jeudi 28 octobre 2010

Théâtre expressionniste (suite)


Suite du billet d'hier... car plus je fais des recherches sur ce type de théâtre (dont les plus grandes réalisations furent allemandes, vers 1910-1920), plus je trouve des pistes de réflexions qui peuvent inspirer, questionner, donner un cadre au prochain travail avec les interprètes. Bien entendu, je ne recherche pas le genre historique et ne souhaite pas faire de théâtre archéologique...

Voici la suite de ce que dit Corvin (cité hier), à propos de ce théâtre:

Vraisemblance et bienséance sont rejetées, pour autant qu'elles reflètent les logiques et les conventions établies. [...] Loin des zones médianes de l'équilibre, le héros expressionniste, déchiré entre le plus haut et le plus bas, se construit par renversement d'un contraire à l'autre.

Et revient l'idée du contraste, de la rupture violente. Revient aussi, dans le passage suivant tiré d'une Histoire du théâtre publiée par les Presses Universitaires de France (en 1964) dans la fameuse collection Que sais-je ?, l'idée de la digression, de la distorsion:

[...] L'action scénique s'appliquerait-elle à reproduire la démarche du subconscient, l'incohérence du rêve, l'irrationnel, le chaos de la vie profonde reflétée dans le désordre du social. [...] Une technique minutieuse s'évertue à désintégrer le sens critique du spectateur en le soumettant à un jeu de déformations visuelles et de rythmes obsédants.

[...] Dans les autres pays (nda: parce qu'il était question de l'expressionnisme allemand), l'expressionnisme a servi soit à donner plus de virulence à la satire sociale (en Amérique), soit (comme le grottesco italien) à transposer en une imagerie superficielle le subjectivisme pirandellien, soit (en France notamment) à tenter une traduction plastique de la poésie d'un esprit nouveau.


Encore une fois, vers quoi m'amène cette recherche? L'avenir le dira. Je me sers de ces extraits pour stimuler les discussions et surtout, les réflexions dans le rapport au texte, aux personnages et à la scène.

mercredi 27 octobre 2010

Théâtre expressionniste


Mes deux «grandes» mises en scène de l'année en cours (la production du Mic Mac et le prochain théâtre d'été du 100 Masques) seront faites à l'aune de l'expressionnisme... du moins d'après ce que j'en comprends et selon ce que je le conçois. L'expressionnisme peut, en fait, être en ligne directe avec le grotesque (meyerholdien!) qu'on peut, à l'occasion (pour ne pas dire souvent!) retrouver dans mon travail...

Le mouvement expressionniste, qui s’affirme en Allemagne, dans les années 1910-1920, explore les aspects les plus extrêmes et les plus grotesques de l’âme humaine, allant jusqu’à recréer un univers de cauchemar. Il se caractérise par la distorsion et l’exagération des formes, et par un usage suggestif de l’ombre et de la lumière.

Les metteurs en scène les plus représentatifs de ce mouvement sont Leopold Jessner et Max Reinhardt. Les pièces de Georg Kaiser ou d’Ernst Toller sont quant à elles structurées en épisodes écrits dans un langage syncopé, nourris d’un imaginaire intense. Les personnages sont ramenés au stade de types à peine ébauchés ou de figures allégoriques, et les intrigues à une réflexion sur la condition humaine. (http://www.theatrons.com/theatre-xx.php)

Michel Corvin, directeur de l'importante encyclopédie du théâtre définit cet expressionnisme, au théâtre, de la façon suivante:

Avec lui, la subjectivité se projette violemment sur le monde, en recréant de l’intérieur les objets qu’elle extrait de celui-ci : symbole, vision, abstraction – destinés à traduire la plus intense vibration de l’âme-, telle sont les catégories principales d’une esthétique étroitement liées à une énergétique de la liberté, tendue pour sa part entre deux états antithétiques où elle paraît s’annuler : l’angoisse et l’extase.

