dimanche 7 février 2010

Au théâtre, cette semaine! (du 7 au 13 février 2010)


En plein coeur de l'hiver, les rendez-vous se bousculent ou plutôt, se bousculeront dans les prochaines semaines... Pour l'instant:

Mercredi à vendredi - 10 au 12 fév. 2010
Salle Murdock (Chic.), 20h

Le Théâtre du Faux Coffre présente, pour souligner son 5ième anniversaire (et pour financer d'autres projets), le premier d'une série de spectacles solos mettant en vedette, à chaque fois, l'un des désormais célèbres Clowns Noirs, Les Lectures de Diogène (présentées également la semaine prochaine). Avec humour et une forte dose d'ironie, Diogène fera la lecture d'un roman policier au titre angoissant : Une minute à vivre. Écrit à l'âge de 9 ans par le dramaturge Martin Giguère (auteur des aventures des Clowns noirs), ce court roman met à l'avant-scène l'innocence fascinante d'un enfant. Diogène utilisera ses capacités intellectuelles grandioses et son savoir infini pour prouver, par tous les moyens possibles (dramatisations, improvisations, mimes, argumentations), que ce roman naïf est un chef-d'œuvre de la littérature mondiale et qu'il changera " l'idée même que nous nous faisons de la vie ". Plus qu'une simple lecture publique, ce spectacle faussement littéraire se veut un hommage à l'écriture et la littérature. Diogène se donnera corps et âme pour que Madame Paper, détective héroïne du roman, mette le grappin sur le meurtrier. (réf.: www.fauxcoffre.ca)

Mercredi à samedi - 10 au 13 fév. 2010
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), 20h


Derniers tours de piste pour Charles et Berthin, la toute dernière production du Théâtre La Rubrique. Pour ma part, j'irai, selon toute vraisemblance, ce vendredi.

Si j'oublie des trucs...

samedi 6 février 2010

En noir...


Je reprends cette citation que j'avais retranscrite en un autre temps et sur un autre blogue parce qu'elle m'apparaît encore porteuse de promesse et d'intérêt. J'aime le noir au théâtre. J'aime les espaces noirs, les costumes noirs. J'aime travailler à partir de cette (absence de) couleur et je me fais violence pour en sortir et pointer vers la gamme chromatique.

«Le noir est le début de tout, le point mort, l'esquisse, le contenant - puis le contenu. Sans son ombre, son relief et son appui, j'aurais l'impression que les autres couleurs n'existent pas. I y a une infinité de tons de noir: le noir tendre de la transparence, le noir terne et triste du crêpe de deuil, le noir profond et royal du velours, le noir somptueux du taffetas ou le noir sévère de la faille, le noir fluide du satin, le noir gai et cérémonieux de la laque. En noir, la laine fait penser à du charbon, le coton a l'air rustique, et toutes les nouvelles étoffes semblent pimpantes. [...] Le noir est à la fois matière et couleur, ombre et lumière. Il n'est ni gai ni triste, mais il est allure et élégance, parfait et incontournable. Il est aussi irrésistible que la nuit. Les enfants ne devraient pas avoir peur du noir, car même si son mystère les effraie, le noir renferme aussi la réponse à ses propres secrets.»

De cette citation de Christian Lacroix, designer français, je pourrais faire, en quelques sortes, mon credo esthétique...

La Défonce [Carnet de notes]

Troisième fin de semaine (sur huit) de travail intensif au Théâtre Mic Mac de Roberval pour la création de La Défonce de Pascal Chevarie.

Mon premier objectif, dans les jours à venir, est de placer sommairement le troisième bloc de ce texte... le drame, à proprement parler (après un premier bloc d'exposition et un autre faisant office de genèse). Cette mise en place primaire sert également à définir, à grands traits, dans les grandes lignes, les personnages. Elle met en place une dynamique concrète qui, conjuguée aux déplacements, aux gestes et aux mouvements, serviront de canevas solides pour la construction de ceux-ci, pour l'interprétation scénique.

En parallèle, ce week-end nous verra nous attarder sur les costumes, sur la façon d'esthétiser ces mêmes personnages. Déjà, j'ai soumis une idée. Il s'agira maintenant de la valider, de l'expliquer, de la bonifier.

Et c'est parti!

vendredi 5 février 2010

Perspectives...

