mardi 21 avril 2020

La mort de Mlle Déjazet

C'est un des beaux sujets que j'aborde de temps en temps sur ce blogue (ici, ici, ici et ici): la disparition des grandes actrices... mais surtout, le traitement qu'on fait à leur mort, elles qu'on a adulées de leur vivant  avant de leur faire subir la vengeance de l'Église. 


La Gazette de Joliette du 14 janvier 1876 publie un article sur la mort chrétienne d'une autre grande actrice française (qui donnera son talent au vaudeville): Mlle Déjazet (1798-1876) dont une courte biographie Wikipédia vous la présentera mieux que je ne saurais le faire. Cette fois, c'est l'inverse! On loue sa conversion et on vilipende les autres journaux qui ont passé sous silence ce fait! 


En voilà une de sauvée peut-on presque lire en filigrane de ce papier...





dimanche 19 avril 2020

Quand Sarah Bernhardt s'impose... dans Lucky Luke!

Il y a quelques jours à peine (ici), j'écrivais un billet à propos d'une bande dessinée qui vient tout juste de sortir et qui raconte une partie de la vie de Sarah Bernhardt. (Ceci étant dit, cet ouvrage ne m'a pas particulièrement marqué...)

Mais voici que par hasard me tombe entre les mains une autre bande dessinée portant sur l'artiste... mais cette fois, dans la série des Lucky Luke! Eh oui, la Voix d'or est partout dans l'imaginaire collectif et s'invite même auprès du cowboy solitaire.


C'est en 1982 que paraît cet album. A-t-il eu du succès? Je l'ignore. Il porte sur la première visite de Sarah Bernhardt en Amérique, sur l'invitation de l'impresario Jarret. 


Tout y est (bien sûr, très caricaturé): la bataille de la moralité, la montée de la publicité, l'adulation, la visite des coins les plus reculés, la rencontre avec les autochtones, le capitalisme sauvage. Pendant ce temps, le héros (qui occupe dans cette histoire un rôle de figurant plutôt effacé) est chargé, par le président lui-même, de la surveillance de cette grande tournée. 

Et la voici qui arrive.


Comme un running gag, Sarah Bernhardt interprète toujours, peu importe les conditions qui lui échoient, le même morceau poétique. (C'est celui qu'elle déclame à la descente de bateau.) Il s'agit d'un poème de René-François Sully Prudhomme:


Cette strophe, elle l'a dira en train, au-dessus des chutes du Niagara, dans un saloon, dans un tipi... et même sous l'influence de l'alcool


Mais tout ira bien. Toutes les tentatives d'entraver la tournée seront déjouées... sans que Lucky Luke ne soit vraiment impliqué d'ailleurs... et à la page 46, tradition oblige, le solitaire s'en retourne vers le couchant sans qu'il n'y ait eu d'idylle entre les deux.


samedi 18 avril 2020

Un argument brûlant...

Le journal L'Étoile du Nord, présente, le 25 février 1904, un lourd plaidoyer contre le théâtre, gouffre de vices pour toute vie chrétienne. 


Outre la rhétorique habituelle et les nombreux rappels  des récriminations des Pères de l'Église, ce qui m'a surtout intéressé, c'est l'anecdote - dans toute son horreur - du début. 


Voici une photo de l'Iroquois Theatre. Le 30 décembre 1903, en après-midi, un terrible incendie éclate alors que la salle est remplie de  femmes et d'enfants qui profitent des vacances des Fêtes pour assiter à une représentation de Mr. Bluebeard (l'affiche qu'on voit d'ailleurs... l'image ayant été prise quelques jours avant le feu). Au début du second acte, vers 15h15, des étincelles venues d'une lampe embrasent les rideaux. Il y aura des centaines de morts.

Pour plus de détails, voici un article - en anglais - du Smithsonian Magazine qui raconte les faits, ... et l'article Wikipédia qui donne d'autres informations (notamment sur les suites de cet incendie). Sinon voici un petit montage Youtube qui présentent, principalement en images, toute cette histoire:


Il est quand même étonnant que l'auteur de l'article de L'Étoile du Nord utilise cette histoire d'horreur quelques semaines à peine après le cataclysme afin de démontrer sa thèse que le théâtre n'est pas compatible avec la vie chrétienne... occultant, par son jugement manifeste et sans appel envers les victimes, une des principales vertus, me semble-t-il, de cette même vie chrétienne qu'il proclame: la charité.

jeudi 16 avril 2020

Une époque révolue... pourtant pas si lointaine

En pleine recherche de légèreté, je suis tombé sur ce reportage (probablement des années '90) qui s'intéresse à Gilles Latulippe et à son Théâtre des Variétés (qu'il acquiert en 1967 pour le faire fonctionner jusqu'en 2000), dernier grand porte-étendard de ce genre si prisé au Québec au XXième siècle: le burlesque. 

Il y aura près de 7000 représentations au cours de ces 33 ans d'activités intenses... une moyenne de 212 par année. C'est dire le rythme de production et toute l'énergie déployée par ces techniciens du rire. 


Ce genre théâtral - qui commande le respect sous ses allures désuètes - a pratiquement disparu aujourd'hui. Dommage... parce que ce fut là, il me semble, une importante école du sens du punch, du rythme et de l'agilité...

mercredi 15 avril 2020

Sarah Bernhardt en BD... nouvelle acquisition!

Pour passer le à travers le confinement - disons le temps d'une soirée... - je me suis commandé, aux Bouquinistes, une bande dessinée racontant la vie de Sarah Bernhardt... et la voici qui vient d'arriver, pour mon plus grand plaisir!



Cette BD vient tout juste de paraître (février 2020) chez Futuropolis. Voici ce qu'on en dit:


Leslibraires.ca: Le récit de la vie de Sarah Bernhardt après le conflit de 1871 pendant lequel la comédienne s'est muée en infirmière pour soigner les blessés au théâtre de l'Odéon converti en ambulance. Alors que sa vie reprend son cours, elle doit faire ses preuves sur les planches. C'est alors que Victor Hugo lui propose le rôle de la reine dans son «Ruy Blas».



Google Books: Sarah Bernhardt (1844-1923) est un personnage romanesque, moderne, qui prend son destin en main et bouscule les traditions. Surnommée par Victor Hugo "la Voix d’or", ou par la presse "la Divine", elle est considérée comme la plus grande tragédienne française du XIXe siècle. Jean Cocteau a inventé pour elle l’expression de "monstre sacré". Eddy Simon et Marie Avril signent une biographie aussi libre que la vie de cette femme hors du commun. Ils s’attachent particulièrement sur la période de neuf ans (1871-1880) où Sarah va construire sa légende, travailler au théâtre et va connaître la consécration.



Comixtrip: En favorisant les scènes de dialogues, Eddy Simon (Rouge Karma avec Pierre-Henry Gomont) met en exergue le tempérament de feu de la combative, fantasque et provocatrice Sarah Bernardt.

Marie Avril est au dessin de cette merveilleuse histoire, elle transporte le lecteur dans les moments les plus éclatants et les plus sombres de la vie d’une des plus grandes actrices françaises. Le graphisme est de toute beauté. Les planches sont magnifiques, certains détails donnent encore plus de profondeur à cette histoire.

mardi 14 avril 2020

Premiers rôles en tous genres!

The United Artists Theatre, Détroit (Ryan Southen Photography)

L'image est un peu macabre, il est vrai. Mais j'en cherchais une d'une scène tombée en désuétude, qui n'a pas traversé le temps. D'une scène opulente qui s'est atrophiée. Tout ça pour aborder une autre tradition théâtrale, elle aussi s'étant effritée au fil des époques: les emplois!

Cette époque où les comédiens pouvaient être mis dans des cases. Où les rôles étaient imposés en fonction de la fonction de chacun. Cette époque où prédominaient les egos en tous genres (sont-ils seulement disparus?). Il fallait donc savoir ménager les susceptibilités! 

Voici donc l'aberrante hiérarchie des rôles... édictées par Jean Sarment en page 43 de sa biographie de Charles Dullin (fort intéressante, par ailleurs!) parue en 1950 chez Calmann-Lévy.

Ah l'atmosphère, si particulière, si perdue aujourd'hui, de ces théâtres de répertoire et de ''troupe'' [...] qui offraient alors quelque chose de particulier qui était entre ''l'héroïque" et le "militaire".

Une corporation de bohèmes, où les plus anciens étaient devenus, sinon grands seigneurs et maîtres, du moins des espèces de prévôts d'armes. Je pense aux grands piaffants premiers rôles en tous genres, je pense aux grands premiers comiques ou aux premières rondeurs.

Car il y avait du premier à tous les échelons de ces troupes dramatiques. Le troisième rôle lui-même étant premier couteau ou premier poignard.

Toute l'ambition et l'émulation d'une carrière poussaient le comédien de ce temps à passer d'un premier à un autre, emploi par emploi.

On avait débuté premier amoureux des seconds, ou second jeune premier, puis premier jeune premier des jeunes, puis jeune premier tout court.

Là, une orientation s'imposait.

On obliquait, si les moyens physiques, un manque de charme, par exemple, un port de voix particulier le voulaient, vers les traîtres, premiers couteaux. Ou alors c'était la marche triomphale vers le grand jeune premier rôle, le premier rôle des seconds, le grand premier rôle en tous genres, roi de la scène, quasiment maître du plateau après Dieu, mais généralement avant son directeur.

Et cette gradation ne représentait alors qu'une colonne de la hiérarchie professionnelle. Celle des jeunes gens élégants, bien bâtis, des fringants, des ''brigands des coeurs''.

À côté, non moins importante, s'échelonnait ''la composition''. De l'humble grande utilité, en passant par les grimes, les manteaux, les financiers, les rondeurs, toujours premier à son échelon (ou second des premiers quand le régiment était assez riche pour s'offrir un lieutenant près du capitaine, un lieutenant-colonel près du père du régiment), en passant par les rôles de demi ou de grand caractère, on montant jusqu'au grand premier comique! En tous genres lui aussi. 

Les premières rondeurs... Je n'avais jamais entendu parlé. J'ai bien tenté d'en trouver une bonne définition mais j'ai abandonné après quelques recherches infructueuses. J'imagine, que ce sont les gros personnages de la troupe: la nounou, le cuisinier, le bourgeois parvenu Sancho Pancha, etc.? 

En terminant, voici un lien Wikipédia pour compléter le tableau. 

lundi 13 avril 2020

L'utilité du théâtre... par Sarah Bernhardt


Sarah Bernhardt en Pierrot, dans Pierrot Assassin de Jean Richepin, par Paul Nadar, 1883
(Note de la BnF: La pantomime, créée au Palais de Chaillot le 28 avril 1883, mettait en scène Sarah Bernhardt dans le rôle de Pierrot et Réjane dans le rôle de Colombine. Le temps de quelques représentations d’une pièce qui n’eut pas beaucoup de succès, Sarah Bernhardt incarne un personnage d’autant plus effrayant qu’il mêle le profil du Pierrot inquiétant au caractère ambigu de la femme travestie.)


C'est vraiment une très belle photographie de l'actrice!

Je ne le cacherai pas, j'ai un faible pour Sarah Bernhardt. Pour elle-même d'abord... puis pour l'ensemble de sa vie, son oeuvre, son univers, son époque... et son incontestable drive.  Elle s'est construite, sans compromis, un personnage grandiose, tout pétri de théâtre. Elle avait une vision de la scène (oui, marquée de son époque, mais quand même) claire et forte... qu'elle a d'ailleurs mis sur papier et qui a été repris notamment ici, au Québec, par le journal L'Autorité, le 15 mars 1914:


La partie iroquoise est plutôt cocasse... et oui, la dernière partie des oeuvres réaliste, réalistes-idéalistes, religieuses est plutôt datée... Il n'en demeure pas moins que c'est là une profession de foi profonde envers le théâtre.

dimanche 12 avril 2020

Une cause qui fera jurisprudence...