Comment cela se traduira-t-il? Ça reste à voir... mais les pistes sont nombreuses et les défis stimulants!

mardi 26 octobre 2010

Un détour par l'imagination


Au théâtre, tout est possible et tout peut se construire, si tant est que le spectateur suive et accepte d'emblée les codes qu'on y propose. Et cette remarque n'est pas un résultat du modernisme, du postmodernisme (ni même, voire!, du post-postmodernisme!). De tout temps la convention est invitée sur scène et y construit des mondes fabuleux. Voici, à preuve, un Appel à l'imagination des spectateurs écrit par Shakespeare dans le prologue de son Henry V (dans une traduction, ici, de Marcel Sallé):

Oh! que n'ai-je une muse de feu qui vous mène
Au ciel le plus brillant d'imagination;
Des princes pour acteurs; pour théâtre un royaume,
Des rois pour contempler cette scène pompeuse!
Alors le belliqueux Henry V, en personne,
Prendrait la majesté du Dieu Mars; à ses pieds,
Tels des limiers en laisse, on verrait la Famine
La Guerre et l'Incendie ramper, brûlant d'agir.
Pardonnez, messeigneurs, à nos génies traînants
Qui osent vous montrer sur ces tréteaux indignes
Un aussi grand objet; car cette arène étroite
Peut-elle contenir les vastes champs de France?
Dans ce cercle de bois pouvons-nous entasser
Les casques mêmes qui, jadis, près d'Azincourt,
Effrayèrent les airs? Un petit chiffre tors
Qui prend bien peu de place atteste un million.
De même, humbles zéros dans ce calcul énorme,
Nous ferons travailler la force de vos rêves.
Supposez que l'enceinte de notre théâtre
Renferme en ce moment deux grandes nations
Dont les fronts élevés, dressés l'un face à l'autre,
N'ont pour les séparer qu'un périlleux détroit.
Complétez par l'esprit nos imperfections:
Qu'un homme sur la scène en représente mille.
Voyez en lui toute une armé imaginaire.
Songez, quand nous parlons de coursiers, qu'ils sont là,
Imprimant fièrement leurs sabots sur le sol.
C'est à vous en esprit de mieux parer nos rois
Et de les transporter de-ci, de-là, sautant
Maint intervalle, et comprimant en quelques tours
De sablier les hauts exploits de mainte année.
Laissez-moi vous fournir l'appoint de notre histoire,
Et veuillez nous donner, spectateurs patients,
Oreille favorable et verdict indulgent.

lundi 25 octobre 2010

Considérations interpersonnelles

On ne le dira jamais assez, le principal matériau du théâtre est constitué de chair, de sang et de sentiments... et c'est la raison pour laquelle cet art - art vivant par excellence s'il en est!- est aussi un art du compromis interpersonnel et de la diplomatie.

Les susceptibilités affleurent parfois; les quiproquos enrayent la dynamique... et la bonne foi ne fait pas nécessairement bon ménage avec les attentes, les désirs et les souhaits qui demeurent plus souvent qu'autrement inassouvis.

Un seul mot, un oubli, une phrase vite dit, un retard et tout à coup, tout semble fragilisé.

Quand on est metteur en scène (ou directeur artistique d'une compagnie ou auteur de billet), le problème -quand il surgit- devient le sien... et dénouer les tensions constitue la principale fonction. Le théâtre se fait en équipe... et cette équipe doit être soudée, fière, dynamique. Le théâtre est un art d'ego et il n'y a qu'un pas pour que l'euphorie se transforme en enfer.

Nouveau site internet des Têtes Heureuses

Les Têtes Heureuses ont un nouveau site internet... et une nouvelle adresse:
http://www.uqac.ca/tetesh.

Et un autre...


Le quatrième solo des Clowns noirs arrivent!

Le Clown noir Grossomodo, après avoir entendu Diogène lire, vu Trac se démener sur scène et constaté la mort de Piédestal, se commettra lui aussi dans un spectacle solo. Malgré sa faible intelligence et la dangerosité de son jugement, ses écarts de mémoire et l’omniprésence de sa niaiserie, il épatera la galerie (et le garage, ajoute-t-il) en révélant aux amateurs de théâtre tous les secrets de la profession. Magie, science, mac...hine et histoire, de quoi enthousiasmer le spectateur triste et ravir la spectatrice curieuse.