Il est parfois de ces commentaires qui ne demandent aucune explication tant leur clarté est manifeste!


Un grand succès
dans un petit théâtre
vaut bien mieux qu’un petit succès
dans un grand théâtre
et encore mieux qu’un petit succès
dans un petit théâtre.

Eugène Ionesco

Je pense également que cette citation, sans être connue de tous, n'en demeure pas moins une vérité que n'importe laquelle compagnie ou troupe de théâtre se dit - en d'autres mots! - lorsque débutent les représentations!


jeudi 4 février 2010

La mise en scène... quelques réflexions...


La mise en scène est, malgré son apparente simplicité, plutôt complexe à définir... Elle englobe tant d'éléments disparates (allant de la direction d'acteurs à la conception générale, de la lecture d'une oeuvre à la psychologie, etc.). Pour s'y retrouver... ou plutôt, pour réfléchir selon certaines balises, voici quelques notes de Anne Ubersfeld dans son petit recueil fort intéressant, Les termes clés de l'analyse théâtrale, paru en 1996 aux édition Le Seuil (Paris):

Quelques réflexions.

1) Le problème clef de la mise en scène est donc celui de l'articulation entre le travail d'un maître d'oeuvre (un artiste, avec sa conception propre de l'oeuvre à réaliser), et le travail de chacun des artistes qui concourent à l'oeuvre
[...].

2) Le travail de la mise en scène implique la prise en compte de trois éléments: A- l'état actuel technique, sociologique, esthétique, économique du théâtre - tout le code théâtral contemporain; B- un spectateur imaginaire construit par le metteur en scène, selon l'univers encyclopédique et particulièrement esthétique qu'il lui prête, en relation d'identité et/ou de distorsion avec le sien propre (violer un peu le spectateur n'est pas interdit au metteur en scène); C- un texte (fût-il un simple canevas), base de réflexion, de création.

3) Une part essentielle de la mise en scène consiste dans la lecture du texte et son interprétation, que ce soit la construction, toute brechtienne, d'un «sens» en relation avec le gestus fondamental présent dans l'oeuvre, que ce soit au contraire la construction de pistes multiples à l'intention d'une lecture plurielle de la part du spectateur, ou que ce soit, comme le veut Vitez, la mise en évidence d'une énigme du texte, que la mise en scène devra montrer sans tenter de la résoudre, c'est-à-dire de l'évacuer.

4) Par rapport au texte T du scripteur, la mise en scène construit avec tous les signes un texte second T', dont la base est le travail de construction d'une référence, d'une référentialisation du texte: A- par rapport au temps de la mise en scène et au «monde réel» du metteur en scène; B-
par rapport à un temps du passé, celui du scripteur ou celui de la fable évoquée. Cette référentialisation est toujours le fruit d'un choix.

Cette longue citation se retrouve aux pages 55 et 56 de l'ouvrage nommé plus haut.

mercredi 3 février 2010

Rideau d'avant-scène

S'il est une tradition du théâtre qui m'a toujours fascinée, c'est bien le lever du rideau... quand rideau il y a. Car maintenant, ceux-ci sont, la plupart du temps, inexistants, remisés au chapitre de l'ancien temps.

Voici quelques notes tirées du lexique théâtral Le théâtre, ses métiers, son langage (de A. Pierron, publié aux éditions Hachette en 1994 ) concernant cet auguste élément.

RIDEAU (D'AVANT-SCÈNE): C'est le fameux «rideau rouge» de la chanson de Gilbert Bécaud. Il peut être peint en trompe-l'œil; il rappelle, alors, les toiles peintes des décors à l'italienne où la dernière était appelée rideau de fond. Il est souvent, pour accuser sa solennité, en étoffe lourde: du velours. Son rôle est de révéler ou de cacher la scène aux regards du spectateur. Ce n'est qu'à partir de 1828 qu'il peut, aussi, intervenir pour séparer deux actes. Dans les rideaux d'époque, trois petits trous sont pratiqués pour permettre aux comédiens de faire la salle.