Voici une petite histoire juridique fort intéressante concernant les droits d'auteurs sur les oeuvres françaises... qui commence en 1912 pour aboutir 5 ans plus tard... 

Le Devoir, 26 juin 1913:


Difficile de trouver des informations sur les protagonistes. Charles Joubert est un éditeur parisien soit. Les Geracimo sont d'illustres anonymes de nos jours. Et le Théâtre Liberty était plutôt un cinéma... mais qui présentait, dans les entractes, des petits spectacles... dont ceux en cause! 

J'ai au moins tenté d'en savoir plus sur les pièce mentionnées: l'opérette Le crime de Passy de L. Martin...  l'opérette Au Coq Huppé de Villemer et Delorimel (musique de A. Banès) créée à Paris en 1897... quant à l'autre, niet.

La cause sera longuement débattue, de cour en cour. Pour aboutir à la cour suprême. 

La Presse, 16 mai 1916:


La Presse, 6 novembre 1916:


La Convention de Berne pour la protection des oeuvres littéraires et artistiques (plus de détails ici et ici) a été signée par 175 pays, dont le Canada, en 1886.

La Presse, 27 mars 1917:



samedi 11 avril 2020

Les belles manières


Un peu plus de légèreté, ce matin... parce qu'il faut parfois savoir sortir de l'indécence, de la moralité, de la censure et de la mainmise du clergé sur le théâtre du début du XXe siècle! 

Alors voici, aussi savoureux qu'un chocolat de Pâques, une chronique grinçante, parue le 20 novembre 1907 dans La Presse, sur les bonnes manières quand on assiste à un spectacle!


Bon. Chose rare: je sors un peu du contexte théâtral! J'ai cherché à en savoir un peu plus sur ce Laurent Bart... chercher à savoir s'il venait du monde culturel. Je n'ai pas vraiment trouvé sinon qu'il semblait tenir une chronique régulière dans La Presse. Toutefois, j'ai trouvé un article dans le journal La Croix (20 février 1907) qui vilipende le pauvre Laurent Bart avec une virulence surprenante... au point de le publier ici même s'il ne s'agit pas de théâtre:


Ça jouait dur entre les journaux de l'époque!

vendredi 10 avril 2020

Au temps des mystères...

En ce Vendredi Saint, voici deux tableaux illustrant les plus grandes scènes de la Passion du Christ, sujet de prédilection de ces spectacles à grand déploiement qu'on appelait les mistères (qui s'ortographierait mystères un peu plus tard):

Le mistère de la Passion, 1547


C'est là un sujet théâtral si important que Michel Corvin, dans son Dictionnaire encyclopédique du théâtre, en fait une entrée distinctive:

Mystère de la Passion: C'est le mystère par excellence. Juxtaposant blagues triviales et théologie raffinée, la Passion déroule l'histoire du Christ comme un immense livre d'images.

Les premières Passions datent du début du XIVe siècle (Passion du Palatinus). Il est peu probable qu'elles proviennent du drame liturgique, qui traite très rarement de la Passion. La source en serait plutôt des narrations de jongleurs (surtout la Passion des jongleurs), remaniées et réarrangées par des confréries pour dire à plusieurs ce qui était initialement le texte d'un seul. De taille moyenne au XIVe siècle (4 500 vers pour la Passion du manuscrit de sainte Geneviève), elle grandit ensuite démesurément: 25 000 vers pour celle de Mercadé (dite Passion d'Arras, vers 1440), 35 000 pour celle de Gréban (vers 1450), ensuite augmentée des ''additions et corrections'' de Jean Michel (1486). Cette dernière version (jusqu'à 65 000 vers) servira désormais de base aux représentations. De tels chiffres montrent bien l'ambition de la Passion d'être une somme: son espace, c'est l'univers et l'on y va en quelques pas de Rome à Jérusalem; sa durée, c'est l'histoire du monde depuis sa création; son contenu, c'est le seul événement fondamental pour un chrétien: la mot de Jésus rachetant le péché originel.

Que l'on n'imagine pas pour autant des oeuvres d'un sérieux réfrigérant: les auteurs font volontiers place aux plaisanteries de bergers, à la ''mondanité'' de Marie-Madeleine, au rire gras des bourreaux ou aux insultes des diables. Il y a dans ces Passions tout une humanité grouillante, fort semblable à celle des retables peints ou sculptés à l'époque. Les bourreaux, notamment, y ont un rôle de premier plan: clowns sadiques, ils dominent l'action pendant des heures entières. Moins pour distraire le populaire (comme on l'a trop dit) que parce qu'ils sont indispensables à la pédagogie théâtrale de l'oeuvre: il faut que le spectateurs ressente une trouble attirance pour ces tortionnaires drôles et rie avec eux pour se repentir ensuite d'avoir ri et se sentir pleinement pécheur, indigne de la rédemption et cependant sauvé par le Christ. Les autres personnages, surtout ceux de premier plan, n'ont malheureusement pas le même relief: hormis quelques beaux passages (les lamentations de Marie chez Gréban, par exemple), le Christ et les apôtres ont un texte explicatif et descriptif, souvent délayé et insipide. Il serait cependant injuste de  juger selon nos critères littéraires de vers qui n'ont été écrits que pour la représentation, soutenus qu'ils étaient alors par la musique et le clinquant des effets visuels.

Pour terminer, voici un lien menant vers ladite version  d'Arnoul Gréban (1420-1470) du Mystère de la Passion, celle d'Arnoul Gréban (1420-1470) écrite vers le début du XVe siècle (avant 1452, selon les spécialistes).

mercredi 8 avril 2020

En mémoire de Ghyslain Tremblay

Le comédien natif de Jonquière, Ghyslain Tremblay est décédé.

Il a fait ses débuts ici, à l'époque glorieuse du théâtre amateur des années 70. Il  a fait partie de cette éblouissante cohorte d'artistes - les Rémy Girard, Marie Tifo, Michel Dumont, Louise Portal et compagnie - qui a notamment joué avec La Marmite de Ghislain Bouchard... avant que de passer lui aussi à la grand'ville, sur la scène et à la télévision!

Que de rôles il nous laisse en souvenir! 

Je cherchais, dans les archives de la BaNQ pour trouver des informations. Et voici tout un portrait de lui, publié en décembre 1998 dans le Progrès-Dimanche, sous la plume de Madame Christiane Laforge (qui m'en a gentiment autorisé l'usage):


Mes sympathies à ses proches et à sa famille.

Les moutons noirs du théâtre... au début du XXe siècle

Oui, la Belle Époque que ce début du XXe siècle!

Le clergé dominait ses ouailles et dans cette hiérarchie, l'Archevêque de Montréal (Bruchésie) avait, semble-t-il, de la broue dans le toupet en matière de théâtre. 

Après avoir fait de multiples sorties (mon blogue se fait le vaillant rapporteur de celles-ci!), il devait aussi asséner des interdictions formelles... comme celle ayant frappé le Théâtre des Nouveautés en 1906 (la petite histoire ici). Ou encore, comme celle s'abattant, telle la foudre, sur le Théâtre Royal (habitué, par ailleurs, aux controverses si je me fie aux nombreux articles au fil des ans) comme le rapporte le journal La Vérité du 22 mai 1909:


Pourquoi cette interdiction? Probablement (c'est une supposition...) suite à la controverse de la danseuse Millie de Leon dont j'ai parlé ici, il y a tout juste un mois... Une supposition donc... mais en même temps, confirmée, en quelques sortes, par un article qui vilipende, dans la même édition du même journal, les confrères de La Presse: