lundi 29 novembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]


Ce billet pourrait s'intituler Entre le trop et le pas assez...

La construction d'un spectacle sur la base d'improvisations et de canevas (donc souvent les spectacles solos, ceux d'humour) se bute souvent à ce dilemme existentiel.

Généralement, le comédien à qui incombe l'animation (ou le personnage, ou le jeu) a tendance à trop dire, à expliciter chacun de ses faits, gestes et paroles pour être certain d'être bien compris. La mesure est difficile à concevoir et à tenir.

Ce qui apparaît simple, de prime abord, s'avère assurément le travail le plus ardu dans ce type de production. Trop dire... et l'action, et les personnages perdent en efficacité. Pas assez dire... et la scène devient floue, inutile. Dans les deux cas il résulte une impression de brouillon, de fragilité propre à faire décrocher l'intérêt des spectateurs.

D'où l'importance, au fil des répétitions, d'arrêter un texte (sur lequel pourra broder un peu, dans les limites de l'acceptable, les interprètes) afin de pouvoir l'améliorer, l'élaguer, le retourner, le rendre de plus en plus dynamique tout en maintenant un bon potentiel dramatique.
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Par ailleurs, il faut savoir qu'en ce moment même, la représentation du samedi 11 décembre 2010 (pour Boules en stock et pour Les lectures de Diogène en rappel) affiche complet et bientôt, ce sera au tour de celle du jeudi 9 décembre 2010 de faire de même.

Mieux vaut réserver pendant qu'il est encore temps! Par Facebook (ici ou ici) ou par téléphone au 418-698-3895

dimanche 28 novembre 2010

Au théâtre, cette semaine! (Du 28 nov. au 4 déc. 2010)


Avec presque une journée de retard (et une absence bloguale depuis deux jours!), me revoici avec quelques rendez-vous théâtraux pour la semaine à venir... D'ailleurs, avec le début de décembre dans le courant des jours, on voit poindre de plus en plus la pause du temps des Fêtes!

Aujourd'hui - 28 novembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 14h

Le Théâtre À Bout Portant présente la dernière représentation de la seconde série de sa toute nouvelle production, Le déclin des soleils de glace... un projet de, par et avec Vicky Côté.

Lundi et mardi* - 29 et 30* novembre 2010
Auditorium d'Alma (Alma), 13h30 (*9h30)
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Mercredi à samedi* - 1er au 4* décembre 2010
Salle Pierrette Gaudreault (Jonquière), AM et PM (*13h30)

L'Auditorium d'Alma et le Théâtre La Rubrique reçoivent, en matinées scolaires (toutes complètes pour la compagnie jonquiéroise.. qui proposent aussi une représentation publique le samedi en après-midi), le Théâtre de Sable et son Rêve de Pinnochio: Pinocchio veut sortir de son histoire et rêve de rencontrer le Petit Chaperon rouge. Le petit homme de bois visite d'abord Les Trois Petits Cochons. Il voit ensuite le reflet de ses sentiments amoureux à travers la passion de L'inébranlable soldat de plomb et réalise son plus grand rêve en rencontrant Le Petit Chaperon rouge. Mais les routes des contes s'entrecroisent et, inévitablement, Pinocchio est rattrapé par sa propre histoire : le Chat et le Renard ne lui feront pas la vie facile. Et son vieux père, Gepetto, est toujours prisonnier d'une baleine...

Mercredi à samedi - 1er au 4 décembre 2010
Côté-Cour de Jonquière, 20h

DERNIÈRE CHANCE! Le Côté Cour présente Traces... un spectacle conçu et réalisé dans le cadre de Saguenay Capitale Culturelle... écrit par Marc-André Perrier et mis en scène par Marilyne Renaud. Un spectacle dont on dit beaucoup de bien!

Jeudi et vendredi - 2 et 3 décembre 2010
Petit Théâtre de l'UQAC, 17h

Erika Brisson présente un résultat de recherche réalisée dans le cadre de sa maîtrise (toujours en cours)... un petit laboratoire dans lequel elle interprète un personnage écrit et mis en scène par Guillaume Ouellet dans Cinquième.

Jeudi à samedi - 2 au 4 décembre
Salle Murdock, 20h
(Dimanche, 5 décembre, 14h)

DERNIÈRE CHANCE! Dernière semaine de représentations du Théâtre À Bout Portant et de son nouveau spectacle, Le déclin des soleils de glace.

Oui, il y a vraiment beaucoup de choses théâtrales depuis quelques semaines... au point même où Daniel Côté, le chef du pupitre des Arts au Progrès du Saguenay en a même fait le sujet de son éditorial du jour!

jeudi 25 novembre 2010

«Le personnage, c'est un rythme.»


Dans mon théâtre, généralement, on questionne parfois mon approche des personnages et, par conséquent, mon travail concret avec les acteurs... Non pas nécessairement par rejet ou refus mais par incompréhension, je dirais. Incompréhension de mon peu de recours à la psychologie, au peu d'exploration, à la table, du texte choisi.

Pour moi, le personnage n'est pas une entité, un revivre (ou sur-vivre?) de l'acteur... Ce n'est pas un vêtement dans lequel il est demandé à ce-dernier de se fondre, ou de porter. Non. Pour moi, le personnage est une forme, un mouvement dans l'espace (un geste et une dynamique), un porte-voix (avec un ton, une diction, un rythme)... et dans l'interstice de ces notions apparaît sa vérité scénique (que je cherche...). Voilà peut-être la source de mon travail de corps à corps (presque dans le sens littéral de l'expression!) avec le comédien.

Dans la même veine, voici une réponse de Bob Wilson (metteur en scène emblématique de l'Amérique) à Josette Féral, théoricienne de son état (et professeure à l'UQAM), dans l'ouvrage de cette dernière, Mise en scène et jeu de l'acteur - le corps en scène:

La construction de la plupart des pièces de théâtre repose en grande partie sur les personnages. La notion de personnage est-elle importante quand vous travaillez avec des acteurs ou pensez-vous que c'est un handicap pour le type de travail formaliste que vous faites?

Bien sûr que les personnages sont de la plus haute importance. En tant que metteur en scène, j'aide l'acteur à donner forme à son personnage. Un personnage, c'est un rythme, certainement. La psychologie ne m'intéresse pas. Ça ne fait que limiter le travail que l'on essaie de faire. Faire Shakespeare de manière psychologique élimine d'autres idées parce qu'on attire toute l'attention sur le sens. Je trouve que ça ne mène nulle part d'essayer de comprendre une situation d'un point de vue psychologique parce que c'est s'imposer des limites.

C'est un beau glissement sémantique que de passer du personnage-histoire au personnage-rythme... Je trouve.

mercredi 24 novembre 2010

Et d'une autre première!!!


C'est ce soir que début TRACES, au Café-théâtre Côté-Cour... un spectacle centré sur l'histoire de Jonquière la belle... Ainsi, à toute l'équipe:

Marc-André Perrier, l'auteur
Marilyne Renaud, la metteur en scène
Patrick Simard, Sara Moisan et Jonathan Boies, les comédiens
Patrice Leblanc, le concepteur sonore
Marilyne Tremblay, la conceptrice des éclairages
et Pierre Tremblay, le scénographe
(de même qu'à tous ceux qui entourent cette équipe)

MERDE!!!

Ah! La poisse...!


Bon, je tombe des nues ce matin!!!

À RDI, on annonce, dans la grande métropole (qu'on nous dit, par ailleurs, dans les hautes instances, qu'il faut en reconnaître le rôle spécifique en matière de culture!), la mise en place d'un nouveau projet de comédie musicale avec Serge Postigo comme principal comédien... une comédie musicale construite à partir de l'oeuvre de Jean-Pierre Ferland, Le petit roy...

Même si je suis un fan fini de Ferland, je ne suis pus capable des comédies musicales (Le petit roi, Les dix commandements, Roméo et Juliette, Don Juan, Les filles de Caleb, Dracula... et j'en oublie sans doute!) tout comme je ne suis pus capable des albums duos. Ce sont des succédanés souvent (pour ne pas dire toujours... bon il peut y avoir une exception comme Belles Soeurs, je l'accorde) mièvres...