Cette dernière expression est intéressante: c'était, pour un acteur du XIXième siècle, la tentative de chercher dans la salle des visages connus - par les trous du rideau. Elle pourrait encore s'appliquer de nos jours... car la curiosité du comédien en coulisse n'est jamais rassasiée. Il suffit d'y mettre le pied avant un spectacle pour l'entendre demander (quasi à tout coup): Qui est là? Y a-t-il du monde que je connais? Combien sont-ils?


mardi 2 février 2010

La Défonce [Carnet de notes]

Alors que l'équipe de La Défonce est, ce soir, réunie à Roberval pour réviser le travail accompli avant le prochain week-end, voici une photographie de Christian Roberge (que j'ai copiée sur le site du Théâtre Mic Mac) qui les présente tous...


Ainsi, de gauche à droite: Sonia Tremblay (mon assistante metteure en scène qui dirige la répétition de ce soir), Benoît Brassard (Jay), Jean-Sébastien Montpetit (Fred), Charles Dubé (Didi), Joan Tremblay (Pen), Dario Larouce (oups... c'est moi... le metteur en scène) et Réjean Gauthier (le Vieux).

Les lois du théâtre...!


Les lois du succès au théâtre
tiennent en deux articles.
Article premier:
elles n'ont pas changé depuis deux mille ans.
Article deux:
personne ne les connaît.
Georges Bernard Shaw


lundi 1 février 2010

La Défonce [Carnet de notes]


L'équipe de création de La Défonce se complète de plus en plus... À Ursule Garneau (directrice de production), Christian Roberge (concepteur de l'espace et des costumes), Sonia Tremblay (assistante metteur en scène) et aux comédiens s'ajoutent et l'expérience et le talent d'Alexandre Nadeau à la lumière...

Il y a déjà longtemps que nous n'avons travaillé ensemble... et, dans ce cas précis, le défi s'avère intéressant...

La pièce requiert une atmosphère nocture, sombre, humide... noire, étouffante... et ici se complique la chose!

D'abord, le fait que l'aire de jeu soit centrale contraint en partie la technique afin d'éviter l'aveuglement (à moins d'être assumé) de certains spectateurs. La dimension de celle-ci (12 pieds par 32!) pose également problème...

D'autres parts, la scénographie est principalement composée - outre un plancher de bois - de huit grands panneaux (3 et 4 pieds de largeur par 10-12 pieds de hauteur) de plastique imposant le jeu avec la transparence, le flou, le distinguible et l'invisible... Il faut par ailleurs, noter que ceux-ci sont coulissants... et qu'ils sont manipulables! Donc, mouvants...

Enfin, pour certains tableaux (ceux représentant l'action en temps réel...), je privilégie un éclairage à partir de fanaux contrôlés et manipulés par les comédiens eux-mêmes...

Voilà donc les défis qui nous attendent!!! Et le plaisir!

dimanche 31 janvier 2010

Le retour des Clowns noirs!


Tiens tiens... Ça s'étend sur Facebook... probablement cela se fera-t-il comme une traînée de poudre: les Clowns noirs préparent non par un mais bien 4 événements pour 2010!

Les Clowns noirs ressurgissent, nous promet-on, pour présenter, au cours de l'année, quatre spectacles thématiques pilotés chacun par un Clown noir différent (quatre solos!) et soulignant, par là, le cinquième anniversaire (déjà!) du Théâtre du Faux Coffre. Ces spectacles serviront à financer, en quelques sortes, un changement de plateforme de cette bande déjantée qui, par la suite, tentera sa chance dans le tournage d'un court métrage la mettant en vedette!

Ainsi donc, à venir:

TRAC: MA VIE EN THÉÂTRASCOPE
LE CONTE BANCAIRE DE PIÉDESTAL
PENDANT CE TEMPS DANS LA TÊTE DE GROSSOMODO

et le premier de ceux-ci présenté:

LES LECTURES DE DIOGÈNE

Du 10 au 26 février 2010 (mercredi au vendredi)
À la Salle Murdock du Centre des Arts et de la Culture de Chicoutimi
Admission : 10$
Informations et réservations : 418-698-3000 #6561
www.fauxcoffre.ca
info@fauxcoffre
et sur la page Facebook de cet événement!

Au théâtre, cette semaine! (du 31 jan. au 6 fév. 2010)


Quelques dates à retenir, à inscrire, à vivre!

Lundi - 1er février 2010

Date limite pour le dépôt des demandes de subventions au Conseil des Arts de Saguenay pour les Projets spéciaux...

