Voilà.
mercredi 16 février 2011
Du plaisir.
Voilà.
mardi 15 février 2011
D'horaires en horaires
À chaque année, à chaque saison, à chaque projet, quand vient le moment de faire des horaires de répétitions, l'adrénaline monte et l'exaspération aussi... aussitôt réprimé par une bonne connaissance du milieu et de son fonctionnement anémique qui force l'adoucissement... mais tout de même...
Cet exercice obligé se transforme toujours en une vaine tentative de résoudre la quadrature du cercle. Dans un milieu comme le nôtre où les comédiens ne peuvent se consacrer qu'à leur travail, il faut concilier famille, cours, rendez-vous, boulot, engagements... tout en essayant de s'en tenir à un principe parfois utopique: préserver la qualité de vie des participants, la qualité des efforts à fournir en aménageant un horaire qui permettra de respirer tout en évoluant de belle façon...
Parce que nous n'avons pas les moyens de nos ambitions...
On y arrive toujours... mais souvent, les détours auront été sinueux et les compromis nombreux...
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L'autre côté de la médaille est beaucoup plus noir et plus agressant... soit lorsque les horaires sont faits et que soudain, des demandes affluent de toutes parts (pour les imprévus) et obligent à rejouer dans ce puzzle rébarbatif... car entre le moment où les comédiens l'ont reçu et ce jour-là, chacun a comblé les trous de son horaire qui pour la famille, qui pour un cours, qui pour un rendez-vous, qui pour un boulot, qui pour un nouvel engagement...
Dien m'en garde cette année!
lundi 14 février 2011
Rentrée parlementaire... une semaine en retard!
Du théâtre ou du cirque? La question se pose parfois devant le cynique (et sinistre) spectacle de la période de question...
Le Mic Mac se promène...
En effet... en septembre prochain (du 8 au 14), la troupe (et le spectacle!) a été sélectionnée pour représenter le Québec lors du Festival International de Théâtre de Mont-Laurier (voir ici)... pour se mesurer à une vingtaine de troupes d'autant de pays! À moins d'avis contraire, la représentation aura lieu le 9.
Par la suite, du 6 au 13 novembre de la même année, la troupe a été invitée à faire un échange avec la troupe D'un Théâtre à l'Autre, à Orsay, en France. Cette dernière viendra d'ailleurs présenter Les Précieuses Ridicules de Molière dans le cadre de la Traversée du Lac Saint-Jean cet été (le 26 juillet pour être plus précis). Un petit voyage en sol européen... mon premier dans un cadre de travail!
Il va s'en dire qu'avant d'entreprendre ces sorties, une petite virée saguenéenne (au tout début de l'automne) s'impose afin de s'assurer de la bonne marche du spectacle en tournée... et de valider les ajustements apportés - notamment en ce qui a trait au décor qui doit se simplifier (passer de 8 à 6 panneaux) sans perdre son intérêt...
Ainsi donc, dès le début de l'été qui vient (étrange de dire cela au cœur d'une tempête!), le spectacle sera remis sur le chantier des répétitions...
Bel automne en perspective!
La Visite [Carnet de mise en scène]
Nous nous sommes payés le luxe, hier matin, de faire un enchaînement des deux premiers tableaux (sur trois)... pour avoir une idée de ce que ça donne... pour donner une idée des difficultés - notamment, des changements de costumes continuels et rapides... et pour identifier les moments plus faibles qu'il fallait revoir.
L'exercice, bien que fastidieux, s'est avérée fort bénéfique.
À partir de ce moment, les répétitions de l'après-midi fonctionnaient un peu selon le principe du repentir en peinture: le repentir est une partie du tableau qui a été recouverte par le peintre, soit pour masquer un (des) personnage(s), des objets ou organes, soit pour modifier un aspect (position d'une main, par exemple) (Wikipédia). Deux scènes ont été complètement revues... une plus radicalement (d'où l'importance, pour les comédiens, de prendre des notes au crayon de plomb!) et l'autre, plus nuancée. Des refontes complètes. C'est peut-être la partie la plus éprouvante émotivement pour les acteurs alors qu'ils doivent reprendre à zéro, défaire les acquis, reformater leurs actions... avec, parfois, l'impression qu'ils sont pris en défaut. Et pourtant... C'est l'ensemble qui dicte ses besoins... Et modifier un geste, une entrée, une interrelation peut changer avec force la lecture du spectateur.
Un autre effet déstabilisant est le trop... trop montrer, trop faire, trop insister... aller trop loin. Une crainte qui paralyse... Dans l'esthétique privilégiée, il faut absolument passer par ce trop pour faire ressortir les effets voulus. Bien sûr, à force de répétitions et d'acquisition, le grossier prendra des allures plus subtiles.
À mesure que se construit le spectacle (alors qu'entreront en jeu, dans quelques jours, et les murs du décors et la lumière et la musique et la peinture), la recherche de précision et de compréhension des dynamiques entre les personnages deviennent nécessaires et constituent le principal enjeu de notre travail.
Pour le moment, l'ensemble du travail effectué dure environ 1h20...
Au théâtre, cette semaine! (Du 13 au 19 février 2011)

Quelques notes à l'agenda...
Salle Murdock (Chic.), 20h
DERNIÈRE SEMAINE
Petit Théâtre (UQAC), 20h
La Boîte à Bleuet (Alma), 20h
Salle Pierrette-Gaudreault (Jonq.), 13h30
(aussi en représentation(s) scolaire(s) vendredi)
vendredi 11 février 2011
Que l'inoubliable se pende
Axées sur la rupture et la quête de l'oubli, ces quelques cinquante minutes entremêlent avec sensibilité, audace et, disons-le, talent et une scène de Macbeth et des petites vidéos de Bonnie and Clyde maison et des chansons et le multimédia dans un enrobage simple (avec des objets hétéroclites) et efficace qui fait la part belle à l'éclatement de l'image et du sens. Juteau se lance dans un étrange dialogue où l'interlocuteur est absent et est remplacé par les collaborateurs de la comédienne, André-Anne Giguère et son projecteur et Nicolas Longpré et ses instruments de musique. La douleur, le désemparement, le déni se croisent, s'entrecroisent, dans les différents niveaux de jeux et d'actions pour donner une trame rhapsodique* forte qui s'empare peu à peu du spectateur.
Un travail de fort bon calibre... où l'on sent la nouvelle tangente technique donnée depuis quelques années au département (?) de théâtre de l'UQAC.
Pour aller plus loin...
jeudi 10 février 2011
Les gants blancs...
On est tenté de croire qu'il n'y a rien de plus facile que d'écrire qu'un acte théâtral se terminant par "roucoucou" est tout simplement ridicule. Mais encore, le jour où vous aurez à faire face à l'auteur de cette réplique ou à ses interprètes, il faudra vivre avec. C'est d'autant plus délicat lorsqu'on sait qu'une mauvaise critique a parfois le pouvoir de tuer littéralement le travail acharné d'artistes qui, déjà, est-il nécessaire de le mentionner, sont bien peu rémunérés.
[...]
Loin de moi l'idée de remettre en cause le travail des journalistes de la région qui s'adonnent parfois à cet exercice potentiellement périlleux qu'est la critique, mais la plupart du temps, l'empathie l'emporte sur la franchise.
On ne trouve plus un disque poche, on l'aime juste moins. On ne voit plus de mises en scène médiocres, on constate un désir de liberté. On vit dans un gala perpétuel où les gants blancs sont de mise.
(L'article complet se retrouve ici.)
Voilà. Est-ce que je me sens concerné? Évidemment (ceci étant dit sans frustration...). Depuis que j'écris sur les spectacles que je vois sur ce blogue ou dans le VOIR, je me pose, à tout coup, cette question: est-ce que ça dit vraiment ce que je veux dire. La réponse sera souvent: oui mais...
Non pas que j'écrive des faussetés ou que je ne fasse pas preuve de franchise. Je pense ce que j'écris. Mes questionnements (perpétuels...) prennent seulement une autre tournure que d'aucuns voudraient plus radicale. Mes gants ne sont pas blancs, ils sont gris... pas que je ne me sente pas capable de faire une critique (ou, enfin, une analyse...) et de l'assumer... mais plutôt parce que je ne me sens pas le détachement requis étant donné que je suis moi-même praticien, alignant les mises en scène et dirigeant l'une des huit compagnies de théâtre reconnues de la Ville... Situation étrange. Qui pose parfois un véritable problème. Ma grille d'analyse, toute objective soit-elle, passera toujours pour être colorée par ma propre vision du théâtre... Que mes billets concernent la Rubrique ou le CRI ou les Têtes Heureuses ou le Faux Coffre etc. Complexe d'Oedipe?
Alors empathie? Pas vraiment. Doute... qui grandit avec l'expérience.
mercredi 9 février 2011
La répétition: aventure plurielle
[...]
mardi 8 février 2011
Le public d'autrefois

lundi 7 février 2011
La Visite [Carnet de mise en scène]
Le week-end aura permis de trouver de véritables pistes de travail pour différents personnages... et ça fait du bien! Trouver un filon à exploiter... L'ensemble se dessine avec vivacité. La mécanique qu'on instaure (et que subissent les comédiens en coulisses qui courent et s'activent à se métamorphoser en quelques secondes!) acquiert de plus en plus une belle force dramatique. Ça entre de partout, ça sort de partout... Au gré des rencontres, la distorsion recherchée apparaît... Maintenant faut-il que les comédiens principaux, le fameux couple qui se fait envahir, y trouvent leur compte et s'amusent, aient du plaisir avec ces multiples personnalités qui agiront, dès lors, comme des accessoires. Le défi est là.
Encore beaucoup de boulot reste à abattre mais tout semble bien parti! Et j'ai une belle et bonne équipe... à faire bien des envieux!