Je veux bien croire que tout a été dit et que tout a été fait, mais quand même!

mardi 23 novembre 2010

Boules en stock! [Carnet de notes]... et Les lectures de Diogène en rappel!!!


Voilà l'affiche pour le spectacle Boules en stock! du Théâtre 100 Masques suivi de la reprise des Lectures de Diogène! Un combo théâtre, dans la même salle, pour plus de deux heures de plaisirs (et des biscuits, et du chocolat chaud!)...

Avis aux intéressés, les places seront limitées... et déjà, le samedi 11 décembre, le cahier de réservations est presque plein!

Trois soirs uniques!!! Et la tradition se poursuit!

«L'art du jeu» par Jean-Louis Barrault

Il est de ces praticiens qui savent trouver des mots (et une réthorique!) puissants pour décrire le théâtre. Ces professions de foi toutes personnelles donnent à réfléchir... Voici celle (concernant notamment la comedia dell'arte... mais qui se transpose facilement à tout type de théâtre) de Jean-Louis Barrault grand acteur et metteur en scène du XXième siècle français:

[...] Il existe un jeu qui consiste à disposer sur quatre coins, quatre tonneaux par exemple, des planches bien amarrées; de monter sur ces planches à l'aide du corps, du souffle, de la voix, du visage et des mains, à recréer le monde entier. Il existe un jeu qui consiste à dresser sur la place publique ces espèces de tréteaux (appelez ça comme vous voulez) et, tout en recréant la vie qui nous entoure, à établir un contact avec les passants qui s'arrêtent. Il existe un jeu qui consiste même à donner chaque soir rendez-vous à ces passants, disons si vous voulez, à ces spectateurs, pour, communiquant avec eux, communiant avec eux, partager avec eux la joie de recréer le monde à l'aide de nos propres moyens personnels.

Alors par ce jeu, appelez ce jeu-là comme vous voudrez, il s'établit entre ces spectateurs et nous une circulation étroite, un échange d'âme et de coeur, une harmonisation du souffle de toutes les poitrines qui nous redonne du courage et ranime la foi que nous avons en la vie. [...]

lundi 22 novembre 2010

Dans sa tête, oui... mais dans la salle?


Ai assisté, hier soir, à la dernière représentation de Pendant ce temps, dans la tête de Grossomodo, le quatrième solo présenté par le Théâtre du Faux Coffre.

En toute ingéniosité, Pierre-Grossomodo a construit une machine escamotable, démontable, rétractable, transformable... une véritable machine à jouer. Comme il le dit lui-même, un contenant fort intéressant. Une machine propre à créer de nombreux effets de scène...

Mais pour que les effets de scènes frappent l'imaginaire, il faudrait qu'on quitte la simple démonstration pour entrer de plein pied dans le théâtral avec une véritable interaction entre la machine et le personnage (qui n'arrive, en réalité, qu'une seule fois lors de la dictée...).

Car ce qui manque à se spectacle (nonobstant le talent et la grande agilité de l'interprète), c'est, encore une fois aux dires même du personnage en ouverture, la matière... Enfin... la matière originale... (et peut-être un oeil extérieur?)

Pour mettre en valeur cet objet encombrant, l'alter ego du Clown noir a conçu un cours de théâtre enlignant, avec des accessoires ingénieux, les matières pédagogiques: histoires (entendre ici farces), musique, mathématique magique...Une idée avec un potentiel véritablement intéressant. Toutefois, les textes utilisés, malgré (reconnaissons-le...) leur efficacité, manquent un peu de mordant (celui-ci étant donné principalement par les répliques lancées aléatoirement par ses acolytes assis dans le public), de profondeur ironique, par rapport à ce que ce personnage et son statut de Clown noir nous a habitué...

Il sera intéressant de voir l'évolution de ce solo... parce que l'engin promet (et on a vite hâte de revoir le petit robot qui déclame l'hilarante dictée et qui, plus tard, sous une chevelure blonde, chante le Comic Strip de Gainsbourg)!

dimanche 21 novembre 2010

Petite anecdote...


Hier soir, dans une activité politique (par défaut!), je me suis retrouvé assis à la table d'un couple de personnes agées (par rapport à moi...). Tout parlant, on se présente... et quelle ne fut pas leur surprise d'apprendre qu'il y avait non seulement du théâtre local au Saguenay, mais également un milieu professionnel, des artistes reconnus et pas moins de huit compagnies sur le territoire...

C'est dans ces moments-là (qui arrivent très souvent, par ailleurs) qu'on se dit que le travail qui reste à faire est immense!

Repiquage d'une lettre de Frédéric Dubois publié sur le blog Parathéâtre de Philippe Couture (Voir Montréal)

Pour faire suite à la lettre de Martin Faucher publié il y a quelques jours, voici celle de Frédéric Dubois:

Je parle aux artistes de mon âge.

Le milieu fait en sorte que nous devons entrer dans des boîtes.

De peu organisés à trop structurés, nous nous sommes pris au jeu des règles et des conventions.

Et maintenant, il faut tous faire pareil. Répondre à la structure.

Si nous ne faisons rien qui dit NON, le temps qui passe nous aura à l'usure. Il n'y a rien de pire que de répon­dre aux critères des formulaires pour que le théâtre s'abrutisse.

Parce que le temps qui passe sans nous ne nous pardonnera pas.

Si NOUS n'imaginons pas le théâtre de demain autrement, si nous acceptons qu'il soit structuré, abonné, programmé comme il l'est actuellement, j'ai peur de nous voir mourir enterrés dans un modus operandi qui ne pourra répondre aux besoins de demain.

Où est le public de mon âge ? Il ne s'abonne pas.

Ce n'est pas en faisant les affaires comme nos prédécesseurs que nous le gagnerons.

C'est en lui servant un théâtre et une manière de le faire qui nous ressemble et donc, qui lui ressemble.

On a inventé un système qui a permis des avancées au cours des vingt dernières années, mais qui aujourd'hui, il me semble, sclérose la pratique. Nous ne pouvons pas tous répondre à ce que cette structure demande et qui sert les mieux nantis.

Je ne peux pas, avec les ressources que j'ai, faire des spectacles, augmenter mon volume de productions et de spectateurs, organiser des soirées de financement et donc créer un réseau de généreux donateurs, admi­nistrer, trouver des nouvelles voies marketing pour concurrencer le reste, etc. Je ne peux pas parce que je n'ai bêtement pas les compétences. Demande-t-on à un ophtalmologiste de faire des opérations au coeur ?

Mais je fais semblant que je peux et je le fais tout en travaillant beaucoup en dehors de la compagnie pour arrondir les fins de mois. Je dis NON. Je dis : je veux faire du théâtre.

Nous avons le choix de faire semblant de faire pareil ou sinon, d'inventer d'autres moyens, d'autres manières de faire. À tout le moins, poser des gestes qui, sans défaire, questionnent.

Nous faisons tous les mêmes demandes de la même façon, nous répondons aux critères de la même façon, nous remplissons les salles de la même façon, nous diversifions nos ressources et développons le public (je déteste cette expression : développement de public) de la même façon et on s'étonne après des avancées si lentes et du peu d'écoute des interlocuteurs qui nous dirigent. Pourquoi répondraient-ils puisque nous obéissons ?

Qu'est-ce que ça donnera tout ça dans dix ans ?

Vous n'avez pas l'impression que la machine huilée pourrait rouler comme ça jusqu'à la fin des temps et que nous ferons tous chacun notre spectacle, bon an mal an, essayant de les refaire dans des programmations décidées (d'autres boîtes) trois ans à l'avance et ça, si on veut bien de nous ? Vous ne sentez pas que ça nous nuit ? Que nous n'inventons plus ?

Le théâtre n'est pas fait pour des boîtes.

Elle vient d'où cette stagnation ?

En partie de notre obéissance.

Je vous entends : il y en a des actions qui font bouger les choses. Ça a changé, on a des acquis maintenant. Certes. Mais on va s'en contenter ?