De mercredi à samedi - du 3 au 6 fév. 2010
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), 20h

Seconde semaine de représentations de Charles et Berthin, un texte de Stéphan Cloutier mis en scène par Benoît Lagrandeur. Cette production du Théâtre La Rubrique réunit les Ouellet (sans lien de parenté!), Christian et Guillaume, Josée Laporte et Émilie Jean.

Samedi - 6 février 2010
Salle François-Brassard (Jonq.), 20h


Il y aura présentation de CLASH (j'ignore qui est le diffuseur et qui est le producteur...): Daniel Lemire signe Clash une pièce de théâtre où l'humour et le talent sont garantis. La mise en scène est de Pierre Lebeau qui s'est gardé un rôle dans cette pièce qui met aussi en vedette Sylvain Marcel, Geneviève Rioux et Dominique Pétin. La crise du verglas que l'on a connue à la fin des années 90 a inspiré Lemire pour faire Clash. Dans cet épisode, les couples Allard et Bergeron, qui n'ont pas les mêmes valeurs, doivent cohabiter dans un chalet durant trois jours. On imagine que le « naturel » et l'humour grinçant prennent leur place rapidement dans ce contexte particulier.

C'est pas mal ça... Je pense... S'il me manque quelques éléments, faites-le moi savoir!

samedi 30 janvier 2010

Le Quotidien s'exprime...

Paraît, ce matin, dans Le Quotidien, sous la plume de Mélyssa Gagnon, un papier ayant pour sujet la toute nouvelle production de La Rubrique (que je n'ai pas encore vue). En voici une première partie, l'autre n'étant pas disponible sur le site de Cyberpresse... seconde partie qui émet quelques réserves, notamment sur la longueur de la pièce et la présence de scènes d'amour qui peuvent heurter des spectateurs plus conservateurs (!).


Charles et Berthin (Guillaume Ouellet, Christian Ouellet)
Photographie: Rocket Lavoie, Le Quotidien

(Jonquière) La toute nouvelle production du Théâtre La Rubrique, «Charles et Berthin», se veut une touchante histoire d'amour interdit sur fond théâtral, relatant les frasques de comédiens issus de l'univers de Molière dans la France du 17e siècle.

Écrite par Stéphan Cloutier et mise en scène par Benoît Lagrandeur, «Charles et Berthin» était présentée en grande première, mercredi soir, à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière. La population régionale aura l'occasion de voir cette intéressante production mettant en vedette Christian Ouellet, Guillaume Ouellet, Émilie Jean et Josée Laporte jusqu'au 13 février prochain.

Homosexualité

«Charles et Berthin», c'est avant tout le récit de deux hommes qui s'aiment, deux hommes follement épris l'un de l'autre mais incapables de vivre leur passion publiquement sous peine des pires châtiments. Cette histoire d'amour se déroule en trois actes, joués à rebours, sur une période de 17 ans. Dans le Paris de 1672, le Versailles de 1663 et le Pézenas de 1655, Charles Varlet (Christian Ouellet) évolue au sein de la troupe de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

Du début à la fin, ou devrions-nous dire de la fin au début, Varlet aspire à devenir un grand comédien. Il fait la connaissance de Berthin Rabussin (Guillaume Ouellet), jeune aventurier fougueux et téméraire, avec qui il amorce une tumultueuse histoire d'amour. Mais cette situation complètement impossible résultera en une confrontation, laquelle aura pour effet de jeter un océan tout entier entre les amants, qui seront séparés pendant plus de 3000 jours. De la Nouvelle-France, Berthin écrira à Charles les chapitres de son rêve d'une vie meilleure, une existence où les deux hommes pourront partager un lit douillet et se bâtir un avenir prometteur au coeur des colonies. Charles ne recevra jamais les chroniques de son amour disparu. Il sera plutôt frappé par son impromptu retour, nombre d'années plus tard.

Évoluant aux côtés de Charles et Berthin, deux personnages féminins, ceux de Catherine Leclerc du Rosé (Josée Laporte) et de Marie Ragueneau de l'Estaing (Émilie Jean). L'une talentueuse comédienne aux côtés de Molière, l'autre désirant plus que tout au monde joindre les rangs de la digne troupe prisée par le roi, les deux femmes verront leurs coeurs blessés par des affections non retournées.

//La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien