lundi 11 janvier 2010

Les 100 ans du Devoir

Dans le cadre du 100ième anniversaire de fondation du Devoir, on ressort, depuis quelques jours, divers articles qui ont jalonné son histoire. Et dans un cahier spécial paru ce samedi-ci, un article de Jean Basile, daté du 30 août 1968, renvoie à l'un des moments charnières du théâtre québécois: la création du désormais chef-d'oeuvre de Michel Tremblay, Les Belles-Soeurs, par le Théâtre du Rideau-Vert.

Les Belles-Soeurs, photographie: Ronald Labelle


Une entreprise familiale de démolition, les Belles-soeurs de Michel Tremblay, au Stella

Après tant et tant de cadavres empilés sur les scènes de la métropole par des acteurs sans vie agités par des metteurs en scène sans âme, voici qu'un grand souffle nous provient du Rideau-Vert, qui ouvre sa saison sur ce qu'il faut bien appeler un chef-d'oeuvre.

Chef-d'oeuvre en effet que Les Belles-soeurs, de Michel Tremblay, sur les trois plans de l'intelligence, de la sensibilité et de l'écriture. Il faut immédiatement joindre au nom de l'auteur celui de son metteur en scène, André Brassard.

Sur le plan de l'intelligence, Les Belles-soeurs est, je crois, un des premiers véritables regards critiques qu'un dramaturge québécois jette sur la société québécoise.

Sur le plan de la sensibilité, le monde de Michel Tremblay est d'une justesse et d'une acuité qui le classent immédiatement parmi les véritables artistes.

Sur le plan de l'écriture, la pièce est la démonstration éclatante que le «joual» employé dans son sens peut prendre des dimensions dans le temps et dans l'espace qui font de lui l'arme la plus efficace qui soit contre l'atroce abâtardissement qu'il exprime.

L'idée de base est simple. Une femme de la classe populaire gagne à un concours un million de timbres-primes. Voilà ses rêves réalisés; elle pourra enfin obtenir meubles et accessoires, tout ce qu'il faut pour meubler à neuf son logement. Mais un million de timbres à coller sur des carnets, c'est un travail d'Hercule. Qu'à cela ne tienne; elle invitera ses amies à un «timbre-prime-party». Toute l'action tient dans ce collage de timbres, au cours duquel bien des futilités seront échangées, tandis que, peu à peu, on découvrira la psychologie intime de chacune de ces femmes.

Dans ce genre d'oeuvre-mosaïque, tout tient dans la manière. Celle de Michel Tremblay est efficace. Temps morts, temps forts, dialogues rapides, monologues intérieurs qui entrecoupent la pièce, numéro «à effet», tout s'entremêle et tout se fond. C'est du théâtre instantané. Il n'y a rien que quinze femmes qui parlent? Attendez. Quand la pièce est finie, ce que l'on a derrière soi, ce sont des énormes éclats de rire; ce que l'on a devant, c'est l'exposé brutal, vulgaire, net, froid de la lugubre solitude canadienne-française. Tout cela sans un mot de trop, sans morale. Si le génie consiste à rendre lisible à l'oeil nu les abîmes de la vie, Michel Tremblay a eu ce génie.

Il est malheureusement impossible de donner par le détail une vision du monde de Michel Tremblay. Chacune de ses «Belles-soeurs» représente une idée fixe, un mythe. C'est bien entendu l'époque de ses parents que Michel Tremblay stigmatise. On y retrouve la neuvaine, l'«histoire plate», le rêve vers un avenir de beauté impossible. Mais la jeunesse y participe. Est-elle mieux? Guère. Dans une des scènes les plus touchantes, on voit confrontée celle qui, croyant sortir de sa petite vie, ne fait qu'y entrer davantage, avec celle, plus jeune, qui croit encore qu'il est possible d'en sortir et dont le cri de bête blessée est «J'ai peur, j'ai peur».