Ne me parlez pas des États généraux. Bien que je reconnaisse tout le travail, ça a fait plaisir à tout le monde et particulièrement au Ministère parce que tout le monde est reparti chez soi, silencieux.

Le lobby ? Quand nos interlocuteurs rabâchent le discours électoral et ne vont ni voir un film, ni voir une pièce en dehors de la Cour d'honneur à Avignon, les actions souterraines ne servent que ceux qui les financent. De la sorte, on leur sert le plat froid et stérile qu'ils veulent bien manger : le jeu politique. Et ainsi, nous devenons tout ce que nous cherchons à dénoncer dans nos théâtres.

Les conventions collectives ? Bien que nous ayons sauvé les meubles devant une entreprise de colonnes de chiffres qui ne pense qu'à 13 % de ses capacités, bien que nous ayons réussi à nous tenir par le nombre, la dernière négociation ACT-UDA était difficile. Nous avons gagné. Mais je ne peux pas faire autrement que de penser qu'un d'entre nous en est sorti amoché : le théâtre.

Je ne veux plus négocier. Ni pour savoir où jouer, ni pour savoir combien ça coûte.

Tout le monde travaille fort, nous sommes tous intelligents, cultivés, mais notre acceptation nous déshonore. Notre manière machinale de refaire et refaire et redire et redire, en dehors des oeuvres produites (magnifiques d'ailleurs) nous enlève toutes chances de ne pas mourir, de ne pas crever au milieu d'une foule qui nous pié­tinera sans scrupules. Et je ferais pareil.

Je dis NON.

Je n'en peux plus.

Si nous sommes gentils, nous serons dévorés par les loups.

Nous le sommes déjà.

J'en ai marre de plier, d'accepter des réponses froides de manque de fonds, d'acquis chaudement gagnés. Je devrais me taire parce que c'est mieux qu'en 1980 ?

Se taire, c'est mourir.

Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves ?

Vous êtes bien, vous, dans vos boîtes ?

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Franchement, je trouve ces lettres (celle de Dubois et celle de Faucher) intéressantes, mais en même temps, je ne sais trop quoi en penser. Personnellement, je suis assez pour la (et les) structure(s)... tout peut être amélioré... mais il semble que je n'ai pas assez la fibre révolutionnaire pour y adhérer en totalité...

Et bien que je comprenne parfaitement de quoi il s'agit, ce qui est décrit dans ce(s) texte(s) correspond plus, à mon avis, à une situation des deux grands pôles que sont Québec et Montréal... Nos problèmes régionaux ne sont qu'une partie négligeable dans cette équation (dans le sens où le modus operandi semble différer)...

La grande question, si on y revient, serait «Les structures nuisent-elles à l'artistique?» Je ne le crois pas. Le problème vient plutôt du fait que ces structures sont administrées, gérées, par ceux qui doivent faire le théâtre... Après la séparation de l'Église et de l'État, il faudrait peut-être songer à une véritable séparation de l'Administration et de l'Artistique.
Les énergies se perdent... et les gestionnaires le sont par défaut. Et le «par défaut» gruge terriblement... Quant au financement... il est de notoriété publique que les argents du CALQ sont insuffisants (de mémoire, selon une étude commandée par le MAL en 2008, les besoins réels seraient d'environ 140 000 000$ alors que les budgets effectifs doivent tourner autour de 80 000 000$). Mais financer le fonctionnement ne devrait pas affaiblir les montants dévolus aux projets mêmes...

Finalement, est-ce que les différentes demandes anéantissent les personnalités? Est-ce que cela crée un moule??? Je crois que non. Il s'agit de trouver son équilibre là-dedans. Au lieu de toujours chiâler contre la structure, pourquoi ne pas la voir, justement, comme étant un outil essentiel (et non pas un but!)? Mais peut-être suis-je trop naïf...

Monsieur Dallaire à la montagne

La prudence est la mère de la porcelaine/De l'art de choisir ses compagnes de voyage.

Photo © Carol Dallaire


Depuis la semaine dernière, le Centre National d'Exposition (CNE) du Centre culturel du Mont-Jacob à Jonquière présente Monsieur Dallaire à la montagne... le Monsieur Dallaire étant Carol Dallaire.

Au mur, de nombreuses infographies...

Mais ce qui me plaît et me fascine le plus de cette exposition demeurent ses dizaines de petites mises en scène d'objets enfantins qui prennent, quand on s'y arrête, un sens critique peu commun. De véritables petits rébus sculpturaux. Jules Renard disait «Le théâtre amuse l'esprit, il ne doit pas le préoccuper». C'est ce à quoi tend ces petites scènes dramatico-burlesques.

Ici, les jouets deviennent des personnages aussi grandioses que minuscules qui évoluent dans de micro-scénographies composées de tout et de rien. La mise en contexte, par les titres, composent un va-et-vient incessant entre le monde de l'enfant et celui de l'adulte, entre la naïveté et la conscience, entre l'évidence et le sous-entendu. Une matière riche.

Devant cette exposition, on retrouve, en quelque sorte, l'essence du théâtre: le jeu. Une théâtralité qui demeure simple, efficace, sans prétention, avec , pourtant, une forte puissance d'évocation. Oui, le jeu... comme seul les enfants savent utiliser et qui, en un clin-d'oeil, refait le monde.


Au théâtre, cette semaine! (du 21 au 27 novembre 2010)


Autre semaine de marathon dans le monde du théâtre saguenéen... À titre informatif, il reste encore quelques trois semaines d'intenses activités avant de tirer le rideau sur cette première saison de l'année 2010-2011...

Aujourd'hui, dimanche - 21 novembre 2010
Salle du Facteur Culturel (Jonq.), 14h

DERNIÈRE CHANCE! Dernière représentation de Petites histoires avec une mère et une fille dedans du Théâtre CRI. Un texte de Marie-Christine Bernard, mis en scène par Émilie Gilbert-Gagnon, avec Marilyne Renaud et Guylaine Rivard. (Mon commentaire.)

Aujourd'hui, dimanche - 21 novembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 14h

Dernière représentation de la première série du Théâtre À Bout Portant qui présente Le déclin des soleils de glace de, par et avec Vicky Côté. (Mon article dans le Voir.)

Aujourd'hui, dimanche - 21 novembre 2010
SS-05 (Centre des arts de Chicoutimi), 14h et 20h

DERNIÈRE CHANCE! Dernières représentations du quatrième solo du Théâtre du Faux-Coffre, Pendant ce temps dans la tête de Grossomodo.

Mercredi / jeudi - 24 / 25 novembre 2010
Salle Pierrette-Gaudreault /Auditorium d'Alma, 20h

La Rubrique et l'Auditorium d'Alma reçoivent, à une journée d'intervalle, le Théâtre de la Manufacture et son spectacle coup de poing Après la fin de Dennis Kelly, mis en scène et joué par Maxime Denommée (et aussi Sophie Cadieux). Un huis clos angoissant dans un bunker après une attaque nucléaire..

Mercredi à samedi -24 au 27 novembre 2010
Côté-Cour (Jonq.), 20h

Dans le cadre de Saguenay Capitale Culturelle, le Côté-Cour reprend son titre de producteur pour présenter Traces, un spectacle sur l'industrialisation et l'urbanisation de Jonquière, écrit par Marc-André Perrier et mis en scène par Marilyne Renaud.

Jeudi à samedi - 25 au 27 novembre 2010
Salle Murdock (Chicoutimi), 20h
(et le dimanche, 28 novembre, 14h)

Seconde semaine de représentations du Théâtre À Bout Portant et de son tout nouveau spectacle, Le déclin des soleils de glace (voir plus haut pour plus d'informations).

Vendredi - 26 novembre 2010
CRC (Chicoutimi), 9h

Tenue de la table de compétence (théâtre) du Conseil Régional de la Culture à laquelle sont conviés tous les artisans de la région.

Voilà. Je crois que c'est tout... à moins qu'un événement ne m'ait échappé. Si c'est le cas, qu'on me le fasse savoir!