Ce solo sera présenté du 5 au 21 novembre... et, nous promet-on, alors qu'il devait être le dernier, il sera suivi, en 2011, d'un solo conçu et réalisé par la cinquième roue du carosse, Contrecoeur! Peuple, réjouis-toi.

dimanche 24 octobre 2010

Au théatre, cette semaine! (du 2 au 30 octobre 2010)

Inauguration du Teatro Regio, par Pietro Domenico Oliviero (début du XVIIIe siècle)

Les activités théâtrales se bousculent définitivement, en cette dernière semaine du mois d'octobre... et se poursuivra pour les trois ou quatre prochaines. Avis aux intéressés!

Aujourd'hui - 24 octobre 2010
Petit Théâtre de l'UQAC, 14h

Dernière représentation de la semaine de Soudain l'été dernier, une production des Têtes Heureuses à partir du texte de Tennessee Williams. Une pièce sur la folie, un combat à mort entre l'illusion et la vérité. Cette production réunit sur scène (sous la direction de Rodrigue Villeneuve) les Lucille Perron, Eric Renald, Dominique Breton, Martin Giguère, Dave Girard et Maude Cournoyer.

Mardi - 26 octobre 2010
Salle Pierrette-Gaudreault, (h?)

Suite au succès rencontré il y a quelques jours, le Théâtre La Rubrique réinvite la Tortue Noire à présenter son fameux Kiwi, un texte de Daniel Danis mis en scène par Guylaine Rivard et qui met en vedette Dany Lefrançois et Sara Moisan. J'imagine que cette présentation sera à 20h... à moins que ça ne soit une représentation scolaire. Les informations pourront être obtenues sur la page Facebook de la compagnie ou en téléphonant directement à leur bureau.

Mercredi - 27 octobre 2010
Salle François-Brassard (Jonq.), 20h

Diffusion Saguenay présente Piaf... une production des Productions Jean-Bernard Hébert. Ce spectacle raconte la vie de la chanteuse, de son succès retentissant jusqu'à sa déchéance physique... avec, notamment, dans le rôle principal, Sylvie Drapeau... entourée de quelques onze autres comédiens. Les prix sont un peu surprenants, toutefois: 45$ adulte et 35$ étudiant. (AJOUT: Effectivement, Dominique Leduc remplace Sylvie Drapeau, mise au repos... plus de détails ici)

Jeudi - 28 octobre 2010
Salle Desjardins MariaChapdelaine (Dolbeau-M.), 20h

Après une série de représentations à Montréal, les Tournées Jean Duceppe promènent la pièce À présent de l’auteure et comédienne Catherine-Anne Toupin un peu partout au Québec… et font leur premier arrêt à Dolbeau-Mistassini. Remarquée lors de sa création en 2009, ce «texte hypnotique qui allie étrangeté, suspense et humour grinçant» raconte les tribulations d’un jeune couple traversant de sombres moments aux prises avec de nouveaux voisins –le père, la mère et le fils de 35 ans- envahissants et troublants, pervers et menaçants. Cette mise en scène de Frédéric Blanchette met en vedette en plus de l’auteure : Éric Bernier, Monique Miller, David Savard, François Tassé.

Jeudi à samedi - du 28 au 30 octobre 2010
Petit Théâtre de l'UQAC, 20h
(et dimanche, 31 octobre, 14h)

Seconde série de représentations de Soudain l'été dernier par les Têtes Heureuses (voir plus haut pour d'autres informations).

Samedi - 30 octobre 2010
354 rue Morin - entre 21h et minuit

La Tortue Noire tient une activité bénéfice pour le moins spéciale: faire d'une maison centenaire une maison hantée! On nous y promet une multitudes d'activités, des personnages étranges, des jongleurs de feu, des airs lugubres et de la poésie macabre. Au cours de cette soirée, la compagnie présentera à quelques reprises son premier opus, Vie et mort du petit Chaperon rouge en huit minutes ralenties. Le coût d'entrée est fixé à 20$... et les passants peuvent y passer comme ils le veulent.
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Dans le même ordre d'idée, je tiens à mentionner également la tenue d'une activité spéciale, soit la présentation de la comédie musicale Des Grenouilles et des hommes (à partir de chansons populaires), présentée par la Troupe des Bonnes Heures, une troupe amateure d'Hébertville (mon patelin) et des environs, au centre récréo-touristique du Mont Lac-Vert. Les représentations a lieu tous les soirs cette semaine de même que les et 13 novembre prochain. Tous les profits seront remis à la Maison des jeunes d'Hébertville.

samedi 23 octobre 2010

La Visite [Carnet de notes]


C'est aujourd'hui jour de distribution de ce spectacle qui aura lieu en avril prochain.

C'est l'exercice fastidieux par excellence car de celui-ci dépend la synergie de groupe, l'énergie scénique et, en bout du compte, le résultat que verra le spectateur. Ce passage obligé se fait d'une part par la connaissance des effectifs présents (parce que j'en serai tout de même à ma sixième collaboration avec le Mic Mac); d'autre part par la découverte de nouvelles têtes lors de petits bouts de lectures; enfin, par l'intuition.

Fastidieux aussi parce qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, comme dit la formule consacrée. C'est la différence entre la compagnie (comme par exemple le 100 Masques) qui engage selon ses besoins... et la troupe (comme le Mic Mac qui est composé de quelques dizaines de membres) où plusieurs souhaitent jouer et espèrent.

Pour cette pièce de 25 personnages, les choix sont peu nombreux: ou je distribue les personnages pour du un pou un, ou je crée une équipe solide qui les prendra tous en charge.

Des projets, j'en ai. Jusqu'où je pourrai les pousser? Ça dépendra de la réponse reçue lors de l'exposition de mes plans.

vendredi 22 octobre 2010

Quand Le Devoir s'exprime

Article paru, sous la plume de Michel Bélair, dans Le Devoir du 19 octobre dernier:

Un p'tit gâteau avec ça?
Michel Bélair
19 octobre 2010

Pour certains, le simple fait que le répertoire et la dramaturgie d'ici existent est déjà en soi une sorte d'enfermement. Le théâtre — le milieu donc dans toutes ses manifestations grandes, moyennes et petites —, le milieu serait tourné sur lui-même, se regarderait le nombril, qu'il aurait plus gros ou plus petit que la normale, selon le cas, serait fermé, tout cela l'étouffant même, argghggl... Pfffffffff.

Comme si on allait laisser faire tous les Maxime Bernier de ce monde, tous ceux qui se permettent d'intervenir sur tout alors qu'ils n'y connaissent rien, comme si tous ces faux frères pouvaient se mettre à dicter des politiques culturelles en ne sachant même pas de quoi ils parlent! Il faut dire au contraire à quel point la scène théâtrale d'ici est de plus en plus éclatée, touche à tous les milieux, se nourrit de l'intégration de la plupart des différences. Le théâtre est comme partout devenu un creuset où se mêlent toutes les cultures et tous les mythes... enfin presque tous.

On voit de tout à Montréal en un seul petit mois. À l'allure minimale d'au moins deux spectacles par semaine, souvent trois, on arrive à peine à suivre le rythme de l'ensemble des productions qui sortent constamment une fois la saison lancée; au maximum un peu plus de cinq spectacles sur dix. Et je n'ai habituellement le temps de fréquenter que la scène francophone alors qu'il y a longtemps que le nombre des compagnies anglos s'est vu, lui aussi, multiplié par tous les accents du monde...


La scène montréalaise ne se résume plus depuis longtemps à la seule performance de ses poids lourds, même s'ils continuent à y jouer un rôle essentiel. Elle est, au contraire, diversifiée, multiple, multiforme, de mieux en mieux articulée, s'inventant constamment des façons de survivre: riche alors qu'elle est si pauvre. On a même parfois l'impression qu'elle réussit à percer le mur des idées toutes faites et des certitudes creuses de certains donneurs de subventions — on peut toujours rêver, non...


D'autres grands connaisseurs — qu'ils fassent ou non partie de la brillante équipe culturelle d'un gouvernement ou d'un autre — soufflent aussi à qui veut bien l'entendre que les compagnies québécoises sont trop gourmandes et se laissent inviter à l'étranger sans jamais rendre la pareille. Ce qui était probablement vrai il y a une quinzaine d'années alors que seuls les festivals disposaient de budgets leur permettant d'inviter des compagnies d'Europe ou d'ailleurs. Mais ce ne l'est plus depuis longtemps.


Malgré les compressions faussement justifiées de certains budgets culturels, de plus en plus de compagnies trouvent le moyen d'accueillir de plus en plus régulièrement des spectacles étrangers en tournée. À ce chapitre, on ne le dira jamais trop, le théâtre jeunes publics a servi de modèle en inventant des solutions neuves, comme la mise en réseau des ressources et la création d'alliances débouchant sur une circulation plus large des spectacles à travers tout le Québec. C'est parce qu'on a branché ainsi tous les fils dans le bon sens, même si la démarche n'est pas appuyée par un programme particulier, que le TJP de Strasbourg a pu donner partout chez nous une trentaine de représentations de La Petite Odyssée, au printemps dernier...


La saison est encore jeune, une seule grande vague de premières a déferlé à ce jour sur nos têtes, mais déjà, «la visite» s'est faite très présente avec le passage du Piccolo Teatro à la Place des Arts pour la deuxième fois en trois ans, celui de la compagnie française Akselere au théâtre La Chapelle, des Belges du Borderline Theatre à Québec et l'arrivée de la metteure en scène Irina Brook qui entreprend, dès ce soir à Sherbrooke, une tournée panquébécoise avec En attendant Le Songe d'après Shakespeare (voir notre entrevue en une du journal).


Un p'tit gâteau avec ça?

Théâtre d'ombres...

Voici un autre vidéo (après celui-ci) de ce groupe américain, Pilobolus, qui fait de la danse... dont un spectacle créé en théâtre d'ombres, Shawdos Land. C'est magnifique.


jeudi 21 octobre 2010

Un autre soir de première...


C'est aujourd'hui jour de première pour Les Têtes Heureuses qui plongeront, dans quelques heures, dans Soudain l'été dernier de Tennessee William.

À toute l'équipe (Rodrigue Villeneuve, Hélène Bergeron, Alexandre Nadeau, Michel Gauthier, Yasmina Giguère, Patrice Leblanc, Lucille Perron, Éric Renald, Martin Giguère, Dominique Breton, Maude Cournoyer, Dave Girard, Geneviève Mercier-Bilodeau et Patrick Simard), un seul mot:

MERDE!
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mercredi 20 octobre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


J'ai commencé, hier, la conception des différents numéros de ce quatrième spectacle de Noël du Théâtre 100 Masques, Boules en stock!, un conventum de Mères-Noël prenant la forme d'un cabaret.

Je suis présentement à réécrire les paroles de différents cantiques... et d'établir un ordre «dramatique» pour donner une ligne artistique à ce spectacle.

Pour la quatrième année, nous gardons encore relativement le même principe, celui de l'animation théâtrale sur une heure maximum, de ce genre ardu qui implique un véritable échange (sans filet) entre les interprètes et les spectateurs, de ce genre qui doit se nourrir de l'imprévu.

Comment susciter le rire? Comment le contrôler? Comment le développer? Telles sont les questions qui seront posées dans la salle de répétition. Malgré le côté qui peut sembler raccoleur dans le contexte (les Fêtes), l'animation théâtrale pose un véritable et substantiel défi aux comédiens, et c'est la raison principale pour laquelle, en tant que directeur artistique, je programme à nouveau ce type de représentation.