Les personnages de Michel Tremblay confinent au pays de l'hilarité hystérique. On rit d'une façon presque incessante dans ces Belles-soeurs, qui sont une affaire de démolition où le comédien et le public se retrouvent en famille.

La mise en scène d'André Brassard sert magnifiquement l'oeuvre. Sans doute, André Brassard est dans sa période baroque et, étant très riche, veut nous faire profiter à tout prix de sa richesse. S'il avait gommé un peu de détails, peut-être aurait-il gagné en cruauté ce qu'il eût perdu en bravoure. Mais quoi, dire cela, c'est se plaindre que la mariée est trop belle!

Quant à l'interprétation, comment choisir parmi quinze comédiennes qui toutes, à des nuances près, collent à l'oeuvre comme la pauvreté au monde.

Jean Basile

Et combien d'autres articles encore de ce journal pourrait être intéressant pour ce monde théâtral!!!

La Défonce [Carnet de notes]

Maquette de la scénographie (Conception et photographie: Christian Roberge)

Samedi et dimanche dernier, nous avons entamé la première fin de semaine de répétition intensive de La Défonce, au Théâtre Mic Mac.

Après un premier avant-midi de travail de lectures et de questionnements d'ordre dramaturgique, nous sommes passés à la scène pour une première tentative de placement. Rapidement, le ton pose problème. Il faut noter que cette pièce se déroule à la suite d'un drame horrible et que, par conséquent, les personnages se retrouvent, dès le départ, dans un état extrêmement fébrile, fragile, perdu. Et pour y arriver, aucune montée.

Les personnages secondaires s'en tirent fort bien... et pour cause. En un sens, il n'ont qu'à se laisser porter (façon de parler!) par le texte. Le personnage principal est beaucoup plus complexe. Personnage détruit, ruine ambulante, froid intérieur, douleur... Les couches doivent s'accumuler dans une retenue sourde et oppressante.

Le lendemain, nous sommes donc revenus à la table avec le principal protagoniste pour revoir les grandes lignes du personnage.

Le dernier après-midi, par un concours de circonstances, nous nous sommes activement attardés sur une scène en fin de pièce... Avec célérité et efficacité, le dessin de celle-ci est convaincante et donne d'emblée une fort bonne idée de l'utilisation de la scénographie, du déploiement des comédiens dans l'espace et de la dynamique (tant au niveau de l'image que des relations entre les personnages eux-même et entre eux et le public) qu'impose celui-ci.

Ce premier week-end a donc permis: 1- de déterminer le point de vue avec lequel nous aborderons la pièce, 2- de mieux définir et la dynamique entre les personnages et le ton recherché, 3- de valider l'espace (avec du public des quatre côtés!) et l'utilisation des panneaux, 4- de connaître un peu mieux la distribution, ses forces et ses faiblesses et 5- d'avoir du plaisir!

Le prochain rendez-vous est prévu le 23 janvier (car je rappelle que nous répéterons, dans les faits, huit week-ends d'ici le 1er avril... date de la première).

dimanche 10 janvier 2010

Au théâtre cette semaine (du 10 au 16 janvier 2010)


Je change le titre de ces billets dominicaux pour redonner un peu de souffle à ce fastidieux exercice de débusquer toute activité théâtrale se tenant dans le courant de la semaine... mais cette semaine, ô surprise, encore rien n'est au programme (aucune représentation publique il s'entend... car de l'action, il y en a pourtant!).

Ça ne saurait tarder!

samedi 9 janvier 2010

Théâtre À Bout Portant


Vicky Côté lance sur Facebook pour sa nouvelle compagnie de théâtre, le Théâtre À Bout Portant... dont les deux premières productions - Les Immondes et Rage - se sont vues accorder de bonnes critiques.

Ce nouvel organisme, donc, qui favorise le théâtre de création, selon les propres mots de Vicky, est une compagnie qui a pour mandat la recherche-création et la production d’un théâtre où l’accent est essentiellement mis sur l’aspect corporel de l’interprétation. Un lieu qui vise à permettre l’expérimentation de la gestualité, du jeu physique, dans la poursuite d’une démarche artistique singulière à la fois critique et esthétique.

Voilà. Les présentations sont faites.

vendredi 8 janvier 2010

La Défonce [Carnet de notes]

Dernière journée avant d'entreprendre la mise en scène de la prochaine production du Théâtre Mic Mac de Roberval. Dernière journée, donc, de lectures et de réflexions, assis devant la maquette du décor confectionnée par le concepteur Christian Roberge, à modeler une ébauche de travail, une proposition de base à offrir aux comédiens.

Pascal Chevarie (Photo: Maxime Côté), CEAD

Cette année, le texte choisi par la troupe est La Défonce de Pascal Chevarie. Une forêt, la nuit. Les phares d’un camion allumés. Une vieille chanson country, lancinante, et l’écho d’un cri étouffé. Parmi les ombres que projette la lune, la silhouette confuse de trois jeunes hommes qui viennent de commettre l’irréparable et, dans le noir, celle d’un vieillard, qui a tout vu. À travers la reconstruction de cette nuit de défonce, ils tenteront de comprendre cette rage qui les habite et qui – sans qu’ils puissent vraiment la nommer – les a poussés trop loin. Pour soutenir cette histoire, le texte se déconstruit, brise sa temporalité et se déploie en 15 tableaux se déclinant eux-mêmes en 4 modes de narration particuliers: cris, échos, murmures, silences. Une oeuvre formelle pour explorer la cruauté et l'horreur.

L'équipe est composée de 5 comédiens... dont 3 sont de nouvelles têtes pour moi. Ils joueront, et là se posera de grands défis, dans une aire de jeu centrale, avec des spectateurs sur les 4 côtés. Du moins, dans l'idéal.

Mais déjà, demain, nous serons fixés. Pour l'instant, je relis une nouvelle fois La Défonce, en tentant de comprendre le fonctionnement intérieur de ce texte, les liens entre les personnages, les dynamiques qui s'installent et se meuvent entre chaque scène.

jeudi 7 janvier 2010

Au suivant!


La saison des auditions pour les différentes écoles de théâtre au Québec (les collèges, les conservatoires et l'école nationale) s'ouvre bientôt. À tous ceux qui tenteront leur chance cette année (dont Simon L.-D. que je coache), bonne chance!

La première chose que doivent apprendre les jeunes élèves d'art dramatique, ce n'est pas l'ivresse du théâtre mais bien ses exigences.

Ingmar Bergman
cité dans le Petit dictionnaire du théâtre

Les auditions... L'exercice fastidieux... Le jeu de l'avenir en quelques minutes! C'est assurément difficile. Mais bon...

mardi 5 janvier 2010

Du sens et des sensations...


Il est toujours un peu ardu de définir le théâtre contemporain (notamment par le manque de recul évident de ses artisans) et d'en dégager des caractéristiques homogènes et/ou applicables à tous les styles disparates et éclatés qui le compose.

Pourtant, la chose est fondamentalement simple.

De tout temps, le théâtre (dans son expression la plus essentielle, soit un texte, un comédien et un public) s'est attaché à livrer un message, à exprimer une idée du monde, à le signifier... bref, à créer du SENS.

Avec l'avènement de ce que certains nomment le théâtre postdramatique (ou postmoderne... ou encore contemporain), il y a un important glissement dans ce paradigme: le théâtre n'a plus à créer du SENS mais plutôt - par la forme, la performance, les nouveaux médias, le texte comme tissus sonore - à édifier des SENSATIONS, à procurer aux spectateurs une expérience sensitive.

En soi, par ce glissement sensitif, il est soudainement plus facile d'aborder ces différentes productions qui peuvent sembler, de prime abord, hermétiques!


samedi 2 janvier 2010

De retour le 6 janvier 2010!

Un hiver à Chicoutimi (et ailleurs dans le monde...)


Maintenant que la (non-)dinde est passée, que le Jour de l'An ne reviendra pas avant 364 jours, je remets un peu d'ordre dans mon agenda...

Outre les ateliers réguliers du Théâtre 100 Masques qui débuteront le 18 janvier et la gestion courante de l'organisme (inscriptions, administration, demandes de subventions, campagne de financement, direction artistique), la compagnie présentera également, en mars, un laboratoire portant, cette fois, sur l'improvisation longue durée: chaque jour (du 2 au 5 mars), un cadre imposé par un metteur en scène, une équipe de comédiens, et quelques heures pour présenter, le soir même, un spectacle durant une heure et demie. Le titre de ce laboratoire sera Les Impromptus Scéniques. Quelques activités devraient également s'ajouter en cours de saison, dont un nouveau Rendez-Vous Théâtre et une formation sur la biomécanique.

Au même moment, je serai en pleine répétition avec le Théâtre Mic Mac de Roberval pour leur prochaine production, La Défonce, présentée tout au cours du mois d'avril.

Cette blanche saison sera, par ailleurs, consacrée à l'écriture et au dépôt de mon sujet de thèse pour mon doctorat. Je constituerai également la troupe permanente qui sera mon principal objet de recherche pour les trois prochaines années.

D'ici le début du travail, je prends une pause de tout... y compris de ce blog.

vendredi 1 janvier 2010

Pour nos scènes (et notre milieu!) en 2010!



S'attacher à faire le bilan d'une année écoulée (comme l'exercice entrerpris depuis les deux derniers billets), amène tout naturellement à souhaiter quelques voeux pour l'année qui débute!
Ainsi donc...

aux Amis de Chiffon... des marionnettes à succès pour leur nouvelle création et un calendrier de tournée chargé!
à La Rubrique... également une nouvelle création à succès sous les auspices de Molière et du XVIIième siècle, des salles pleines et de nouveaux projets!
aux Têtes Heureuses... des projets stimulants et une bonne évaluation du CALQ, une restructuration efficace et dynamique!
au C.R.I.... des projets, des projets, des projets... et un financement à la mesure de ses ambitions!
au Théâtre 100 Masques... une poursuite dans la lancée de l'an dernier avec des projets créatifs, des ateliers courus et une structure consolidée avec les moyens financiers attenants!
au Mic Mac... du plaisir dans la prochaine production (le metteur en scène s'en imprègne déjà!) et du public (venu également en masse du Saguenay!)!
au Théâtre du Faux Coffre... une nouvelle renaissance post-clown noir aussi dynamique et courue!
à la Tortue Noire... de nouveaux projets, de nouvelles reconnaissances... et de bonnes valises pour poursuivre cette époustouflante existence!
au Théâtre à Bout Portant et Vicky Côté... d'autres créations et du public à la hauteur de celles-ci!

à tous les metteurs en scène... des textes, des projets stimulants, créatifs, risqués... et des idées et des rêves réalisés grâce à un financement adéquat!
à tous les comédiens... de nombreux contrats, des metteurs en scènes agréables et du plaisir!
à tous les concepteurs... de nombreux contrats, des metteurs en scènes agréables qui savent où ils vont et du plaisir!
à Michel Lemelin... du succès dans sa maîtrise (et sa nécessaire recherche sur le théâtre qui se fait ici)!
aux étudiants du B.I.A... de la curiosité, de la rigueur, et de l'ouverture vers le milieu professionnel (et vice-versa pour le milieu professionnel)!
à Jean-Paul Quéinnec... de la patience, des projets, du plaisir avec les étudiants!
aux journalistes et chroniqueurs culturels... de l'espace, des lecteus et/ou des auditeurs, du sens critique et de bons dialgues avec les artisans du milieu!
aux blogueurs... quasi idem à la note précédente!
aux subventionneurs... l'accroissement de leur(s) enveloppe(s) budgétaire(s)!
à Ville Saguenay... la reconnaissance (véritable...) de sa vitalité culturelle, une réelle application (et une pérennisation) de son titre de capitale culturelle 2010, une salle de spectacle (enfin, des engagements...)!
à moi-même... le maintien de son intérêt pour le théâtre, de la rigueur teintée de satisfaction pour la recherche et les études, de nombreux projets (et la capacité d'en refuser!)!
enfin, à tous:

