mardi 30 juin 2009

Le monde de la danse-théâtre en deuil


Pina Bausch vient de mourir
...

La grande dame de la danse(-théâtre!) du XXième siècle...

lundi 29 juin 2009

Le Médecin malgré lui... [quelques notes]


Le début des représentations approche à grand pas...

Alors que les comédiens enchaînent le spectacle encore quelques fois et que l'équipe de concepteurs achève tout ce qui relève de l'esthétique, reste peut-être la plus importante des tâches (et la plus complexe parce qu'elle relève alors d'autres intervenants): la promotion.

Bien qu'une soixantaine d'affiches orne(nt?) les vitrines de la rue Racine, elles semblent pourtant éparses... Mais les affiches font plus office de pense-bête que de véritable attrait et ce n'est pas nécessairement le moyen le plus efficace d'attirer les gens.

Bien qu'il y ait eu divers communiqués au cours des dernières semaines et quelques articles et encarts dans diverses publications, on ne parle pas assez de la production pour créer une attente...

Il nous faut donc quatre choses - outre le fait de propager le mieux possible la bonne nouvelle moliéresque! - pour promouvoir le spectacle: 1- des entrevues... moments clés qui drainent vers notre cahier de réservations plusieurs appels!; 2- de la publicité... si les moyens financiers le permet; 3 - des critiques et des comptes-rendus; 4 - un bouche-à-oreille rapide et positif...

Sur ce dernier point... Nous comptons beaucoup sur le bouche-à-oreille pour diffuser les informations et inciter les gens à venir nous voir. Cette année, nous misons sur une première spécial médecins: 100 spectateurs issus du milieu hospitalier... et sur les billets de faveur (en tout, 240) distribués aux soixante donateurs pour que ceux-ci se fassent par la suite porte-paroles de l'événement...

dimanche 28 juin 2009

La semaine théâtrale

Petit rendez-vous théâtraux...

Mardi à samedi - 30 juin au 4 juillet
Complexe touristique La Dam-en-terre (Alma), 20h30

Présentation du théâtre d'été J'ai mon voyage!... spectacle avec des comédiens (enfin!) professionnels (voir le lien...)... «Ce qui fera changement de l'amateurisme d'ici» me dirait mon grand sens de l'ironie... Toujours est-il que parmi cette distribution professionnelle se retrouve le nom de Réjean Vallée que tous les artisans de milieu saguenéen (ou presque) connaissent soit comme comédien ou comme chargé de cours pendant de nombreuses années à l'UQAC...

Mercredi à samedi - 1er au 4 juillet 2009
Café-théâtre Côté-Cour (Jonquière), 20h30

C'est la seconde semaine de représentations du cabaret burlesque À Tour D'Rôles... présenté par le diffuseur et le collectif du même nom. Voici ce qu'en dit Patricia Rainville du journal Le Quotidien dans l'édition du samedi, 26 juin 2009:

Pour amateurs de burlesque avertis

JONQUIÈRE - Loufoque et saugrenue. La pièce «À tour d'rôle», présentées au Côté-Cour de Jonquière jusqu'au 11 juillet prochain, transportera le spectateur dans un univers absurde et complètement éclaté.

Quatre comédiens campent une vingtaine de personnages dans plusieurs sketchs qui se succèdent. Des ingrédients gagnants pour une soirée d'été farfelue et rafraîchissante.

Malgré l'originalité du spectacle, il faut être amateur du théâtre burlesque pour apprécier l'humour des quatre comédiens qui se partagent la scène. Effectivement, tandis que plusieurs riront aux éclats, d'autres ne comprendront tout simplement pas leur amusement.

Formé de Maud Côté, Guylaine Rivard, Vicky Côté etMichel Otis, le collectif s'amuse, diverti, étonne. Connaissant l'engouement du public saguenéen pour ce genre de spectacles, les artistes ont concocté une série de numéros de variété. Chansons, mime, danse, parodies de pièces célèbres et de jeux télévisés; «À tour d'rôle» offre une soirée inspirée des spectacles vaudevillesques.

Le collectif a donné le coup d'envoi le 24 juin dernier, devant quelques spectateurs. Sans contredit, les comédiens ont du talent et n'ont pas peur du ridicule. Sur les quelques 17 numéros de variété, celui parodiant «Les Belles soeurs» de Michel Tremblay est particulièrement savoureux. On y retrouve les populaires personnages, s'exprimant toutefois dans une toute autre langue. «La Mascotte», où une dame âgée vante les qualités de Papatte, une vieille mascotte décrépite, vaut également le détour.

Le cabaret estival est présenté du mercredi au samedi, à 20h30. Le coût des billets est de 20$ et de 18$ pour les étudiants et les travailleurs culturels.


Samedi - 4 juillet 2009
Théâtre du palais municipal (La Baie), 20h

C'est le lancement du spectacle Les Aventures d'un Flo... descendant de La Fabuleuse histoire d'un Royaume... Voici le calendrier des représentations:


C'est tout pour cette semaine... du moins, dans le domaine purement théâtral!

samedi 27 juin 2009

Quand «Le Quotidien» se met au défi de remporter son pari...

Photographie prise sur ce site

À trop dire, ça ne veut plus rien dire...

Je me demande combien de fois, au cours des dernières années, les artisans du théâtre ont, selon Le Quotidien, principal média écrit de la région, ou remporté leur pari ou relevé le défi?

Si nous faisions un compte-rendu des articles critiques de ce journal, il apparaîtra vite que les titreurs (car je crois savoir que ce ne sont pas les journalistes qui donnent les titres de leur article... bien qu'ils en suggèrent sûrement...) ne se donnent guère la peine d'être original...

Quelques titres, de mémoire, tirés de mon dossier de presse personnel de même que de celui du Théâtre 100 Masques: Le Théâtre 100 Masques relève le défi (lors de la création de Les Précieuses ridicules en 2003); Le 100 Masques remporte le pari (lors de la création de La Serva Amorosa en 2004); Les Monstres de l'orgueil relèvent un défi de taille (lors de la production 2007).

Si je ne m'abuse, le défi fut aussi relevé (ou le pari remporté!) lors de la création de Pique-Nique en Campagne et des Soirées du Grand Écart... Et j'en oublie et je passe sous silence tous les titres du genre associés aux autres compagnies régionales...

À preuve! Encore ce matin, le théâtre d'été qui tient présentement l'affiche au Complexe touristique de la Dam-en-telle, se voit titré de la façon suivante: Un pari remporté avec brio...

À croire que le théâtre d'ici n'est que pari ou défi...
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Quelques titres du Quotidien touchant d'autres sujets que les arts, glanés sur Google: Un Jonquiérois relève le défi (sur un jeune retenu pour «Fais-ça court!», 16 septembre 2008); David gagne son pari ( un sportif, le 9 novembre 2008); Le défi majeur de la relève entrain de s'imposer (éditorial de B. Tremblay, 19 mars 2009); Un défi de taille à relever (portant sur le Resto des Collines, 25 mars 2009); Paul-Eugène Larouche relève un Grand défi (24 mai 2009)... etc.
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Petit appel à ceux qui ont un dossier de presse sous la main pour faire, dans la section commentaire, une nomenclature exhaustive de ces titres variant sur le même thème...

Éloge de la tension

Un comédien en scène doit être comme un ressort, toujours tendu (une tension bénéfique...) et prêt à se déployer. Chaque image qu'il crée se charge de pulsions prêtes à jaillir pour créer l'image suivante... Le potentiel événementiel: qu'est-ce qui va arriver? comment ça peut se terminer? comment aller plus loin? est-ce que ça peut aller plus loin?

Dans cette force en jeu se tient l'intérêt du spectacteur. C'est la création de ce sentiment d'attente qui fait que celui-ci reste accroché durant une représentation.

Après tout, la matière première du théâtre n'est pas l'acteur, l'espace, le texte, mais l'intention, le regard, l'écoute, la pensée du spectateur. Le théâtre est l'art du spectateur (Eugenio Barba, Les canoes de papier)

jeudi 25 juin 2009

Fébrilité estivale

Dernier droit...

Les activités estivales du Théâtre 100 Masques occupent (et occuperont) la majeure partie de mon temps. La production du Médecin malgré lui et la tenue de nos Camps de théâtre thématiques vont bon train!

Encore une petite semaine et nous prendrons notre élan pour tous le mois de juillet.

Épaulé solidement par Erika Brisson, nous baignons quotidiennement dans les papiers de toutes sortes (donateurs, commanditaires, programmes, textes, inscriptions, etc.), une logistique importante et une foule d'idées pour offrir des services et un spectacle de qualité.

Pour les camps, nous avons réussi (et tout le mérite revient en fait à mon acolyte...) à avoir les droits de certains textes de Fred Pellerin pour élaborer un radio théâtre. Nous avons également réuni une équipe dynamique d'une dizaine d'intervenants théâtraux avec chacun sa spécialisation pour répondre aux besoins des thèmes (théâtre d'ombres, radio théâtre, télé théâtre et jeu choral), pour stimuler les jeunes (qui seront fort nombreux par ailleurs). Notre quatre groupes (8-10 ans et 11-14 ans) - sont presque à pleine capacité.

Quant au Médecin, Christian dirige d'une main assurée l'équipe de comédiens alors que nous, Erika, Jessyka Maltais-Jean et moi, prenons à charge tous les postes esthétiques: costumes, accessoires, décors, éclairages.

Ce qui fait que peut-être, dans les jours prochains, je serai moins assidu sur ce blogue... mais, le cas échéant, ce ne sera que partie remise!!!

mardi 23 juin 2009

Bonne fête nationale


Fête Nationale des Québécois oblige: je n'écrirai pas aujourd'hui pour donner mon temps à quelque réjouissance politico-populaire...

Juste quelques mots pour souhaiter, en cette journée fériée... et par conséquent, un peu embarassante en pleine semaine!... un gros merde à toute l'équipe du Cabaret À tour d'rôle qui débute ce soir!!!

Paso Doble

Je suis toujours fasciné par ce genre de vidéo... par les danseurs et leurs mouvements (et particulièrement pour ceux-ci, champions mondiaux en danses latines, Michal Milatowski et Joanna Leunis... ici dans l'exécution d'un rigoureux paso doble):



Le paso doble est l'une des danses les plus simples à apprendre au départ. Le pas de base est en effet un simple pas de marche (le danseur part du pied droit, la danseuse pied gauche en arrière). La tenue du couple est classique, mais il faut ensuite, pour adopter le style typique du paso, se souvenir que le danseur y joue le rôle du torero et la femme, celui de sa cape. Le nom paso-doble signifie littéralement "deux pas", probablement parce cette danse est basée sur une simple marche stylisée. (Wikipédia)

Une telle symbiose... une telle communion entre les corps et les êtres... une si grande précision... un si grand pouvoir de l'exécution... Le corps en scène peut devenir une puissante machine quand le contrôle est aussi rigoureux.

Et le tout me conforte: on peut atteindre une force d'évocation par la forme, par le calcul de l'espace, de la relation avec l'autre. Voilà ce que je cherche comme metteur en scène. Voilà les qualités que j'aimerais pouvoir développer chez mes comédiens.
De retour ce soir...
pour le moment,
occupé dans les activités estivales
du Théâtre 100 Masques!

dimanche 21 juin 2009

La semaine théâtrale

Et c'est parti pour les activités estivales!

Mercredi à samedi - du 24 au 27 juin 2009
(jusqu'au 11 juillet)

Café-Théâtre Côté Cour (Jonquière), 20h30



Le Café-Théâtre Côté Cour reprend sa tradition du cabaret estival et en présente un, À Tour d'rôle, inspiré des spectacles burlesques, préparé par le Collectif À Tour d'rôle, composé de Vicky Côté, Guylaine Rivard, Maud Côté et Michel Otis. Notez que ce spectacle est un autogéré, impliquant un investissement (financier, temps, énergies) personnel de chacun pour un partage des recettes. Voici, en lien, l'entrevue accordée par Guylaine Rivard à Jean-Pierre Girard de l'émission L'Heure de Pointe de Radio-Canada.

À compter de vendredi, 26 juin 2009 Complexe touristique La Dam-en-terre (Alma), 20h


La Dam-en-terre présente sa nouvelle production, J'ai mon voyage!, dans la plus pure tradition du théâtre d'été. Partir en voyage, c'est un bonheur! Enfin...ça dépend avec qui! Lisette rêvait d'un voyage d'amoureux avec son beau Jacques. Mais voilà qu'Yvan et Micheline, le beau-frère et la belle-soeur, sont de la partie... Comment une reine du chrono et un Roger bon temps, arriveront-ils à composer avec un anxieux à l'extrême et une face de mi-carême! La veille de leur départ, nos deux couples s'enlisent dans les préparatifs et s'enfocent dans des situations les plus absurdes et loufoques.

Bon début d'été!

samedi 20 juin 2009

Côté cour, côté jardin

Image tirée des Dossiers de la troup du Roy (référence plus bas dans le billet)

Moi qui ai toujours eu de la difficulté à désigner instantanément la gauche et la droite, je n'ai guère plus d'habiletés pour pointer la cour et le jardin quand je travaille sur une scène... ces dénominations qui doivent suppléer à une gauche et à une droite fixes, prises du point de vue du spectateur, que l'on soit dans la salle ou sur les planches. Dénominations usuelles servant à simplifier (!) les demandes et les discussions entre les acteurs et les metteurs en scènes et autres artisans du théâtre.

Ce manque d'aptitude n'est pas mieux servi malgré le truc mnémotechnique qui est de placer, bien assis dans un fauteuil de spectateur (ou debout!), les initiales de Jésus-Christ (ou de n'importe lequel autre nom dont les initiales seront J.C.), initiales des deux termes dont il est ici question, soit jardin et cour, dans l'espace et de s'y reporter. Et lorsque nous sommes sur la scène, il faut seulement se rappeler que le côté cour est le côté du coeur.
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Cette appellation vient de la salle des Machines, construite en 1659-1662 par Gaspard Vigarani dans le palais des Tuileries, située entre cour et jardin. Avant la Révolution, on se servait des termes côté du roi (jardin) et côté de la reine (cour). En Angleterre, on désigne la position en fonction de l'ancien emplacement du souffleur: prompt side (du côté du souffleur) pour la cour, opposite prompt side (du côté opposé), pour le jardin.

Dictionnaire encyclopédique du Théâtre

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Le machiniste qui est à la cour est un courier ; celui qui est préposé au côté jardin s'appelle un jardinier. Il n'est pas question que l'un empiète sur le territoire de l'autre. Roger BLIN (1917-1984) raconte dans ses Souvenirs : « J'ai entendu l'histoire assez caricaturale mais vraie d'un metteur en scène qui avait dans son décor un arbre important, assez gros, qui se trouvait au milieu de la scène. Il n'a pu obtenir de mettre l'arbre au milieu que s'il était coupé en deux pour que le machiniste de la cour et celui du jardin se rencontrent au centre. » La routine syndicale veut, en effet, que les machinistes préposés à la cour ou au jardin refusent de traverser la scène. Ce clivage revendiqué semble lié à des croyances qui trouvent une transposition immédiate dans l'espace : au Moyen Âge, l'enfer est situé à gauche de l'acteur ; c'est de la cour que surgissent les diables et les personnages malfaisants.

Les Dossiers de la Troupe du roy

jeudi 18 juin 2009

Du théâtre deux fois millénaire!

Voici une image que m'a envoyée Monsieur Jacques B. Bouchard, auteur du blogue Jack aime/Jack n'aime pas:

Il s'agit d'une image tirée du numéro d'avril 2009 de revue Historia.

Cette mosaïque a été trouvée, lors de fouilles archéologiques, sur le site de Pompéi, ville romaine ensevelie par une éruption du Vésuve en 79 de notre ère. Elle représente - et pour cela le lieu d'où elle vient porte désormais le nom de «la maison du poète tragique» - un metteur en scène distribuant leurs masques aux acteurs de la pièce qu'il met en scène et leur expliquant leur(s) rôle(s) (réf.: Monsieur Bouchard).

Voici donc, en quelques sortes, un instantané de grande qualité datant de près de 2000 ans! Comment y faisait-on le théâtre? Comment se costumait-on? Comment bougeait-on? Quelle(s) différence(s) avec aujourd'hui?

Bien entendu, toutes les réponses n'y sont pas... mais ça donne une magnifique idée!