme qui émane de certains artefacts. Ainsi se développe une étrange cérémonie, tragique et burlesque à la fois. Pour plus d'informations, consulter le site de La Rubrique.

Samedi, 28 février 2009
Centre social du Collège d'Alma,
13h, 15h30, 16h10, 17h


Toujours dans le cadre de la Flash-Fête 2009 (voir plus haut), La Tortue Noire (Dany Lefrançois et Martin Gagnon) présente Le grand Oeuvre... spectacle d'objet qui se promène un peu partout dans le monde... Au coeur d'un laboratoire mystérieux, un alchimiste se livre à un rituel initiatique afin d'atteindre l'immortalité de son âme. Parallèlement à ses expériences, un autre univers évolue. Symbolisant la Terre, le crâne de l'homme devient porteur de ses visions lumineuses axées sur la création du monde et l'évolution du genre humain. Ce spectacle sans paroles propose par l'ingéniosité de sa conception sonore et visuelle une vision empirique et sinueuse du bouleversement de l'humanité; une ode à la création. À voir et revoir!

C'est ainsi que se terminera la semaine... et si j'oublie quelque chose, n'hésitez pas à me le faire savoir!



samedi 21 février 2009

Moment historique!


En dix ans d'existence, le Théâtre 100 Masques a fonctionné principalement de bénévolat et d'abnégation monétaire! Peut-être sera-ce chose du passé! Car en effet, pour la première fois depuis ses tout débuts, il se paiera le luxe (à mon grand plaisir parce qu'à mon bénéfice!) d'avoir un salarié permanent pour occuper le poste de direction! Que de chemins parcourus depuis 2007 pour redonner une santé à cet organisme, une crédibilité, une place... que de temps investis dans l'espoir de voir le vent tourner! Eh bien, le vent, il tourne.

L'ORDRE DU MONDE [carnets]


S'il est une théorie que j'aimerais explorer dans cette création, ce serait la théorie du regard vide... de l'absence de destinataire visuel... de l'amplification du sentiment spectateur par création d'un effet miroir: ce regard vide qui m'atteint me donne-t-il un reflet de moi-même... truc que j'avais essayé particulièrement dans Au bout du fil (Théâtre Mic Mac, 2004). Percuter par l'impression de naufrage... Ce regard vide, c'est en quelques sortes la mort, ou l'abnégation (l'abandon)... la vacuité de l'existence. La marionnette...

Regarder l'autre pour que l'autre se voit en soi.

Cette théorie peut être jumelée à une autre théorie tout aussi intéressante: celle du geste (ou de la parole) avorté qui trouve son aboutissement... ou plutôt, qui laisse, en lieu et place de celui-ci, à un interstice troublant, un immense vide. Un trou.

Comment concrètement cela peut-il s'inscrire dans le travail? Nous le verrons à compter du 1er mars!

LES ROBINS DES BOIS - parodie du conservatoire

Voici une autre vidéo de ce collectif d'humoristes-comédiens français:

vendredi 20 février 2009

L'ORDRE DU MONDE [carnets]


L'Ordre du monde s'inscrit dans quel contexte de production? Est-ce du théâtre expérimental? Est-ce une recherche, un laboratoire? Un atelier?

Il y aura bel et bien représentation... par conséquent, c'est un spectacle. Et selon Michel Corvin (et son Dictionnaire encyclopédique du théâtre), le théâtre de recherche ou expérimental refuse d'entrée la notion même de spectacle, se situe en dehors de l'action visible du théâtre... Ça règle donc la question.

Alors s'en pose une nouvelle: qu'est-ce qu'une création?

Alors qu'est-ce que la création?

L'acte de création est marginal dans son essence. Quand on crée, on ne se met pas sur la place publique, au milieu de l'institution. C'est quelque chose qui part d'un endroit inattendu. S'il y a création, il y a quelque chose d'insu, d'inouï, de non créé. (Roland Fichet)

Ces derniers mots sont toujours un peu dangereux... Faut-il chercher absolument quelque chose d'insu, d'inouï, de non créé? Encore là, créer pourquoi? Pour répondre à quoi? Ainsi répond Castelluci: La création n'est pas la réponse à une demande de salut, mais au contraire, elle est une autr question posée par rapport à une réponse de salut que nous venons de recevoir ou de deonner et qui, forcément, à long terme, n'est pas satisfaisante.

jeudi 19 février 2009

Comment Garrick se grimait

Cette petite anecdote coiffée de ce titre donne une bonne idée de l'illusion théâtrale... de cette façon un peu ancienne du théâtre où le paraître de vient l'être... Cette anecdote est rapporté par Charles-Simon Favart dans une lettre au Comte de Durazzo, en décembre 1760, et raconte tout l'art illusionniste (très XVIIIième et XIXième siècle) du grimage selon Garrick:


Favart rapporte que Luigi Riccoboni fut fort surpris lors d'un voyage à Londres, d'y voir une comédie dans laquelle un vieillard de soixante ans au moins jouait le principal rôle. L'acteur qui le rendait lui parut un homme aussi âgé que le personnage qu'il représentait, et comme cet acteur débitait avec une chaleur, un intérêt et un naturel qu'il n'avait encore remarqués dans aucun de sa profession, dès que la pièce fut achevée il monta sur le théâtre et demanda quel était ce vieux comédien qui avait joué si parfaitement. On le conduisit à la loge d'un jeune homme de dix-sept à dix-huit ans, c'était le célèbre Garrick. «Monsieur, lui dit Lélio, est-ce Monsieur votre père qui a joué ce vieillard? - Non, Monsieur, c'est moi. - Cela n'est pas possible! s'écria Lélio; il était tout ridé.

- Monsieur, répliqua le jeune Garrick en lui montrant plusieurs petits pots qui contenaient différentes couleurs, voici où je prends l'âge que je dois me donner, selon les rôles que j'ai à représenter; une teinture légère de carmin me donne la fraîcheur de la jeunesse, le cinabre me fait paraître plus mâle; et avec un peu d'indigo dont je me frotte le menton, j'ai la barbe vigoureuse d'un homme de trente-cinq à quarante ans; je mêle un peu d'ocre au vermillon pour acquérir dix années de plus et, pour paraître décrépit, j'ajoute du safran, je me frotte de blanc d'Espagne les sourcils et le bas du visage et, avec ces petits pinceaux, je me fais des rides; alors, en mesurant ma voix, mon attitude et mes gestes aux différents caractères, je tâche, autant qu'il m'est possible, de m'approcher de la vérité pour faire plus d'illusions.»

La grande Sarah Bernardht avait aussi son opinion:

... Une actrice brune doit se farder à la poudre ocre ou safranée mise sur un fond de teint ocre, et très peu de rouge aux joues; elle doit avoir soin de rendre invisible le léger duvet que possède une femme de trente ans et au-delà, autour des lèvres... Un peu de blanc gras safrané au-dessus de la lèvre supérieure et le mal se répare. Une femme brune doit toujours découvrir une partie de son front pour éclairer le visage. Elle ne doit pas mettre de noir autour des yeux mais seulement allonger l'oeil avec un crayon marron, jamais un rayon noir. Elle peut se rougir les lèvres le plus possible, surtout si elle a les dents blanches. Mais il ne faut pas se servir de rouge gras: cela amollit l'articulation. Il faut user de rouge liquide dans lequel on introduit très peu soit de vinaigre, soit de vernis, soit d'acétone. Il n'est pas à craindre que cela flétrisse les lèvres le jour. Cette mixture a l'avantage de rester vivace sous l'humidité de la salive; elle donne aux lèvres une consistance qui leur permet de frapper l'une sur l'autre et de doubler ainsi la consonance d'un mot.

... Pour les blondes, le fond de teint est moins foncé que pour les brunes. Le rouge, plus abondant, doit être plus vif, moins jaune. La poudre qui vaporise le tout est, soit naturelle, soit «Rachel». Les paupières doivent être faites soit au marron clair, soit, et de préférence, au bleu, qui rend plus sensible le bleu des prunelles. Le rouge mis au coin de l'oeil agrandit celui-ci. Le rouge des joues doit monter très haut. Quant à la bouche des blondes elle doit être plus claires, d'un rouge rose assez vif. (1923)


L'ORDRE DU MONDE [carnets]

Réalisation de l'affiche: Patrick Simard

Plus que dix jours avant notre entrée en salle de répétition. Nous sommes à régler les derniers détails: horaires intensives, repas, promotion...

D'ailleurs, sur ce point, je dois avouer qu'il est un peu étrange que de parler d'un spectacle, d'en écrire le communiqué, d'en concevoir (en fait, de faire concevoir!) l'affiche alors qu'outre le texte et une rencontre avec les comédiens, rien n'a encore été travaillé... C'est comme être virtuellement en création! De la parole en attendant de passer aux actes!

En même temps, j'essaie de demeurer dans un état le plus vierge possible, de me laisser aller à préparer une mise en scène sur papier pour me rassurer. Bon. Bien entendu, j'ai écrit le texte et, par conséquent, j'ai déjà une longueur d'avance sur les comédiens et les concepteurs. Eux, par contre, apprennent le texte depuis déjà plusieurs semaines (du moins, je l'espère!). Ils devraient alors pouvoir le maîtriser efficacement.

Donc, non, nous ne sommes pas totalement sans filet et ne partons pas de rien. Prétendre le contraire serait inutile Le reste (par reste j'entends la production même!) se construira officiellement du 1 au 5 mars et après la première (soit le 5 au soir), les deux jours suivant serviront à peaufiner, élaguer, préciser, revoir (avec une présentation publique à chaque soir).

L'ORDRE DU MONDE éclats scéniques
Texte et mise en scène: Dario Larouche
Conception esthétique: Jessyka Maltais-Jean
Régie: Mailyne Renaud
Distribution: Dominique Côté, Guillaume Ouellet, Audrey Savard, Mélissa Valiquette

Si des gens sont intéressés à venir assister au travail de répétitions, vous pouvez toujours faire la demande en m'envoyant un courriel à l'adresse suivante: les100masques@hotmail.com.

mardi 17 février 2009

Les citronniers

Plus d'infos sur ce film

Je suis allé voir ce film d'Eran Riklis hier au Ciné-club de Chicoutimi... un magnifique film, troublant... métaphorisant le conflit israëlo-palestinien avec force.

Dramatiquement (théâtralement) parlant, le scénario est d'une efficacité pathétique: dès le départ, on est fixé... et le reste n'est pas de l'ordre de la démonstration, mais de la fatalité.

lundi 16 février 2009

Histoire du théâtre en images...



Bon... j'avoue, les références manquent un peu. N'empêche que ça donne une belle idée de la chronologie de cette longue histoire!

dimanche 15 février 2009

Deux autres mots croisés théâtraux!

Le 26 janvier dernier, j'ai mis en lien (vous pouvez le retrouver ici) un mot croisé sur le théâtre... et voici, qu'en déambulant sur le web, je suis tombé sur celui-ci! Toujours sur le sujet du vocabulaire...

Et cet autre-là, est sur le théâtre antique... plus difficile un peu... il mérite qu'on aille voir les pages de ce site...

Ce jour où l'Auditorium Dufour sera rénovée...


Située au coeur de ville Saguenay, dans le Cégep de Chicoutimi, l'Auditorium Dufour
(construite en 1963-64) est la salle que gère le Théâtre du Saguenay depuis 1973. L'amphithéâtre de 970 places a une configuration qui permet d'offrir une réceptivité incroyable du public. Cette particularité est d'ailleurs reconnue et fort appréciée par tous les artistes qui s'y produisent. Il suffit de vous laissez tenter et d'oser.

Il convient, après la lecture de ce passage tiré du site du diffuseur, de se scandaliser de multiples façons en ce jour dominical!

Parce que d'abord, peut-être les artistes apprécient-ils la configuration.. mais c'est mépriser le spectateur que de le laisser choir - comme ce fut mon cas lorsque je suis allé voir Le Retour dernièrement! - sur un banc tordu, dont le coussin ne laisse percevoir que la dureté de la planche sur laquelle j'étais assis; que de le laisser se contorsionner pour entrer les jambes dans des allées conçues avec je ne sais quelles mesures...

Parce que Saguenay mérite une salle digne de ce nom... en lieu et place d'une reprise qui n'aboutit jamais...

Parce que le projet de rénovations qui a suivi ne cesse de faire des vagues qui emportent toujours un peu plus loin la concrétisation du projet... À preuve, l'article de ce matin dans le Progrès-Dimanche, sous la plume de Denis Villeneuve... qui relate les demandes de réduction de la facture par le maire pour des rénovations qui, non seulement étaient non voulues au départ... mais qui en plus doivent désormais se faire chichement...

La demande du maire Jean Tremblay de faire passer le coût de la rénovation de l'Auditorium Dufour de 13 M $ à 9 M $ ne consitute pas un obstacle infranchissable même s'il nécessite un ajustement dans le projet actuellement en préparation. [Note de moi-même: après tout, le seul obstacle réel est la mauvaise foi des parties en cause...]

A quelques jours de la présentation du projet final [Note de moi-même: on devrait faire un musée avec tous les projets finaux concernant ce sujet!] au ministre Serge Simard et au maire Jean Tremblay, le directeur général du Théâtre du Saguenay, Robert Hakim, est favorable à la demande du maire et y voit même un exercice de bonne gestion. [Note de moi-même: bel euphémisme!] «Le diffuseur est favorable à la demande du maire en autant que l'on puisse conclure le dossier rapidement [Note de moi-même: rapidement? Juste affirmer cela est une blague, dans le contexte!] et qu'on ne touche pas l'aspect technique et à l'intérieur de la future salle rénovée», mentionne M. Hakim. [...]

L'atteinte de l'objectif d'abaisser de 30% les coûts du projet initial passe par la mise au rancart de l'aménagement de la nouvelle aile devant loger les bureaux administratifs. Il serait possible, selon M. Hakim, de réaménager l'administration de la salle à l'intérieur des locaux du Cégep. Les salles de toilettes aménagées à la hauteur de la mezzanine pourraient demeurer sur le même site tout en faisant l'objet d'une rénovation complète, ce qui viendrait encore diminuer les coûts. [...]


Bon... Peut-être cette fois pouvons-nous croire à un dénouement prochain... Après tout, 2009 n'est-elle pas une année électorale pour la municipalité?