BONNE ANNÉE 2010!!!
(et de l'argent tout plein pour les projets!!!)



jeudi 31 décembre 2009

Sur nos scènes (et dans le milieu!) en 2009!



Pour poursuivre dans la même veine que le billet d'hier, voici, en différents points (sans qu'ils soient ni en ordre chronologique, ni en ordre d'importance!), les éléments qui me semblent marquants pour cette année théâtrale qui prendra fin dans quelques heures. Le choix de ceux-ci me sont donc fort subjectifs... et n'hésitez pas à en ajouter dans les commentaires si j'en oublie!

2009 c'est... une année dynamique. Encore de nombreuses productions (bien que moins nombreuses que l'an dernier...) prouvant la vitalité (réelle?) du milieu. Il semble y avoir, pour la plupart des compagnies, une véritable augmentation des assistances... De ces productions, on peut remarquer l'émergence de quelques comédiennes et conceptrices - notamment lesVicky Côté, Émilie Gilbert-Gagnon, Jessyka Maltais-Jean - qui font de plus en plus leur place.

2009 c'est... la mise en place de véritables actions de concertation entre les différentes compagnies professionnelles (les Rendez-Vous Théâtre, le feuillet promotionnel offrant aux spectateurs 10% sur toute entrée, un projet de publicité conjointe) qui augurera une mise en place d'une véritable structure de concertation? À voir...

2009 c'est... l'augmentation des sorties extra-régionales de plusieurs compagnies qui diffusent le travail aux quatres coins du Québec (La Rubrique, Les Amis de Chiffon) et, chose remarquable, aux quatres coins du monde (La Tortue Noire).

2009 c'est... la dernière production des Clowns noirs? Ces cinq personnages colorés ont réussi un tour de force: s'inscrire (selon le mot de Michel Lemelin) dans l'imaginaire collectif de la population. La fin des Clowns noirs (du moins, leur remisage de la forme théâtrale) ne marque pas pour autant la fin du Théâtre du Faux Coffre...

2009 c'est... l'année de la salle de spectacle à Chicoutimi: sera-t-elle? ne sera-t-elle pas? signera-t-on? ne signera-t-on pas? étudiera-t-on? n'étudiera-t-on pas? Cette saga s'est échelonnée... au point où, à quelques semaines du début de la réfection de l'Auditorium, on revient au point zéro (dans un mouvement de contestation orchestré par des jeunes du Conservatoire de musique) alors que le maire, dans sa grande mansuétude, commande à la firme MultiGo une étude de faisabilité. Dans celle-ci, on y apprend qu'outre le fait d'être propice aux balais (sic), la nouvelle salle coûtera quelques 32 millions de dollars (plus les frais d'entretien). Devant le tollé provoqué, une nouvelle étude indépendante devra faire un rapport au début de la nouvelle année... Pendant ce temps, le Théâtre du Saguenay devient itinérant (l'Auditorium étant devenu dangereux!) et met de côté son volet théâtre et joue, en quelque sorte, son avenir.

2009 c'est... la désignation de Saguenay, capitale culturelle 2010! À quoi se servira cet honneur? Les mois à venir nous le diront.

2009 c'est... l'année des adieux à deux pionniers du théâtre au Saguenay: Stan d'Haese et Ghislain Bouchard, deux hommes aux multiples et ambitieux projets. Dans une perspective plus internationale, ce sont aussi les adieux à deux monuments: Roger Planchon (metteur en scène français) et Pina Bausch.

2009 c'est... aussi le départ (massif!) de camarades, acteurs de leur état, vers d'autres projets, d'autres défis, dans d'autres lieux: Marie Villeneuve, Patrice Leblanc, Jérémie Desbiens et Alexandre Larouche. Dans un autre ordre d'idée, c'est aussi le départ à la retraite de Mesdames Christiane Laforge (du Quotidien) et de France Dallaire (agente culturelle au Centre des Arts et de la culture de Chicoutimi).

Enfin, d'un point de vue personnel, 2009 c'est... l'année de la consolidation du Théâtre 100 Masques, ma première année comme salarié de cette compagnie, la poursuite de nombreuses activités et mon début au doctorat.

Si j'en oublie...

mercredi 30 décembre 2009

Sur nos scènes en 2009...



La fin d'une année ramène inéluctablement l'exercice fastidieux des bilans, de ce regard par-dessus notre épaule pour voir le chemin parcouru, les détours pris... Je profite donc de l'occasion pour m'inscrire dans la tradition et faire la recension (la plus exhaustive possible) de toutes les productions régionales (à caractère professionnelles... et j'inclus ici les productions universitaires qui sont, en quelques sortes le prélude à bien des démarches) qui ont jalonné l'année écoulée.

Pour marquer d'un simple regard les différentes catégories qui émaillent cette liste, je propose donc cette petite légende: les productions professionnelles et recherches, les productions de loisirs et autres événements, les productions académiques.

Les productions «en résidence» (incluant les reprises)

Dragage 00 (de Jean-Paul Quéinnec)
Une maison face au Nord (Théâtre La Rubrique)
Rage (Vicky Côté/Théâtre À bout portant)
Barabbas dans la Passion (Théâtre du Faux Coffre)
L'Ordre du monde (Théâtre 100 Masques)
Pas moi (Collectif Texentrique)
Christophe au grand coeur (Cindy Gauthier/UQAC)
Memoria (Jessica B. Pinard/UQAC)
Ce qui meurt en dernier (Erika Brisson/UQAC)
(Théâtre Mic Mac)
La Vie Parisienne (Société d'arts lyriques du Royaume)
L'Opérette imaginaire (UQAC)
J'ai mon voyage (Théâtre de la Dam-en-terre)
À tour d'rôles (Vicky Côté, Maud Côté, Guylaine Rivard)
Les Rois Chasseurs (Jimmy Doucet)
Les aventures d'un Flo (Théâtre du Palais-Municipal)
Le Médecin Malgré lui (Théâtre 100 Masques)
L'Assassinat d'Andrew Jackson (Théâtre La Rubrique)
Dragage 01 (Jean-Paul Quéinnec/Maniganses)
The Kingdom of Saguenay (Théâtre du Palais Municipal)
Ubu Roi (Les Têtes Heureuses)
Catatonie II (C.R.I.)
Le Clown au masque de fer (Théâtre du Faux Coffre)
Le Singulier Noël de Mme Weiss (Théâtre 100 Masques)
Les trois cheveux d'or (Les Amis de chiffon)
J'ai toujours voulu être une fille hirondelle (Johanna Lochon/UQAC)

Les productions «sur la route»

Kiwi (La Tortue noire)
I Testimoni (La Tortue noire)
Le grand oeuvre (La Tortue noire)
Le petit chaperon rouge en 8 minutes ralenties (La Tortue noire)
Les immondes (Vicky Côté)
Je ne pensais pas que c'était sucré (Théâtre La Rubrique)
Une maison face au nord (Théâtre la Rubrique)
Les trois cheveux d'or (Les Amis de chiffon)
Une histoire dont le héros est un chameau... (Les Amis de Chiffon)

Comme quoi, les artisans de la scène saguenéenne n'ont pas chômé en 2009...